Carte d'identité Brésil

- Nom officiel : République fédérale du Brésil.
- Capitale : Brasília.
- Superficie : 8 515 770 km², divisés en 26 États et un district fédéral. Et pas moins de 7 491 km de littoral !
- Population : environ 210 millions habitants (estimation 2017).
- Densité de la population : 24,7 hab./km² (avec 87 % de population urbaine et 70 % des Brésiliens vivant à moins de 100 km de la mer).
- Monnaie : real (pluriel reais).
- Langue officielle : portugais du Brésil.
- Régime : démocratie constitutionnelle. Régime présidentiel.
- Chef de l'État : Michel Temer, en fonction depuis 2016 ; Jair Bolsonaro, élu en octobre 2018.
- Religion principale : catholique (65 % de la population).
- Salaire minimum mensuel : 724 Rls (environ 217 € par mois).
- Taux d’alphabétisation : 92,6 %.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Brasília ; le parc national d'Iguaçu ; le centre historique de la ville d'Olinda ; le centre historique de la ville de Diamantina ; le centre historique de Salvador da Bahia ; le centre historique de São Luis ; la place São Francisco, dans la ville de São Cristovão ; le sanctuaire du Bom Jesus à Congonhas ; la ville historique d’Ouro Preto ; l’aire de conservation du Pantanal ; le complexe de conservation de l’Amazonie centrale ; la côte de la découverte - Réserves de la forêt atlantique (États de Bahia et de l’Espírito Santo) ; la forêt atlantique - Réserves du Sud-Est (États du Paraná et de São Paulo) ; Rio de Janeiro.

Économie

Malgré ses difficultés actuelles, le Brésil est aujourd’hui une des grandes puissances émergentes réunies dans le groupe des BRICS (Brazil, Russia, India, China et South Africa, selon l’acronyme anglais). Le pays a réussi un triple miracle : forte croissance, liberté politique et baisse des inégalités qui lui a permis de trouver sa place dans le monde. Ces cinq pays représentent à eux seuls 40 % de la population mondiale et plus du quart du PIB de la planète - un chiffre doit atteindre 40 % en 2025.

2001-2011 : 10 ans de miracle économique

Lors de ses deux mandats consécutifs, Lula a sérieusement contribué à l’émergence de son pays, devenu puissance mondiale. En tant que premier fournisseur de soja, de café et de sucre de la planète, il a défendu bec et ongles les intérêts des pays émergents exportateurs. Il a réussi à faire émerger une classe moyenne pourvoyeuse de croissance.

Selon les statistiques officielles, près de 20 millions de Brésiliens sont sortis de la pauvreté grâce à une croissance effrénée, doublée de programmes sociaux volontaristes.

En 2011, Dilma Rousseff a même élargi le dispositif Bolsa Família au programme Brasil sem Miseria afin de tirer de la pauvreté extrême les 16,2 millions de Brésiliens vivant avec moins de 70 Rls/mois (environ 21 €).

Mieux redistribuer les richesses

Malgré ces avancées, le Brésil reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Outre des raisons historiques, la majorité des impôts étant indirects (comme la TVA), les plus pauvres se retrouvent proportionnellement plus taxés que les nantis. L’impôt sur le revenu (non progressif) ne permet pas de rééquilibrer cette injustice. Les inégalités se sont creusées, l’État ne faisant que compenser un peu.

Autre bémol, près du tiers des surfaces arables du pays est encore détenu par 0,8 % des propriétaires terriens ; 8 % d’entre eux produisent 85 % de la richesse agricole nationale... Parallèlement, 1 500 000 paysans peinent toujours à survivre sur de minuscules exploitations.

La corruption coûterait chaque année 38 milliards d’euros au Brésil.

Du miracle à la crise

En 2010, exit Lula – malgré son immenbse popularité, la Constitution ne lui permet pas de briguer un troisième mandat. Dilma Rousseff, ex-guérillera reconvertie en économiste « mère du PAC » (le Plan d’accélération de la croissance), hérite d’une économie au top : le taux de croissance atteint alors 7,5 % et le taux de chômage est inférieur à 6 %.

Mais le ralentissement de la croissance mondiale – et particulièrement de la Chine, premier partenaire du Brésil – touche le pays de plein fouet. Les prix des matières premières stagnent et la chute des prix du pétrole prive le pays d’une grosse partie de ses ressources.

Le pays rentre en récession. Ses faiblesses du pays éclatent alors au grand jour. D'abord, une politique sociale non financée. Et puis, face à l’interventionnisme gouvernemental et à la corruption, les investisseurs boudent. Les taux d’intérêt sont au plus haut, la consommation au plus bas, l’inflation tout comme le chômage ne cessent de grimper. Les déficits s’installent, la dette publique s’envole.
oaquim Levy, ministre des Finances en 2015, se lance alors dans une véritable politique d’austérité, mettant ainsi en péril la Bolsa Família.

Agriculture et élevage

Lula voulait faire du pays la « ferme du monde ». Il faut dire que le Brésil se place parmi les premiers producteurs et exportateurs agroalimentaires et agro-industriels de la planète.

Bien qu’elle ne représente que 5,7 % du PIB, l’agriculture emploie 19 % de la population active et contribue de manière très significative au maintien de la croissance. Avec plus de 15 % des ressources mondiales renouvelables en eau potable (record mondial) et plus de 200 millions d’hectares encore inexploités, le Brésil n’a pas dit son dernier mot.

L’économie de la forêt brésilienne

La forêt recèle des richesses comme l’huile de tung (vernicia) utilisée en imprimerie, la cire de carnaúba (cosmétiques), la fibre de caroá (corderie), le caoutchouc (latex de l’hévéa), mais aussi des huiles végétales, des résines, sans parler de l’immense variété de plantes médicinales. L’État du Pará produit à lui seul 80 % du bois tropical exporté par le Brésil.

Les mines et l’industrie

Près d'un tiers du PIB du pays provient des industries et des mines.

- L’industrie minière : le Brésil pourrait dépasser l’Australie et devenir le 2e producteur mondial, après la Chine.
- L'industrie automobile : 7e producteur de véhicules automobiles au monde.

Le tourisme au Brésil

Avec ses paysages et sa culture d’une variété infinie, le Brésil fait toujours rêver. Son chiffre fétiche est le 7, car chaque année environ 7 millions de personnes visitent le pays, générant 7 milliards de dollars de chiffre d’affaires avec... 7 millions d’emplois à la clé.

Droits de l'Homme

Le Brésil est aujourd’hui au bord de l’effondrement. En cause : les scandales financiers qui visent l’ensemble de la classe politique, à commencer par le président actuel Michel Temer. Sans être directement responsable, ce climat est probablement en partie à l’origine de la récession dans laquelle s’est enfoncée le Brésil.
Les ONG craignent qu’avec le départ du Parti des travailleurs, et la perspective d’un gel des dépenses publiques inclus dans la Constitution, comme annoncé par le nouveau gouvernement, les dispositifs sociaux ne soient fortement réduits. Le principal d’entre eux, la Bolsa familia avait pourtant permis à sortir 28 millions de Brésiliens de la grande pauvreté entre 2004 et 2014.

Le Brésil souffre en outre d’un racisme sociétal important, et les jeunes issus des populations noires – les plus pauvres du pays – sont souvent les premières à subir ce climat de violence. Mais ils ne sont pas les seuls.
Les femmes comptent parmi les plus grandes victimes des coupes budgétaires, privant de financements de nombreux programmes de lutte contre les violences à leur encontre, alors que celles-ci sont en augmentation constantes.

En corollaire de ces difficultés sociales, la violence liée à la criminalité ne cesse de s’étendre, causant la mort de près de 50 000 personnes par an. Les autorités font preuve d’une grande impuissance à lutter contre les gangs qui se disputent le marché de la drogue dans les favelas, où ils imposent leur loi, comme dans le tristement célèbre « cracolandia » (« terre du crack »), un territoire qui vit sous la loi du Primeiro Comando da Capital, à São Paulo. En dépit de descentes de police ou d’arrestations importantes et médiatisées, les réseaux se reforment quasi-immédiatement. Dans les prisons brésiliennes, vétustes et sous contrôle des gangs, plusieurs massacres ont eu lieu.
Les forces de sécurité se rendent de leur côté coupables de très nombreux homicides illégaux.

Des manifestations continuent également d’être durement réprimées.
Dans les zones rurales ou forestières, les petits paysans ou les populations indigènes (doivent toujours faire face à la voracité des orpailleurs, des grands propriétaires terriens ou des multinationales. La loi sur la redistribution des terres n’est appliquée qu’au compte-goutte, et les agressions et assassinats contre des militants locaux sont de plus en plus nombreux.

Voyage Brésil

Bons Plans Voyage Brésil

Services voyage



Forum Brésil

Voir tous les messages

FILTRER LE FORUM SUR UN THÈME

Vos discussions préférées du forum Brésil

Ils cherchent un compagnon de voyage

Voir toutes les annonces

Vous cherchez un compagnon de voyage pour un trek, un voyage itinérant ou un tour du monde ? Un routard pour louer avec vous une maison à l'autre bout de la terre ?

Petites annonces Brésil

Voir toutes les annonces

Déposez gratuitement vos annonces concernant la vente, l'achat, l'échange ou le don de guides, cartes, sacs, objets utiles, souvenirs de voyage...

Actus Brésil

Agenda Brésil

Brésil Les articles à lire