Le meilleur de l’Écosse

17 août 2018

Édimbourg, Glasgow, les Highlands, les îles, les châteaux, le whisky ou le Loch Ness, avec ou sans monstre…
Embarquez avec nous à la découverte du meilleur de l’Écosse avec nos coups de cœur dans cette superbe région des îles britanniques.



Le meilleur du sud de l’Écosse
Des clubs branchés de Glasgow aux ruines de l’abbaye de Jedburgh en passant par le château d’Édimbourg, le sud de l’Écosse vous ravira à coup sûr !
Édimbourg

Capitale de l’Écosse depuis le 15e siècle, Édimbourg recèle un incroyable patrimoine historique, qui lui vaut d’ailleurs une inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Pour en découvrir le cœur médiéval, on arpente le Royal Mile, artère principale d’Old Town (vieille ville), qui relie le château à Holyrood Palace (où séjourne la Reine, quand elle se rend à Édimbourg). C’est là que se trouvent les bâtiments les plus anciens, comme Saint Giles’ Cathedral (12e) ou The Writers’ Museum (17e).
Pour une vue imprenable sur la capitale, on grimpe tout en haut de la colline Calton Hill. Droit devant, on aperçoit le château d’Édimbourg, perché sur un volcan éteint.
Quoi qu’il en soit, on ne s’ennuie jamais à Édimbourg : ce serait un comble, dans une ville où les musées sont gratuits. Parmi les incontournables, la Scottish National Gallery (riche collection de peintures européennes) et la Scottish National Gallery of Modern Art. Le premier musée se situe dans New Town (la « nouvelle ville », qui date tout de même du 18e siècle) et le second dans Dean Village, deux autres quartiers à découvrir lors de sa venue.
Glasgow

À quelque 70 km de la très classique Édimbourg se trouve l’industrielle et branchée Glasgow. Dynamique, novatrice et artistique, elle s’impose comme la capitale culturelle de l’Écosse.
C’est ici qu’est né, au 19e siècle, le Glasgow Style. À l’origine de cet art nouveau écossais, Charles Rennie Mackintosh. Un nom à retenir : ce designer avant-gardiste est à Glasgow ce que Gaudí est à Barcelone. À admirer, notamment : la Glasgow School of Art (à l’intérieur, un vrai labyrinthe de couloirs clair et obscur), la Spook School (son école d’architecture) ou encore le Willow Tearoom (il faut absolument aller y boire un thé !). Sans oublier le phare (lighthouse), qui abrite le centre d’architecture et du design, ainsi que le Mackintosh Interpretation Center. Un escalier en spirale nous mène tout là-haut, où une vue imprenable sur les toits de la ville nous attend.
Comme à Édimbourg, les musées sont gratuits, alors on en profite ! À ne pas manquer : le Riverside Museum, le Kelvingrove Art Gallery & Museum et The Burrell Collection.
On arpente, aussi, le nouveau quartier de Clydeside avant d’aller goûter à la vie nocturne locale dans l’un des nombreux pubs et clubs de la ville.
Les Borders et les abbayes de Melrose et Jedburgh

Vallonnements, plages, falaises… tout au sud du Pays, les Borders offrent des paysages on ne peut plus bucoliques, où l'adjectif « verdoyant » prend tout son sens.
Les amoureux d’architecture y trouveront aussi leur compte : la nature est parsemée de jolies abbayes. L’une des plus emblématiques, dont les vestiges sont les mieux préservés : Jedburgh Abbey (12e siècle). L’église abbatiale fut, à plusieurs reprises, le théâtre d’événements royaux.
Il faut également se rendre à l’abbaye de Melrose, dans l’adorable village du même nom. Fondée en 1136, détruite en 1385, puis reconstruite au 15e siècle, il en subsiste aujourd’hui un ensemble de ruines couleur ocre rose, dressées avec majesté. En y regardant de plus près, on distingue de magnifiques sculptures décoratives. Si on en visite plusieurs, on a tout intérêt à se procurer un pass spécial, comme le Regional Explorer Pass.
Le meilleur du centre de l’Écosse
Au centre de l’Écosse, sur la route des Highlands, des régions méritent d’être explorées pour leurs beaux paysages, en toute tranquillité.
Région de l’Angus

Quelle région magnifique que l’Angus ! Agricole, souvent oubliée des circuits touristiques, elle abrite pourtant des trésors… D’incroyables glens, notamment : ces longues et profondes vallées d’origine glaciaire nous offrent des paysages verdoyants et sauvages à souhait.
L’un des plus beaux exemples : la vallée de Glen Clova, blottie au pied de hautes montagnes. Porte d’entrée de ce coin fabuleux : le petit village de Kirriemuir. Sur quelque 20 km, une route bucolique (la B955) nous emmène à travers paysages sauvages et joyeux pâturages de moutons.
Terminus, au bout d’une route indiquée sans issue : Glen Doll. Cet endroit très sauvage réserve de bien jolies balades, au départ du parking de la forêt. La plus populaire, Corrie Fee (3,5 km), évolue dans un amphithéâtre de montagnes.
Les Trossachs

Lochs, chemins forestiers, petites routes à voie unique… les Trossachs forment un ensemble sauvage, fort apprécié des amoureux de la nature.
Pour découvrir le parc national du Loch Lomond et des Trossachs (et notamment le magnifique Queen Elizabeth Forest Park), les meilleurs points de chute restent les villages d’Aberfoyle et d’Inversnaid, véritablement au cœur du parc. À Inversnaid, on admire les chutes, puis on peut se rendre à pied au Rob Roy View Point, où se livre à nous un magnifique panorama sur le Loch Lomond et les Arrochar Alps. Le loch Katrine, aux eaux pourpres, vaut aussi le détour.
Une route magnifique relie Inversnaid et Aberfoyle : la B829. Étroite, sinueuse, bucolique, à voie unique… bref, l’une de ces fameuses « single track roads », typiques des Highlands. Qu’on se rassure, des « passing places » ont été aménagés sur le côté (tous les 200 m environ) pour pouvoir se croiser quand une voiture arrive en face…
En parlant de route, il y en a une autre à ne manquer sous aucun prétexte, du côté d’Aberfoyle : Three Lochs Forest Drive. C’est la seule route forestière sur laquelle on peut circuler en voiture. Elle serpente dans le parc Queen Elizabeth et longe les lochs Drunkie et Achray. Nombreux départs de rando et de VTT dans le coin !
Péninsule de Fife et Saint Andrews

La péninsule de Fife se trouve séparée d’Édimbourg par le fleuve Firth of Forth. La route côtière, splendide, nous mène de port en port, dignes d’une carte postale : Saint Monans, Pittenweem, Anstruther (le musée de la pêche mérite une visite) ou encore Crail.
Puis on file visiter la ville de Saint Andrews. Aussi ancienne qu’Édimbourg, elle fut par le passé la capitale religieuse du pays et vit naître la toute première université d’Écosse. Et ce n’est pas tout : Saint Andrews s’impose également comme un véritable berceau du golf, devenu depuis lors le sport national. Depuis 1754, elle abrite le green Old Course, mythique et très couru. Il faut dire que le cadre est idyllique, face à la mer…
Le meilleur de l’Écosse : les Highlands
Région des plus mythiques, les Highlands sont un peu l’emblème de l’Écosse, avec des sites aussi fameux que le Loch Ness ou le Ben Nevis. Voici nos coups de cœur dans ce territoire hors du commun…
Glencoe

À quelque 26 km au sud de Fort William, voilà une région montagneuse appréciée des randonneurs, des alpinistes… et des troupeaux de cerfs ! Le village de Glencoe, tout ce qu’il y a de plus mignon, s’articule autour d’une rue aux maisons fleuries et d’une église. Lovely !
Par ici, les sentiers de randonnée ne manquent pas et le Glencoe Visiter Centre n’est pas avare de suggestions. Parmi elles, les Lochan Trails (trois boucles forestières de 2 km), Pap of Glencoe (4 h A/R, offre une belle vue sur le Loch Leven) ou encore The Lost Valley (2-3 h A/R). Cette dernière nous plonge au cœur d’une vallée née d’un éboulement de pierres, il y a 10 000 ans. Majestueux.
À voir également dans la région : le viaduc de Glenfinnan, si photogénique, où passe un petit train touristique à vapeur reliant Fort William à Mallaig.
Région du Loch Ness

La faille de Great Glen sépare les Highlands en deux, sur une centaine de kilomètres : au nord-est, Inverness, au sud-ouest, Fort William. Tout le long, une succession de lochs et, parmi eux, le plus connu de tous… le Loch Ness et son monstre légendaire, évidemment ! Nessie – c’est son petit nom – ne daigne jamais se montrer… il faut dire qu’il a de quoi se cacher : le lac aux eaux noires et très profondes (jusqu’à 250 m, face au château d’Urquhart) s’étend sur 35 km de long et 2 km de large ! C’est d’ailleurs le lac le plus volumineux d’Écosse (mais pas le plus grand : celui-là, c’est Lomond).
La ville d’Inverness, à côté, est un bon camp de base pour le découvrir, tout comme Drumnadrochit, un petit village sur la rive nord-ouest.
Pour une vue imprenable sur le Loch Ness, on crapahute jusqu’au sommet de la colline Meall Fuar-mhonaidh (se garer au parking à Bunloit, près de Drumnadrochit, compter 3 à 5 h pour 9 km). Avec plus de temps – et de courage – on peut sinon s’attaquer à la grande randonnée du Great Glen Way, qui suit le Great Glen de bout en bout (compter 6 jours).
Également à découvrir dans les environs : Fort William.
Péninsule de Coigach

Située entre Lochinver et Ullapool, au nord des Highlands, la péninsule de Coigach prend des airs de bout du monde.
Répartis un peu partout dans la mer, une multitude de rochers semble la saupoudrer : ce sont les îles Summer (Summer Isles). On peut s’y rendre, histoire de se sentir encore plus seul au monde. À part quelques colonies de phoques et des oiseaux marins, rien que nous. Pour ce faire, on monte à bord d’un bateau à Achiltibuie. Ce nom, à prononcer « Areltiboui », c’est celui du village principal, qui vient au passage nous rappeler que la péninsule est bel et bien habitée… on aurait pu en douter !
La péninsule de Coigach abrite aussi une magnifique plage de sable blanc dominée par des monts verdoyants, dans la baie d’Achnahaird. Une merveille.
À signaler dans les environs, en allant vers le nord : la superbe route entre Kylesku et Lochinver.
Randonnées dans les Highlands

Du sud au nord, la région des Highlands est un vrai paradis pour randonneurs. On marche ici au cœur de vallées (glen) impressionnantes. On grimpe jusqu’au sommet de monts (ben) qui nous réservent de fabuleux panoramas sur les nombreux lochs et les landes à l’infini. Bien sûr, on croise à tous les coups des Highlands cattle, ces vaches à longs poils et à grandes cornes si caractéristiques de l’Écosse.
Parmi les randonnées incontournables, citons celles du Cairngorm Mountains National Park. Une fois la porte d’entrée passée – la ville d’Aviemore –, nous voilà plongés dans de fabuleux décors. Aux environs du loch Morlich, on découvre notamment la forêt Rothiemurchus, dont les pins calédoniens sont une espèce endémique.
La randonnée Lairig Ghru nous emmène quant à elle au cœur des paysages du Cairngorm (30 km, prévoir 2 jours et surtout bien se renseigner avant de partir). Si le cœur et les jambes nous en disent, on peut aussi s’atteler à l’ascension du mont Cairngorm (1 244 m). De tout là-haut, la vue est splendide. On peut ensuite pousser jusqu’au Ben Macdui, deuxième sommet d’Écosse (1 309 m).
Autre incontournable, pour qui aime marcher : la réserve naturelle nationale de Glen Affric. L’une des plus belles vallées du pays, qui abrite une bonne partie de la forêt primaire calédonienne. La randonnée « Strathconon lochans » nous conduit du Loch Beannacharain au petit loch caché de Toll Lochain, à travers de fabuleux paysages (17 km, compter 6 h).
Highland Games

Le premier samedi de septembre, Braemar accueille les Highland Games. Vous voyez les douze travaux d’Hercule ? Eh bien c’est un peu le même principe… Pros et amateurs s’y donnent à cœur joie, entre le tir à la corde, la lutte et les lancés en tout genre : de troncs d’arbres, de grosses pierres, de marteaux énormes…
Le tout avec les cornemuses en fond sonore et le port du kilt, of course, car il pleut pleuvoir à tout moment, en Écosse. Un événement populaire, assurément drôle (mais pourtant très sérieux), on ne peut plus scottish. Même la reine se déplace pour voir ça, c’est dire ! Les Highland Games ont aussi lieu dans d’autres villages d’Écosse.
Route côtière North Coast 500

La North Coast 500 est à l’Écosse ce que la Route 66 est aux États-Unis ! Une voie mythique mais aussi l'un des plus beaux itinéraires qui soient : en boucle sur quelque 800 km, elle part d’Inverness, la capitale des Highlands et longe la côte nord.
Tout le long, elle nous offre un incroyable défilé de paysages : des falaises abruptes, des plages magnifiques (Durness, Achmelvich), des montagnes (Ben Hope, An Teallach, Suilven…), des landes sauvages, des villes et villages pleins de charme (Ullapool, Torridon…). Si bien qu’on a sans cesse envie de s’arrêter ! Et c’est fortement recommandé : voilà pourquoi il faut compter une bonne semaine pour la parcourir.
Parmi les haltes à ne pas manquer, les Stacks of Duncansby, à la pointe nord-est : ces aiguilles de pierre de plus de plus de 60 m de haut sont littéralement plantées dans la mer. Dans le coin, également des châteaux : celui de Dunrobin, au sud de Brora, évoque ceux des contes. Sans oublier les ruines du château d’Ardvreck, qui se reflètent dans le Loch Assynt. Romantique à souhait.
Le meilleur de l’Écosse : les îles
L’Écosse se visite aussi côté mer, au fil des îles et des archipels confrontés aux éléments dans un cadre grandiose. Un voyage dans le voyage, assurément…
Île de Skye

Facilement accessible par un pont, Skye est la plus grande île des Hébrides intérieures. « L’île des brumes », comme on la surnomme, réserve une atmosphère singulière et des paysages sauvages grandioses, entre landes et montagnes (Cuillin Hills).
La péninsule de Trotternish est l’un des plus beaux coins de Skye. Elle abrite le fameux Old Man of Storr, un menhir haut de 49 m. Le chemin qui nous y mène a quelque chose d’infiniment mystique : on traverse un chaos rocheux, où les moutons broutent tranquillement. Là-haut, la vue sur la péninsule est fabuleuse.
Autres incontournables, sur l’île : les Fairy Pools, une succession de chutes d’eau qui dévalent les Cuillin Hills, un majestueux massif montagneux qui file vers la mer.
Toujours dans le secteur, ne pas manquer la plage de Glenbrittle et la jolie balade Elgol-Camasunary (12 km). Le sentier côtier – qui tombe à pic dans l’eau ! – offre de fabuleux panoramas sur le massif.
Enfin, on ne repart pas de Skye sans être allé jusqu’au point le plus à l’ouest : Nest Point, un cap verdoyant aux airs de bout du monde. Un joli chemin nous mène tout au bout de la pointe, où se dresse un phare. Magique, d’autant plus au coucher du soleil.
Lewis & Harris

Lewis au nord, Harris au sud… deux noms pour désigner deux parties d’une seule et même île. On s’y rend en ferry, au départ de l’île de Skye ou bien d’Ullapool, un adorable port de pêche aux maisons blanches. Ensuite, s’offrent à nous 2 180 km2 d’espaces sauvages.
Cette île deux-en-un s’avère être la plus grande île britannique, en dehors de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, forcément. Des tourbières, des ruines, de magnifiques routes (un must : la Golden Road, sur la côte est de Harris) et d’incroyables plages sauvages. Les plus belles se situent sur la côte ouest de Lewis, à l’image d’Uig Beach, réputée pour être la plus belle du Royaume-Uni… Ça vaut le coup d’aller vérifier !
Sur Harris, la baie de Luskentyre dévoile un sable blanc et une eau turquoise à peine croyables. On se croirait, par moment, en Méditerranée, mais on est bel et bien en Écosse et la culture gaélique, ici bien ancrée, est là pour nous le prouver. Deux tiers des habitants parlent le gaélique au quotidien !
Pour se familiariser avec l’héritage gaélique, on file dans le musée qui lui est dédié, dans le château Lews Castle (à Lewis).
Archipel des Orcades

Orcades, c’est le nom d’un archipel de 70 îles, dont une cinquantaine sont inhabitées. Enfin… si on ne tient pas compte de tous les moutons, poneys et autres vaches qui paissent ici paisiblement. Ajoutez à cela quelque 300 espèces d’oiseaux migrateurs, de vertigineuses falaises et quelques sites archéologiques et vous visualisez l’archipel tout entier.
Sur l’île principale, Mainland, se dressent les pierres « Stones of Stenness », qui datent du Néolithique (3 000 avant notre ère). À leur pied, des moutons sont occupés à brouter… Dire qu’on a bien failli ne jamais les voir, ces pierres millénaires : un paysan avait commencé à les dynamiter en 1814, agacé par les visites fréquentes de visiteurs curieux !
Un peu plus loin, on ne manque pas non plus le « Ring of Brodgar ». À l’origine, 60 mégalithes étaient ici répartis sur la circonférence d’un cercle de 103 m de diamètre. Il ne reste plus que la moitié des pierres levées, mais cela n’enlève rien à la magie du site, d’autant plus au coucher du soleil.
Puis cap au sud, sur l’île de South Ronaldsay, où nous attend une curiosité d’une tout autre époque : ltalian Chapel. Cette chapelle fut construite pendant la Seconde Guerre mondiale par des prisonniers italiens, qui avaient le mal du pays. Comment ? Avec des matériaux de récupération, comme de la tôle et des bois d’épaves… ! Mais le plus surprenant, c’est encore en entrant : à l’intérieur, tout n’est que trompe-l’œil, aussi bien les pierres et les décorations que l’autel !
À visiter, aussi, au sud de l’île : Tomb of the Eagles, une chambre funéraire du Néolithique.
Archipel des Shetland

Sur les 100 îles de cet archipel, une quinzaine est habitée. Les Shetland sont situés à l’extrême nord de l’Écosse, à la même latitude que Bergen en Norvège, autant dire que les vents (jusqu’à 250 km/h !) et la pluie peuvent être au rendez-vous. Mais on aurait bien tort de se laisser intimider par la météo. « Si le temps ne te plaît pas, attends 5 minutes », disent les locaux. Quand un rayon de soleil fait son apparition, alors la magie opère.
D’ailleurs, au tout début de l’été, on multiplie ses chances de l’apercevoir, car il joue les lève-tôt (vers 4 h) et les couche-tard (vers 23 h). Du reste, on découvre les Shetlands de böd en böd, nom donné aux petits refuges de pêcheurs, aujourd’hui devenus auberges pour randonneurs. Pas cher et très chaleureux !
Véritable voyage dans le voyage, les Shetlands promettent des paysages sauvages d’une incroyable beauté, notamment au nord de Mainland, dans la région Northmavine.
Que dire de la côte d’Hillswick à Eshaness, sinon qu’elle est splendide, avec sa vue sur des plages magnifiques, ses dolmens au milieu de la mer (« drongs »), ses tourbières herbeuses et ses falaises déchiquetées. Et tout au bout, le phare d’Eshaness, dans lequel on peut d’ailleurs passer la nuit…
Du reste, l’archipel abrite d’incroyables vestiges archéologiques, tel Jarlshof, au sud de Mainland. Un site occupé à cinq époques successives : Néolithique, âge du bronze, âge du fer, période Norse et Moyen Âge. On reste bouche bée devant « round house » et « wheel house ».
Autre site à visiter absolument : Mousa Broch. Haute de 13 m, cette tour défensive de l’âge du fer construite en 100 av. J.-C. est le broch le mieux conservé au monde.
Le meilleur de l’Écosse : châteaux, whisky et rando
Profitez de votre séjour pour traquer les fantômes dans les châteaux, rencontrer des Écossais autour d’un whisky et vous dégourdir les jambes au cours de randos d’anthologie !
Les châteaux d’Écosse

Impossible de parler de l’Écosse sans évoquer ses châteaux (et donc, ses fantômes…) ! De certains, il ne reste que des ruines, près d’un loch (Ardvreck Castle, Urquhart Castle, Tioram Castle…) ou au sommet d’une falaise (Dunnottar Castle).
D’autres, bel et bien sur pieds, sont ouverts à la visite, habités, voire reconvertis en hôtels. Au cœur des Highlands, il est un château tout blanc au milieu d’un cadre naturel verdoyant : Blair Castle. Ouvert au public, il appartient aux ducs d’Atholl depuis le 13e siècle. D’ailleurs, le propriétaire jouit d’un privilège unique en Europe : il possède sa propre armée, Atholl Highlanders, qui défile au mois de mai.
Pour rencontrer des fantômes, il faut pousser la porte du château de Glamis, où se cachent les compères Jack the Runner et Beardie. Et puis tant d’autres : le château d’Édimbourg (qui surplombe la capitale), le château de Stirling, l’emblématique et très photogénique Eilean Donan Castle (il apparaît dans le film « Highlander »), ou encore Scone, Ballindaloch et Dunrobin castles.
Lire aussi notre reportage : Écosse, au pays des châteaux hantés
Les pubs et le whisky écossais

Qu’on ait envie de rencontrer du monde, de se requinquer, de boire un verre ou même tout cela à la fois, on pousse la porte d’un pub écossais. Conviviaux et toujours très animés, ils rassemblent toutes les classes sociales : le melting-pot, le vrai !
Dans les assiettes, des plats typiques : fish and chips, haggis (de la panse de brebis farcie, on aime ou on déteste !) ou encore du mouton (forcément…).
Et dans les verres, alors ? De la bière, bien sûr ! Au choix, une lager (bière à basse fermentation, souvent blonde), une ale (à haute fermentation, moins pétillante) ou encore une stout (bière noire).
L’autre boisson emblématique du pays, c’est bien sûr le whisky. Distillé depuis le 15e siècle (par les moines, à l’époque), son nom vient du gaélique uisgebeatha, qui signifie eau-de-vie. Pour un whisky écossais, on parle de Scotch Whisky. Il en existe plusieurs sortes, le Malt Whisky (le must), le Grain et le Blended (mélange des deux premiers).
Pour tout apprendre de ses méthodes de fabrication – et y goûter – il suffit d’emprunter la route du Whisky dans les Grampians et de pousser la porte d’une distillerie.
La randonnée

Landes couvertes de bruyères, lochs romantiques, falaises, cascades, ruines qui jouent à cache-cache avec le paysage… S’il y a bien une destination randonnée, c’est l’Écosse.
Elle abrite quelque 282 sommets de plus de 914 m, surnommés « Munros ». D’ailleurs, tout montagnard écossais qui se respecte doit les avoir tous gravis au cours de sa vie. On marche d’avril à octobre, sinon les sentiers peuvent être enneigés.
Les grands « ways » (l’équivalent de nos GR) font partie des itinéraires très bien balisés (ce qui est loin d’être le cas partout en Écosse). Citons notamment le West Highland Way, qui file de Glasgow à Fort William (154 km, compter une semaine), jusqu’au plus haut sommet de Grande-Bretagne, le Ben Nevis (1 344 m).
C’est aussi le cas des itinéraires Affric-Kintail Way (77 km), Great Glen Way (117 km, 6 jours), Southern Upland Way (341 km d’ouest en est, le plus long d’Écosse, compter 15 jours), le Speyside Way (105 km au cœur des Grampians), et le Kintyre Way (161 km, 7-10 jours).
Psst... En plus, il y a un cadeau à l'inscription à nos newsletters !
Les idées Week-ends, les derniers reportages en Écosse

Trek en Écosse, sur le West Highland Way

Écosse, au pays des fantômes et des châteaux hantés

Écosse : Lewis et Harris, l’île alternative

Écosse : les Hébrides Intérieures, côté sud

Dundee, une ville d’Écosse à découvrir
Infos pratiques
Bons plans voyage Écosse




















