Activités, sports et loisirs Alpes du Sud
Hautes-Alpes
Bien-être, sport et nature
Département parmi les moins peuplés de France, les Hautes-Alpes profitent d’une quiétude exceptionnelle. Calme assuré, même en ville. « No stress » dans ce cadre de montagne, de flore et de vallées heureuses. La nature, belle et riche, prime sur tout. Le Parc national des Écrins (à cheval sur l’Isère) et les différents parcs naturels régionaux en témoignent. Mais aussi l’agriculture, 2e ressource du département après le tourisme.
La terre et le climat, avec ses 300 jours de soleil par an revendiqués, nourrissent les troupeaux, le blé, les vignes et les arbres fruitiers de la vallée de la Durance, des pays du Buëch et du Champsaur... Le bonheur des routards !
À vélo
Ici, comme le vélo est roi (les cols du Galibier, de l’Izoard ou de Vars sont entrés dans la légende du Tour de France), une opération événementielle annuelle a été créée : de mi-juin à début septembre, les cols du département sont réservés aux cyclistes le temps d’une matinée, de 9h à 12h (une trentaine de dates en tout). Pour les VTTistes, nombreux circuits balisés dans tout le département. Pas mal de compétitions et de randonnées aussi.
Pour des idées d’itinéraires à VTT, à vélo de route ou gravel : alpesrando.net
À pied
La randonnée pédestre se pratique au gré des GR : GR 5, grande traversée des Alpes, GR 58 et variantes autour et dans le Queyras, GR 93 pour la traversée du Dévoluy, GR 54 pour le tour de l’Oisans et GR 57 autour de Névache et du mont Thabor, GR 94 et 946 dans le pays du Buëch. Sans oublier le tout dernier, le GR 653D, sentier vers Saint-Jacques-de-Compostelle entre Montgenèvre et Arles.
Ajoutons les GR de pays de Serre-Ponçon et du tour du Chaillol, et de nombreux sentiers locaux. 4 « routes » à thème traversent les Hautes-Alpes : la route des Grandes-Alpes en été, la route Napoléon, celle de la Lavande et celle des fruits et des vins. Des brochures gratuites détaillent chacune d’entre elles (disponibles dans les offices de tourisme).
Et les autres sports
Dans un style différent, ce département initiateur en France des via ferrata (la 1re est née à Freissinières) possède une trentaine de ces voies sportives de montagne, de différents niveaux (facile à très difficile), où l’on progresse encordé et équipé d’un matériel d’escalade. Sensations garanties. Guide gratuit disponible auprès de l’Agence de développement économique et touristique des Hautes-Alpes ou des offices de tourisme.
Plus « extrêmes », l’alpinisme (2e centre national d’alpinisme à Ailefroide, dans la continuité de Pelvoux-Vallouise), l’escalade ou les glisses aériennes (parapente, deltaplane, parachutisme) : nombreux sites dans le département avec, entre autres, l’aérodrome de Gap-Tallard, de notoriété internationale (plus de 50 000 sauts par an, ce qui en fait le 1er site de parachutisme d’Europe).
Les Hautes-Alpes feront aussi le bonheur des amateurs de sports aquatiques, et notamment d’eaux vives (on y trouve la plus grande longueur totale de rivières navigables en France). Durance, Drac, Guil, Romanche... autant de torrents, de rivières impeccables pour pratiquer rafting, canoë, kayak, hydrospeed et canyoning. Sans oublier le spot de la vague du Rabioux à Châteauroux-les-Alpes, dans l’Embrunais, et le lac de Serre-Ponçon, une « mer à la montagne » où l’on navigue toutes voiles dehors.
Plus tranquille enfin, les amateurs de pêche à la mouche ou à la ligne pourront tremper le bouchon dans les rivières et lacs d’altitude de fin juin à mi-octobre, moyennant l’achat d’une carte. Renseignements sur peche-hautes-alpes.com et cartedepeche.fr.
Le parc national des Ecrins
Une zone protégée de 93 000 ha, 150 sommets dépassant les 3 000 m, plus de 7 ha de glaciers... Le Parc national des Écrins, c’est le parc naturel de haute montagne par excellence ! Sa zone cœur n’est pas habitée – hormis le hameau de Dormillouse (Hautes-Alpes). Son territoire est nettement délimité par la Romanche au nord, la Durance à l’est et le Drac au sud et à l’ouest. Les hauts sommets du Nord – dont la « Reine Meije », l’Ailefroide, le Pelvoux et, point culminant, la barre des Écrins (4 102 m) – dominent la partie sud. Plus accessibles, le Vieux Chaillol ou la tête de Vautisse sont des 3 000 m à la portée de tout bon randonneur.
Créé en 1973, assis aux 2 tiers sur les Hautes-Alpes et le reste sur l’Isère, ce vaste parc a pour mission de préserver le patrimoine naturel et d’accompagner le développement de l’économie locale. C’est traditionnellement l’activité pastorale et l’agriculture qui sont pratiquées dans les vallées, mais le tourisme est devenu l’activité économique majeure. Depuis la fin du XIXe s, le massif est un haut lieu de l’alpinisme. L’avènement des sports d’hiver, après-guerre, a amené la création de stations de proximité : Orcières Merlette, Serre-Chevalier, Puy-Saint-Vincent, Les Deux-Alpes. Le ski de fond et la randonnée pédestre (quelque 750 km de sentiers balisés et entretenus par le parc) complètent l’offre touristique. 3 GR traversent le parc : tour de l’Oisans et des Écrins, tour du Haut-Dauphiné et tour du Vieux-Chaillol, qui permettent aux hameaux et villages de tirer leur épingle du jeu. En complément, 8 circuits en itinérance douce, créés par le parc, permettent de découvrir les vallées à pied, à cheval, en trail ou à VTT.
La sauvegarde du patrimoine naturel, avec l’appui d’un comité d’experts scientifiques, est l’une des missions fondatrices du Parc national. La flore, exceptionnellement riche (3 000 espèces recensées, soit 90 % des espèces alpines et 40 % de la flore française), est protégée. Les animaux sont également protégés. Les plus notables sont le bouquetin, l’hermine et le lièvre variable, et parmi les 235 espèces d’oiseaux nichent l’aigle royal, le tétras lyre, le lagopède et, depuis quelques années, le gypaète barbu. Mais plus difficile encore à observer est l’isabelle, un papillon crépusculaire et vert, magnifique et majestueux à l’image des Écrins. Au fait, en parlant animaux, les chiens sont interdits (même tenus en laisse ou portés) dans le cœur du Parc national des Écrins.
Les vallées alpines des Alpes-de-Haute-Provence
Randonnées
- Un grand classique, les lacs du Col-Bas (3h A/R ; carte à l’office de tourisme). Route de Saint-Pons sur les hauteurs de Seyne, en direction de la Maison forestière. Départ à la barrière du Col-Bas. Suivre le balisage jaune pour découvrir de superbes vues sur la vallée et une curiosité : des tourbières, rares en Provence. En chemin, de frais petits lacs de montagne.
- Les environs de Barcelonnette regorgent de superbes balades. Depuis la vallée, plus de 80 lacs sont accessibles, blottis modestement au creux d’une vallée perdue, majestueusement perchés sur un col ou encore au détour d’un verrou glaciaire. En chemin, selon la saison, incontournable cueillette de champignons, framboises, fraises des bois... Quelques suggestions : les lacs de la Cayolle (4h pour faire une boucle depuis le col de la Cayolle) ou les Eaux tortes, curieux marais d’altitude, au pied du glacier de l’Estrop (6h).
- Du côté de Pra-Loup, quelques belles balades au départ de la station en été, dont le grand classique de la Grande Séolane. Prévoir la journée, avec accompagnateur de préférence. On y découvre un univers minéral très riche, car on grimpe sur une klippe (gros caillou arraché lors de la naissance des montagnes et qui semble posé là comme par hasard, à l’envers sur la montagne). Du sommet, on embrasse un panorama grandiose sur toutes les Alpes. En famille, on fera la balade du Lac ; compter 3h aller-retour au départ du sommet du télécabine Telemix de la Clappe.
- Le lac d’Allos : accès facile (compter 45 mn à pied) depuis le parking du Laus, à 13 km par la D 226, ouverte de début juin à mi-octobre. Sinon, par le GR 56B au départ d’Allos pour les bons randonneurs uniquement en 1 journée avec 1 nuit au refuge du lac pour avoir le temps de profiter.
Ski alpin
- Domaine de Saint-Jean-Montclar (1 350-2 500 m). 10 remontées mécaniques et 50 km de pistes pépères ou un peu plus nerveuses réparties sur 2 vallées, côté station et côté Dormillouse. Enneigement a priori assuré (canons à neige le cas échéant...). Une station familiale.
- Domaine Espace Lumière (1 500-2 600 m), relié à celui de Val d’Allos – La Foux. 37 remontées mécaniques et 180 km de pistes « skis au pied ». Bref, le domaine skiable le plus important des Alpes du Sud et la station préférée des Marseillais. Les pistes, variées et agréables, séduiront surtout les skieurs moyens, sans ennuyer les as de la glisse. Et en fin d’après-midi, quand le soleil cerne les sommets de l’Ubaye encore enneigés, la vue devient grandiose.
- Sainte-Anne-la-Condamine, une station de ski familiale et économique, à taille humaine. Aux rares chalets construits en bois dans le respect de la tradition sont venues s’ajouter, dans les années 1960-1970, quelques bâtisses moins élégantes mais tout de même respectueuses de l’environnement. Tout petit domaine skiable (30 km de pistes). En revanche, l’enneigement est en principe très bon et le cadre superbe.
- À La Foux : relié à Pra-Loup, ce domaine, avec ses 79 pistes (1 800-2 600 m), est le plus vaste des Alpes du Sud. Pour ceux qui voudraient rester côté Verdon, La Foux a l’avantage d’occuper un cirque montagneux. Avec 5 versants, tous exposés différemment, on peut suivre le soleil en passant d’un site à un autre.
- Au Seignus : domaine de taille moyenne avec 24 pistes variées (1 500-2 400 m). Liaison par téléphérique à Val-d’Allos pour ceux qui voudraient séjourner au cœur du village.
Autres sports
- Rafting, canoë-kayak... sur l’Ubaye, une rivière de référence pour les amateurs de sports d’eaux vives. De Barcelonnette au Lauzet-Ubaye, ses berges se sont littéralement couvertes de structures qui proposent des descentes de la rivière de toutes les façons – ou presque... – possibles, enfin surtout en rafting.
- VTT et cyclotourisme : à VTT, 21 parcours sur 340 km dans la vallée de l’Ubaye, de la balade en famille au raid sur plusieurs jours. Pour les amateurs de sensations fortes, la Transubayenne (100 km). Les adeptes de la route s’offriront la « randonnée des 7 cols ». De bons mollets, du souffle, une carte à composter au sommet de chaque col (en vente dans les offices de tourisme), et un diplôme au bout de l’effort !



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