Traditions et coutumes Guyane

Le carnaval de Guyane

Le premier événement du calendrier guyanais, le carnaval occupe toute la Guyane de l’Épiphanie au mercredi des Cendres.
Fête importée d’Europe par les colons, interdite aux esclaves qui se l’approprient néanmoins clandestinement, la tradition s’étend à toute la communauté créole au XIXe siècle. Le carnaval joue alors le rôle de sas de décompression dans une société très inégalitaire ; il annihile l’échelle des pouvoirs, bouleverse l’ordre social, donne libre cours à la liesse populaire, ouvre un espace de liberté.

Aujourd’hui encore, les Guyanais sont très attachés à ces festivités placées sous l’autorité du roi Vaval ; ils participent avec enthousiasme tant aux soirées dans les dancings qu’aux défilés de rue.

Le bal paré-masqué est une spécificité purement guyanaise, aujourd’hui classée au Patrimoine culturel immatériel. Il fait la synthèse entre les réceptions de la société bourgeoise, où l’on dansait la valse et la biguine, et les bals populaires rythmés par les mazurkas, polkas et « kaséko ». Des dancings temporaires, baptisés « universités » (Nana à Cayenne, Polina à Matoury…), accueillent les orchestres et carnavaliers en tenue de fête les samedis soir.

Les jours gras

Après près de 2 mois, le carnaval s’achève en apothéose avec les lundi et mardi gras. Les 2 dimanches précédant le mercredi des Cendres ont lieu les grandes parades, celle du littoral à Kourou d’abord, celle de Cayenne ensuite. Structurés, les grands groupes de musiciens et de danseurs défilent dans des costumes pleins d’imagination et exécutent des chorégraphies savamment répétées au son des tambours ou sound-system le long d’un parcours sécurisé. À la fin de la journée, la meilleure prestation est primée.

Le lundi gras est dédié aux mariages burlesques, mises en scène grotesques d’inversion des rôles et de travestissement. Le mardi, les Diables rouges (Djabrouj) envahissent l’espace public. Les spectateurs re pectent aussi ces codes couleurs.

Enfin, le mercredi des Cendres, c’est l’enterrement de Vaval, le roi du carnaval. Sa majesté est incinérée sur la place des Palmistes à Cayenne, devant ses sujets arborant les couleurs du deuil, le noir et le blanc. Les Diablesses (dyablès) manifestent leur peine en tirant toutes sortes d’objets sonores sur la chaussée.

Les personnages du carnaval

Différents personnages codifiés incarnent l’esprit carnavalesque.

  • Le Bobi est un duo  formé par un animal mi-ours, mi-éléphant symbolisant le métissage afro-européen et tenu en laisse par un dresseur habillé comme un policier anglais (le Bobby).
  • Les Zombis baréyo, en robe blanche et taie d’oreiller sur la tête, sont enchaînés les uns aux autres et peuvent encercler les badauds.
  • Issus de la société de l’époque, les coupeurs de canne sont torse nu et pieds nus, le Jéfarin représente le boulanger et jette de la farine sur les enfants, la balayeuse en robe Rivière Salée et masque de vieille femme sur le visage salit les pieds des spectateurs…
  • De nouveaux personnages sont apparus récemment, comme les grosses têtes à l’effigie des hommes et femmes politiques, ou encore les masques de gorilles dont on affuble ceux qu’on désigne comme des Touloulous sales et solitaires.

Savoir-vivre et coutumes

Chaque peuple est ici très attaché à son identité, qui se manifeste par tout un corpus de règles et de coutumes. Lorsque le voyageur arrive dans une communauté autochtone, qu’elle soit amérindienne ou bushinengué, il doit montrer son respect.

Pour l’aider à ne pas commettre de faux-pas, le Parc amazonien de Guyane publie de petits guides gratuits de bonne conduite, distribués dans ses antennes ou dans les offices de tourisme concernés.

Population

La collectivité territoriale compte 260 000 habitants et connaît une croissance démographique élevée estimée à 3 %. La forte natalité a également pour conséquence de faire de la Guyane le plus jeune département de France : les moins de 20 ans représentent
42 % de l’ensemble !

Hormis cette jeunesse extraordinaire, ce qui caractérise le plus sa population est son extrême diversité culturelle, avec pas moins de 25 groupes ethniques. La Guyane est un véritable kaléidoscope où les différentes communautés se côtoient et se mélangent, bien qu’à minima. L’attachement aux traditions est ici encore très prégnant et le sentiment d’appartenance à un groupe identitaire influence les conduites de la vie sociale. La Guyane est une société métissée et mélangée qui est en même temps respectueuse des cultures originelles amérindiennes et bushinengués qui maintiennent leurs tradition et leur langue.

Les Amérindiens

Peuples autochtones. Aujourd’hui, les Indiens de la côte – Palikur, Arawak, Kali’na – et les Indiens de l’intérieur – Teko (ou Émérillons), Wayana, Apalaï et Wayampi – vivent le plus souvent au sein de communautés villageoises sous la protection du chef coutumier et du chamane.

Afin de protéger les Amérindiens vivant dans l’intérieur des terres guyanaises, une zone géographique dont l’accès est réglementé a été instaurée au début des années 1970 au sud de la Guyane.

Les Bushinengués

Descendants des esclaves qui se sont enfuis des plantations de la colonie voisine, la Guyane hollandaise (actuel Suriname).

Chaque groupe pratique son idiome et perpétue ses traditions : organisation clanique, respect du culte des ancêtres et croyance dans les esprits. Tout jeune élu député de la Guyane, Lénaïck Adam incarne l’avenir de cette population de moins en moins minoritaire.

Les Créoles

C’est la population la plus importante de Guyane, avec plus de 100 000 personnes. Ils sont les descendants des esclaves libérés au moment de l’abolition en 1848 et le fruit du métissage des différentes ethnies essentiellement venues d’Afrique.Ils habitent le plus souvent sur le littoral.

À ceux-là s’ajoutent les Guyanais blancs, environ 20 000, qui ne sont pas les descendants des anciens maîtres des plantations (ceux-ci sont partis avant la fin du XIXe siècle), mais des Européens qui ont choisi de s’établir parfois depuis plusieurs générations en Guyane. Martiniquais, Guadeloupéens et Réunionnais se sont aussi implantés. Tous parlent le kréyòl gwiyanè.

Les Asiatiques

À partir de la fin du XIXe siècle, une autre source d’immigration vient d’Asie. C’est d’abord un petit contingent de travailleurs engagés chinois qui arrivent, bientôt suivis d’Indiens coolies sous contrat.
Dans les années 1950, les Javanais (2 600 personnes) seront embauchés pour développer la riziculture.
Les Chinois (13 000 personnes) vont prospérer dans le domaine du commerce de proximité, avec des épiceries, remplacées par des libres-services.
Enfin, à partir de 1977, les Hmongs fuyant (4 000 personnes), après la guerre d’Indochine, sont pris en charge par l’État français, qui les installe, le plus discrètement possible, dans la forêt guyanaise, à Cacao et à Javouhey, où ils font preuve d’une intense activité agricole.

Les métropolitains

Fonctionnaires, employés du CSG, entrepreneurs, les métropolitains viennent souvent pour une moyenne durée dans le département. Ils représentent 8 % de la population.

L’immigration

La Guyane, espace prospère et stable dans la région et surtout appartenant à l’Union européenne, est confrontée à une importante immigration provenant des pays voisins, Brésil et Suriname en tête. On dénombre aussi des demandeurs d’asile originaires de Saint-Domingue.

Autre communauté pratiquant le créole mais non française, les Haïtiens représentent officiellement 8 % de la population mais pourraient être plus du double !

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