Séjour de rêves à Wadi Rum: Quiet Camp Village

Forum Jordanie

Bonjour à toutes et à tous,

J’aimerais vous faire un retour sur mon expérience magique au Quiet Camp Village, un camp où je me suis rendu à deux reprises lors de mes visites de ce magnifique désert de Wadi Rum.

Niché au coeur du désert de Wadi Rum, cet établissement composé de tentes traditionnelles et très confortables (je ne pensais pas que ça l’était à ce point au moment de la réservation, je vous assure :stuck_out_tongue: ) est géré par Saleem et sa famille. Ils se plient litérralement en quatre pour rendre votre séjour des plus agréables, du petit thé de bienvenue, à la conception complète et optimale de votre circuit.

A l’arrivée au village de Wadi Rum (où il y a une sorte de parking où vous laissez votre véhicule), Saleem était là, à chaque fois, pour nous accueillir et nous conduire au camps se trouvant à quelques kilomètres de là. Accueil chaleureux avec le traditionnel thé bédoin qui fait du bien :), que nous avons dégusté en contemplant le paysage magnifique qui entoure le site.

Pour les repas, Saleem et son équipe proposent une variété de plats locaux et traditionnels, notamment la Makloobah ou le Zarab, qui consiste à faire cuire de la viande sous le sable, à l’étouffée je pense. Quant aux petits déj’, ils étaient copieux et variés. En tout cas, tout était extrêmement délicieux!

J’ai également une mention spéciale pour le feu de camps allumé au milieu du site, entouré d’assises confortables, où tout le monde se retrouve, touristes comme employés, pour parler de tout et de rien, faire connaissance, comprendre le mode de vie des bédoins, et surtout contempler les étoiles qui brillent 1000 fois plus que chez nous (la voie lactée est vraiment visible à l’oeuil nu, je ne pensais même pas que c’était possible!).

Saleem propose également un ensemble d’excursions pour découvrir toute la beauté du Wadi Rum, et sur les deux visites (octoble 2018 et avril 2021), je crois que nous avons tout fait :slight_smile: (lever et coucher du soleil, une journée à travers les principaux sites du Wadi Rum, et un circuit à dos de chameau…). Saleem nous a même gentillement prêté des snowboard (ou plutôt des Sandboard :slight_smile: ) pour glisser sur les dunes de sables à proximité de l’établissement.

Question tarif, le Quiet Village Camp est plus qu’abordable, surtout compte tenu de la qualité des prestations. Je vous laisse consulter les tarifs disponibles sur les sites de réservation au moment de votre voyage, ou mieux, de contacter Saleem directement sur Whatsapp.

Je reste à votre disposition si besoin d’autres informations, je vous répondrai avec grand plaisir.

Ci-dessous les coordonnées du camps:
+962776409977
www.wadirumquietvillage.camp
saleem.wadirum@gmail.com

A bientôt;

1 « J'aime »

Nous venons de passer 2 jours dans Quiet camp.
Merci à toute l équipe que ce soit le propriétaire, le cuisinier et tout l entourage pour la qualité du camp. Celui-ci est particulièrement propre malgré la simplicité des chambres qui sont charmantes. La cuisine est délicieuse et l ambiance festive.
Un merci particulier à Nabou Naber notre chauffeur qui se trouve dans ce camp. Pendant 2 jours il nous a fait visiter une partie du Wadi Rum en 4X4 et emmené marcher en nous guidant tout en étant discret, il a assuré l intendance réhydratation et nous a concocté un délicieux déjeuner. À notre demande il nous a organisé un inoubliable tour en dromadaire. Nabou Naber est bienveillant, prévoyant, discret et plein de gentillesse, bref il est merveilleux.

Nous avons passé une excellente journée à découvrir les beautés du wadi rum grâce à notre super guide Hussein Abou Nader. Hussein nous a conduit dans les plus beaux endroits du site, nous a préparé un excellent déjeuner de spécialités variées, et a pris beaucoup soin de moi et de mon papa de 77 ans. Nous avons également passé une excellente soirée au Quiet Camp. Les bédouins étaient charmants, le repas était délicieux et les tentes confortables. Merci à Hussein Abou Nader et à toute l’équipe de bédouins du Quiet Camp pour ces moments inoubliables.

YY
Il y a longtemps j’étais tombé sur cet article qui résume tellement bien la situation !!

"
Le désert en danger
ou le tourisme aujourd’hui à Wadi Rum et ses conséquences

Du bédouin aux tour opérateurs, en passant par les agences et hôtels jordaniens, tous vantent (et vendent) l’ »expérience authentique », la « vie bédouine », l’ »aventure dans le désert ». Plus Lawrence d’Arabie bien sur !

Le mot « bédouin » est décliné sur tous les modes, c’est normal : le désert est la terre des bédouins, et c’est aussi pour eux que vous êtes là.

A lire leurs alléchantes présentations, vous allez rencontrer les bédouins, découvrir leur mode de vie, passer la nuit dans un « campement bédouin ».

Hélas.

C’est effectivement ainsi que cela se passait avant (voir plus bas).

Une nouvelle manière de procéder semble être devenue la norme à Wadi Rum, répétitive et calibrée.

L’ « aventure » se résume à un circuit figé, toujours le même selon la durée choisie (décomptée en heures, jusqu’à la journée complète).

Un chauffeur, souvent (très) jeune, exécute le « tour », qui consiste à arrêter le 4×4 à chaque site de la liste, le temps que les touristes prennent les photos… et un peu plus… il faut bien que la journée passe, à rouler à nouveau jusqu’au spot suivant, et ainsi de suite.

Heureusement pour lui, comme tous font pareil, le bédouin-chauffeur retrouve les copains aux arrêts et papotent ensemble, ce qui est fort réjouissant.

Le touriste désire-t-il grimper un peu ?

Les deux mêmes « scrambling » sont sempiternellement proposés : l’ascension du jebel Burdah, et le Rakabat canyon… comme si crapahuter à Wadi Rum se résumait à ces deux seuls chemins : ils sont beaux, certes, car tout est beau à Wadi Rum, mais il y en a tant d’autres !!!

De l’aventure bien calibrée, donc. Sans surprise (sauf le coup de la panne éventuellement, ça met un peu de piment, mieux que rien…)

Et la soirée, la nuit ?

Ceux qui connaissent déjà un peu le désert s’en aperçoivent tout de suite : les installations sur les photos des sites internet ne ressemblent guère, sinon pas du tout à une vraie tente bédouine !
*Et de fait, ce sont des choses à armatures métalliques largement bétonnées : salle commune / restaurant (avec tables et chaises), bungalows…plus les bâtiments tout en dur des toilettes et de la cuisine (une vraie, L’ensemble atteignant souvent des dimensions impressionnantes. *
Nouveauté : des LED longue portée, blanches et froides, telles des projecteurs, visibles à des kilomètres à la ronde, éclairent puissamment l’installation de leur lumière glacée d’hôpital… bonjour l’ambiance et adieu les étoiles. Faut-il être dépourvu de tout sens minimal de l’esthétique pour commettre des laideurs pareilles ! Et que dire des alignements militaires, sur 100 ou 200 mètres, de bungalows tous identiques et hideux.

Quel que soit le prestataire et son joli discours, une nuit à Wadi Rum se passera obligatoirement à l’intérieur d’une telle structure, avec forcément l’électricité, c’est quand même plus moderne que la nuit étoilée… on est civilisé !

Le terme officiel est campement (permanent), en réalité il s’agit bien plutôt d’hôtels, de vrais complexes touristiques ou villages de vacances pour certains, qui occupent de très grandes surfaces du désert, le défigurant du même coup.

Ils s’étendent toujours plus avant dans le désert (pas encore partout, heureusement, mais le risque est là), construits pour « offrir toutes les commodités aux clients ».

*Un non-sens total. Un désert construit de partout n’en est plus un, par définition (on pense a Alphonse Allais et ses villes à la campagne). *

Et que le Wadi Rum regorge de cavités naturelles, ces « tors » si accueillantes, conservant la chaleur du soleil durant une bonne partie de la nuit, et qui sont autant de « salons », de « chambres a coucher si agréables, sur su sable doux, ou du rocher tiède…!

Attention : même en trek, on vous fera soit rayonner autour du campement-hôtel, soit y passer au moins une nuit (la dernière en général).

Pourquoi tout cela ?
Trois raisons principalement :

La première est l’aspect économique : un cuistot pour tous (on est souvent à plus de 50 touristes là-dedans, voire une bonne centaine) ça revient moins cher, d’autant qu’il est Égyptien ou Soudanais, payé au minimum. *
Rien a transporter non plus, tout reste sur place. C’est tellement plus simple !

a deuxième est que la plupart des locaux, vivant en quelque sorte leurs « années 60 » (avec les nouvelles technologies en plus), trouvent tout ça très beau et moderne.

« Bédouin », c’est juste pour les touristes.
= Ici on est dans l’ère 60-70, les « années Formica chez nous ! Le développement, quoi.*

= Les patrons de « campements bédouins » habitent le village, adorent la télé, internet, la lumière des néons et autres LED bleutées, et pensent sincèrement que plus leur « camp-hôtel » sera équipé du confort moderne, plus les touristes seront contents.*

= (Eux-mêmes rentrent tous les soirs dormir dans leur maison « tout confort ».)*

= Les belles toilettes en béton intérieur céramique sont souvent citées comme le must ! (Quand on sait que la plupart des gastro/touristas s’attrapent justement dans des toilettes communes, on est rassuré)*
= La troisième raison est plus grave : les règlements existent, mais les autorités compétentes (la Zone Economique d’Aqaba pour être précis) ne font rien pour appliquer les lois de protection censées empêcher ces constructions sauvages.*
*… *
= Et pour ces haut fonctionnaires responsables, dormir et même s’asseoir sur un matelas par terre, ou ne pas disposer d’une cuvette de toilette en bonne et due forme est simplement impensable.

Pour résumer la situation, tous les locaux ou presque rêvent d’être patrons ou plutôt prête-nom, et, dès qu’ils le peuvent (autrement dit dès qu’ils ont les sous), ils construisent un complexe bétonné pour le louer à une agence ou un hôtel par exemple. Le gouvernement ne fait rien pour les en empêcher (« petits arrangements bien compris entre amis »). L’avenir du Wadi Rum se présente donc sous un jour plutôt sombre. Le monopole dont jouissent les habitants de Rum a été l’erreur la plus terrible commise il y a 20 ans. Si l’on veut des chiffres, il y a environ 150 complexes bétonnés dans cette zone dite protégée (odieux mensonge !), dont 42 sont légaux (licenciés), et dont 50 ont vu le jour d’octobre 2018 à juillet 2019.

La situation paraît désespérée.

A moins que…

J’avais lu un article un peu semblable pour le Maroc .

Les touristes cherchent “l’authenticité” , de plus en plus difficile à trouver avec la massification touristique .

Et l’industrie du tourisme essaie de s’adapter aux envies souvent contradictoires des touristes de plus en plus nombreux .

Qui est responsable ? Les touristes ou l’industrie du tourisme ?
Je dirais les deux …

Plus simplement, comme évoqué dans l’article, je dirais les autorités ! Les constructions “en dur” sont interdites … et tout le monde s’en fout !
A ma connaissance, dans le désert blanc (en Egypte) il n’y a toujours pas ce genre d’installation !

Sujets suggérés

Services voyage