Retour d'Ecosse par Eurolines

Forum Écosse

Nous revenons juste d’Ecosse par Le train et par Eurolines: 3 jours et demi sur le west Highland Way, 3 jours à Knoydart, 3 jours à Skye, 2 jours à Edimbourg + des transferts divers, en train, en bus, en bateau. Bilan financier: à peu près 700 euros par personne (souvenirs et divers moyens de lutte anti midges mis à part) pour 16 jours de voyage.
Nous partons le 31 Mai par Eurolines, avec traversée de la Manche en Ferry. des oiseaux prennent la pose.Expérience intéressante de contrôles d’identité tâtillons en compagnie du prolétariat immigré.Je vois pour la première fois la côte de l’Angleterre (je ne connaissais que l’Irlande), nous continuons sur Londres : des moutons, un gigantesque embouteillage, des jardins fleuris qui n’ont pas beoin d’arrosage, des faubourgs + ou - sordides. C’est toujours intéressant. Le bus jusqu’à London Euston. Tout est fermé, même les guichets et les renseignements. Nous faisons le plein d’eau dans les toilettes (payantes et nous n’avons pas de pièces!) de la gare et nous attendons pour prendre vers minuit le Caledonian Sleeper. Ce n’est pas ce soir que nous ferons des folies. Enfin le caledonian Sleeper (nous changeons de standing). Une employée très gendarme et des couloirs terriblement étroits pour nos sacs à dos, mais nous apprécions cette atmosphère très Agatha Christie. Je me réveille en arrivant à Glasgow. Il pleut, et comme nous attendons le traiin pour Mallaig, nous sommes tout de suite repérés comme des étrangers par un employé aimable. Enfin nous partons, je suis heureuse de voir l’estuaire de la Clyde (un nom dans mes lectures d’enfance), nous remontons le loch Long, puis le Loch Lomond, sans voir grand’chose, à cause du brouillard.Ensuite, le temps se lève un peu. Le paysage me rappelle un peu le Cantal, avec en plus d’étranges ravinements. Nous voyons quelque randonneurs vertueux marcher non loin de la voie et nous descendons à Bridge of Orchy.
A suivre . Calamity Jane

Bonjour calamity jane, ça fait plaisir d’avoir de vos nouvelles et j’attends la suite avec impatience! :slight_smile:

Suite du récit de Calamity Jane.
A Bridge of Orchy, nous entamons la montée vers le loch Tulla, où nous sommes accueillis par une petite escadrille de moucherons piqueurs (j’ai déjà rencontré des membres de leur famille en France). De légères brûlures, vite dissipées. Si ce sont là les fameux midges, pas de quoi en faire une histoire! (L’avenir montrera que les conclusions hâtives sont parfois imprudentes).Nous écartons la tentation d’un pub, trop proche de notre départ, nous sommes tentés de camper près de Bâ Bridge, mais nous continuons vertueusement jusqu’à une hauteur d’où nous voyons Les Blacks Corries, Kingshouse, et la route à camions du col de Glencoe. Paysage désolé. Je regrette que les bruyères soient encore noires de l’hiver et que nous apercevions la route. (Le David Balfour de Stevenson fuit dans ces parages devant les habits rouges).
l faut camper, mais le sol, apparemment plat sur la carte, n’est qu’un marécage bosselé. Partout le test du genou en terre, très efficace pour déceler l’humidité du sol s’avère positif. Je commence à comprendre que les Highlands ne sont qu’un vaste marécage, une gigantesque tourbière plus ou moins évoluée. L’homme de notre groupe, Cyrus Smith ou Mac Gyver selon les références de chacun, décide que nous comblerons les trous entre les bosses avec les herbes sèches que nous allons récolter, et nous posons donc le tapis de sol de nos tentes sur des sortes de paillasses. Nous passerons finalement une excellente nuit sur le sol moelleux des tourbières.
Le lendemain, nous passons devant Kingshouse où nous sommes accueillis par un panneau représentant un Campbell (les Campbells étaient les pires ennemis des Stewart ou Stuart d’Appin , (cf toujours Stevenson et la mort du malheureux James des Glens, injustement pendu pour le meurtre de Colin Campbell ) ainsi que des Mac Donalds. Nous reverrons encore des Campbells mouranrt après le col de Lairigmor entre Kinlochleven et Fort William (de Cumberland), nous recevons une fine bruine en vue des hauteurs qui dominent la vallée de Glencoe (normal), nous n’apprécions guère un passage sur le bitume ni la proximité de la route et nous arrivons enfin avec soulagement au pied du Devils Staircase. Calamity Jane. A suivre.

Suite du récit de Calamity jane
Devils staircase
Je me demande bien ce que cet escalier de pierre du diable peut avoir de diabolique. Une petite montée qui n’a rien de remarquable, à part la vue en arrière sur les hauteurs de la vallée de Glencoe puis la découverte au col du massif de Mamore. Au loin, nous devinons le Ben Nevis dans les nuages. La descente est d’abord belle, nous découvrons au loin le loch Eilde Mor, mais l’arrivée sur Kinlochleven est longue et fastidieuse. La “old military road”, construite avec peine pour tenir les Highlands était sans doute plus confortable pour les roues des fourgons militaires que pour mes articulations et mes pieds fatigués par de longues année de randonnées (j’apprécierai décidément beaucoup mieux le sol moelleux des tourbières). Peu avant l’entrée de Kinlochleven(près de tuyaux de conduites forcées ?), nous découvrons un terrain idyllique: rhododendrons, Iris des marais, presque sec (je dis bien presque) et nous nous chauffons au soleil, ignorant tout de l’offensive barbare qu’un ennemi sournois prépare. Nous commençons à préparer le repas et c’est alors qu’apparaissent quelques avions de reconnaissance, puis des escadrilles. Nous sortons alors ce que nous croyions être une défense infaillible, des voiles de mariées achetés au marché saint Pierre à Paris et une moustiquaire qui avait fait ses preuves au Groenland. Et nous arrivons à manger un peu plus tranquillement la moitié du repas sous les voiles. Mais l’ennemi croit en nombre, il apprend à se faufiler entre les mailles, il épie tous les interstices. Nous battons en retraite vers nos deux tentes. Malheureusement, l’ennemi nous y attend déjà et nous passerons une nuit d’horreur, souffrant de la chaleur enfouis dans nos duvets de montagne, la tête couverte par nos tee shirts, et nous nous réveillerons malgré tout constellés de piqûres. Le lendemain matin, (au diable nos principes d’austérité de randonneurs purs et durs!), nous partons prendre un breakfast à l’abri des midges dans un lieu clos à Kinlochleven. Pur moment de quiétude après une nuit infernale (avons nous rencontré le ou plutôt les diables du devils staircase?)où nous apprenons par la télé du pub qu’un meurtrier a tué une quinzaine de personnes dans le Cumberland. Nous nous mettons alors en quête de ravitaillement (quête positive) et je cherche en vain du Skin so soft). Tout cela nous a retardés. Nous ne serons pas ce soir à Fort William, mais nous camperons dans un lieu d’abord idyllique, au bord du torrent, après avoir aperçu deux chevreuils et rencontré nos prelmiers moutons, près du col de Lairigmor. Hélas, l’ennemi, aussi tenace que les Mac Donalds poursuivant les Campbells en je ne sais plus trop quelle année, va réussir à gâcher un peu la soirée, la nuit, et le petit déjeûner. Contre les midges, nous l’apprenons à nos dépens, il faut toujours pratiquer la guerre de mouvement, pas celle de position.
A suivre. Calamity Jane

Kinlochleven Fort William . suite du récit de Calamity Jane
Après une nuit somme toute acceptable, nous repartons pour Fort William, et nous découvrons avec joie au loin le Ben Nevis en descendant le col de Lairigmor. Au sud, je je pense toujours au Cantal, mais au Nord, le Ben Nevis ne ressemble qu’à lui-même. Je l’admire d’abord. Plus tard, il me plaira moins et je le comparerai à un gros cake un peu raté. Le chemin estd’abord agréable, nous croisons deux randonneurs écossais en kilt. L’arrivée sur Fort William est détestable: une hideuse et inconfortable large route à bulldozers. Nous avons aussi ce genre d’horreurs en France. Après d’âpres négociations avec notre inconditionnel du camping sauvage, nous décidons finalement de nous rendre au camping officiel au pied du Ben Nevis. Nous trouvons là skin so soft (efficace pour des touristes “normaux”, mais pas pour des randonneurs qui ont autre chose à faire que de s’aperger toutes les cinq minutes, lotions relativement apaisants, coiffes anti-midges. Notre homme refuse d’acheter une coiffe, il prétend se contenter de sa moustiquaire du Groenland (il capitulera sans conditions plus tard à Inverie). Nous découvrons que les campeurs brûlent quelquechose et cela paraît efficace. J’achète une bougie anti midges, croyant nous assurer des soirées ultérieures tranquilles. L’espoir fait vivre. Pour nous remettre de nos aventures, nous allons au restaurant du campinf ou mon premier haggis me change agréablement de la semoule à l’eau chaude et de la vache qui rit des jours précédents.Nous faisons une grande lessive de notre linge( très )sale aucamping.Nous nous endormons dans les délices de Capoue. Il fait beau et chaud à Fort William, il fera beau le lendemain, mais nous renonçons au Ben Nevis (mes genoux se réjouissent de ne ne pas avoir 1300 mètres à descendre).Tout le monde (c’est- à -dire nous quatre), nous décidons de poursuivre par Knoydart.A suivre. Calamity Jane

Suite du récit de Calamity jane
Je rêve de Knoydart depuis plusieurs mois. Inverie n’est pas accessible par route. Il faut marcher ou prendre le bateau et j’ai lu sur internet l’histoire des sept de Knoydart, de leur lutte d’abord perdue, puis de la fondation Knoydart. Nous prenons le 5ème jour de notre présence en Ecosse (6ème jour de notre voyage) le bus pour Fort William, nous visitons le petit musée, très intéressant où nous sommes accueillis par deux charmantes dames, et nous prenons dans l’après-midi le train pour Glenfinnan. Des midges nous accueillent. Nous allons néanmons saluer le monument à la mémoire de l’expédition de bonnie prince Charlie et nous partons vers le Nord dans la direction de corry hully bothy. Nous campero,ns un peu avant, avec les inévitables midges.
7ème jour. Corry hully - Bothy A Chuil
Arrivant à la cabane de corry hully, nous rencontrons un écossais qui ,nous dit qu’il est impossible de passer sur Strathan. Visiblement, il s’ennuie et voudrait que nous restions. Inflexibles et héroïques, comme toujours, nous prenons le chemin du col, d’abord fort bon, puis très allusif sur la fin, nous passons le col, puis nous retrouvons souvent en hors sentiers (nous avons l’habitude dans les Alpes et les Pyrénées), et nous traversons des pentes herbeuses sans dificulté (nous avons tous deuxbâtons de marche, fort utiles pour déceler les pièges des terrains écossais avec lesquels les abords du West Highland way nous ont familiarisés. Il pleut. Le descente se corse avec l’arrivée dans une gorge (la carte au 50000ème ne permettait pas de la déceler: peut-être un passage sur l’autre ruve permettait d’éviter la gorge). Le sentier est bien tracé, mais étroit et surtout la chute serait à coup sûr mortelle: c’est à pic , rocheux et assez profond. Ce n’est à conseiller ni comme randonnée familiale avec de jeunes enfants, ni avec les éléphants d’Hannibal, mais c’est sans difficulté véritable pour nous, même avec de gros sacs . Nous arrivons au bas de la descente, en vue du loch Arkaig dans la brume, nous errons un peu dans un bois marécageux et plein de midges et nous arrivons assez tard à A’ Chuil bothy dans le Glen Dessarry. Nous rencontrons dans la cabane un allemand épris de solitude, très courtois et un couple d’écossais habitués des lieux, venus avec du charbon. Nous passerons tous les sept une bien agréable soirée à discuter près du feu, mais les midges ne seront nullement effarouchés par la bougie antimidge que j’ai achetée à Fort William.
A suivre. Calamity Jane

Calamity Jane à Knoydart. Suite
Bothy a’ Chuil- Bothy Sourlies
Nous prenons congé le matin de autres occupants de la cabane et nous remontons le Glen Dessarry. Rapidement, notre allemand nous dépasse. Montée sans histoire au Mam na Cloich Airde Nous avons admiré toute la matinée le Sgurr na Cicche, le “Cervin” de Knoydart. Le seul problème est d’éviter de s’embourber ou lorque le sentier s’efface, de ne pasmettre le pied dans un trou (je réusirrai malgré tout à mettre une jambe entière dans un trou , sans dommage aucun,dans un moment d’inattention. La situation se corse à la descente (je nai pu me procurer la carte au 25000ème à Fort William. C’était la seule carte manquante, je n’ai pu acheter qu’une carte au 40000ème, malgré tout meilleure que la carte au 50000ème.Nous savons sur quelle rive il faut passer, mais nous ne trouvons pas le sentier tout de suite. Une exploration de la gorge se révèle peu engageante (nous verrons plus tard qu’elle se termine par uine cascade!) . Finalement, nous découvreons plus haut (il faut un peu remonter au dessus de la vallée un bon sentier qui va nous permettre de descendre sans problème au bord du loch Nevis à la Sourlies bothy. Nous y retrouvons notre allemand ety deux écossais qui vont faire un sommet le lendemain et que nous retrouverons à Inverie. Soirée mondaine agréable entre amoureux de la solitude Nos compagnons de rencontre dorment dans la cabane, nous plantons nos tentes à proximité. Pas de midgies, ô soirée divine. Le matin non plus les midges nous épargnent. mes deuamies, qui occupent la seconde tente et sont plus matinales que nous voient un cerf le matin sur la plage. A suivre . Calamity Jane

Sourlies -Inverie. suite du récit de Calamity Jane
Nous quittons le bothy de Sourlies (habité comme celui d’A’ Chuil par une souris, nous l’apprendrons de nos compagnons) et nous nous dirigeons vers les marais et le pont de la Carnoch river. Nous longeons la paroi rocheuse, comme me l’a recommandé sur son mail le ranger de Knoydart jusqu’au coude de la rivière puis nous tournons perpendiculairement en direction du pont (finalement , nous n’aurons pas de problème, l’année est sèche et nous commençons à être à l’aise dans les marécages. le pont sur la rivière Carnoch “quite old and unstable” s’avère excellent, bien moins impressionnant que certains point de Via Ferrata dans les Dolomites. Nous montons ensuite 550mètres jusqu’au col (somme toute ce chemin poiur Knoydart n’est pas “very rough” comme on me l’a écrit. C’est un honnête sentier de montagne, parfois un peu inexistant, mais c’est tout et c’est beaucoup plus confortable à mon avis que la “old military road” du West Highland Way).Vue magnifique sur la baie d’Inverie au col. On voit même les Black Cuillins de Skye. La descente bordée de roches métamorphiques intéressantes, est longtemps plaisante, mais l’arrivée sur Unverie sur de larges chemins s’avère longue, pénible et fastidieuse. Il y a de plus en plus de midges et notre arrivée à la Knoydarts Bunkhouse de la fondation Knoydart est escortée par des escadrilles de midges. Nous y retrouvons nos écossais de la sourlies bothy et nous irons avec eux au pub d’Inverie, où ils nous offrirons du whisky .Nous mangerons fort bien et fort agréablement au pub d’Inverie. Soirée sans musique malheureusement… La baie d’iNverie est magnifique. Je veux revenir à Knoydart et faire la traversée vers Arnisdale, mais pas pendant la saison des midges.
Calamity Jane . A suivre

Merci pour autant de détails de votre voyage / randonnée en Ecosse! On dirait que vous avez été bien gaté avec les midges ! :-). Eh oui, terrain humide/eau = midges, rien à faire. mais sans ces petites bestioles si énèrvants , l’Ecosse du nord ne sera pas l’Ecosse! (et en plus ils sont très important pour l’eco-système…tant pis pour le randonneur!). Je campe beaucoup sur la coté et j’en vois pas beaucoup…en plus ils ne me mordent pas…mais mon cheri oui! :-). Après notre BBQ du soir (par beau temps), nous mettons de la tourbe sur les braises pour faire de la fumée…ça, ils n’aiment pas! (mais nous sentons la fumée de la tourbe par la suite!).

Nous quittons Knoydart, à regret pour Skye par le bateau, d’abord pour Mallaig. Le bateau fait escale à Mallaig, puis remonte en grande partie le Loch Nevis, et nous apercevons presque la cabane de Sourlies. Nous traversons ensuite sur Skye et nous allons à pied d’Armadale au Flora Mac Donald hostel, d’où nous avons une vue magnifique sur Knoydart. Le lendemain matin, nous visitons le Clan Mac Donald Center. Très beaux jardins, intéressant, mais aussi remarquable pour un regard critique par ses lacunes ou ses silences sur ce qui s’est passé entre Culloden et la réhabilitation aseptisée ou récupération militarofolklorique de la culture écossaise, ainsi que sur les clearances (notamment sur ce qui s’est passé à Skye dans les années 1880). Nous partons ensuite pour Portree où nous pensions nous établir pour trois jours, mais nous devrons repartir le lendemain, l’A.J étant complète en raison d’un tournoi de foot inter-îles. Nous renoncerons avec beaucoup de regret à la presquîle de Trotternish et nous ferons un aller-retour Sligachan-Loch Coruisk Sligachan, en campant 150 mètres au dessus du Loch Coruisk. Sur le chemin du retouir, nous rencontrons un jeune français qui fait le tour de l’Ecosse en 4 mois , en marchant et en courant, traînant son sac à dos sur un carrisk. Je l’admire et je l’envie.
Nous ferons un bref aller-retour en bus pour Eilean Donan Castle. Trop de touristes et un affreux ponr routier qui bouche la vue de Dornie. Nous passerons la nuit dans une auberge de jeunesse de Kyleakin. Soirée instructive au pub. C’est la retransmission du match Angleterre-USA. Le public exulte de joie lorque les Etats Unis marquent un but contre l’Angleterre. A suivre. Calamity Jane

Oh, c’est vraiment dommage que vous n’avez pas pu visiter le Trotternish! En ce qui concerne le football…à mon avis il y a avait des cris de joie un peu partout en Ecosse quand les USA ont marqué leur but! :slight_smile: Ici dans ma maison en Belgique aussi…:slight_smile:

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