Retour de voyage : Safari de 6 jours au Kenya + Mombasa et Nairobi

Forum Kenya

Bonjour ! :kenya:

Voici un retour sur notre voyage au Kenya qui a eu lieu du 12 au 26 août 2025. Nous sommes un couple marié (29 et 33 ans).

Au programme :

  • Safari (6 jours / 6 nuits)
    → Réserve nationale du Maasaï Mara (2 jours)
    → Lac Naivasha (½ jour)
    → Parc national d’Amboseli (1 jour)
    → Parc national de Tsavo Ouest (1 jour)
  • Visite de Mombasa (1 jour et ½ / 2 nuits)
    dont Nyali Beach (½ jour)
  • Visite de Nairobi (3 jours / 3 nuits)
    dont la forêt de Karura (½ jour)
    et le parc national de Nairobi (½ journée)

La partie Safari a été effectuée avec une agence tandis que les visites de Mombasa et de Nairobi se sont faites indépendamment sans guide (sauf le parc national de Nairobi).

A l’aller, nous avons ainsi passé deux jours d’escale en Arabie Saoudite, les 13 et 14 août. La compagnie aérienne Saudia permet d’effectuer des escales jusqu’à 96 heures grâce à un visa de transit facile à obtenir en ligne. Je détaille tout cela dans cet autre carnet de voyage : Retour de voyage : 2 jours d’escale en Arabie Saoudite – Djeddah et Médine


► FORMALITÉS ◄

ENTRÉE AU KENYA

L’entrée au Kenya se fait à l’aide d’une autorisation électronique de voyage (eTA). Elle s’obtient via le site officiel : https://etakenya.go.ke
Il suffit d’entrer ses informations personnelles ainsi que les dates de voyage, les logements ou agences. Il est possible de faire des demandes groupées. Le prix est de 34,05 €/pers. Les eTA sont valides 90 jours, soit 3 mois, bien qu’il soit possible de prolonger l’autorisation.
Les demandes peuvent se faire jusqu’à 90 jours avant la date de fin de voyage. La réponse est donnée sous 72h par mail.
Il faut faire attention à ce que la date de fin de voyage entre bien dans les 90 jours. L’eTA est en fait une autorisation à se rendre au Kenya dans les 90 jours suivant la demande.

(Personnellement j’avais fait ma 1ère demande à 90 jours de la date de début du voyage ; toute la démarche est faisable, mais ensuite l’eTA est générée automatiquement à partir du jour de la demande, et cela ne prend pas en compte la date de fin entrée sur le site. Le programme compte juste 90 jours à partir de la date de demande. Donc j’ai obtenu un eTA qui ne me permettait pas d’aller jusqu’au bout du voyage. Pas de panique, ce n’est qu’une autorisation et il est possible de refaire une demande en payant à nouveau).

Une fois l’eTA en poche, il faudra la présenter à l’embarquement et aux contrôles à l’arrivée au Kenya.

Dans tous les cas, il faut avoir un passeport dont la durée de validité dépasse d’au moins six mois la fin du séjour.

Plus d’informations sur France-Diplomatie : Kenya - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

COMMUNICATION

Les langues officielles du Kenya sont le kiswahili et l’anglais. 63 autres langues vernaculaires sont également utilisées. Elles sont réparties en 3 familles : les langues bantoues (dont le kiswahili fait partie), les langues couchitiques et les langues nilotiques, ce qui correspond aux 3 grandes groupes ethniques du pays. A cela, on peut également ajouter certaines langues de l’Inde et l’arabe utilisées par les communautés indiennes et omanaises du Kenya.

Pour nous 2, la communication orale au Kenya s’est faite en anglais, qui est très bien parlé par tout le monde. Donc nous n’avons eu aucun problème de communication. Lors du safari, nous avons opté pour une agence francophone.

Pour le téléphone, étant hors Europe, il faut acheter une carte sim, une carte e-sim ou disposer d’un forfait avec des options internationales. C’est facile de se procurer une carte sim dans un magasin de téléphonie mobile ou dans un commerce de détail. Il y a des magasins de téléphonie à la sortie de l’aéroport. Attention cependant, tous les opérateurs téléphoniques ne se valent pas. Nous avons eu le malheur d’opter pour deux cartes sim de chez Telkom. Avec Telkom, on ne capte rien du tout hors de Nairobi et Mombasa. Nous avons dû racheter une carte sim d’un autre opérateur. A priori Safaricom et Airtel sont très bien. Nous avons opté pour Safaricom, et nous avons pu capter même dans les parcs.

MONNAIE

Beaucoup de choses se paient en espèces, en shillings kenyans (KSh ou KES) : commerces, restaurants, entrées dans des monuments, taxis, tuk-tuks, VTC, moto-taxis, pourboires, etc. La carte bancaire est aussi présente dans les grandes villes, les centres commerciaux, les grands hôtels et lodges (sauf si trop petits).

Pour se procurer des shillings kényans, le mieux est de prendre des billets en euros pour les échanger au Kenya dans des bureaux de change ou à la banque. Il y en a dans les aéroports et en ville.

Beaucoup de choses sont également payables en euros ou en dollars, notamment les entrées dans les parcs nationaux, dont les prix sont indiqués en shillings kényans pour les locaux et en dollars américains pour les autres. Le paiement peut aussi se faire directement en ligne, sur le site officiel https://kws.ecitizen.go.ke/. Ensuite, les grands hôtels et lodges proposent également leurs services en dollars. Enfin, il est aussi possible de payer en euros ou en dollars lorsqu’il s’agit de sommes suffisamment grandes qui seront échangeables en bureau de change ou à la banque → donc des billets. Si vous donnez des pièces, les personnes ne pourront rien en faire car elles ne sont pas échangeables. De ce fait, il arrive que certains kenyans demandent d’échanger plusieurs pièces contre un billet de 5 ou 10 €. Certains d’entre eux ont besoin de leur argent au jour le jour, et cela peut être très handicapants pour eux. Le mieux est donc d’éviter les petites pièces et de prévoir de la monnaie en shillings kényans. Si jamais à la fin du voyage, il vous reste des shillings, il est possible de les ré-échanger contre des euros en bureau de change ou à la banque.

Les kenyans utilisent de plus en plus le paiement par téléphone dans les commerces, mais aussi les taxis, motos-taxis, guides… Ce paiement téléphonique se nomme M-Pesa, il s’agit d’une application à télécharger.

Beaucoup de choses peuvent se marchander, que ce soit de l’objet acheté en boutique de souvenirs ou au marché, à la prestation d’une agence. Les pourboires sont également très présents : pourboires pour le guide et le chauffeur (10 €/pers/jour), pourboires pour les employés d’un lodge - porteur de bagage par exemple - ou pour le serveur d’un restaurant (entre 100 et 500 shillings, je dirais), photo d’une personne notamment d’un Maasaï, etc.

Un guide pour l’achat de souvenirs : Les souvenirs à ramener du Kenya (bijoux, pierres, artisanat, etc.) - TraceDirecte

AGENCES DE VOYAGE ET SAFARIS

→ Faut-il une agence de voyage pour faire un safari au Kenya ?

Il n’est pas obligatoire de passer par une agence de voyage ou d’avoir un guide lors d’un safari au Kenya. Toutefois, il y a plusieurs points à prendre en compte :

- Conduire au Kenya sur les routes et dans les parcs : La conduite au Kenya n’est pas facile car le code de la route n’est pas toujours très bien respecté, notamment par les camions. Les grandes voies sont en bon état, mais il se peut que l’on doive passer par des pistes plus ou moins accidentées pour accéder à certains parcs, notamment la réserve nationale du Maasaï Mara. Une fois dans les parcs, les pistes sont globalement en bon état, mais cela arrive régulièrement que certaines soient accidentées. Avec la pluie qui les rend boueuses et le passage de nombreux véhicules, on peut avoir des pistes un peu déformées. Donc il vaut mieux avoir l’habitude de conduire dans ce genre de conditions. Il vaut mieux également éviter de conduire la nuit.

- Quel véhicule louer ? Il est possible de louer un 4x4 ou un mini-van mais il ne sera probablement pas adapté aux safaris. Les 4x4 ou mini-vans de safaris sont équipés de toits ouvrants permettant d’avoir une bonne vue. Ils sont également plutôt spacieux, pour permettre à chacun de se déplacer de la gauche vers la droite. Le problème quand on est 5 dans un véhicule classique, c’est que la personne au mieux verra probablement moins bien et que les autres ne pourront pas naviguer aussi facilement que dans un véhicule adapté.

- Comment se repérer dans les parcs ? Déjà, il faudra avoir une carte sim qui fonctionne dans les parcs (Safaricom est très bien) une application pour se diriger comme Google Maps ou Maps. Ensuite, il faut être capable d’à la fois ce concentrer sur la piste et repérer les animaux de part et d’autre. Les agences équipent leurs véhicules de radios pour que les chauffeurs et guides communiquent entre eux sur la présence d’un animal rare ou d’un problème constaté. En indépendant, il est possible de suivre les routes et les véhicules des agences, mais cela sera probablement moins précis.

- Payer les entrées des parcs et réserves : J’ai envie de dire que c’est le point à prendre en compte le plus simple. Quand on passe par une agence, c’est elle qui s’occupe de payer les entrées, mais en soi ce n’est pas plus compliqué qu’ailleurs. Les entrées dans les parcs nationaux s’achètent sur le site officiel du Kenya Wildlife Service (KWS) : https://kws.ecitizen.go.ke/ (il faut créer un compte eCitizen et on peut payer en carte bancaire VISA). Les parcs nationaux concernés, le montant des entrées et les taxes par véhicule sont indiqués sur le site officiel ici : https://www.kws.go.ke/our-parks. Certaines réserves nationales disposent de leur propre gestion et ne sont pas indiquées pour l’instant sur le site officiel de KWS, je pense notamment aux réserves nationales du Maasaï Mara et de Samburu. Le ticket se paie au guichet à l’entrée, et c’est possible de le faire par carte bancaire.

- Se loger : Je parle des logements de manière générale un peu plus tard, mais il est tout à fait possible de réserver soi-même ses logements, lodges compris. Les lodges situés dans les parcs sont plus chers que ceux situés à l’extérieur. Toutefois, se loger en indépendant ne sera pas forcément moins cher qu’en passant par des agences car celles-ci bénéficient de tarifs préférentiels.

→ Comment choisir une agence de voyage ?

Je ne vais évidemment pas donner une réponse universelle après un seul voyage au Kenya ! Mais je dirais qu’il faut déjà distinguer les agences locales des agences non locales (françaises par exemple). Ces dernières ajoutent des intermédiaires qui rendront probablement le voyage plus cher et la communication moins directe. Ensuite pour les agences kenyanes, certaines sont spécialisées dans la région où elles sont basées et ont donc une très bonne connaissance de cette dernière. Certains ont leur spécialité, comme la grande migration, l’observation des félins, etc. D’autres agences sont plus généralistes et peuvent évoluer à travers le pays, mais ils ont probablement des connaissances moins approfondies sur chaque parc ou réserve. Elles emploient leur guide et leur chauffeur, ou un guide-chauffeur pour la durée du safari.
Ensuite, c’est important d’avoir un bon ressenti avec l’agence, et si cela ne passe pas, il ne faut pas forcer. Vérifiez aussi l’existence de l’agence (qualité du site internet, présence sur Google Maps, nombre d’avis et qualité des avis, etc). Il existe également des agences francophones, donc pour rebondir avec le paragraphe précédant → pas besoin de passer par une agence en France. Les agences proposent sur leurs sites internet différents circuits qui peuvent aider à choisir, mais il ne faut pas hésiter à faire des demandes personnalisées. Elles peuvent tout à faire s’adapter aux désirs de leurs clients, surtout quand il s’agit d’un voyage privé.

Un peu entre le safari avec agence et le safari en indépendant, il est aussi possible de payer un guide local à l’entrée du parc. KWS donne le prix de leurs guides locaux pour chaque parc proposant ce service sur le site officiel : https://www.kws.go.ke/our-parks Mais je ne sais pas comment ça marche exactement !!

Kenya Wildlife Service suggère de se référer aux listes d’agences membres de deux associations : la Kenya Association of Tour Operators (KATO) et la Tour Operators Society of Kenya (TOSK). La Kenya Professional Safari Guides Association (KPSGA), l’organisme qui certifie les guides du Kenya, donne la liste les guides kenyans avec leur agence et les classe dans 3 catégories d’expertise. Ce n’est bien sûr pas obligatoire de se baser sur ces listes mais je trouvais intéressait de montrer ce qui était proposé par les organismes officiels. Le seul élément légal pour une agence est de posséder une licence valide.

Si l’on s’intéresse au prix, voici quelques points qui peuvent faire varier le prix du safari : le nombre de parcs à visiter, le prix des parcs (de 20 $ à 200 $/jour/pers), les distances à parcourir, l’expertise du guide, la renommée de l’agence, le standing des logements, le standing du véhicule (les vans ou minibus sont un peu moins confortables que les 4x4, mais ils sont parfaitement équipés pour affronter les pistes même accidentées ; sinon il y a aussi des véhicules avec des prises USB, le wi-fi, etc). Il ne faut pas oublier que le safari reste une activité coûteuse, et que des prix bradés ne sont pas bon signe.

Notre choix s’est porté sur l’agence SAFARI KENYA MAGIQUE, une agence francophone basée à Mombasa, et leur circuit de 7 jours “Simba Magique”. C’est un circuit qui traverse le Kenya de Nairobi jusqu’à Mombasa en passant par la réserve nationale du Maasaï Mara, le lac Naivasha, le parc national d’Amboseli et le parc national de Tsavo Ouest. Cela fait effectivement de grandes distances en peu de temps ! Mais nous étions à la recherche d’un parcours nous permettant de nous rendre dans les deux villes Nairobi et Mombasa. En effet, ce safari a été notre premier. Nos voyages habituels sont plutôt composés de visites de villes. Nous faisons des photos de rues citadines, mais aimons également photographier des paysages plus sauvages (comme lors de notre bivouac dans le désert algérien) ou des animaux (comme lors de notre voyage en Thaïlande où nous avons été enchantés par le nombre d’animaux tropicaux). Donc nous ne nous voyions pas nous rendre au Kenya sans visiter tout de même quelques villes.

Notre avis sur l’agence SAFARI KENYA MAGIQUE :
Nous avons passé un excellent safari de 7 jours avec cette agence francophone (circuit “Simba Magique”). Nous étions 4 dans le mini-van : notre guide, notre chauffeur, mon mari et moi.
→ Notre guide, Éric, est vraiment sympathique, chaleureux, drôle et arrangeant. Il met tout de suite très à l’aise et a été soucieux de notre bien-être tout au long du safari. Il a également été de très bon conseil pour la suite de notre voyage. C’est un guide expérimenté, qui en plus de parler très bien le français, maîtrise le circuit, connait bien les parcs que nous avons visité ainsi que les animaux. Il nous a aussi fait découvrir la vie des kenyans.
→ Notre chauffeur, Johanna, est également très gentil et arrangeant. Il conduit de manière attentionnée son mini-van dans le parc et sur les routes du Kenya, donc nous nous sommes sentis en sécurité. A l’écoute d’Éric, il fait attention aux animaux autour de nous et a fait en sorte de nous offrir de belles vues sur des animaux rares.
→ En amont du safari, la communication avec le gérant de l’agence, Rashid, a été claire et efficace. Il a été transparent sur les activités ainsi que sur les prix à payer, et a toujours répondu très rapidement à nos mails. De plus, les circuits sont flexibles et se sont adaptés à nos horaires.
Ce premier safari a donc été une réussite. Nous avons vu de nombreux animaux communs ou rares. Nous avons traversé plusieurs parcs et régions, ce qui nous a permis de découvrir des paysages incroyables. Notre circuit comportait aussi une petite randonnée et la visite d’un vrai village Maasaï. Enfin, les logements choisis (lodges) étaient tous confortables et la nourriture y était bonne (beaucoup de buffets à volonté).

→ Quand faire un safari ?

Il est possible de faire des safaris toute l’année, mais certaines périodes sont plus ou moins favorables d’un point de vue météo. Lors de la saison sèche, par exemple celle de juillet à octobre, les animaux se rejoignent autour des points d’eau pour s’abreuver. La végétation est éparse, donc ils sont davantage visibles. Juillet/août, c’est également la période pour observer la grande migration des gnous et zèbres jusqu’à la réserve nationale de Maasaï Mara au Kenya, en provenance du parc national de Serengeti en Tanzanie.
Lors des saisons des pluies (avril → juin, novembre → mi-décembre) , la végétation est plus luxuriante ce qui donne des paysages magnifiques. Par contre, les animaux se cachent plus facilement. De plus, les épisodes de pluie peuvent un peu gâcher la session de safari, et la conduite est plus difficile avec des pistes boueuses où les véhicules peuvent s’enliser.
Octobre à mars est une bonne période pour observer les oiseaux qui hivernent dans les régions plus chaude.

Choisir une période en dehors de la saison haute (juillet → décembre) permet aussi de faire baisser les prix.

→ Où faire un safari ?

Au Kenya, on décompte 23 parcs nationaux (27 terrestres, 4 marins), 34 réserves nationales (28 terrestres, 6 marines) et 4 sanctuaires nationaux. Toutes ces aires sont protégées et gérées par le Kenya Wildlife Service, l’agence publique kenyane chargée de la conservation de la nature. Ensuite, il existe aussi des sanctuaires privés. Voici les principaux réserves et parcs nationaux kenyans :

  • Réserve nationale du Maasaï Mara : Prolongation kenyane du parc national du Serengeti, cette réserve consiste en de grandes plaines de savane abritant d’importants troupeaux d’herbivores, mais aussi de nombreux prédateurs. Elle est aussi le théâtre de la grande migration (entrée adulte non résident 2025 : 200 $/jour).
  • Parc national d’Amboseli : Au pied du Kilimanjaro, ce parc classé au patrimoine mondial de l’UNESCO est composé de plaines arides. Il abrite, entre autres, de nombreuses familles d’éléphants (entrée adulte non résident 2025 : 90 $/jour).
  • Parc national de Tsavo Est : Avec le parc national de Tsavo Ouest, il forme le plus grand parc du Kenya avec 21 812 km². Les paysages sont toutefois très différents entre le côté est et le côté ouest, mais tous 2 présentent quelques coulées de lave. A Tsavo Est, on retrouve de grandes plaines herbeuses et une terre rouge vif qui colore notamment les éléphants (entrée adulte non résident 2025 : 52 $/jour).
  • Parc national de Tsavo Ouest : Cette partie est davantage composée de montagnes et collines escarpées couvertes de végétation, toujours avec une terre rouge vif (entrée adulte non résident 2025 : 52 $/jour).
  • Parc national du lac Nakuru : Ce parc englobe le lac Nakuru, un lac de soude abritant de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques, mais aussi des populations de rhinocéros blancs et noirs (entrée adulte non résident 2025 : 90 $/jour).
  • Réserve nationale de Samburu : Cette réserve du centre du Kenya abrite des espèces rares comme la gazelle de Waller, l’oryx Beisa, le zèbre de Grévy, la girafe réticulée, ou autruche de Somalie dans des plaines arides. On y trouve également des léopards et des lions sans crinière (entrée adulte non résident 2025 : 90 $/jour).
  • Parc national de Nairobi : Créé en 1946, il s’agit du premier parc national du Kenya. Il est situé à seulement 7 km de Nairobi, dont on voit les immeubles. Les rhinocéros (blancs) y sont assez facilement visibles (entrée adulte non résident 2025 : 80 $/jour).


Source de la carte : https://www.africa-adventure.com/

Petit point sur les termes utilisés pour désigner les aires protégées au Kenya :
Un parc national (national park) est une aire protégée gérée par le KWS. L’objectif est la conservation stricte de la faune et de la flore. L’accès est alors réglementé et limité. Les recettes engendrées reviennent à l’État via le KWS.
Une réserve nationale (national reserve) est une aire protégée gérée par le gouvernement du comté (county government) où se situe la réserve, en partenariat avec le KWS qui garde un rôle important (Surveillance et police de la faune, aide à la conservation, délivrance et suivi des permis nationaux). L’objectif est la conservation de la faune et de la flore, mais également l’intégration des communautés locales et activités économiques (safaris, pâturage contrôlé, etc). Les recettes engendrées reviennent au comté local et sont souvent redistribuées à la communauté locale.
Un sanctuaire national (national sanctuary) est une aire protégée gérée par le KWS. L’objectif est la protection d’une espèce ou d’un groupe d’espèces spécifiques (rhinocéros noirs et blancs, girafes Rothschild,oryx beisa). C’est une zone beaucoup plus petite que les parcs et réserve nationaux. Leurs revenus proviennent de fonds de conservation, de dons et d’ONG, en plus des entrées touristiques.
Enfin, il existe des aires protégées privées sous différentes formes : private (wildlife) sanctuary, private conservancy, community conservancy, game ranch, wildlife estate, ecotourism zone, etc. Elles appartiennent à un propriétaire privé qui peut être une personne, une société ou un collectif (association, organisme, communauté). Le KWS garde un rôle de tutelle légale et technique. L’objectif est la conservation de la faune. Ces zones privées représentent près de 65 % de la faune protégée hors des parcs et réserves nationaux au Kenya. Elles attirent une part croissante du tourisme haut de gamme et éco-tourisme.

Il faut garder à l’esprit que les distances entre les parcs (et dans les parcs) sont importantes. Par conséquent, cela peut être préférable de ne choisir que quelques parcs où passer davantage de temps, plutôt que de parcourir de grandes distances et de perdre du temps sur les routes !

Voici un site très intéressant qui donne des informations, des plans et une liste d’animaux pour chaque parc et réserve nationaux kenyans, ainsi que des informations sur les safaris au Kenya de manière générale : https://www.kenya-safari.com/

Et sinon, plusieurs membres du forum sont des habitués des safaris, notamment au Kenya, et seront de bon conseil. :wink:

→ Que faut-il amener avec soi ?

  • Sac de voyage (valises à éviter) : nous avons un Forclaz Duffel 500 40-60L et un Forclaz Duffel 900 50L de chez Decathlon ;
  • Petit sac à dos (éventuellement) pour transporter des choses durant les safaris ;
  • Vêtements chauds pour le matin et le soir + la pluie : pull et/ou veste imperméable/à capuche ;
  • Vêtements pour la journée : pantalon de randonnée ou tout du moins confortable, casquette ou chapeau, lunettes de soleil, petit foulard pour la poussière ;
  • Chaussures de randonnée ou baskets (suffisent amplement si pas de marche prévue) ;
  • Trousse de soin : pansements, crème solaire, éventuellement antihistaminiques, smecta et anti-douleurs, anti-paludiques, anti-moustiques selon la saison (cf section SANTÉ), papier toilette (au cas où) et les classiques brosses à dent, dentifrice, peigne, baume à lèvres, etc ;
  • Batterie portable (il y a l’électricité dans les lodges (et parfois dans certains véhicules de safari) mais c’est toujours bien de pouvoir recharger ses appareils en journée au cas où ;
  • Adaptateur de prise électrique (prises de type G au Kenya) ;
  • Jumelles et/ou appareil photo qui zoome ;
  • Gourde d’eau (les bouteilles en plastiques jetables sont interdites dans plusieurs parcs et réserves, donc il vaut mieux vider celles qui sont fournies par l’agence dans des gourdes avant d’entrer dans le parc) ;

LOGEMENTS

Comme pour d’autres destinations, on peut réserver des logements (hôtels, appartements, lodges, guesthouses) en ligne, par exemple sur Booking.
Pour les paiements, on trouve aussi bien des logements acceptant le paiement à l’avance en ligne que des logements demandant à être payés sur place.

Les lodges, ce sont ces camps que l’on retrouve dans les parcs animaliers africains. Ils sont composés de grandes tentes améliorées, emmeublées avec un lit, des rangements et une salle de bain souvent en dur. Étanches, confortables et équipées de moustiquaires, elles sont assez éloignées les unes des autres dans un lodge, ce qui donne le sentiment d’être dans la nature. Les lodges restent aménagés et sont dotés d’un restaurant proposant une repas matin, midi et soir, souvent en buffet à volonté. Selon le standing, on peut aussi retrouver des activités, et notamment une piscine. Donc on est loin d’une expédition en bivouac comme j’ai pu faire pendant 6 jours dans le désert algérien. Toujours selon le standing du lodge, il se peut que le wi-fi ne soit pas de très bonne qualité, et que l’électricité soit coupée en journée (généralement remise en soirée et le matin).

MÉTÉO

Voici un site plutôt complet donnant des données météorologiques sur les pays, régions et villes du monde : Quand partir au Kenya ? Climat, Température, Météo, Saisons… | Où et Quand
L’année au Kenya est composée d’une saison sèche chaude de décembre à mars, suivie de la grande saison des pluies d’avril à juin, puis d’une autre saison sèche de juillet à octobre et la petite saison des pluies de novembre à mi-décembre.
Les pluies sont plus intenses lorsqu’on se situe au milieu de la période de saison des pluies. Dans une journée, les pluies sont courtes mais fortes. Le sol sèche vite mais dans les zones où il n’y a pas de routes goudronnées, les pistes se déforment et sont boueuses avec la pluie et le passage des véhicules.
Attention également, depuis ces dernières années, il y a des dérèglements météorologiques qui ont fait que des fortes pluies sont également tombées durant la saison sèche, provoquant des inondations et des crues. C’est notamment visible aux abords des grands lacs qui ont considérablement grossi, noyant des habitations et des champs.

Durant notre séjour, en août, nous avons effectivement eu des pluies plusieurs jours. Cela ne dure pas toute la journée, mais il vaut mieux s’habiller en conséquence.

TENUE VESTIMENTAIRE

En plus de la météo, il est important de prendre en compte l’altitude. Une bonne partie du Kenya est en altitude (vallée du Grand Rift). Par exemple, Nairobi est située à 1661 m d’altitude, et la réserve nationale du Maasaï Mara entre 1500 et 2180 m d’altitude. Donc même durant la saison sèche, il peut faire frais, particulièrement la nuit.
Il faut ainsi prévoir des vestes ou pulls à manches longues, ainsi que des pantalons au cas où. C’est également bien si les couches peuvent s’enlever au fur et à mesure que la température augmente en journée. La nuit, nous n’avons pas eu froid (en août) malgré les 16 °C dans les lodges non chauffés. Mais les frileux, prévoyez de quoi vous réchauffer.
Comme il peut pleuvoir même durant la saison sèche (cela a été notre cas), c’est bien de prévoir une veste à capuche imperméable légère, ainsi que de chaussures qui ne craignent pas l’eau et la boue.
A l’ouest du pays, notamment vers la côte, il fait beaucoup plus chaud, donc il faut aussi prévoir des vêtements plus légers et de quoi se protéger du soleil (couvre-chef, lunettes de soleil, crème solaire). Dans les villes, pour entrer dans des lieux de culte, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou hindous, il faut avoir une tenue appropriée (c’est-à-dire éviter les vêtements trop échancrés).

En safari, prévoyez des vêtements confortables, et de préférence sans couleur flashy. Comme il n’y a pas de marche prévue (sauf si safari spécial), il n’y a pas besoin de prévoir des chaussures de randonnée, et de simples baskets ou des sandales de marche suffisent amplement. Pour la poussière (notamment dans le parc national d’Amboseli, au croisement de véhicules sur les pistes), prévoyez un petit foulard ou un masque. Nous sommes protégés par le toit ouvrant durant le safari, mais cela peut quand même être bien d’avoir un couvre-chef et des lunettes de soleil.

SE DÉPLACER

Cette partie ne concerne pas le safari mais la visite de villes qui a suivi.

○ Entre deux villes : L’avion est une solution rapide pour relier les grandes villes du pays, notamment Nairobi, Mombasa, Kisumu, Lamu.

Le train est également une solution pour relier Nairobi et Mombasa. Depuis 2017, une ligne de chemin de fer nommée Standard Gaug Railway (SGR) permet de relier les deux villes en 4-5 heures. Cette ligne comporte une extension jusqu’à Naivasha depuis 2019. Une autre extension vers Kisumu et Malaba devrait commencer à être construite très prochainement. A terme, l’objectif est de relier cette nouvelle ligne à l’Ouganda et le Rwanda.
Cette ligne existe en parallèle de l’ancienne ligne historique Uganda Railway ou Lunatic Line, construite entre 1896 et 1901 par des travailleurs indo-pakistanais sous le mandat britannique. Elle relie Mombasa à Kampala au bord du lac Victoria en Ouganda, en passant par Kisumu et Nairobi. Avec cette vieille ligne, on reliait Nairobi à Mombasa en 18 h !
Les trains de la nouvelle ligne se nomment Madaraka Express et leurs tickets sont achetables en ligne sur : https://metickets.krc.co.ke/

L’autocar (coach) est aussi une solution de transport interurbain pas chère et très fréquente, qui s’arrête aussi bien dans les villes que dans les villages. Il y a différentes gammes d’autocars plus ou moins décorées, notamment des hauts de gamme avec climatisation, sièges VIP, etc. Je n’ai pas testé mais j’en vois quelques uns réservables en ligne : Easy Coach, ENA Coach, Dreamline Express LTD, BUSCAR, etc. Les autocars bas de gamme risquent par contre d’être peu fiables en terme de ponctualité et de sécurité.

Le matatu est le minibus emblématique du Kenya. De 13 à 19 places en théorie, ils sont souvent personnalisés par leur propriétaires avec des peintures ou des autocollants, des néons fluorescents parfois avec effet stroboscopique. Dans ce cas, on les appelle nganya, ce qui signifie en argot sheng (swahili + anglais) « engin impressionnant ». Les matatus doivent comporter une bande horizontale de couleur jaune avec le noms des différents arrêts effectués. Ainsi, il existe aussi bien des matatus traversant le pays que d’autres se cantonnant à une région voire à une ville. Un receveur appelé manamba gère les montées et les descentes des passagers. Depuis 2010, la politique du gouvernement kenyan prévoie de supprimer progressivement les matatus de Nairobi, pour les remplacer par des petits autocars de 25 places et plus sécurisés, désignés matatu-style buses en anglais, mais plutôt manyanga ou nganya kubwa en kiswahili. Plus aucun nouveau matatu ne peut circuler à Nairobi, mais les véhicules existants pourront continuer à transporter des passagers jusqu’à leur inopérabilité totale. Ainsi à Nairobi, on croise beaucoup d’autocars avec des décorations de matatus. A Nairobi, les matatus sont encore préservés.

○ En ville : Comme dit plus haut, les matatus et les matatu-style buses de Nairobi font aussi office de transport à l’intérieur de la ville.

Sinon, il y a aussi des moyens de transports privés. Évidemment, il y a des taxis (sans compteur) avec qui il faut négocier la course avant de monter, et les VTC (Uber, Bolt ou la version kenyane Little Cab) où le prix de la course est indiqué sur l’application (pas besoin de négocier).

Il est aussi possible de se déplacer en tuk-tuks dans plusieurs villes kenyanes (Mombasa c’est sûr, par contre je n’en ai pas vu à Nairobi). Les tuk-tuks fonctionnent comme les taxis et il faut négocier avant de monter. Encore plus petits, les pikipiki et bodaboda qui sont des motos-taxis et des vélos-taxis permettent de faire des déplacements en ville ou d’une ville à l’autre sur des distances raisonnables. Il faudra aussi négocier la course.

Qu’il s’agisse du taxi, du VTC, du tuk-tuk ou des motos et vélos taxis, le règlement se fait à l’arrivée en espèce ou via M-Pesa. Pensez à avoir des petites coupures pour les paiements en espèces, car beaucoup de monde passe par le paiement en ligne et les chauffeurs n’ont pas forcément beaucoup d’espèces.

Lors de notre voyage (hors safari), nous avons privilégié les VTC (avec Bolt) et tuk-tuks pour arriver directement aux destinations de notre choix avec un faible temps d’attente. Dans les deux cas, cela s’est très bien passé.

○ En voiture ? Je dirais que c’est déconseillé de louer une voiture pour la conduire au Kenya, sauf si on est habitué à conduire dans des pays où le code n’est pas bien respecté. Même pour les safaris, comme je le disais plus haut, il faut savoir rouler sur des pistes, parfois assez accidentées, ainsi que savoir un peu où l’on souhaite aller (ou alors se contenter de suivre les autres véhicules…). Sur les routes, il faut faire attention à la conduite des camions, également éviter de conduire de nuit. Par ailleurs, l’essence est chère quand on compare au niveau de vie du pays (l’équivalent d’environ 1,2-1,4 €/litre en août 2025).

RESTAURATION

Dans les lodges, on retrouve des buffets à volonté proposant des plats européens, parfois asiatiques, et quelques fois kenyans, pour contenter les touristes internationaux. Il y a de la viande, du poisson, des plats végétariens et végétaliens. La qualité peut varier selon le lodge, mais nous n’avons pas eu de mauvaise surprise.

En ville, il y a des restaurants de différentes gammes ainsi que des gargotes. Nous sommes plutôt allés dans des restaurants moyen de gamme à Nairobi et Mombasa ; les prix sont très corrects et nous n’avons pas été malades. Pour les pourboires, si le service est compris, un petit billet est toujours apprécié. S’il n’est pas compris, comptez 10%.

La gastronomie kenyane comporte des ragoûts avec un peu de viande (mouton, chèvre, bœuf, poulet) et des épices (pas forcément piquant). La viande est en petite quantité, et il ne s’agit pas forcément des meilleurs morceaux… Elle est grillée (nyama choma), bouillie (nyama ya kuchemsha), ou frite (nyama ya kukaanga). Le poulet au lait de coco “façon Lamu” (kuku wakupaka) est également un plat récurrent. On trouve aussi du poisson de mer sur la côte, et d’eau douce dans les terres, notamment le tilapia grillé ou bouilli (très bon grillé, d’ailleurs). Elle est servie avec différents accompagnements, notamment l’ugali qui est une boule de farine de maïs a mi-chemin entre le pain, le fufu et la polenta. On trouve également des ragoûts (githeri) ou des purées (mukimo, irio kikuyu) de haricots et de maïs, des bananes plantains cuites à la vapeur (matoke), ainsi que du chou cavalier sauté appelé sukuma (aussi appelé épinards kenyans, même s’il ne s’agit pas d’épinards). Les mandazis sont des petits beignets facilement trouvables en accompagnements ou seuls comme street-food ou petit-déjeuner. Ainsi, ce n’est pas difficile de trouver des plats en étant végétarien ou végétalien.
La cuisine kenyane a beaucoup été inspirée par les cuisines indienne et pakistanaise ainsi que par la cuisine omanaise et plus largement arabe. On trouve ainsi très souvent du biryani, du tandoori et du curry indiens. La galette chapati (ou chapo) fait ainsi partie intégrante de la cuisine du Kenya. Côté inspiration arabe, on compte des plats à base de riz comme le pilau, mais aussi des chawarmas. On trouve aussi des restaurants éthiopiens et somalis.
Pour le dessert, on a le choix entre de nombreux fruits : mangue, papaye, noix de coco à boire ou à manger (surtout sur la côte mais délicieuses), banane, ananas, pastèque, fruit de la passion, etc. Mais il vaut mieux qu’ils aient été pelés/lavés avant de les manger. Les restaurants servent des smoothies ou des jus pressés, ainsi que du thé, du café (le Kenya fait partie des principaux exportateurs), des bières (Tusker, Pilsner, White cap) et un petit peu de vin.

Pour l’eau, ne buvez que de l’eau en bouteille dont la protection n’a pas été retirée, ou purifiée (gros bidons d’eau). L’eau du robinet n’est pas potable. D’ailleurs, il vaut mieux se laver les dents avec de l’eau en bouteille. On peut acheter des bouteilles d’eau en plastique un peu partout, aussi bien dans les grandes villes que les villages ou les boutiques de souvenirs sur la route des safaris. Certains parcs nationaux interdisent maintenant les bouteilles en plastique jetable : transférez votre eau dans une gourde réutilisable en plastique ou en métal.


Quelques plats mangés au Kenya.

Voici quelques restaurants sympas : Camel Joints, Liwaza et Tarboush à Mombasa — Al Yusra (restaurant éthiopien et somalien), Swaad restaurant (restaurant indien), Aromah à Nairobi

SÉCURITÉ

Pour la sécurité au Kenya, vous pouvez vous référer aux recommandations de France Diplomatie : Kenya - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Pas de problème de sécurité durant les safaris, ou tout du moins les safaris les plus classiques dans la partie sud du pays.

Ensuite, un certain nombre de grandes villes sont en vigilance jaune (Nairobi, Mombasa, Kisumu, etc). Attention à Nairobi, quelques quartiers sont déconseillés (vigilance orange) : Eastleigh, Pangani, Kibera et Mathare. La région de Lamu, bien qu’au patrimoine mondial de l’UNESCO et probablement très belle, est aussi déconseillée aux voyageurs (vigilance orange).
Concernant Mombasa, nous avons trouvé que c’était une ville tranquille à visiter. Nous sommes restés dans la vieille ville et nos trajets se sont fait globalement à pied. Il y a un certain nombre de policiers et de militaires qui surveillent les rues.
Concernant Nairobi, je dirais qu’il faut être plus vigilant. La criminalité a beaucoup diminué à Nairobi, mais il n’empêche qu’il y a vraiment beaucoup de monde, et peu de touristes, donc quand on est touriste, on attire l’attention (que ça soit positivement avec plein de gens gentils ou négativement avec des pickpockets ou voleurs à l’arrachée). Déjà, les quartiers cités plus haut sont à éviter. Les quartiers plus sûrs sont : Central Business District ou Nairobi CBD, Westlands, Parklands, Lavington, Karen, Kilimani, Hurligham, Gigiri, Runda, Spring Valley. Parmi les recommandations que nous avons pu lire par rapport aux pickpockets/voleurs à l’arrachée : ne pas mettre de bijoux (laissez-les dans le coffre-fort de votre chambre d’hôtel), ne pas sortir son téléphone en plein milieu du trottoir (se mettre contre un bâtiment pour éviter que quelqu’un à pied vienne derrière soi ou encore quelqu’un en scooter qui l’arracherait en passant), avoir des poches à fermetures pour sécuriser vos papiers, éviter les longs trajets à pied la nuit. Si on observe les nairobiens, on voit beaucoup de monde bien habillé, avec des bijoux et qui sortent sans soucis leur téléphone dans la rue ou même des appareils photos (beaucoup de photographes proposant de faire des portraits) mais il faut reconnaître que quand on est touriste, on est un peu plus exposé. Mais il ne faut pas non plus tomber dans la paranoïa : nous n’avons jamais autant parlé avec des locaux qu’ici à Nairobi. Les gens étaient très sympas, nous ont accueilli chaleureusement, voulaient qu’on les prenne en photo, nous on fait des recommandations, etc. C’était vraiment de bons moments. Je suis restée avec mon appareil photo autour du cou dans les rues qui entourent la gare routière, située à côté des archives nationales du Kenya (je ne l’ai toutefois pas gardé autour du cou partout).

Il faut quand même reconnaître que dans les deux villes, il y a un nombre de sans abris assez important, notamment à cause des conflits armés en Somalie, au Soudan et au Congo. Ce sont principalement des familles, beaucoup de femmes et d’enfants, qui font généralement simplement la manche.

SANTÉ

○ Vaccins : Il n’y a, en théorie, pas de vaccin obligatoire pour se rendre au Kenya. Si vous avez fait un séjour précédant en Afrique de l’ouest ou en Amérique du sud, le vaccin contre la fièvre jaune peut devenir obligatoire.
Les vaccinations contre la fièvre jaune (moustiques) et l’hépatite A (eau) sont fortement recommandées. Elles sont réalisables en centre international de vaccination (délais plus ou moins longs selon les villes). Être à jour dans les vaccinations incluses dans le carnet vaccinal est également recommandé. Ensuite, il y a d’autres vaccins recommandés selon les régions et la durée du voyage.

○ Paludisme : La transmission du paludisme peut se faire toute l’année au Kenya dès que l’on se situe à moins de 2500 mètres d’altitude. Toutefois, le risque de transmission reste faible à Nairobi et dans la vallée du Rift. Le risque de transmission dépend aussi de la période de l’année. Il y a beaucoup moins de moustiques durant la saison sèche. Pour se protéger du paludisme, le centre international de vaccination peut prescrire de l’antipaludique à prendre lors du repas.

○ Moustiques : D’autres maladies peuvent être transmises par les moustiques. Pour s’en protéger, prévoyez un anti-moustiques qui s’applique sur la peau et dormez dans une moustiquaire (tous les lodges et hôtels où nous sommes allés en avaient autour du lit). Les moustiques sont bien moins présents durant la saison sèche. En août, nous n’en avons à peine vus.

AUTRES INFORMATIONS PRATIQUES

○ Prises électriques : Ce ne sont pas les mêmes au Kenya qu’en France, Belgique, Suisse, Canada… Il s’agit de prises G, comme au Royaume-Uni. Comme nous sommes allés en Arabie Saoudite juste avant, et que chez eux c’est encore un autre type de prises (A/B), nous avons opté pour un adaptateur universel avec embouts mâles et femelles, comme celui-ci.

○ Appareil photo : Personnellement, j’ai un Lumix DMC-FZ300 de Panasonic. C’est un bridge tropicalisé avec un bon zoom optique intégré, donc pratique pour photographier de loin. C’est un appareil polyvalent, léger avec un prix abordable, donc la qualité en extérieur est correcte mais pas aussi bonne qu’avec un reflex qui aurait un zoom optique. Je vous laisse regarder mes photos ci-dessous et dans mes autres carnets (à partir de l’été 2024 pour le constater).

France-Diplomatie donne d’autres informations utiles que vous pouvez consulter ici : Arabie Saoudite - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères


► LE VOYAGE ◄

► JOUR 1 :

Vol Barcelone > Djeddah le 12 août 2025, départ de Barcelone à 16h25, arrivée à Djeddah à 21h45.
Prix : 811,17 €/pers (vol A/R vers Nairobi avec escale à Djeddah) avec Saudia, réservé 7 mois à l’avance.

• Arrivés à l’aéroport de Djeddah, nous avons donc 2 jours d’escale. Nous passons les contrôles pour sortir en Arabie Saoudite. Je vous laisse avec le carnet qui détaille cette escale. :saudi_arabia: :wave:
Retour de voyage : 2 jours d’escale en Arabie Saoudite – Djeddah et Médine

► JOUR 4 :

Vol Djeddah > Nairobi le 15 août 2025, départ de Djeddah à 01h30, arrivée à Nairobi à 05h30.

• Arrivés à l’aéroport de Nairobi Jomo-Kenyatta, nous passons les contrôles avec nos eTA imprimés, puis échangeons des euros en shillings kenyans au bureau de change de l’aéroport, achetons 2 cartes sim, récupérons nos bagages en soute et sortons. Tout le process a été assez rapide.

• Nous rencontrons les deux personnes de l’agence Safari Kenya Magique qui nous prennent en charge : Éric notre guide et Johanna notre chauffeur. Puis nous partons en van au petit matin en direction de la réserve nationale du Maasaï Mara. La route est longue depuis Nairobi, 244 km, soit 4h40 d’après Google Maps, mais plutôt 6h en réalité, car les routes sont très fréquentées, notamment par des camions lents. Et puis, à partir de Narok, la suite du trajet se fait sur une piste, soit 1/3 du trajet.

• Sur le chemin, Éric nous apprend quelques mots en kiswahili, et nous parle de la multiethnicité, la multiculturalité et la multireligiosité du Kenya. En effet, le Kenya comprend plus de 40 groupes tribaux répartis dans 3 groupes ethniques différents : les Bantous (Swahilis, Kikuyus, Luhyas, Merus, Embus, Mijikendas), les Nilotiques (Maasaïs, Luos, Kalenjins, Samburus, Pokots, Turkanas), les Couchitiques (Ormas, Somalis, Boranas). Certains groupes tribaux ont des origines mixtes entre plusieurs ethnies, peuvent être issus de migrations anciennes, être répartis sur plusieurs pays et avoir différentes religions. Le Kenya compte également une minorité Arabe appelée en kiswahili Washihiri (Omanais, Yéménites) vivant sur la côte depuis le VIIIe siècle et venue par vagues successives (notamment avec le sultanat d’Oman puis de Zanzibar). La langue kiswahili est un mélange du bantou et de l’arabe, née du métissage de ces communautés arabo-africaines. Le pays comporte aussi une minorité Indienne (Gujaratis, Kutchis, Marwaris, Odishas, Cholas) et Pakistanaise (Baloutches, Sindhis), établis, pour certains, sur la côte pour commercer entre les XVII et XIXe siècles (plusieurs communautés indo-musulmanes), et enrôlés de force, pour d’autres, par les colons britanniques à la fin du XIXe siècle. Les quelques européens restés après l’indépendance constituent également une minorité reconnue par le Kenya. En effet, pour l’anecdote, les Kenyan Arabs, Kenyan Asians et Kenyan Europeans font partie de la liste officielle des tribus kenyanes établie par le gouvernement kenyan. Cette diversité est un élément de l’identité nationale kenyane !

• Nous arrivons à proximité de la réserve nationale du Maasaï Mara vers 13h. Pour notre séjour, nous logerons dans un lodge à Ololaimutiek Village, un village rural proche de la réserve, qui comporte plusieurs villages Maasaï ou boma (qui correspondent, au vu de leur taille, à des sortes de quartiers ou de hameaux du village d’Ololaimutiek).

→ Le lodge choisi par l’agence : Enchoro Wildlife Camp Masai Mara. Il s’agit un petit lodge rustique avec des chemins en terre dans une forêt. Les chambres sont des tentes bien hermétiques avec des lits confortables. Les sanitaires de la tente sont plus rudimentaires mais ils sont aussi propres. L’eau de la douche met plus ou moins de temps à chauffer selon l’état du feu du chauffe-eau. Il ne faut pas hésiter à demander au personnel si jamais l’eau ne chauffe pas. Le point le plus marquant pour nous a été le personnel, qui est chaleureux et à l’écoute ! Ils rendent service et règlent tous les soucis très rapidement, et sont également de très bon conseil.


Enchoro Wildlife Camp Masai Mara.

RÉSERVE NATIONALE DU MAASAÏ MARA :kenya:

La réserve nationale du Maasaï Mara est le parc le plus connu du Kenya. C’est la prolongation du parc national du Serengeti situé en Tanzani, et elle a été fondée en 1974. Elle est située dans le comté de Narok, et tient son nom de la tribu qui vit dans la région, les Maasaïs, ainsi que de la rivière qui la traverse, la Mara. Il s’agit d’une grande étendue de savane de 1510 km², légèrement vallonnée, où se croisent de nombreuses espèces d’animaux, notamment des grands troupeaux d’herbivores et des grands prédateurs. C’est dans cette réserve, ainsi que dans le parc national du Serengeti qu’a lieu la grande migration des gnous et zèbres, qui se déplacent par troupeaux de milliers voire de dizaines de milliers d’individus (2 millions de gnous dans la réserve d’après l’UNESCO). L’entrée coûte 200 $/jour/personne.

• Après une pause, nous commençons enfin notre premier safari, à la réserve nationale du Maasaï Mara ! Pendant qu’Éric paie notre entrée au guichet, des femmes Maasaïs viennent à notre van pour nous proposer des objets à vendre. Si vous souhaitez acheter, il faudra négocier le prix. Si vous ne souhaitez pas acheter, dites non et il va falloir attendre que votre guide revienne. Nous faisons donc notre safari l’après-midi, jusqu’au coucher de soleil et fermeture de la réserve.


Girafes Maasaï.


Zèbres des plaines et impalas (mâle et femelles).


Zèbres des plaines.


Gnous bleus et phacochère commun.


Topi et gnous bleus.


Topis (jimela).


Gazelle de Grant.


Éléphants d’Afrique.


Girafes Maasaï.


Lions - qui provoquent des embouteillages dès qu’ils sont au bord de la route.


Martin-pêcheur strié.


Vues sur la réserve en fin d’après-midi.

Animaux vus mais pas de photo :
:x: Un petit félin tacheté - guépard ? serval ? - (photo complètement loupée car on se dirigeait vers la famille de lions, lions qu’on a vu de nombreuses autres fois durant le safari… dommage !)

► JOUR 5 :

• Le lendemain matin, nous repartons en safari dans la réserve nationale du Maasaï Mara. Cette fois-ci, le safari dure toute la journée avec un pique-nique à midi sur une des aires prévues à cet effet dans la réserve.


Chacal à chabraque.


Vanneau couronné.


Topis.


Impalas mâles.


Gazelles de Thomson.


Bubales de Coke.


Oie d’Égypte.


Zèbres des plaines.


Hyène tachetée.


Gnous bleus.


Gazelles de Thomson.


Impalas mâles.


Acacia et vautour oricou.


Lions.


Autruche d’Afrique.


Hippopotames amphibies.


Crocodile du Nil.


Tantale ibis.


Marabouts d’Afrique.


Vautours africains.


Zèbres des plaines.


Républicains d’Arnaud.


Agama armata.


Babouin olive.


Gnous bleus, zèbres et impalas.


Gnous bleus.


Lion.


Buffle d’Afrique.


Bubale de Coke.


Zèbres des plaines, girafes Maasaï, gnous et impalas.


Topis et élands du Cap.

• Nous sortons de la réserve dans l’après-midi. De retour au lodge, nous n’avons toujours pas de réseau avec nos cartes sim Telkom. C’est un opérateur à éviter pour aller en safari, on ne captera avec ces cartes qu’à Nairobi et Mombasa. Nous demandons à une employée du lodge si nous pouvons trouver un magasin qui vend des cartes sim au village d’Ololaimutiek. Elle nous dit que oui, mais qu’il ne s’agira pas de cartes pour touristes, donc nous avons besoin d’une carte d’identité. Elle propose de nous dépanner en faisant passer l’achat par son compte. Plusieurs épiceries du village vendent effectivement des cartes sim et des recharges Safaricom.


Périphérie du village d’Ololaimutiek ; nous n’avons pas pris de photo au centre quand nous marchions (photos prises de haut demain).

► JOUR 6 :

• Aujourd’hui, pas de safari au programme, mais une petite randonnée pour monter au pic de la montagne qui borde le village. Celle-ci culmine à 2202 mètres d’altitude, alors que le village est, lui, à 1854 mètres. Nous réalisons cette balade avec Éric notre guide et Jonathan un guide Maasaï du village avec qui nous faisons connaissance. Sur le chemin, il nous décrit les propriétés de plusieurs plantes (du bois dur comme l’acacia ou l’olkinyei (euclea) associé à du bois tendre comme l’oreteti (séné) pour faire du feu, le siwak utilisé comme brosse à dents, l’aloe vera et ses propriétés cicatrisantes, l’arbre papier abrasif, ainsi que de nombreuses autres plantes permettant de faire des remèdes ou donnant des baies comestibles). Il nous parle aussi du mode de vie pastoral des Maasaïs, de leur société, et de leurs vêtements. Arrivés en haut de la colline, nous pouvons observer Ololaimutiek. D’en haut, nous entendons la musique des églises où les fidèles changent du gospel.


Randonnée autour du village d’Ololaimutiek.


Village d’Ololaimutiek.


Barbican d’Arnaud.


Babouin olive.


Souimanga à ventre jaune.

• Nous redescendons jusqu’au village et déjeunons au lodge. Puis nous effectuons notre activité de l’après-midi : la visite d’un des petits villages Maasaï qui entourent Ololaimutiek. Avant de faire cette visite, nous nous sommes posés plusieurs questions.

  • Les Maasaïs sont notamment connus pour pratiquer l’excision sur leurs filles pour marquer le passage à l’âge adulte. L’excision, en plus d’être une mutilation violente, douloureuse et non consentie, fait souvent l’objet de complications et d’infections. C’est une pratique qui est toutefois en recul au Kenya (officiellement interdite depuis 2011, avec en moyenne 21 % de femmes qui la subissent malheureusement encore). Des campagnes ont lieu pour lutter contre ces pratiques, et elles proviennent également de femmes Maasaïs elles-mêmes.
    Pour en revenir à notre visite de village, je comprends parfaitement que certaines personnes soient rebutées par tout cela, mais nous ne voulions pas boycotter les Maasaïs car pour nous, ce n’est pas en les isolant qu’ils réussiront à sortir de ces pratiques problématiques (qui sont pour eux un rite ancien important). Visiter ces villages, c’est aussi financer leur développement, l’envoi des enfants à l’école. De plus en plus de jeunes Maasaïs vont à l’université (comme c’est le cas avec le frère de notre guide Jonathan), ou sont sensibles aux campagnes anti-excision. Des rituels de passage alternatifs sans mutilation font peu à peu leur apparition chez les Maasaïs. Avec un point de vue mondial, les Maasaïs ne sont pas les seuls peuples à pratiquer l’excision dans le Kenya et dans le monde. Dans d’autres pays cette pratique est malheureusement omniprésente, même si interdite : Égypte, Somalie, Guinée, Soudan, Mali… Et là-bas également, des femmes et des hommes luttent pour son éradication.
  • Autre point, qui n’a aucun rapport avec le premier : l’authenticité de la visite. Nous ne voulions pas visiter un faux village Maasaï où personne ne vit, et nous ne voulions pas non plus voir des personnes qui devraient jouer un rôle et se faire exploiter. Nous pensions notamment aux villages des Karens en Thaïlande, qui sont des faux villages qui exploitent des réfugiés karens qui n’ont pas un statut de citoyen (même si cela tend à évoluer pour ceux qui naissent dans le pays), devant jouer un rôle, tenir un stand, etc. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés encourage le boycott des visites des villages de Karen. Fin de la parenthèse !
    Nous en avons parlé avec notre guide Éric, et il nous a assuré qu’il s’agissait d’un vrai village habité, et que le paiement se faisait directement auprès du chef du village, donc sans intermédiaire qui pourrait récupérer une partie de l’argent donné. Jonathan nous a également expliqué que l’argent récolté par les visites était redistribué chaque semaine aux familles des villages Maasaï d’Ololaimutiek en fonction des besoins. Attention tout de même, il existe aussi des faux villages Maasaïs quand on va vers l’ouest du Kenya (là où les Maasaïs ne vivent pas).

• Nous avons donc visité le village (boma) Maasaï Oloropil, situé à Ololaimutiek. Le coût de la visite est de 20 $/pers. Elle commence par une danse de bienvenue faite par les jeunes adultes du village. Nous sommes invités à participer. Les hommes nous montrent l’adumu, la danse traditionnelle qui se transforme en compétition de celui qui sautera le plus haut. Le jeune homme qui saute le plus haut d’une génération pourra se marier avec une dote (faite de vaches) plus petite. Tout comme à l’époque, le jeune qui réussissait à tuer un lion.


Danse des jeunes Maasaïs.

• Puis, nous faisons le tour du village, passons devant les petites maisons construites en cercle, les enfants qui jouent, les bêtes qui paissent au centre sur la terre. Chaque maison appartient à une femme qui la construite à base de torchis de bouse de vache, et son marie vient la rejoindre. Sachant que les hommes peuvent être polygames s’ils le souhaitent, tandis que les femmes peuvent avoir des amants.


Village Maasaï Oloropil.

• Jonathan nous fait visiter la maison de sa femme. Les différentes maisons se ressemblent et sont composées d’une pièce principale avec le foyer permettant de faire cuire les aliments, éclairer et faire fuir les mouches, la chambre de la femme qui dort sur un lit de branchages, de peau ou de bâches avec son mari, amant ou ses bébés, parfois une autre chambre pour les enfants et une pièce pour les bébés animaux. Les maisons sont petites, mais les gens vivent plutôt dehors. Certaines sont équipées d’un petit panneau solaire pour avoir la lumière à l’intérieur (pour charger leurs téléphones portables, ils vont plutôt à un des cybercafés du village). Au cas où : Jonathan nous a dit de lui-même que nous pouvions prendre des photos.


Maison Maasaï : pièce principale.


Maison Maasaï : chambre principale.


Maison Maasaï : chambre des enfants et stock de bidons d’eau.


Maison Maasaï : l’architecture du toit.

• En sortant, on nous montre comment faire du feu en quelques secondes par friction de bois tendre sur du bois dur. Puis, on nous amène à une sorte de petit marché de souvenirs pour les visiteurs. On fait le tour et achetons deux bracelets. Personne n’insiste pour nous faire acheter, donc ce n’est pas oppressant. Puis la pluie commence à tomber, nous sommes invités à nous abriter dans la maison d’une femme du village, en compagnie de ses enfants et d’autres enfants du village. Quand la pluie se calme, nous rentrons en passant devant les autres boma Maasaïs.


D’autres villages Maasaïs après la pluie.

• Nous voulions ressortir à Ololaimutiek pour nous balader mais les rues sont boueuses avec la pluie qui est tombée donc finalement, nous restons au lodge. Nous faisons la rencontre d’un couple de français qui font presque le même circuit en même temps que nous avec un autre guide et un autre chauffeur de l’agence. Donc même seuls le soir (les guides et chauffeurs ne mangent et ne dorment pas aux mêmes endroits que les touristes, trop cher), nous sympathisons avec d’autres voyageurs.

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► JOUR 7 :

• Le matin, il est temps de partir de Maasaï Mara. Nous traversons la réserve jusqu’à une autre porte pour ne pas faire le tour, puis nous partons en direction du lac Naivasha, soit 216 km et 4h sur le papier (5-6h en réalité). En fait, nous remontons presque au niveau de Nairobi… mais cela permet de couper le voyage en 2 car notre destination suivante sera le parc national d’Amboseli, dont la route ne passe que par Nairobi. La pluie tombe assez fortement et tout est brumeux. Nous espérons une éclaircie mais ce n’est pas gagné…

• Nous repassons par Narok, la plus grande ville proche de la réserve nationale du Maasaï Mara avec 40 000 habitants.


Narok.

LAC NAIVASHA :kenya:

Le lac Naivasha est un lac d’eau douce situé au nord-ouest de Nairobi, près de la ville de Naivasha qui abrite près de 15 000 habitants, dans le comté de Nakuru. Son nom est un dérivé du mot Maassaï « nai’posha », qui signifie « eaux agitées » à cause des tempêtes soudaines qui peuvent s’y déclencher. Il fait partie de la liste des sites Ramsar, soit la convention sur les zones humides pour leur conservation de l’UNESCO. Le lac mesure 13 km pour 139 km², et il est entouré de 64 km² de marais qui s’étendent plus ou moins selon les précipitations. Il héberge plus de 400 espèces d’oiseaux ainsi qu’une importante population d’hippopotames. Bien que ces dernières années, les pluies inhabituelles provoquent son débordement et des inondations (+ 50% de superficie en 2020), son niveau a en réalité baissé au XXe siècle du fait des cultures environnantes. Il y a 10 000 ans, il formait avec le lac Nakuru et le lac Elmenteita (situés à 50-60 km) un immense lac d’eau douce profond qui s’est asséché laissant les 3 lacs existants de nos jours. Plusieurs îles sont situées sur le lac Naivasha, la plus grande étant Crescent Island. L’île a été privatisée et abrite le Crescent Island Game Sanctuary, un sanctuaire privé qui a la particularité de proposer des safaris pédestres. L’entrée coûte 33 $/pers.

• Nous arrivons donc vers midi au Lac Naivasha, non loin de Crescent Island. Depuis le Lake Naivasha Country Club, nous payons nos tickets pour une traversée vers l’île ainsi que pour le safari pédestre de Crescent Island Game Sanctuary. Les pirogues à moteur arrivent une par une pour prendre les groupes de touristes. Il se remet à pleuvoir quand nous commençons à monter. La traversée n’est pas vraiment agréable, mais c’est plus par malchance à cause de la météo qu’autre chose. Et puis nous sécherons plus tard ! Une fois sur l’île, nous sommes pris en charge par un guide du sanctuaire pour la balade. A pied, nous pouvons nous approcher de prêt des animaux herbivores habituels des parcs et réserves nationaux du Kenya : girafes, impalas, zèbres, gnous. Mais sur les rives du lac, c’est aussi l’occasion d’observer de jolies antilopes cobes défassa (waterbuck), des hippopotames et de nombreux oiseaux aquatiques. J’avoue ne pas avoir été impressionnée par la visite qui dure 45 min / 1 heure, car je trouve qu’à pied dans un sanctuaire avec des grilles, on sort du côté sauvage et cela ressemble un peu à un zoo (certes grand). Il faut dire que la météo n’aide pas, et nous ratons probablement des animaux se cachant de la pluie et de belles vues sur le lac masquées par la brume. Le couple de français croisé la veille a, lui, été enchanté par cette visite (faite avant de visiter la réserve nationale du Maasaï Mara).


Cobes défassa et tantale ibis.


Cobes défassa.


Impalas.


Girafes maasaïs.


Loriot masqué.


Rollier à longs brins.


Hérons garde-bœufs et vanneau armé.


Vanneau armé.


Héron cendré, grande aigrette et grand cormoran.


Hippopotame amphibie.


Cormorans à poitrine blanche.


Choucadors superbes.


Zèbres des plaines.


Gnous bleus.


Ibis hagedash.


Marabouts d’Afrique.


Ouettes d’Égypte.


Aigrette garzette.


Jacana à poitrine dorée.

• Après la visite, nous déjeunons au restaurant du Lake Naivasha Country Club puis nous prenons la route en direction de notre lodge pour la nuit.

→ Le lodge choisi par l’agence : Swara Plains Acacia Camp. C’est un lodge plutôt cosy situé à 42 km de Nairobi. La chambre est très joliment décorée et propre. Le lit est confortable et équipé d’une moustiquaire, tout comme les fenêtres. Il y a suffisamment de prises électriques et une étagère pour ranger ses affaires. La salle de bain est moderne, spacieuse et propre. Les repas sont très bons, mais il ne s’agit pas de buffets. Le lodge est fréquenté par quelques animaux : singes vervets, damans, pintades.


Swara Plains Acacia Camp.


Singes vervets.


Pintades de Numidie.


Éland du Cap.

► JOUR 8 :

• Le lendemain matin, nous quittons le lodge en direction du parc national d’Amboseli, situé à 205 km soit environ 3h35 théoriquement (plutôt 5h). Nous passons notamment devant le marché de Machakos, où sont vendus des fruits et légumes qui poussent dans la région. Machakos est une ville de 144 000 habitants. Nous passons également devant d’autres marchés sur le chemin, certains dans des petits stands en bois et en tôle, d’autres directement au sol. On voit aussi beaucoup de pikipiki, les taxis-motos.


Marché de Machakos.


Sur la route vers Amboseli.

→ Le lodge choisi par l’agence : Kilima Safari Camp. Ce très joli lodge est situé à proximité du parc national d’Amboseli. La chambre est très spacieuse, propre et joliment décorée. Le lit est joli mais le matelas pourrait être plus confortable. Il est équipé d’une moustiquaire, tout comme les fenêtres. La salle de bain est également spacieuse et propre. Il y a suffisamment de prises électriques, et plusieurs rangements. Chaque logement est espacé donc tout est calme. Nous avons l’impression d’être dans la nature et nous avons croisé plusieurs espèces animaux… Le camp dispose d’une belle vue sur le Kilimanjaro quand la météo le permet ! Les repas sont vraiment très bons, il s’agit de buffets à volonté avec beaucoup de choix.


Kilima Safari Camp.


Petit koudou.


Touraco concolore.


Calao à bec rouge.


Phacochère commun.


Singe vervet.


Alectos à tête blanche.


Choucador superbe et xerus rutilus.


Francolins huppés.

PARC NATIONAL D’AMBOSELI :kenya:

Le parc national d’Amboseli est un parc situé au nord du Kilimanjaro que l’on peut voir quand la météo le permet (:eyes: plutôt en saison sèche, quand le ciel est dégagé, souvent le matin). D’une superficie de 392 km², il a été créé en 1974 et est classé réserve mondiale de biosphère de l’UNESCO depuis 1980. Il est situé dans le comté de Kajiado. « Amboseli » vient du mot maasaï « empusel » qui signifie « lieu de poussière salée ». Et effectivement, le parc est constitué de grandes plaines arides et les véhicules soulèvent des nuages de poussière en se croisant sur les pistes (d’où l’intérêt d’avoir un petit foulard pour ce parc). Il comporte aussi un grand lac nommé lac Amboseli qui peut faire près du quart du parc lors de les saisons des pluies mais qui est en grande partie à sec durant les saisons sèches. On retrouve alors quelques plus petits lacs saisonniers et des marécages. La faune est plutôt riche, on peut croiser notamment plusieurs familles d’éléphants (presque un millier dans le parc). L’entrée coûte 90 $/jour/personne (site officiel).

• Après le déjeuner, nous faisons notre premier safari dans le parc national d’Amboseli. Nous nous rendons au marais puis jusqu’à un lac saisonnier (qui n’a à priori pas de nom ? ) et nous passons notamment dans une zone comportant d’anciens lodges abandonnés dans les années 2000 lors d’importantes crues, notamment l’Amboseli lodge. La démolition de ce lodge est bloquée depuis des années à cause d’un litige entre le propriétaire et le gouvernement. Il est à présent fréquenté par différentes espèces d’animaux, notamment des babouins et des vervets. Nous rentrons au coucher du soleil.


Gazelle de Grant.


Autruche d’Afrique.


Gazelles de Thompson.


Hyène tachetée.


Lion.


Zèbres des plaines.


Éléphants d’Afrique.


Pélicans blancs et grues couronnées.


Grues couronnées.


Hippopotames amphibies.


Lodge abandonné, singes vervets et grand-duc africain.


Grand-duc africain.


Babouins olives, dont bébé albinos.


De lointains flamants roses.


Marabout d’Afrique.


Gnous bleus.


Coucher de soleil sur Amboseli.

► JOUR 9 :

• Deuxième session safari au parc national d’Amboseli. Le Kilimanjaro, absent la veille, pointe enfin le bout de son nez, mais cela n’a duré que quelques dizaines de minutes.


Kilimanjaro et girafe maasaï.


Éléphants d’Afrique.


Cigogne à pattes noires.


Héron goliath.


Marécage.


Buffles d’Afrique.


Gazelles de Grant.


Gazelles de Thompson.


Girafe maasaï, gazelles de Thompson et zèbres des plaines.


Zèbres des plaines.

• Après notre safari matinal, nous prenons la route vers le dernier parc de notre safari avec l’agence (mais pas du voyage) : le parc national de Tsavo Ouest, distant de 95 km. Bien évidemment, nous avons un temps de trajet plus long, notamment parce qu’il y a pas mal de piste et que notre lodge est situé à l’intérieur du parc.


Quelques vaches sur la route.


Vente de tomates.

PARC NATIONAL DE TSAVO OUEST :kenya:

Le parc national de Tsavo Ouest est un parc d’une superficie de 9065 km², établi en 1948. Situé dans le comté de Taita-Taveta, il est séparé de son voisin, le parc national de Tsavo Est, par une route nationale et la voie ferrée reliant Nairobi et Mombasa. L’ensemble “parc national de Tsavo” forme le plus grand parc national du Kenya avec 21 812 km², soit 4 % du pays. Le parc national de Tsavo Ouest se distingue par ses paysages particuliers, faits de collines et de montagnes broussailleuses dans lesquels les animaux peuvent se cacher. La terre y est rouge, et elle teinte les animaux qui se roulent dedans comme les éléphants, qui y sont plus farouches qu’à Amboseli. Apparemment, les éléphants se souviendraient et se transmettraient de générations en générations qu’il faut se méfier des humains. En effet, le parc était une zone de chasse jusqu’à l’indépendance du Kenya en 1963 où il est devenu une zone protégée. Il comporte également un sanctuaire pour rhinocéros noirs (Ngulia Rhino Sanctuary) dont la population globale a grandement diminué au XXe siècle. Pour en revenir aux paysages, on peut passer par la coulée de lave de Shetani qui recouvrent 50 km² du parc à son entrée Chyulu Gate depuis les dernières éruptions, il y a environ 200 ans. L’entrée coûte 52 $/jour/personne (site officiel).

• Nous entrons dans le parc national de Tsavo Ouest et nous arrivons rapidement à la coulée de lave de Shetani (« shetani » signifiant « di*ble » en kiswahili, emprunt de l’arabe « sheitan »). Nous continuons ensuite notre chemin jusqu’à notre lodge.


Guépier nain sur crâne de buffle d’Afrique mangé par la mite des cornes (ceratophaga vastella).


Agama agama femelle.


Girafe maasaï.


Coulée de lave de Shetani.


Oréotragues lointains.


Paysages rouges du parc.


Girafe maasaï, bubales et zèbres des plaines.


Cigogne à pattes noires.


Petit koudou.


Babouins olives.

• Après avoir croisé la famille de babouins, nous arrivons au lodge en début d’après-midi. Nous déjeunons avant de repartir en safari.

→ Le lodge choisi par l’agence : Ngulia Safari Lodge Kwaheri. Il s’agit d’un lodge public appartenant à l’État, je trouve que c’est une bonne chose à préciser. Les employés étaient nombreux, souriants et chaleureux. Nous avons eu l’impression que les conditions de travail étaient meilleures que dans les autres lodges privés que nous avons fréquenté. Les repas se présentaient sous forme de buffets à volonté, et les employés d’agence mangeaient dans la même grande salle que nous, ce que j’ai trouvé davantage convivial.
Pas de tente ici mais une chambre, spacieuse et propre. Le lit est très confortable et équipé d’une grande moustiquaire. La salle de bain est également propre et assez récente. Il y a suffisamment de prises électrique ainsi qu’un rangement.
Nous avions une bonne vue sur un petit bassin du parc, où se rendent des éléphants et des buffles. Par contre, nous n’avons pas trop apprécié que de la viande soit laissée le soir pour attirer des léopards et amuser les touristes. Nourrir les carnivores les rend dépendants, et pour moi un safari permet de voir des animaux sauvages et indépendants, donc cela va à l’encontre du principe des safaris et de la sauvegarde de la faune ! Les léopards ne viennent pas tous les jours, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas dépendants car ils ne se nourrissent pas chaque jour dans la nature.
L’architecture du lodge n’est pas récente mais elle est en bon état, et nous avons apprécié ce style “vintage” et authentique ! Le lodge dispose également d’une piscine et d’un très beau panorama sur le parc (avec des jumelles d’observation). De nombreux animaux vivent dans l’aire du lodge : damans, xerus, adames, trachylepis, etc.


Ngulia Safari Lodge Kwaheri.


Éléphants d’Afrique.


Trachylepis margaritifera.


Adama adama, femelle puis jeune puis mâle.


Daman des rochers.


Xerus rutilus.

• Après le déjeuner, nous repartons en safari. Nous nous rendons jusqu’au Ngulia Rhino Sanctuary, un sanctuaire pour rhinocéros noirs situé à l’intérieur du parc national de Tsavo Ouest. Ouvert en 1986, son objectif est de protéger les rhinocéros noirs dont la population, présente communément dans toutes les savanes africaines, a presque été exterminée au XXe siècle, passant de 65 000 en 1970 à 2500 en 1995, globalement en Afrique. A Tsavo, ils étaient 20 000 en 1940, et plus que 20 en 1989. De nos jours, la population est en train de grandir : 5500 en 2018 sur l’ensemble du continent, et entre 80 et 120 rhinocéros noirs dans le sanctuaire Ngulia, ce qui a permis dans réintroduire une poignée dans le reste du parc de Tsavo. Effectivement, il faut savoir que le sanctuaire Ngulia est protégé avec des grilles, une équipe renforcée de rangers et des caméras de surveillance, pour éviter le braconnage. De plus, les horaires de visite sont très restreints : entre 16h00 et 18h00. L’entrée est comprise dans le prix d’entrée du parc national de Tsavo Ouest. En plus des rhinocéros noirs, il est possible de retrouver les animaux communément présents dans le reste du parc.
Bon, personnellement nous n’avons pas vu de rhinocéros noirs. En un si petit laps de temps, ce n’est pas toujours possible de les observer, d’autant plus qu’ils aiment se cacher dans les broussailles. Les différents véhicules présents ont échangé tout le long sur la position des rhinocéros, certains ont été aperçus au loin pendant quelques minutes, mais ils sont ensuite repartis dans les broussailles. Ce n’est pas grave, cela fait partie des aléas, et au moins cela signifie qu’ils peuvent suffisamment se cacher de nous.


Dik-dik de Kirk.


Pintades vulturines.


Paysage du sanctuaire Ngulia avec un baobab africain.

Animaux vus mais pas de photo :
:x: Un girafon maasaï albinos ! Comme nous étions en train de rejoindre les autres véhicules, nous ne nous sommes pas arrêtés (et je n’ai pas “osé” le demandé), alors qu’au final ça valait le coup…

• Nous sortons du sanctuaire et continuons notre safari jusqu’au coucher du soleil. Finalement, la chance nous sourit puisque nous croisons un magnifique léopard couché sur le bord de la route, puis une jolie lionne sur des rochers !


Léopard d’Afrique.


Lionne.

• Le soir au lodge, un troupeau de buffle et des éléphants sont revenus se baigner dans le bassin juste à côté. Un léopard est également venu manger la carcasse qui a été posée pour lui. J’ajoute une photo pour illustrer, bien qu’elle ne soit pas de bonne qualité. N’étant pas fans de la pratique comme expliqué plus haut, nous n’avons pas pris le temps de faire de meilleures photos.


Buffles d’Afrique à côté du lodge.


Léopard d’Afrique à côté du lodge.

► JOUR 10 :

• Dernier jour de notre circuit avec l’agence ! Aujourd’hui, nous commençons par un safari tout en se dirigeant vers la sortie est du parc national de Tsavo Ouest…


Lever du soleil au lodge.


Éléphant d’Afrique.


Calao à bec rouge.


Petits koudous.


Francolin à cou jaune.


Dik-dik de Kirk.


Aigle ravisseur sur un baobab africain.


Pintades vulturines.


Girafe maasaï.


Les très beaux paysages du parc national de Tsavo Ouest.


Daman des rochers sur une termitière.


Babouins jaunes.


Hippopotames amphibies.


Crocodiles du Nil.


Ibis hagedash.

• Nous arrivons à la sortie du parc national de Tsavo Ouest et prenons la route vers Mombasa, distante d’environ 210 km. Nous arrivons au bout de 5 heures. Éric et Johanna nous déposent devant notre logement à Mombasa, nous leur donnons à chacun un pourboire (10 €/jour/pers, soit 60 € chacun), très commun pour compléter le salaire des guides et des chauffeurs de safaris. Nous faisons nos adieux. La suite de notre voyage se fait indépendamment. Nous referons une dernière demie journée de safari, au parc national de Nairobi, le dernier jour.

MOMBASA :kenya:

Mombasa est une ville portuaire de 1,2 million d’habitants, située au sud-est du pays et est bordée par l’océan Indien. De part sa position côtière stratégique, la région de Mombasa serait habitée dès le Ier siècle. L’islam se diffuse sur la côte du Kenya et de la Tanzanie dès le VIIIe siècle, du vivant du prophète Mohamed, via des marchands musulmans venus de la péninsule arabique et du golfe persique. Ils se sont mélangés aux populations bantoues locales (Mijikendas), ce qui a donné le peuple swahili, dont la langue (kiswahili) comporte beaucoup d’emprunts à l’arabe. La ville de Mombasa aurait été créée en 900 après J-C. On lui attribue deux fondateurs légendaires : la reine bantoue païenne Mwana Mkisi et le marchand érudit musulman Shehe Mvita venu du Moyen-Orient. D’ailleurs, l’île où s’est bâtie la vieille ville de Mombasa se nomme Mvita. Mwana Mkisi et Shehe Mvité n’ont pas régné en même temps mais représentent plutôt la composante bantoue/mijikenda autochtone et la composante islamique venue d’Arabie et de Perse, dont le métissage a donné la culture swahilie. Pendant des siècles, Mombasa est une cité-État et un important comptoir commercial d’épices, d’or, d’ivoire, de millet, de peaux, de noix de coco mais également d’esclaves, venant de l’intérieur du continent. Elle a établi des échanges commerciaux avec les autres cités-États swahilies de la côte (Kilwa, Zanzibar, Lamu, Mogadiscio) ainsi qu’en Arabie, en Perse, en Inde, en Indonésie et en Chine. Puis une visite de Vasco de Gama en 1498, les Portugais prennent le contrôle de la région au début du XVIe siècle. Leur domination est contestée : Mombasa se révolte plusieurs fois et les expulse avec l’aide des Omanais en 1698. Puis vient la période omanaise, de 1698 à 1837 (sultanat d’Oman puis sultanat de Zanzibar) où la ville continue d’être un important carrefour commerciale. Elle est intégrée au protectorat britannique d’Afrique de l’Est à la fin du XIXe siècle durant lequel elle devient le principal port du Kenya et le terminus de l’Uganda Railway. C’est par ici qu’arrivent les Indiens (Gujaratis, Kutchis) et Pakistanais (Baloutches, Sindhis), qui vivaient à l’époque sur le même territoire, l’empire des Indes, enrôlés de force par les Britanniques. Elle est la capitale de l’Afrique orientale britannique de 1898 à 1905, quand Nairobi prend le relais.
À l’indépendance du Kenya en 1963, Mombasa devient la deuxième ville du pays après Nairobi. Elle reste le principal port d’Afrique de l’Est, reliant le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et le Sud-Soudan au reste du monde.

→ Le logement choisi : Zahra Homes (21,5 €/nuit soit 10,75 €/nuit/pers), un appartement situé dans le quartier Tayari, sur l’île de Mvita (centre-ville de Mombasa). L’appartement est complet, la chambre est confortable bien que la salle de bain soit rudimentaire. Il y a la climatisation. Un bidon d’eau potable nous a été mis à disposition, et le propriétaire (qui vit dans l’appartement d’à côté) est chaleureux et attentionné. Les points d’intérêt, les commerces et les restaurants sont accessibles à pied. Nous avons réservé sur Booking.

• Après nous être installés, nous sortons déjeuner dans un restaurant conseillé par le propriétaire de notre logement, situé dans la rue d’à côté. Puis nous commençons notre visite de la ville, par le Shree Kutch Satsang Swaminarayan Temple de Mombasa, un joli temple hindou dédié à Swaminarayan construit vers 1957. Le Swaminarayan est un sampradaya (courant religieux) hindou qui place leur maître spirituel Swaminarayan (1781-1830) comme une divinité. Les fidèles de ce sampradaya reconnaissent les autres dieux hindous mais placent Swaminarayan au dessus d’eux, comme purushottam (dieu suprême). A savoir que les autres hindous le reconnaissent comme un saint ou une figure religieuse importante et ne rejettent donc pas ce courant (l’hindouisme est plutôt pluraliste même si des critiques inter-courants existent). On trouve beaucoup de temples associés au sampradaya Swaminarayan au Kenya car ce dernier est né dans le Kutch au Gujarat, d’où proviennent une grande part des indiens du Kenya. Ici, il s’agit d’un temple Kutch (ou Cutch), donc qui suit la branche originelle du sampradaya tel qu’il a été établi par Swaminarayan de son vivant.
La visite du temple est possible gratuitement, il suffit de retirer ses chaussures.


Shree Kutch Satsang Swaminarayan Temple.

• Juste à côté, se trouve le BAPS Shri Swaminarayan Mandir de Mombasa, un autre temple hindou dédié à Swaminarayan. BAPS (Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha) est une branche du sampradaya Swaminarayan qui a été fondée en 1907 et qui est devenue une organisation internationale par la suite. Nous croiserons d’autres temples BAPS, notamment à Nairobi (photo ici).

• Puis, nous nous rendons au monument emblématique de Mombasa : Pembe Za Ndovu (ou Elephant Tusks), 4 grandes défenses d’éléphants construites en 1952 sur Moi Avenue, par l’administration britannique pour commémorer la visite de la reine Elizabeth II. Initialement en bois et en toile, elles sont maintenant en aluminium pour mieux supporter les intempéries.


Pembe Za Ndovu.

• Nous marchons ensuite dans les grands axes commerciaux du centre-ville de Mombasa, Moi Avenue puis Digo Road. Il s’agit du quartier britannique colonial du centre-ville. On y retrouve plusieurs jolis bâtiments blancs et bleus, certains arborant l’architecture swahilie ou un mélange d’architecture coloniale et swahilie. Nous constatons que les matatus de Mombasa sont particulièrement décorés, et cela vaut également pour les tuk-tuks. C’est une véritable attraction de les observer, car leur style va d’un extrême à l’autre : nous voyons passer aussi bien des matatus mettant à l’honneur le rap US des années 90-2000’s ou la pop culture de manière globale que des matatus diffusant des messages religieux chrétiens ou musulmans… ou parfois les 2 en même temps ! Depuis peu, l’IA contribue à la réalisation de dessins toujours plus… personnalisés ! Ces minibus peuvent aussi être équipés de néons, LED ou lasers à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est toute une culture populaire kenyan et est-africaine qui se transmet via ces véhicules, on appelle cela la culture matwana (matatu + wana ← collectif). Si j’ai bien compris, ces matatus ultra personnalisés seraient nommés nganya, ce qui signifie en argot sheng (swahili + anglais) « engin impressionnant ».

Nous passons également à côté du temple de Shiva de Mombasa, bâti à la fin du XIXe siècle (photo de plus près ici).


Rues de Mombasa, quartier Tayari.


Temple de Shiva en fond.

• Nous passons ensuite devant la mosquée Konzi, une mosquée avec un style moderne plutôt arabe. Nous verrons par la suite des mosquées typiquement swahilies, dont l’architecture est très différente.


Mosquée Konzi.

• Puis nous arrivons à la Holy Ghost Cathedral, dans le quartier Makadara (avec Mzizima, il s’agit des quartiers originels de la ville). Il s’agit de la première cathédrale catholique de Mombasa, érigée en 1898 et agrandie en 1923. Nous ne savons pas bien si la visite est permise (la personne à l’entrée n’était pas claire), nous entrons dans son parc mais n’allons pas à l’intérieur.


Holy Ghost Cathedral.

• Autre église à voir, mais nous l’avons confondue avec la première : ACK Mombasa Memorial Cathedral (photos ici). Il s’agit d’une cathédrale anglicane dont la construction a débuté en 1903. Sa particularité est son architecture coloniale éclectique qui s’est inspirée des styles swahilis et arabes, tout en reprenant des éléments de styles romans et byzantins. Elle se caractérise par des arches et des dômes argentés initialement, dorés maintenant, ce qui la fait ressembler à une mosquée ou à une église orthodoxe orientale.

• Nous nous dirigeons ensuite vers le Mombasa Spice Market ou Marikiti, une halle de marché couvert. Il aurait été ouvert en 1914 sous le nom Mackinnon Market (en hommage au Sir William Mackinnon, marchand écossais et fondateur de la British East Africa Company). Le bâtiment arbore une architecture swahilie coloniale : mélangeant des éléments swahilis (grandes arcades, façade blanche, motifs, moucharabieh d’inspiration arabe) et européens (colonnes, balustrades de style victorien). Dans ce marché couvert, sont vendus des épices, du thé et du café, des fruits et des légumes. Il ne faut pas hésiter à négocier les prix et ne pas se sentir obligé d’acheter. Nous avons été bien accueillis par les commerçants mais du coup, nous n’avons pas pu visiter discrètement. Nous sortons par l’arrière du marché et tombons dans une rue avec beaucoup de boutiques de vêtements.


Mombasa Spice Market.

• Puis nous commençons à entrer dans la vieille ville de Mombasa (Makadara, Mzizima), donc sa partie la plus ancienne. Constituée de rues étroites et sinueuses terminant sur la mer, elle est un très bel exemple d’architecture swahilie : les maisons sont hautes, avec des murs en pierres de corail locales (comme sur la côte arabe) ou en plâtre de chaux, des balcons et des portes en bois de manguier, des toits en tuiles rouges ou tôles ondulées. On retrouve aussi des inspirations arabes (arcs en ogives, portes sculptées, décors géométriques, moucharabieh), indiennes (bois sculpté, corniches décoratives, couleurs pastel) et européennes, aussi bien portugaises que britanniques (fenêtres à volets, garde-corps en fonte, certains bâtiments administratifs). La vieille ville existe depuis le IXe siècle mais les bâtiments actuels datent de la période omanaise (XVIII–XIXe siècles).


Vieille ville de Mombasa.

• Nous passons notamment devant la mosquée Basheikh, datant du XIIe ou XIIIe siècle. Avec sa forme, ses murs en pierre de corail, son bois de mangrove et son minaret tronconique, elle représente bien le style des mosquées swahilies. Elle est toujours occupée de nos jours et a fait l’objet de plusieurs rénovations pour la maintenir en état.


Mosquée Basheikh.

• La mosquée Mandhry, à quelques mètres de là, est aussi un bel exemple de mosquée d’architecture swahilie. Elle date de 1570 et est également toujours en activité. Elle avait la particularité d’être visible depuis la mer, et servait alors de point de repère pour les navigateurs.


Mosquée Mandhry.

• De très nombreuses rues de la vieille ville donnent sur la mer, ou plutôt sur le bras de mer qui relie l’estuaire Tudor Creek à l’océan Indien. C’est là que se trouve le vieux port avec des dhows. Les immeubles s’arrêtent net au bord. On voit des gens nager dans l’eau.


Vieux port.

• Nous rentrons à notre appartement pour faire une pause avant de ressortir pour le dîner. Nous nous baladons à nouveau sur les grands axes commerciaux du quartier britannique. Les matatus colorés brillent dans la nuit avec leurs néons, LED et lasers. Dans certains, on entend de la musique à fond.


Rues de Mombasa de nuit.

► JOUR 11 :

• Après le petit-déjeuner, nous prenons un VTC (Uber) en direction de Nyali Beach : 9,7 km soit environ 20 min pour 650 KES. Cette plage, bordée par le Mombasa Marine National Park & Reserve, est aussi facilement accessible en tuk-tuk, en arrivant nous constaterons qu’il y en a plusieurs qui attendent.
Il y a plusieurs entrées, dont le nom est donné sur le site officiel du Mombasa Marine National Park & Reserve : Serena Gate, Severin Gate, Travellers Gate, Nyali Gate et Voyager Gate. L’entrée que nous avons choisie est Nyali Gate, juste à côté du siège du Mombasa Marine National Park & Reserve. Sur Google Maps, c’est l’entrée à côté du Paramount Education Centre et de la Freedom Church Mombasa.
Nyali Beach est plutôt fréquentée par les locaux, par rapport aux plages plus au sud fréquentée par les touristes. C’est une très belle plage de sable blanc à l’eau turquoise, et aux prix abordables. Différentes activités sont proposées : balades en bateau, sorties snorkeling (masque tuba), sorties plongée sous-marine (bouteilles), sorties jet ski, balades en dromadaire, restauration. Des excursions en bateau + snorkeling sont proposées, il est possible d’aller jusqu’à la barrière de corail. Il est aussi possible de louer un masque, un tuba, des palmes, des maillots de bains pour ensuite nager en solo, sans excursion. Si vous choisissez de faire une excursion en bateau, il faudra, en plus de payer l’excursion, payer des frais d’entrée au Mombasa Marine National Park & Reserve (17$/pers) auprès de leur guichet officiel située aux entrées de la plage. Si vous ne voulez pas prendre de bateau et rester simplement sur la côte, l’accès à la plage et la baignade sont totalement gratuits !
Nous avons payé 2000 KES/pers soit 13 €/pers notre excursion en bateau + snorkeling de 2h auprès d’un des clubs de la plage. Nous avons apprécié l’expérience que nous avons réalisé spontanément, sans réservation… Nous retrouvons plusieurs espèces découvertes lors de notre snorkeling à Ko Samui en Thaïlande.


Nyali Beach.


Étoile de mer à Nyali Beach - évitez de les toucher et de les sortir de l’eau, même si beaucoup de monde le fait, cela leur fait du mal ! :warning:


Excursion snorkeling à Nyali Beach : sergents majors, demoiselles à 3 points, oursin-diadème, labre-oiseau, poissons perroquets…


Retour sur la plage.

• Mais la côte kenyane a davantage à offrir, aussi bien en snorkeling qu’en plongée sous-marine. La vie marine est très riche, entre les récifs coralliens, les poissons colorés, les tortues, les dauphins, etc. Pour en rencontrer, il faut faire une excursion un peu plus longue, et probablement passer par une réservation auprès d’un club. Voici quelques noms de clubs (non testés mais bien notés sur Google Maps) dans la zone de Mombasa et Nyali Beach : Mombasa Diving Team, Peponi Divers Mombasa, Buccaneer Dive Centre, Tropical Diving Kenya.
Nous sommes allés à Nyali Beach qui est très proche de Mombasa, mais il y a d’autres plages plus éloignées très connues comme Diani Beach, Shanzu Beach, Bamburi Beach, Kisite Mpunguti Marine Park & Reserve.

• Après une balade sur la plage et une noix de coco à boire, nous rentrons à Mombasa, cette fois-ci en prenant directement un tuk-tuk pour 500 KES.

• Nous déjeunons en ville puis nous reprenons notre visite par Fort Jesus. C’est un fort bâti en 1593 par les Portugais sur ordre du roi d’Espagne et de Portugal Philippe II le Prudent. Son nom provient du fait que la flotte portugaise naviguait sous le drapeau de l’ordre du Christ. Il a été construit pour protéger l’entrée du port. En 1698, il passe sous domination omanaise. Puis il est prit par les britanniques en 1895 qui le transforment en prison jusqu’en 1935. Fort Jesus garde ainsi une activité militaire pendant plus de 300 ans.
Fort Jesus est un exemple d’architecture portugaise du XVIe siècle. Toutefois, les techniques de maçonnerie, les matériaux de construction et la main-d’œuvre auraient été fournis par la population locale swahilie. Reflétant l’idéal de la Renaissance, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011.
Le musée du fort a ouvert en 1962. La visite se fait très bien en autonomie car il y a beaucoup de panneaux explicatifs. Pour une visite guidée, ignorez les guides qui attendent devant l’entrée, et choisissez plutôt un des guides officiels situés à l’intérieur du fort : ce sont des étudiants en histoire et leurs visites sont proposées par l’administration du fort.
En plus des fortifications, des espaces ont été aménagés avec des collections d’objets venant de navires portugais, des équipements militaires omanais, portugais et britanniques, des vêtements et des instruments de musique laissés par les différents habitants au fil des siècles. Plusieurs salles sont consacrées à la période omanaise à Mombasa des XVII-XIXe siècles. Il y a aussi une exposition (centre culturel swahili) d’anciennes photos et d’objets du XIX-XXe siècles illustrant la vie des swahilis à Mombasa et au-delà : rues et habitants, métiers, vêtements, objets culturels, artisanat. La visite nous a pris une heure.


Fort Jesus.


Portes omanaises.


Canons britanniques.


Canon omanais.


Bateau swahili.


Graffitis portugais dessinés vers 1630 dans Fort Jesus (reconstitution).


Exposition de photos de scènes de vies à Mombasa au début du XXe siècle (centre culturel swahili).


Exposition sur la société omanaise.

• Nous retournons nous balader dans les rues du vieux centre, et nous passons devant plusieurs bâtiments qui ont attiré notre curiosité. Tout d’abord, il y a Kuze Jamat Khana. C’est une mosquée (jamat khana) chiite ismaélienne de la vieille ville de Mombasa. Elle a été construite en 1888 par la communauté Khoja, des indo-pakistanais provenant des régions du Gujarat et du Sindh principalement. C’est une communauté de marchands de confession musulmane chiite ismaélienne venue s’établir sur la côte est-africaine au milieu du XIXe siècle.
La visite de leur mosquée n’était pas possible quand nous sommes venus (août 2025), ce qui est dommage. L’architecture extérieure est très jolie.


Kuze Jamat Khana.

• Nous passons également devant la mosquée Bhadala. Elle a été construite par la communauté Bhadala, des marchands indo-pakistanais du Kutch et du Sindh, cette fois-ci de confession musulmane sunnite, venus s’installer sur la côte au début du XIXe siècle. Son style mélange l’architecture indo-islamique avec des éléments de la culture swahilie. Elle est repeinte régulièrement, puisqu’en 2011 elle était blanche et verte.


Mosquée Bhadala.

• Autre mosquée construite par les indiens du Kenya : la mosquée Memon. D’un style indo-islamique, elle aurait été fondée en 1880, par la communauté Memon, composée elle aussi d’indo-pakistanais musulmans sunnites du Kutch et du Sindh, comme les bhadalas. Si j’ai bien compris, car ce n’est pas si évident, les communautés Khoja, Bhadala et Memon viennent des mêmes régions (autrefois dans le même pays l’empire des Indes), partagent la même origine ethno-culturelle - bien que leur vision de l’islam diffère (sunnites hanafites VS chiites ismaéliens) - et parlent les mêmes langues, mais ne sont pas arrivées exactement au même moment. Ils s’agit dans les 3 cas de communautés de marchands et de pêcheurs venus de leur plein gré, attirés par le commerce maritime et les réseaux swahilis-omanais durant la période omanaise entre les XVII et XIXe siècles, donc avec une histoire différente des travailleurs indo-pakistanais enrôlés par les britanniques un peu plus tardivement, qui pouvaient être musulmans également, mais aussi d’autres confessions religieuses, majoritairement hindoue, puis sikhistes, jaïns, bouddhistes, chrétiens.


Mosquée Memon.

• Nous sommes aussi allés jusqu’au Shree Parshva Vallabh Jain Temple, dont la beauté des photos a attiré notre attention (photo ici). Il s’agit du temple jaïn de la ville. Le jaïnisme est une religion qui compte aujourd’hui plus de 10 millions de fidèles. Avec l’hindouisme et le bouddhisme, elle est apparue sur le sous-continent Indien et provient de la même “base” spirituelle : le brahmanisme (apparition entre 1500 et 500 av. J-C). Alors que l’hindouisme (apparition entre 500 av. J-C et 500 ap. J-C) découle du brahmanisme, le jaïnisme et le bouddhisme se placent en réaction. Le fondateur du jaïnisme, Mahāvīra (599–527 av. J-C), était un contemporain de Bouddha (563–483 av. J-C), fondateur du bouddhisme. Mahāvīra est d’ailleurs représenté avec la même esthétique que Bouddha : posture du lotus, yeux mi-clos, visage paisible, lobes d’oreilles allongés.
Malheureusement, ce temple jaïn n’est plus ouvert au non-jaïns, alors qu’il l’était dans le passé. Il est caché derrière un grand portail, on ne peut pas le voir. Qui sait, peut-être qu’un jour, les visites pourront reprendre.

• Nous remontons la route et débouchons à nouveau sur le grand axe, à côté du Mombasa Spice Market. Nous marchons quelques mètres sur Abdel Nasser Road avant d’arriver à Biashara Street, une rue piétonne longue et étroite, et son Biashara Street Market, un bazar composé de nombreuses boutiques de vêtements et de tissus, notamment les tissus traditionnels kenyans : kanga et kikoy typiques de la côte, mais aussi kitenge, tissus divers teints avec la technique batik, etc. « biashara » est un mot kiswahili signifiant « commerce », et on retrouve de nombreuses Biashara Street à travers le Kenya. Quelques vendeurs nous hèlent pour que nous venions regarder, sans insister, donc cela reste plutôt tranquille. D’ailleurs, nous faisons même des achats !


Biashara Street Market.

• C’est avec cette dernière visite que se termine notre découverte de Mombasa, ville que nous avons trouvée très agréable. Voici d’autres points d’intérêt que nous n’avons pas visité :

  • Le Mama Ngina Waterfront, un parc au bord de la mer au sud de l’île Mvita de Mombasa, réaménagé en 2019… de quoi se balader sur le front de mer.
  • Mombasa Butterfly House, un jardin tropical avec des papillons, à côté de Fort Jesus.
  • L’Akamba Handicraft Village, un très grand atelier de sculptures de bois.
  • Haller Park, un parc zoologique et botanique avec beaucoup d’animaux vivant en liberté dedans. Il abrite deux animaux célèbres, Owen et Mzee, un hippopotame et une tortue géante des Seychelles, devenus inséparables. Il comporte aussi un pavillon à papillons.
  • Mamba Village, ferme qui élève environ 10 000 crocodiles.
  • Nguuni Nature Sanctuary, un sanctuaire privé avec des girafes et des autruches en liberté.
  • Watamu Marine National Park & Reserve, un parc national marin situé à 140 km au nord de Mombasa, avec une importante barrière de corail et de nombreux animaux marins : plus de 1000 espèces de poissons, ainsi que des requins-baleines, raies mantas, pieuvres, barracudas, et plusieurs espèces de tortues marines. Sur la rive, c’est aussi l’occasion d’observer de nombreuses espèces d’oiseaux dans la mangrove.
  • Malindi, une ville swahilie fondée au XIIIe siècle, où se sont installés les Portugais au début du XVIe siècle. Vasco de Gama fut chaleureusement accueilli par le sultan de Malindi, contrairement à Mombasa. L’église et le pilier Vasco de Gama font partie des points d’intérêts. Elle est située à 145 km au nord de Mombasa.
  • Wasini Island, une île où faire de la plongée, du snorkeling et rencontrer des dauphins. Elle comporte un village swahili et le jardin de Corail, un récif de corail fossile gigantesque visitable. Elle est située à 110 km au sud de Mombasa.

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→ La suite et fin (3/3) ! ←

► JOUR 12 :

• Ce matin, départ de Mombasa pour Nairobi. Nous prenons un VTC Bolt en direction de l’aéroport pour 720 KES les 10,5 km (environ 17 min).

Vol Mombasa > Nairobi le 23 août 2025, départ de Mombasa à 08h20, arrivée à Nairobi à 09h20… enfin un peu plus tard au final car il y a eu un retard.
Prix : 9640 KES/pers, soit 64,5 €/pers (vol aller simple) avec Kenya Airways, réservé 3 mois à l’avance.

NAIROBI :kenya:

Nairobi est la capitale et plus grande ville du Kenya avec ses 4,7 millions d’habitants. La ville est relativement récente puisqu’elle doit sa création en 1899 à la construction du Uganda Railway, partant de Mombasa et terminant à Kampala en Ouganda. L’ingénieur en chef du chemin de fer, Sir George Whitehouse a identifié ce site comme lieu pratique de logistique et de campement pour les travailleurs indo-pakistanais, car en altitude (1661 m) et sur un terrain plat.
Mais la région n’était pas vide, puisqu’on pouvait y trouver différents villages peuplés notamment par l’ethnie agricultrice des Kikuyus et l’ethnie pastorale des Maasaïs. Son nom vient de « nyirobi » qui signifie « eaux fraiches » en maasaï, en raison du cours d’eau froid qui la traverse et aux nombreux marécages de la région.
Après des débuts difficiles à cause d’épidémies de paludisme et d’incendies, Nairobi se développe et devient la capitale d’Afrique orientale britannique en 1905, puis de la colonie et protectorat du Kenya lors du redécoupage en 1920. Elle attire alors des fonctionnaires et colons européens, des commerçants indo-pakistanais, des ouvriers africains. Mais une ségrégation spatiale – typique des colonies – séparent les habitants par quartiers : européens au nord-ouest, indo-pakistanais au centre, africains à l’est. L’essor de la ville est rapide à l’entre-deux guerres mais les inégalités raciales et sociales se creusent, ce qui fait naître des mouvements indépendantistes. En 1952, l’initiation de la révolte des Mau Mau, insurrection contre la domination coloniale et la confiscation des terres, provoque de fortes répressions de la part des colons sur les kenyans. Le 12 décembre 1963, le Kenya devient indépendant et Nairobi est confirmée comme capitale nationale. Dès lors, elle se développe et devient un pôle politique, économique et culturel de l’Afrique de l’Est.

• Arrivés à Nairobi, nous prenons un VTC en direction de notre hôtel, situé au centre-ville pour 840 KES les 18 km (environ 20 min).

→ Le logement choisi : Jamia Central Hotel (30 €/nuit soit 15 €/nuit/pers), un hôtel situé dans un centre commercial, en plein centre-ville. La chambre est spacieuse et propre. Le lit est confortable. Il y a suffisamment de rangements, dont un coffre, et de prises électriques. Il y a un ventilateur mais nous n’en avons pas eu besoin (août). La salle de bain est propre. L’eau de la douche chauffe rapidement.
Le personnel de l’hôtel est chaleureux. Il y a des agents de sécurité 24H/24.

• Première étape, nous allons à la mosquée Jamia qui se trouve juste à côté de notre hôtel. Nous sommes bien accueillis par les responsables de la mosquée, mais nous arrivons un peu tard, et si nous voulons visiter il faudrait repasser l’après-midi ou plus tôt dans la matinée. Pas grave, nous repasserons plus tard dans notre séjour, et je donnerai à cette occasion plus d’informations.

• Nous nous éloignons et je prends quand même une photo de la mosquée depuis la rue, quand deux jeunes policiers nous abordent pour nous dire qu’il est formellement interdit de prendre des photos au Kenya, et que mon appareil photo ressemble à une bombe. Alors que nous sommes interloqués, ils nous expliquent qu’il va falloir payer une amende ou les suivre au poste. Nous sentons évidemment l’entourloupe, demandons ce que nous avons fait de mal et combien nous devions payer. L’amende a un prix assez variable, entre 200 et 2000 KES… Bon très bien, du coup nous leur disons que nous payerons si c’est la loi, mais uniquement au poste de police ! Ca les a un peu embêté, mais nous commençons à marcher en direction du poste. Sur le chemin, ils nous demandent si nous voulons vraiment payer… Oui, si c’est la loi mais au poste ! :woman_shrugging: Nous sentons que ça les embête un peu et qu’ils auraient préféré qu’on les paie dans la rue directement. Nous croisons un groupe d’hommes sur le trottoir, nous avions croisé l’un deux en arrivant à notre hôtel, il est sympa et travaille pour une agence de voyage. Cet homme-ci nous reconnait, est très étonné de nous voir avec les policiers, alors nous lui disons rapidement ce qui se passe. Lui et son groupe se mettent à dire aux deux jeunes policiers que c’est une honte d’essayer de soutirer de l’argent à des touristes, que c’est pas digne de kenyans, etc. Les policiers nous laissent alors partir ! Et le groupe d’hommes nous explique qu’il y a beaucoup de corruption dans la police, notamment chez les jeunes recrues, et que nous avions bien fait de demander à payer uniquement au poste. Effectivement, sur plusieurs murs nous avons vu des graffitis avec écrit “Stop corruption”, “Free corruption area”.

J’écris toute cette histoire pour dire d’être vigilant mais de ne pas paniquer. La plupart des policiers ou agents de sécurité sont fiables, mais il arrive de tomber sur de mauvais éléments. Nous étions en plein centre avec beaucoup de monde autour, et un poste de police pas si loin que ça (à 700 m de la mosquée). Toute l’histoire n’a duré que quelques minutes seulement. J’ai écrit plus haut dans les formalités un paragraphe sur la sécurité à Nairobi.

• Et bien, il est temps de reprendre notre visite ! Nous sommes juste à côté du Nairobi City Market, une halle de marché couverte. Le bâtiment a été construit en 1932 pour répondre aux besoins commerciaux grandissants d’une ville en essor et aussi remplacer l’ancien Jevanjee Market. Avec son style art déco et ses grandes arches intérieures, il ressemble beaucoup au Lawrence Hall à Londres. Ses murs extérieurs sont décorés depuis 2021 et des marabouts sont perchés à son sommet. Dans ce marché, on trouve des commerces alimentaires (boucherie, poissonnerie, primeur, fleuriste, etc) et des boutiques de souvenirs proposant des objets divers : statues en bois exotique, bijoux en perles ou en pierre, vêtements, tissus traditionnels (shuka maasaï, kanga et kikoy swahilis, kitenge, divers tissus teints avec la technique batik, etc), sacs et paniers kikuyus nommés kiondos, tableaux, poterie et vaisselle, etc. Pour la partie touristique, il faut avouer que certains vendeurs nous sautent dessus pour nous vendre des objets. C’est un peu oppressant et cela empêche de réfléchir. Finalement, nous ferons des achats le dernier jour auprès d’une vendeuse à l’étage, qui ne s’est pas montrée insistante. Nous avons discuté et elle était très sympa. Dans tous les cas, il ne faut surtout pas hésiter à négocier.


Nairobi City Market.

• Puis nous marchons jusqu’à la Khoja Jamatkhana, une mosquée (jamat khana) de la communauté Khoja, indienne et pakistanaise de confession musulmane chiite ismaélienne, déjà présentée plus haut dans la partie sur Mombasa. Elle a été érigée en 1922, dans un style victorien assez original, comme pour l’autre mosquée ismaélienne croisée. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle soit visitable.


Khoja Jamatkhana.

• Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier. Après manger, nous descendons les grandes avenues du Central Business District (CBD) de Nairobi, en direction des Kenya National Archives, le centre de documentation des archives kenyanes construit en 1965. De nos jours, il s’ait un musée d’art africain et d’anciennes photographies. Un événement est organisé juste devant, donc on ne le distingue par bien. Par contre, le Tom Mboya Monument, érigé en 2011, est bien visible. Tom Mboya (1930–1969) est un homme politique kenyan de l’ethnie Luo, qui a eu un rôle majeur dans l’indépendance du Kenya. Il a joué un rôle de coordinateur entre les différents mouvements indépendantistes. Après l’indépendance en 1963, Mboya devient ministre de la justice et des affaires constitutionnelles, puis ministre du plan économique et du développement sous le président Jomo Kenyatta. Il a été assassiné en 1969 à 38 ans, sur la rue où se trouve sa statue – Moi Avenue – mais les motivations de cet assassinat, vraisemblablement commandité, restent obscures, car le gouvernement n’a pas cherché à identifier le mobile exact et les complices du meurtrier.


Monument de Tom Mboya, sur Moi Avenue.

• Les rues sont blindées de monde. Nous traversons la place et débouchons sur Tom Mboya Street puis sur Kenneth Matiba Road où nous voyons de nombreux matatu-style buses décorés, stationnés en attendant leurs passagers. Nous ne sommes pas vraiment à la gare routière de Nairobi, mais ces différentes grandes rues du centre sont devenues des points de stationnement et de départ informels pour de nombreux matatus et de cars inter-urbains. Nous passons un certains temps à nous balader pour les observer. Comme pour les matatus de Mombasa, les autocars sont très personnalisés, et on retrouve différents thèmes qui font partie de la vie des kenyans : musique, films, sport, religion, personnalités politiques… Beaucoup de pop culture, beaucoup de rap US sur les parois des bus, et des grosses LED à l’avant et à l’arrière. Tout cela forme la culture matwana. Il parait que les enfants le matin font exprès de louper leur bus pour pouvoir monter dans un qui comporte des télés !
Pas mal de monde vient nous parler, nous souhaite la bienvenue au Kenya, nous fait des recommandations de visite, demande à ce que je les prenne en photo devant le bus avec mon appareil photo que j’ai gardé autour du cou pendant toute cette traversée (selon le quartier, je le range).


Matatu-style buses, dans le CBD de Nairobi.

• Nous arrivons ensuite au Ronald Ngala Monument, érigé en 2012. Ronald Ngala (1923–1972) est un homme politique kenyan de l’ethnie Mijikenda qui a aussi eu un rôle majeur dans l’indépendance du Kenya. Il représente davantage la côte kenyanne dont il provient et le courant plus régionaliste du mouvement indépendantiste. Il est apprécié par sa volonté de défendre les droits des plus petites ethnies (Mikikenda, Maasaï, Kalenjin, Taita, etc), souvent laissées de côté par les grandes figures politiques du pays, plutôt d’origine Kikuyu et Luo, les deux plus grosses ethnies. Après l’indépendance du Kenya en 1963, il devient le chef de l’opposition officielle au Parlement au côté de Daniel Arap Moi avec leur parti le KADU (Kenya African Democratic Union), en opposition donc à Jomo Kenyatta, Tom Mboya, Oginga Odinga et leur parti le KANU (Kenya African National Union). Mais l’année suivante, pour favoriser la stabilité, le KADU est dissout et ses membres rejoignent le KANU. Ronald Ngala est alors nommé ministre du Tourisme et du Développement social dans le gouvernement Kenyatta. Il meurt en 1972 dans un accident de la route suspect sur la route de Mombasa, ce qui a suscité de fortes suspicions comme pour Mboya.


Ronald Ngala Monument.

• Nous arrivons ensuite à la Saint Peter’s Claver’s Catholic Church, une église catholique construite en 1915. A l’époque, elle était considérée comme une « chapelle et école pour africains », ce qui reflète les structures coloniales qui existaient lorsqu’elle a été fondée.


Saint Peter’s Claver’s Catholic Church.

• Juste en face, et d’ailleurs on le voit sur la photo ci-dessus, se trouve le Sri Guru Singh Sabha. Il s’agit d’un gurdwārā, c’est-à-dire un temple sikh, appartenant au mouvement Singh Sabha. C’est un mouvement sikh créé en 1873 en réponse à la volonté des hindous et des catholiques de faire disparaître le sikhisme du Pendjab, région à cheval sur l’Inde et le Pakistan. Certains membres de ce mouvement ont été amenés à Nairobi par les colons britanniques pour construire l’Uganda Railway. C’est ainsi qu’un premier gurdwārā vit le jour, en 1909, alors que la communauté sikhe de Nairobi ne comptait qu’une centaine de fidèles. Puis, le bâtiment actuel et son grand dôme blanc fut bâti en 1959.


Arrière du Sri Guru Singh Sabha.

• Puis, nous marchons jusqu’au Maasai Market. C’est un marché en plein air d’artisanat maasaï mais aussi d’autres ethnies : vêtements, tissus, paniers, bijoux, sculptures en bois exotique, tableaux, etc. Les objets à vendre ressemblent à ceux du Nairobi City Market, ou de manière générale aux boutiques de souvenir à travers le Kenya. De ce fait, nous ne nous attardons pas.


Maasai Market.

• Nous arrivons ensuite au Kenyatta International Convention Centre, le parc des expositions de Nairobi, inauguré en 1974. Ce jour-là, une convention geek semble y être organisée, car nous croisons de nombreux jeunes en cosplay, ou très bien habillés. Nous entrons (gratuitement) avec eux dans le parc du centre, et effectivement, il y a une scène avec un concert en japonais et plusieurs stands. C’est aussi l’occasion de voir les grands buildings du City Square, qui bordent le centre, ainsi que la Jomo Kenyatta Statue, datant de 1973. Jomo Kenyatta (env. 1897–1978), de son nom de naissance Kamau wa Ngengi, est le premier président du Kenya, d’origine Kikuyu, considéré comme père de la nation kenyane. C’est une figure majeure de l’indépendance du Kenya et militant depuis 1924. Il passe une dizaine d’années au Royaume-Uni où il défend les intérêts des kikuyus, et adopte des idées anticolonialistes et panafricaines. A son retour au Kenya en 1946, il milite pour l’indépendance du pays. En 1952, il est accusé par les autorités britanniques d’avoir inspiré la révolte Mau Mau, et passe 9 ans en prison. En 1961, après sa libération, il devient le leader du KANU. En 1963, il supervise la transition de la colonie du Kenya en une république indépendante, et en devient le président jusqu’à sa mort en 1978. Ce premier président kenyan est toutefois une figure controversée, car il a mené sa politique d’une main de fer, favorisant les kikuyus au détriment d’autres groupes ethniques plus minoritaires.
Il est possible de monter en haut de la tour pour profiter de la vue pour 500 KES/pers.


Jomo Kenyatta Statue.


Kenyatta International Convention Centre.

• Nous sortons du centre et nous traversons la rue pour nous rendre à la Cathedral Basilica of the Holy Family. Il s’agit d’une basilique catholique dédiée à la Sainte-Famille. Initialement cathédrale fondée en 1904, le bâtiment actuel d’un style moderniste date de 1963, et elle est devenue une basilique mineure en 1982. Elle se caractérise par son grand clocher prismatique de 69,9 m de haut et ses imposants vitraux colorés et abstraits. L’entrée est gratuite et libre, il suffit de passer les contrôles.


Cathedral Basilica of the Holy Family.

• Puis direction All Saints’ Cathedral, une cathédrale anglicane construite en 1917. Elle arbore un style gothique anglais, et est constituée de pierres locales ainsi que d’une magnifique charpente en bois. Au fil des décennies, elle a joué un rôle politique, en servant par exemple de refuge à des manifestants lors de protestations. C’est un véritable centre social, abritant différents services : activités pour enfants et adolescents, formation biblique, école maternelle, cours de musique et de chant, cours de langue des signes pour personnes sourdes et muettes, salles de réunion, et il me semble même des logements… D’ailleurs quand nous sommes venus, des enfants jouaient partout dans la cour de la cathédrale. Et celle-ci n’est pas accessible librement, contrairement à l’église précédente (chose complètement compréhensible de ne pas laisser entrer des étrangers dans une zone avec des enfants). Nous demandons donc au vigile à l’entrée si nous pouvons visiter, il appelle un des responsables de la paroisse. Cette personne nous accueille chaleureusement, nous fait visiter l’église en nous expliquant son histoire, et nous parle de religion.


All Saints’ Cathedral.

• Dernière visite de la journée, Uhuru Park, un parc urbain adjacent au City Square, ouvert en 1969. Il comprend un lac artificiel, un skate-park et de nombreux jeux pour enfants (manèges, vélos, quads, etc). L’entrée est gratuite.


Uhuru Park.

• Après notre balade, nous rentrons à pied jusqu’à notre hôtel. Le soir, nous ressortons pour dîner dans un restaurant somalien et éthiopien. Contrairement à Mombasa, nous ne nous attardons pas dehors, dans le quartier CBD. Ce quartier n’a pas la même ambiance chaleureuse que le centre Mombasa, sûrement parce que la zone est plus grande et moins éclairée, et peut-être aussi que la réputation tenace de la ville n’aide pas non plus.

► JOUR 13 :

• Avant-dernier jour de voyage, après le petit-déjeuner, nous prenons un VTC en direction de Karura Forest pour 280 KES les 6,6 km (environ 15 min). Karura Forest est la 2e plus grande forêt urbaine au monde, derrière le parc national de Tijuca au Brésil. Son statut est reconnu depuis 1932 et elle est gérée par le Kenya Forest Service en collaboration avec l’association Friends of Karura Forest. Elle a une superficie de 1063 hectares et son climat est tropical. On y trouve une cascade, une forêt de bambous, des marais, des grottes Mau Mau et une vieille église. Elle peut se parcourir à pied ou à vélo grâce à ses sentiers, ce qui fait qu’elle est très fréquentée par les locaux mais aussi par les diplomates internationaux qui vivent dans les quartiers voisins.
Il y a plusieurs entrées, certaines carrossables et d’autres complètement pédestres. Des plans sont disponibles en ligne sur le site de l’association Friends of Karura Forest (plan ici par exemple). Nous avons choisi d’être déposés par notre chauffeur à l’entrée A (Limuru Gate). Puis, nous payons nos droits d’entrée 750 KES/pers pour les non résidents. Les chemins de la forêt sont bien balisés avec des lettres, dont c’est facile de se repérer. Il y a des panneaux avec des plans aux entrées et à différents croisements de la forêt. Nous avons ainsi décidé de mixer plusieurs circuits pour aller à la cascade de Gatamaiyu, aux grottes Mau Mau et au lac Lily (voir les circuits ici). Les grottes Mau Mau de Karura ont abrité des combattants indépendantistes se dans les années 1950-1960. Des artefacts datant du Paléolithique (700 000 - 50 000 av. J-C) y ont été retrouvés au XXe siècle : outils, fragments de poterie, etc. Ils sont à présent au National Museum of Kenya que nous visiterons l’après-midi.
Les randonnées sont très accessibles et il y a pas de dénivelé, ou alors avec des escaliers. La balade a ainsi été très agréable, et nous avons pu croiser plusieurs espèces d’animaux.


Plan de Karura Forest.


Caméléon Trioceros rudis.


Colobe guéréza, variété noir et blanc de l’est - kikuyuensis.


Suni ou Nesotragus moschatus.


Phalanta phalantha.


Papilio phorcas.


Pseudacraea lucretia.


Karura Forest.


Cascade de Gatamaiyu, Karura Forest.


Karura Forest.


Grottes Mau Mau.


Lac Lily.


Gallinule poule-d’eau.


Grèbe castagneux.


Jacana à poitrine dorée.


Crocothémis écarlate.

• Après notre balade, nous commandons un autre VTC pour nous rapprocher du Musée national de Nairobi, pour 260 KES les 5,1 km. Nous déjeunons dans un restaurant indien avant de nous y rendre.

• Nous arrivons donc à pied au Musée national de Nairobi. Ouvert en 1930, il s’agit du plus grand musée du Kenya. Il est composé de plusieurs collections : (1) une partie ethnographique nommée “art et histoire” qui retrace l’histoire du pays, notamment sa lutte pour l’indépendance, et expose de nombreux objets, vêtements et photos de différentes ethnies, (2) une partie histoire naturelle avec l’évolution des mammifères et des premiers Hommes ainsi qu’une impressionnante collection d’oiseaux du Kenya empaillés, (3) une partie jardin botanique et (4) une partie parc du serpent. Il y a aussi des expositions temporaires ; quand nous sommes venus il y avait notamment une sur Sudan le dernier rhinocéros blanc du Nord, une sur Oman, une sur les princesses africaines, etc. Les collections sont très fournies et les panneaux d’informations sont clairs. Nous avons beaucoup aimé ce musée !
Le ticket peut s’acheter en ligne (site officiel), via eCitizen comme les parcs nationaux, puis il faut l’imprimer au guichet. L’entrée coûte 1200 KES/pers pour les non résidents.


Musée national de Nairobi.

• Après notre visite du musée, nous prenons un VTC pour nous rendre au BAPS Shri Swaminarayan Mandir pour 220 KES les 3 km. C’est un mandir ou temple hindou dédié à Swaminarayan, construit en 1999. Comme expliqué dans la section à Mombasa, BAPS est une branche du sampradaya Swaminarayan qui a été fondée en 1907 et qui est devenue une organisation internationale par la suite. Nous arrivons à l’entrée et demandons si nous pouvons visiter. Le personnel de sécurité nous laisse entrer, et quelques fidèles nous montrent le chemin. Pour visiter l’intérieur du temple, il faut se rendre du bon côté en fonction de son genre et retirer ses chaussures. Des vêtements classiques, pas trop courts ou moulants, suffisent.


BAPS Shri Swaminarayan Mandir.

• Puis nous prenons un autre VTC pour aller au East Africa Satsang Swaminarayan Temple (EASS) pour 220 KES les 1,1 km. C’est un autre temple hindou dédié à Swaminarayan, construit en 1945. EASS est un réseau de temples Swaminarayan descendants du sampradaya originel (Kutch) et basés en Afrique de l’Est. Il découle donc du même courant que le Shree Kutch Satsang Swaminarayan Temple de Mombasa, mais les deux temples sont gérés administrativement de façon différente (par la fédération EASS pour le premier, indépendamment pour le second). Nous avons demandé si nous pouvions visiter, et deux hommes de la communauté nous ont accompagnés. A l’intérieur, les gens, hommes comme femmes, ont été très chaleureux avec nous. Une jeune femme nommée Ashna, a été particulièrement gentille avec nous. Elle nous a guidé dans le temple, et nous a donné plein d’informations sur l’hindouisme, sa culture, sa communauté. Ce temple est un véritable lieu de vie, avec des logements, une école maternelle, une école primaire et une clinique. Ashna s’y rend tous les jours après le travail. C’était dimanche, jour de satsang communautaire pour les hindous Swaminarayanis, c’est-à-dire de prière collectif, de partage de repas, de chant… Effectivement, nous voyons d’un côté des femmes tresser des guirlandes de fleurs, de la nourriture est préparée, et à mesure que la nuit tombe, de plus en plus de monde arrive avec de très belles tenues colorées. Ashna nous explique qu’ils vont danser et nous propose de rester regarder. Cette ronde est appelée garba, et est aussi effectuée pour d’autres occasions plus importantes. Nous restons un peu avant de laisser Ashna pouvoir profiter de sa fête, après une petite photo faite avec elle.
Nous avons été très bien accueillis, c’était un beau moment de partage, et nous l’en remercions beaucoup. :heart_hands:


East Africa Satsang Swaminarayan Temple.

• Nous rentrons ensuite vers notre hôtel et dînons le soir en ville, en prenant un VTC pour 220 KES.

► JOUR 14 :

• Dernier jour de visite ! Nous commençons par retourner à la mosquée Jamia. C’est le matin, et il est possible de visiter gratuitement. Nous nous présentons au bureau d’accueil et sommes chaleureusement accueillis par le responsable. Il me prête un voile facile à enfiler et qui couvre le haut des bras, khimar, il me semble. Puis, nous visitons la mosquée et notre guide nous explique son histoire. La mosquée fête ses 100 ans cette année puisqu’elle a été construite en 1925, sous l’impulsion de marchands musulmans sunnites indo-pakistanais et arabes. Elle arbore effectivement un style indo-islamique, et se distingue avec ses trois dômes argentés ainsi que ses deux minarets. Une extension a été construite en 1938 pour doter la cour d’un toit. Par conséquent, la mosquée se retrouve en partie cachée par des murs mais elle peut abriter davantage de fidèles lors des grandes prières du ramadan. La mosquée Jamia est considérée comme le cœur spirituel de l’islam kényan, et un symbole d’unité pour les différentes ethnies musulmanes du pays représentant 10-12% de la population totale : swahilis, somalis, arabes, indo-pakistanais, une partie des mijikendas et bantous, etc).


Mosquée Jamia.

• Juste à côté, se trouve le McMillan Memorial Library, une très ancienne bibliothèque datant de 1931.


McMillan Memorial Library.

• Puis nous prenons un VTC pour nous rendre au Jain Shwetamber Munisuvratswami Temple pour 220 KES les 2,5 km. Comme je l’expliquais plus haut, le jaïnisme est une des religions découlant du brahmanisme avec l’hindouisme et le bouddhisme. Ce temple érigé en 1984 est associé à la branche Śvetāmbara (Shwetamber) du jaïnisme, qui diffère de l’autre branche Digambara, par des divergences sur l’interprétation des textes, la pratique de la nudité, le statut spirituel des femmes. Les Śvetāmbara sont plus progressistes et engagés dans la société, les femmes pouvant devenir nonnes, les moines vivant dans le milieu urbain, les laïcs étant acceptés.

Comme pour les temples hindous, nous nous présentons à l’entrée et demandons si nous pouvons visiter. On nous autorise gratuitement mais les photos à l’intérieur ne sont pas admises. Dommage, l’intérieur est magnifique, tout blanc et comme en dentelle. Pour visiter, il suffit de retirer ses chaussures et de porter une tenue adéquate (pas trop courte, ni moulante).


Jain Shwetamber Munisuvratswami Temple.

• Puis nous retournons à Nairobi CBD, notamment au Nairobi City Market pour faire quelques achats, toujours en VTC pour 220 KES. Ensuite, vient l’heure de déjeuner.


Nairobi CBD.

• L’après-midi, nous faisons notre dernier safari, au Parc national de Nairobi. Il s’agit du premier parc national du Kenya, ouvert en 1946, sur une ancienne réserve de chasse devenue sanctuaire. Il a une superficie de 117 km², à une altitude située entre 1 533 et 1 760 m. Ce parc a la particularité de n’être pas entièrement ouvert. Comme il est entouré par Nairobi, il comporte des clôtures sur les 3 côtés concernés, ce qui a pour objectif de protéger les animaux des dangers d’une grande ville. Il est traversé par le nouveau chemin de fer SGR, sur une portion surélevée, afin de limiter les accidents avec les animaux. Le parc est principalement composé de savanes herbeuses avec des acacias épars, mais aussi de zones de broussailles et de forêts sèches. On y retrouve de nombreuses espèces d’animaux, et notamment le rhinocéros blanc du sud (49 individus) et le rhinocéros noir (126 individus). Il comporte un Rhino Sanctuary qui a permis la reproduction de nombreux rhinocéros.
Pour faire ce safari, nous avons réservé une demie journée via GetYourGuide 2 jours à l’avance (annonce ici) pour 32,42 €/pers. Puis nous avons acheté nos entrées sur le site officiel, avec eCitizen, pour 40 $/pers. L’agence choisie est GIOVANNI SAFARIS. Elle est venue nous chercher en ville. Nous étions dans un van avec le guide-chauffeur (anglophone) et 3 autres personnes.
Nous sommes satisfaits de cette dernière visite de parc qui nous a permis de voir 3 rhinocéros blancs ainsi qu’un guépard.


Crocodile du Nil et ibis sacrés.


Rhinocéros blanc du sud.


Piquebœuf à bec rouge.


Vue sur Nairobi depuis le parc.


Lion d’Afrique.


Buffle d’Afrique.


Girafes Maasaïs.


Zèbres des plaines et impalas.


Vautours africains.


Eland du Cap et piquebœufs à bec jaune.


Rhinocéros blancs du sud.


Phacochère commun.


Pie-grièche à longue queue.


Autruche d’Afrique.


Messager sagittaire.


Guépard.


Buffle d’Afrique.


Lion d’Afrique.


Vue sur Nairobi depuis le parc.

• Après notre safari, l’agence passe par une grande boutique de souvenirs, comme nous en avons vu plein durant nos 7 premiers jours. Enfin, nous rentrons au centre de Nairobi. A l’aller comme au retour, nous passons devant Kibera, l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique. Kibera a été créé en 1912 dans une zone boisée, par les britanniques qui y installèrent des soldats soudanais nubiens. D’ailleurs, « kibera » signifie « forêt » en nubien. Le quartier grossit au fil des années passant de 600 habitants en 1918 à 6000 en 1965, 62 000 en 1980, 250 000 en 1990, pour atteindre 500 000 en 1998. En 2010, sa population est estimée à entre 500 000 et 1 million d’habitants, bien que le recensement officiel, assez critiqué, évoque 170 000 habitants. Il est composé de plusieurs villages, chacun avec sa dynamique. La densité de population est très élevée avec 8-9 personnes par chambre. Le taux de chômage est élevé, les agressions fréquentes, les conditions de vie insalubres (pas d’eau potable, peu d’électricité), les malades répandues. Les habitants de ce bidonville vivent avec moins de 2 $ par jour, l’accès à la scolarité et aux soins médicaux sont rares. ONU-Habitat, qui a son siège juste à côté, ainsi que plusieurs ONG kenyanes y interviennent activement et l’étudient.
Toutefois, un programme de rénovation urbaine a été lancé en 2009, par le gouvernement qui construit petit à petit des immeubles pour loger la population de Kibera. Le projet est fortement ralenti par des vols de matières premières, des problèmes de construction (fondations fragiles car le sol est composé de déchets), une accessibilité difficile, des problèmes d’autorisation et des critiques quant à la perte de leur propriété des habitants.
Je sais qu’il est possible de visiter ce bidonville, et que de nombreuses initiatives communautaires, artistiques et humanitaires très intéressantes y sont organisées par et pour les habitants. Mais personnellement nous sommes gênés par ce tourisme de la misère, d’autant plus que les habitants ne récupèrent pas ou peu d’argent des visites qui sont organisées par des agences extérieures. Pour ceux qui voudraient quand même visiter, rapprochez-vous d’une association de Kibera transparente qui reverse tous ses revenus à la communauté.


Kibera.

• Nous rentrons en ville, dînons au restaurant, puis récupérons nos affaires. Les deux agents de sécurité de notre hôtel, avec qui nous avions discuté brièvement en rentrant chaque jour, nous voient partir et demandent à faire des photos avec nous. Puis, nous commandons un VTC pour partir à l’aéroport de Nairobi pour 730 KES les 20 km. Et c’est comme cela que se termine notre séjour de 11 jours au Kenya ! Voici d’autres points de visite à Nairobi que je n’ai pas visités :

  • Railway Museum : Ce musée retrace l’histoire du chemin de fer historique est-africain, l’Uganda Railway, qui a eu un impact décisif sur le développement des grandes villes kenyanes comme Nairobi et de connexion à travers tout le pays. Le chemin de fer a été construit par des ouvriers indo-pakistanais enrôlés par les britanniques, les populations locales refusant de le construire. Cette population s’est ensuite installée durablement, façonnant également la démographie du pays et des pays voisins.
  • Il y a aussi une multitude d’églises que nous n’avons pas visitées. De nombreuses branches du protestantisme et de l’évangélicalisme sont représentées rien qu’à Nairobi. Parmi elles, voici quelques jolies églises : Nairobi Baptist Church (église évangélique baptiste), PCEA St Andrews Old Church (église protestante presbytérienne), Africa Gospel Church Kenya (église évangélique “gospel”). Ce ne sont pas des monuments, et les fidèles n’ont pas forcément l’habitude de recevoir beaucoup de visiteurs, mais il doit être possible d’assister à un culte en demandant. Nous n’avons pas testé !
  • Shri Sanatan Dharma Sabha Temple : Un temple hindou orthodoxe et pluraliste, c’est-à-dire la forme la plus ancienne et la plus répandue de l’hindouisme. Plusieurs divinités sont représentées : Vishnu, Shiva, Parvati, Ganesh, Hanuman…
  • Quartier de Westlands : C’est un quartier huppé animé de Nairobi, avec des centres commerciaux (Westgate Shopping Mall, Sarit Centre, etc), et des bars/boîtes de nuit (The Alchemist, Bao Box, Nairobi Street Kitchen, Sarabi Rooftop Lounge, Brew Bistro, etc). C’est aussi dans ce quartier que se trouvent les temples hindous et jaïn que nous avons visités ainsi que le National Museum of Kenya.
  • David Sheldrick Wildlife Trust : Il s’agit d’un orphelinat d’éléphants et de rhinocéros qui ont perdu leur mère. L’objectif est de pouvoir les réintroduire dans la nature. Il est possible d’assister à leur nourrissage vers 11h. Il est situé à 16 km au sud de Nairobi CBD, à côté du parc national de Nairobi.
  • Karen Blixen Museum : Une ferme où a vécu Karen Blixen entre 1914 et 1931, entrepreneuse et écrivaine danoise, connue pour son livre Out of Africa qui relate sa vie à cette époque. Une grande partie des événements racontés dans ce livre concerne la vie des locaux, notamment Kikuyus, que Karen Blixen apprend à connaître peu à peu. L’ancienne ferme avec ses meubles d’époques est visitable. Elle est située à 18 km au sud-ouest du centre de Nairobi CBD, dans le quartier Karen qui a pris le nom de l’auteure.
  • Bomas of Kenya : Ce musée à ciel ouvert présente des habitations traditionnelles de 12 tribus kenyanes différentes. Il y a aussi des expositions d’artisanat et des spectacles de danses traditionnelles. Il est situé à 11 km au sud-ouest de Nairobi CBD.
  • Nairobi Safari Walk : Ce zoo est situé à côté du parc national de Nairobi. Il se parcourt à pied sur une passerelle en bois et permet d’observer des lions, des rhinocéros, des guépards et des léopards.
  • Giraffe Center : C’est un centre de conservation et d’éducation consacré à la girafe de Rothschild, une espèce menacée. Il est possible de les approcher de près et de leur donner à manger. Il est situé dans le quartier de Lang’ata, à environ 20 km au sud de Nairobi CBD.
  • Oloolua Forest : Une autre forêt tropicale urbaine, cette fois-ci située dans le quartier de Karen, à 24 km sud-ouest de Nairobi CBD. Elle est aussi gérée par le Kenya Forest Service.
  • Ngong Hills : C’est une colline qui donne une vue panoramique sur la ville et la vallée, de quoi faire une randonnée sympathique. Elle est située à 29 km au sud-ouest de Nairobi CBD.

Vol Nairobi > Djeddah le 26 août 2025, départ de Nairobi à 02h40, arrivée à Djeddah à 06h30.
Vol Djeddah > Barcelone le 26 août 2025, départ de Djeddah à 10h30, arrivée à Barcelone à 15h10.


► BILAN :

Nous avons beaucoup apprécié ces 11 jours passés au Kenya. Nous avons pu y expérimenter pour la première fois le safari, ce qui a été une belle expérience. Nous avons pu découvrir de beaux paysages, et une multitude d’animaux. Cela a également été une belle expérience de partage avec notre guide. Puis, nous avons visité Mombasa et Nairobi. Mombasa est une belle ville avec une longue histoire remontant au Xe siècle marquée par les échanges entre les populations de l’océan Indien. Nairobi est plus récente, mais a aussi beaucoup d’histoires à offrir, notamment en rapport avec son indépendance. Il y a moins de jolis bâtiments anciens à voir qu’à Mombasa, mais c’est l’occasion de visiter de nombreux lieux de cultes différents, qui reflètent la richesse culturelle du Kenya, et de l’Afrique de l’Est de manière générale. Toute cette diversité nous a donné envie d’en apprendre davantage sur l’histoire du pays. Le fait que les différentes ethnies kenyanes, leurs cultures et leurs religions soient mises en valeur comme éléments constitutifs de l’identité nationale, et que le Kenya soit inclusif à cet égard, nous a particulièrement intéressés. Une autre chose qui nous a marquée, principalement à Nairobi, c’est le nombre de personnes qui sont venues pour nous parler, nous souhaiter la bienvenue, nous suggérer des visites, etc. C’est probablement le pays où cela nous est le plus arrivé. Il faut dire que nous sommes particulièrement reconnaissables, en tant que touristes blancs. Nous avons d’ailleurs croisé peu de visiteurs occidentaux : seulement au Fort Jesus et dans quelques rues du vieux centre à Mombasa, au Nairobi City Market, au Maasaï Market, à Karura Forest et au National Museum of Kenya à Nairobi.
Nairobi est une ville très intéressante à découvrir, mais je ne la conseillerais pas à tout type de voyageur, en tous cas pas aux voyageurs qui recherchent du calme et du repos. Ou alors, tout dépend de là où vous logez et de ce que vous souhaitez visiter. A côté d’elle, Mombasa semble être une ville tranquille alors qu’elle-même est remplie de monde. Je dirais qu’elle est plus facilement accessible.

Quelques éléments de budget (août 2025)

• Avions : 1er 811,17 €/pers A/R puis 64,5 €/pers aller → Total 875,67 €/pers
• Safari 6 jours : 1600 €/pers tout compris + 120 € de pourboire (guide et chauffeur)
• Logements : 21,5 €/nuit pour 2 à Mombasa — 30 €/nuit pour 2 à Nairobi
• Repas : L’équivalent de 6-7 €/pers en moyenne à Mombasa et Nairobi (restaurants moyens de gamme) — les restaurants indiens sont souvent un peu plus chers
• VTC (Bolt) : Le prix minimal semble être 220 KES (1,5 €), puis plus il y a de km, moins c’est cher au km. Après ≈10 km → 37 KES/km (0,25 €/km) à Nairobi — 68 KES/km (0,45 €/km) à Mombasa

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Merci pour ce récit vraiment très complet (après ça, plus la peine d’acheter le guide du Routard! :rofl:), agrémenté de magnifiques photos.
J’ai pu découvrir la ville de Nairobi qu’à mon avis très peu de touristes visitent. Personnellement je n’aime pas les villes mais la forêt de Karura a l’air très agréable.

J’espère que vous avez fait une copie de votre partie 2 et qu’elle pourra finalement être publiée (je ne sais pas s’il est possible d’envoyer directement un message à la modération).
En tout cas, bravo, tout ça demande beaucoup de temps mais le résultat est à la hauteur :wink:

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Bravo et merci pour ce retour très détaillé de votre premier séjour au Kenya. Quelque chose me dit que ce ne sera sans doute pas le dernier :wink:
Les informations pratiques que vous donnez seront certainement très utiles à d’autres voyageurs :+1:
A noter que depuis le 1er octobre il y a eu une augmentation des tarifs d’entrée dans les parcs nationaux Tsavo Est et Ouest sont par exemple maintenant à 80$ pour les non résidents (mais il y a des packs si on visite Tsavo et Amboseli par exemple) . A ma connaissance pour la réserve de Samburu c’est 85$.

Bonne journée à tous!

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Merci @muriel ! Oui, la balade dans la forêt de Karura était très sympa, et nous avons croisé pas mal d’animaux. Pour Nairobi, oui si vous n’aimez pas trop les visites de villes, je ne pense pas que s’attarder dans celle-ci vous plaira. Mais de notre côté, nous aimons visiter les villes, donc nous ne nous voyions pas ne pas la découvrir. :grin:

La partie 2 a été validée et a été positionnée au bon endroit dans le récit (message n°2). Merci à sabine-com pour sa réactivité !

Merci aussi @karen56 pour ce retour ! :smiling_face: Et merci pour la mise à jour de prix !

Merci @atnah50 pour ce récit et tous vos conseils, notamment sur les activités à Nairobi où on ne trouve pas forcément beaucoup d’infos ! Je pars mi-décembre pour mon premier safari au Kenya et vos retours me seront bien utiles :slight_smile:
Pour compléter le message de @karen56, les tarifs de plusieurs parcs ont effectivement augmenté, et celui de Nairobi est désormais passé à 90$/pers.

Bonne soirée et à bientôt !

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J’avais une question…
Quelle est la focale de l’appareil utilise pour les photos ?

Encore une fois, merci pour ce partage qui m’a permis de découvrir les villes kenyanes …en images :wink:
Pour une première, vous avez été gâtés au niveau des rencontres animalières. J’ai d’ailleurs découvert qu’il y avait des pintades vulturines au Tsavo, je pensais qu’elles étaient endémiques dus parcs du nord.
Je vais maintenant aller jeter un oeil sur ma partie Arabie …

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Merci @eva-dlr et @muriel ! Oui effectivement, nous avons croisé plusieurs groupes de pintades vulturines là-bas !

@maitrepo, mon appareil est un Panasonic Lumix DMC FZ-300. Sa longueur focale est de 4,5-108 mm, soit une focale équivalente de 25-600 mm en format 35 mm.

Bonjour à tous,

Merci encore atnah50 pour ce partage d’expérience.

Les informations sur Nairobi m’ont donné des envies pour un prochain séjour ( lors de nos premiers voyages au Kenya il y a plus de 15 ans maintenant nous avions visité le musée -j’en gardais un bon souvenir).
C’est intéressant de savoir que la forêt de Karura permet de belles randonnées. Vous n’avez pas ressenti d’insécurité ? Il y a quelques années j’avais lu je crois des difficultés à ce niveau …

Concernant la tentative d’escroquerie de la part de policiers je crois que malheureusement c’est fréquent. Nous en avons discuté à plusieurs reprises avec notre guide . Il nous a expliqué que les policiers sont très mal rémunérés et que de ce fait les demandes de “bakchich” sont fréquentes… En tous cas la réaction des autres kenyans autour de vous montre bien le respect qu’ils ont pour les touristes.
La lutte contre la corruption est affichée un peu partout mais hélas bien difficile . La corruption s’exerce à très haut niveau. Par exemple il y a quelques années les entrées dans les parcs et réserves se payaient en espèces. On peut facilement imaginer la tentation que c’était pour certains… Pour remédier à cela l’état a créé pour les parcs nationaux la E citizen card qui oblige à des réglements virtuels. Cependant la gestion de ce système n’est pas fait directement par l’état mais par une société privée (proche à priori de hauts responsables) qui prélève un pourcentage important des sommes réglées …

Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire du Kenya je recommande la lecture du livre de Wangari Maathai celle qui plante les arbres.

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Bonjour,

““Les Maasaïs sont notamment connus pour pratiquer l’excision sur leurs filles pour marquer le passage à l’âge adulte. L’excision, en plus d’être une mutilation violente, douloureuse et non consentie, fait souvent l’objet de complications et d’infections. C’est une pratique qui est toutefois en recul au Kenya (officiellement interdite depuis 2011, avec en moyenne 21 % de femmes qui la subissent malheureusement encore). Des campagnes ont lieu pour lutter contre ces pratiques, et elles proviennent également de femmes Maasaïs elles-mêmes.””

Heureux de constater qu’une (autre) personne ose aborder ce sujet dans le Forum Routard .
Je suis personnellement viscéralement opposé à ces “charcutages” d’un autre âge, et tout autant opposé à rendre visite à des personnes (où que ce soit et pour qq. motif que ce soit) qui pratiquent encore cette abominable mutilation génitale (qui est aussi une violente agression sexuelle sur des gamines de 6/8 ans).
Je suis moins sur que vous que la pratique soit en régression, puisqu’une information récente signalait que des médecins de villes se sont mis à réaliser l’intervention !! (en contournant l’interdiction officielle)

Nous étions, il y a un mois, au Ngulia lodge dans Tsavo ouest. Nous avons eu l’occasion d’assister (sans approuver non plus cette pratique) au repas offert par le lodge au Léopard .
Nous avons pu voir aussi cette Lionne solitaire sur son rocher, non loin du lodge, mais avons pu constater qu’elle était blessée au bas ventre, par morsure semble-t-il .

Salutations .

Puma

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Merci pour ce récit très détaillé de votre séjour !
Sabine

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Bonsoir,

Eh bien, voici un superbe dossier sur le Kenya fort bien documenté qui sera très utile aux Routards ! Bravo !

À Nairobi, j’ajoute les deux sites suivants :

The Holy Family Cathedral, à l’architecture résolument contemporaine. Les vitraux sont très beaux.

Pour rester dans le verre, la verrerie de Kitengela qui réalise de très belles pièces, vendues dans les centres commerciaux de la ville. Elle est située dans la banlieue ouest.

Attention !
Avant d’y randonner, bien se renseigner sur les conditions de sécurité et éviter d’y aller seul…

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Merci à tous pour vos retours !

@karen56 : Pour la forêt de Karura, j’avais aussi lu qu’il y avait eu des problèmes de criminalité dans le passé. Mais depuis 2013, cela s’est grandement amélioré, notamment avec la mise en place de l’organisme Friends of Karura qui cogère la forêt avec le service forestier du Kenya. Il y a des barrières aux entrées, et ils veillent à ce que les gens ne passent pas sans payer. Dans la forêt, nous avons croisé beaucoup de familles, des scolaires, et des expatriés, en balade, en jogging ou à vélo.
Pour les policiers, après notre mésaventure, nous avons effectivement lu ça. Et en tous cas, nous avons beaucoup apprécié la réaction des gens autour, ils ont été solidaires alors que rien ne les y obligeaient et c’est vraiment sympa.
Merci pour la suggestion de lecture !

@puma : Je comprends votre point de vue ! En tous cas, j’ai espoir que cette pratique régresse, même si j’imagine bien que cette lutte n’est pas simple et pas forcément toujours linéaire, avec parfois des retours en arrière dans certains endroits…
Et pour la lionne, il ne me semble pas qu’elle était blessée à l’époque, la pauvre !

@herodote : Merci pour le partage de sites à visiter. J’ai aussi visité la Holy Family Cathedral dont j’ai mis quelques photos dans le message n°3. Et je partage votre avis sur l’intérêt de la visiter, ces imposants vitraux sont très jolis. Pour Ngong Hills, merci pour la précision, je ne savais pas !

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Ah oui, ça m’avait échappé ! Finalement vous en aurez vu davantage que moi à Nairobi, en trois séjours de plus d’une semaine chacun entre 2010 et 2014.

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Un détail en passant : les “grues couronnées” sont en fait des “grues royales”.
Il y a plusieurs moyens de les différencier qui sont plutôt bien détaillés sur ce site : Grue royale - Balearica regulorum

J’ai oublié de dire - et je ne peux plus modifier ma réponse - que ce n’est pas “martin-pêcheur strié” (qui, à ma connaissance, n’existe pas) mais “martin-chasseur strié”

@gerard_de_lux, merci pour ces corrections ! Effectivement, il y en a peut-être d’autres.

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