Retour de virée auto entre Prague, Brno, Bratislava, Budapest et Vienne… avec quelques infos, tout en vrac, quelques points de vue très subjectifs et certainement pas mal d’erreurs… Habitant Prague depuis des lustres (en cristal de Bohême, bien sûr, j’ai aussi pris la nationalité tchèque), j’avais assisté, à Vienne, il y a quelques années, à l’opérette « la Veuve Joyeuse » (musique follement gaie) de Franz Lehar qui eut, lui-même, une vie « partagée » entre ces pays qui appartenaient au « feu » empire austro-hongrois. De père morave (de nos jours, la Moravie est en République tchèque), de mère hongroise, né dans la Slovaquie d’aujourd’hui, Lehar a étudié la musique au Conservatoire de Prague et est mort autrichien… Quel itinéraire de vie ! Quelques infos pratiques pour commencer : qualité des autoroutes et respect du code de la route ? Les Autrichiens sont, de loin, les meilleurs. Par contre, l’arrivée à Vienne, venant de Budapest, est franchement hideuse avec une forêt d’éoliennes et des usines assez moches… Côté vignette autoroutes, elle est à acheter par internet sauf en Autriche où il faut la payer à la frontière, pour dix jours, à coller sur le pare-brise. Logement : j’ai choisi de loger dans l’hyper centre, habitant à Prague tout à côté du pont Charles. A Budapest, dans un ancien palais reconverti en hôtel : l’Oktogon. Très bien. A Vienne dans un rbnb épatant donnant sur jardin intime, sur la Juden Platz. Pour le stationnement, en général, préférer les parkings plus ou moins souterrains. On peut se garer dans la rue à Prague en évitant les bandes bleues réservées aux résidents pour choisir les bandes blanches avec paiement parcmètres horodateurs. Parkings à Prague proches du théâtre national et du Rudolfinum. A Budapest, se faire aider par le personnel de l’hôtel pour payer par internet en se garant le long des bandes blanches. A Vienne, possibilité de se garer le long des bandes blanches en achetant une carte dans les bureaux de tabac. Mieux vaut un parking souterrain. Engager la conversation avec les locaux pour demander une info sur les parkings est un bon moyen de tester l’amabilité des habitants. Et là, mille bravos aux Viennois (il faut dire que je parle allemand) : gentils, patients, souriants… Mille bravos encore aux Viennois pour leur élégance en général, vestimentaire en particulier… avec en supplément, quand vous les croisez sur le Graben, leur petit coup d’œil sur le côté pour voir si vous avez des chaussures en vrai cuir ou contrôler si vous n’avez pas de tache sur le bas de pantalon. Viennois, quoi ! Dans les autres capitales visitées, 40 ans ce communisme ont laissé des traces sur la façon de s’habiller ou sur l’amabilité en général… On reste distants un peu comme sous l’ancien régime quand on évitait de se confier, de dialoguer avec des inconnus. Peut-être aussi souffrant d’un petit complexe d’infériorité. Par contre, seul bon côté, ces 40 années de communisme ont généré des gens moins compliqués que les Français, moins revendicatifs (pas de grève ou de manif à Prague), des gens qui savent se contenter de peu et respecter l’autorité en général… A Vienne, on sent le pouvoir des Habsbourg qui ont capturé la Bohême et bien d’autres territoires pendant presque 400 ans. On sent à l’intérieur du Ring et dans la Hofburg (l’ancien palais impérial), la puissance des Habsbourg. Alors que Prague est restée provinciale, dans son jus, pour le bonheur des visiteurs. Comme les rois et empereurs allaient de Prague à Vienne, on retrouve dans les deux capitales, des palais construits par des familles nobles qui voulaient être proches du pouvoir comme les Palffy. Palais Palffy à Prague et à Vienne. La Karlskirche, la plus fastueuse église viennoise appartient à l’ordre des Croisés à l’Etoile Rouge dont le siège est à Prague. Leur église praguoise, Saint-François, trône avec son dôme cuivré, à l’entrée du pont Charles, côté Vieille Ville. L’ordre (assez riche) ne compte qu’une dizaine de membres ! A noter encore comme similitudes entre les deux capitales : l’architecte de la Karkskirche, Fischer von Erlag, a également édifié le palais Clam-Gallas, le plus précieux palais de la Vieille Ville à Prague.
Quelques mots de la virée. Le centre de Brno est ancien et plutôt agréable autour de la place Zelny trh (place aux légumes) ou est installé le matin un marché aux fruits et légumes. Il faut se promener autour de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, entourée de jolies maisons anciennes. Un restaurant bon marché : « l’Eau vive » sous la cathédrale. Brno est l’ancienne patrie de Gregor Mendel, le pape de la génétique et pour les accrocs de l’épopée napoléonienne, la plus fameuse victoire de Napoléon, Austerlitz, s’est déroulée non loin de la ville, autour de Slavkov. Chaque 2 décembre (il fait en général très froid !), une reconstitution est organisée avec canons, fusils et uniformes d’époque. Austerlitz est le nom en allemand d’un village qui n’existe plus.
Direction Bratislava. Se garer au parking Centrum. Le centre historique est piétonnier, tranquille avec quelques places bordées de maisons anciennes baroques et fin XIX e siècle, aux façades colorées comme à Prague. Des statues gesticulant en haut des toits nous saluent. Réverbères et balcon en fer forgé comme à Prague. Les maisons ont été restaurées. L’incontournable Café Kormuth attend les touristes. Dans la vitrine, une statue bien enrobée représentant l’impératrice Marie-Thérèse festoyant (elle adorait le chocolat chaud !), la mère de notre reine Marie-Antoinette. Des salles voutées couvertes de fresques à motifs moyenâgeux. Les pâtisseries sont hors de prix. Ce qui dissuade les groupes. Tant mieux. Le service est souriant. Les gâteaux plutôt pas mal, fondants. Le café OK ! Les clients ? des Asiatiques tout sourire, quelques Allemands, des Anglais qui adorent les sucreries. Dans les restaurants testés dans la vieille ville, les serveurs sont gentils et patients (je parle le tchèque, si proche du slovaque. Cela aide à décrocher un sourire).
Direction Budapest. Une grande ville avec beaucoup de voitures sur de larges boulevards. De vastes places. Les façades des immeubles sont souvent en mauvais état, poussiéreuses. Les cours intérieures semblent abandonnées Quelques façades Art Nouveau, sublimes. Pas mal de sans-abri dans les rues. La visite du Parlement, incontournable. Retenir une heure de visite sur internet. Faire des allers et retours de part et d’autre du Danube pour visiter les différents quartiers. La Grande Synagogue et son cimetière. Guide en français proposé gratuitement. Les bains Széchenyi : on barbote au milieu d’une belle architecture : dômes cuivrés, stuc couleur jaune typique Marie-Thérèse. Au mois d’août, beaucoup de monde. Côté hygiène, bof bof… Parlons café. A mon humble avis, c’est à Budapest qu’est niché le plus spectaculaire café de notre virée. Son nom ? le New York Café. Une ambiance néo-baroque vertigineuse, entre opéra et église baroque remplie de putti poudrés, des lustres étincelants, des plafonds hauts comme des cathédrales, l’or et le stuc sont partout. Il faut aimer ! J’aime. Une spécialité : le Somloi sponge cake. Une coupe de glace avec fruits et chantilly. Exquis ! Autre bon point hongrois : la musique dans les cafés ! Le pianiste du New York Café joue vraiment juste, variant entre Chopin et jazz… Dans un autre espace un trio violon, cithare, contrebasse. Ambiance musicale tzigane ! Pas de fausse note… Autre grand café qui vaut le déplacement : dans le Galerias de Paris (galerie de Paris). Un passage élancé, haut comme une cathédrale, décoré comme une cathédrale avec voutes… Ambiance davantage cosy au Gerbeaud, au pied d’un immeuble qui porte le même nom : une architecture fin XIX e siècle. Le café affiche une déco dite « parisienne ». Le bois est partout. On se croirait un peu au Sperl à Vienne. Ambiance Art nouveau. Succulentes pâtisseries. L’histoire de ce café est passionnante. Sissi y venait souvent ! Autre arrêt café au Central Kavehaz. Avec un duo musical piano/ violon exceptionnel ! Donc côté Café et musique : mille bravos aux Hongrois. Les meilleurs !
Direction Vienne, Intérieur du Ring. Chic ! Les façades sont impeccables, tout est propre. Des palais ici et là. Quelques immeubles modernes au milieu de la pure beauté, qui détonnent. Il y a quelques années, j’avais assisté en hiver à quelques grands bals (il y en a plus de 200), en compagnie de mon ami Thomas Elmayer qui dirige une école de danse dans le Vieux Vienne : bal de l’Empereur, de l’Opéra, du Philharmonique, de la Chimie, des Chasseurs (j’avais loué un costume de chasseur pour l’occasion). Avec petite manif contre les chasseurs, à la sortie ! Quelle expérience ! Il faut picorer à Vienne tant il y a de richesses. Cette fois-ci, nous retournerons au Kunsthistorisches museum. Magnifique ! Le Café au sein du musée, est aussi très attractif… Parlons des cafés. Mon préféré ? Le Central. Il faut se lever tôt pour arpenter le Graben avant les touristes dont je fais partie. Hélas, à cette heure, pléthore de camions de livraison ! Nous retournons donc au Central encastré dans le palais Ferstel, inspiré de la Renaissance italienne : colonnes de marbre, voutes dorées. Le café de Freud, Zweig et bien d’autres. Ouverture à 8 heures. Déjà quelques Asiatiques attendent. Jeunes, souriants, bien habillés. Leurs parents n’ont jamais voyagé. Alors leurs enfants découvrent l’Europe. Devant moi, une jeune Japonaise en tailleur. Elle commande deux gâteaux qui ont l’air vraiment succulents qu’elle touche à peine. Juste pour gouter ! Quelle bonne idée ! A ma droite, un couple d’Allemands un peu « costauds » avalent croissants (ils sont délicieux !) avant cafés mélange et d’autres sucreries. Le service est amène. Les serveuses stylées. Mais le pianiste Steeve est nul ! Alors mille bravos pour la qualité des pâtisseries au Central. Les plus succulentes de notre virée ! Crémeux, sans génoise. The best ! Une mention particulière pour le Nuss Kuss (à 6,90 euros) qui fond dans la bouche ! Les touristes ne me dérangent pas. J’en fais partie ! L’Hôtel Sacher fondé en 1876 fait partie de l’histoire de Vienne. Le Café, au rez de chaussée, est tranquille avec deux petites salles de part et d’autre. Tissus rouge sang sur les murs, banquettes rouges également. Lustres en cristal. Portrait de Sissi. Les clients ? De jeunes Asiatiques, encore très calmes, souriants, élégants. C’est reposant ! Incontournable le Sachertorte. Avec un café, c’est excellent ! Je souhaite aussi retourner chez Demel dans la Kohlmarkt. Un café qui a 200 ans, fréquenté par Sissi. J’adorais, jadis, les vitrines décorées avec goût et les petites salles du rez de chaussée, très intimes. Désormais, il ne se passe plus rien dans les vitrines. On voit une cuisinière qui prépare une texture… Les salles du café se trouvent désormais au premier étage. Les tables sont les unes à côté des autres. L’usine. Le charme a passé !
Prague, maintenant. Ma ville de cœur. C’est la plus romantique ! Une ville qui monte et qui descend, faisant naître des paysages urbains magnifiques. Le point de vue depuis le pont Charles, le matin, en regardant vers le Château, reste d’une grande beauté. Dômes cuivrés, clochers, tourelles inondent le paysage. Une beauté inégalée ! De plus, les façades ont été rénovées partout dans le « Vieux Prague » où je conseille de loger. C’est le premier arrondissement qui permet de se promener pour découvrir l’essentiel. Eviter de loger dans des rues à tramways, très bruyants. Beaucoup de zones piétonnières à Prague. Beaucoup d’espaces verts également comme la colline de Petrin en face du Château. Une nature en liberté… Hélas, la ville est devenue le rendez-vous des jeunes Anglais et Allemands en quête de bière pas chère… C’est le mélange des styles architecturaux qui fait le charme de la ville. Une trilogie : le roi dans son Château (de nos jours, le palais présidentiel). En contrebas, le quartier de Mala Strana, fait de palais baroques édifiés par des architectes italiens. De nos jours, ce sont des ambassades. De l’autre côté du Pont Charles, rive droite, les bourgeois étaient rivés dans la Vieille Ville. Un style à découvrir : le Cubisme architectural, unique à Prague. A voir : un spectacle de Théâtre Noir. Choisissez la troupe Image. Pour les Cafés, celui de la Maisons Municipale propose un décor Art nouveau très décoratif. Peut-être le café le plus spectaculaire de Prague. Certes, les pâtisseries remplies de génoise sont un peu indigestes et le service « gnan gnan », comme sous l’ancien régime. Je préfère le Café Louvre. On peut y voir de vrais Tchèques, le matin, en semaine. Belle ambiance également au Café du Rudolfinum oublié des touristes, pourtant tellement grandiose et relaxant ! A explorer, l’ancien quartier juif remplacé par des immeubles Art nouveau élancés, rue Siroka et la rue Parizska. Ne pas oublier le musée juif, fait de plusieurs synagogues et du vieux cimetière. Le quartier juif porte toujours le nom de Josefov pour rendre hommage à Joseph II, fils de Marie-Thérèse et frère de Marie-Antoinette. Joseph II avait concouru à donner les mêmes droits aux Juifs qu’aux autres citoyens. Les juifs ont le plus souvent été protégés par les Tchèques. Si les parents de Kafka ont choisi le prénom de Franz, c’est pour rendre hommage à l’empereur François-Joseph (Franz-François).
Bonjour,
Merci pour ces commentaires avisés. Je vous rejoins pour Prague qui est pour moi aussi le vrai coup de coeur, aussi bien sous la neige que l’été.
Je me permets une précision pour les campeurs ou voyageurs en cc: ces 4 villes ont une offre de camping satisfaisante.
Prague en tête du classement avec des petits campings chez l’habitant dans le quartier du zoo, très sympa. ![]()
Hello,
Le communisme n’est pas le seul élément pouvant expliquer la différence entre le caractère réservé et conciliant des Tchèques et celui contestaire et revendicatif de nombreux Français.
D’ailleurs aucun peuple ne bat ces derniers pour ces traits de caractère. Leur identité semble n’avoir retenu du passé que leur (s) révolution(s) devenant ainsi une pâle copie de ce qu’ils furent.
Pour l’architecte je suppose qu’il s’agit de Fischer von Erlach ?
Brno est une ville à explorer comme Bruxelles ou Madrid pour en prendre la réelle dimension et ses richesses sont nombreuses.
Bratislava ne me plaît pas car j’ai l’impression d’évoluer dans un décor d’opérette et à part sa proximité avec d’autres capitales les raisons de son statut de capitale restent inexplicables pour moi surtout quand on connaît Kosiče, Presov ou même Levoca.
Votre compte-rendu sur Budapest m’attriste car je constate qu’en 15 ans le nombre de sans-abris naguère plutôt rares a considérablement augmenté et que l’état des édifices a empiré. Odon Lechner est un grand architecte, l’égal des Horta, Gaudi, Wagner, Eisenstein et autres Guimard et il faut visiter la Caisse d’épargne ou le musée des Arts décoratifs pour s’en convaincre…
Dire qu’il y a une vingtaine d’années le New York café était vide, les effets du tourisme sont consternants.
Il y a quelques bonnes pâtisseries à Budapest et plusieurs cafés d’hôtels somptueux.
Vienne regorge de trésors et je me suis déjà montré d’une trop grande prolixité dans d’autres conversations
Pas un seul touriste dans les superbes quartiers Art nouveau un peu éloigné du centre à Prague, est-ce toujours le cas?
Le nouveau musée Mucha ( prononcer Mouja avec la jota espagnole ) mérite-t-il un nouveau voyage?
Bonjour Avo 6
Je n’ai pas encore visité le nouveau musée Mucha à Prague.
merci pour la réponse quoi qu’il en soit.
Avo6, je viens de poster un commentaire élogieux sur le forum Prague à propos du nouveau musée Mucha logé dans le brillant palais Savarin (rénové récemment) ou parade un escalier baroque de toute beauté: une centaine d’oeuvres venant de la collection privée de Marcus, petit-fils d’Alfons (je connaissais bien John Mucha, fils d’Alfons, qui vivait dans un palais intime sur la place du Château): lithographies, esquisses, photos, films … la présentation et la mise en scène des oeuvres tapisant les murs sont magnifiques. L’autre musée Mucha semble désormais presque sans intérêt !
Bonjour Avo 6
Le très baroquisant New York Café appartient à un groupe thaïlandais, Anantara qui possède de nombreux hôtels comme à Bangkok. Pour ma part, je trouve L’afflux de touristes asiatiques avides de voir la belle Europe, plutôt sympathique. Les Asiatiques sont « du matin ». Sur le pont Charles, à Prague, par exemple.
Bonjour Monlouv,
J’ai été surpris à Londres de voir l’importance des investissements asiatiques ( indiens, indonésiens, malaisiens, thaïlandais. …) dans de gros projets commerciaux, hôteliers, etc…tels que la nouvelle Battersea Power Station.
Je crois que les Européens ne produisant plus grand-chose il ne leur reste plus en effet qu’à attirer les touristes ( et en particulier asiatiques puisque c’est la plus importante clientèle numéraire) pour engranger des devises.
En ce moment je suis à Madrid où je vois beaucoup plus d’Indiens que par le passé.
J’ai vu il y a quelques années l’épopée slave de Mucha dans un style éloigné de celui qui l’a rendu célèbre. C’était dans un petit village ( qui d’ailleurs a un homonyme du moins partiel ce qui nous a conduits à faire un dérour inutile de presque 150 km avant de réaliser notre bourde ). La taille des toiles était littéralement unique et il faut que le lieu soit gigantesque pour installer le tout.
Cette « Épopée Slave » sera installée dans les prochaines années dans le palais Savarin sur la rue N’a Prikope. La rénovation va bon train car il faut … de la place !
Les Chinois ont acheté une grande banque à Prague…
Moi, je suis sur l’île de Symi proche de Rhodes.
Alors bravos ! Nous (ma femme tchèque et moi-même) avons passé 12 jours parfaits en Grèce avec 2 jours à Rhodes puis 4 nuits l’île de Halky puis 6 nuits Symi (baie de Pedi). Climat idéal même en octobre…,
Je regrette beaucoup de ne pas aller à Rhodes qui a l’air d’être vraiment fascinante mais c’est un voyage familial et il faut faire des compromis, je n’ai pas du tout entendu parler des deux autres.
C’est un voyage reporté depuis plus de 50 ans, j’ai eu le privilège ( le mot “chance” serait très malvenu) de découvrir la Grèce continentale lors de la guerre entre la Turquie et la Grèce à propos de Chypre juste au moment où les frontières avaient été fermées et nous avions parcouru Mycènes, Épidaure, Delphes, les Météores, etc absolument seuls du coup je m’étais juré d’aller dans les îles hors-saison pour ne pas fréquenter mes congénères et retrouver cette sensation vertigineuse … ce devait donc avoir lieu lors de ma première année de retraité mais on ne tient pas toujours ses promesses même pas celles qu’on se fait et c’est en tant que septuagénaire confirmé que je le réaliserai. Alors le choix est aussi celui d’un débutant : Mykonos, Santorin, Milos, Paros, Sifnos, Sérifnos ( pêle-mêle et en n’espérant n’en oublier aucune) et 9 jours à Athènes pour mesurer les différences réelles et celles, immanquables, avec mes souvenirs.
Avo6, vous avez eu et vous avez encore une vie très riche ! Votre “programme” d’escapade dans les îles est alléchant! Peut être un peu de vent vers Mykonos en octobre… et les ferries qui parfois restent à quai car trop de vent… Nous retournerons à Santorini l’année prochaine pour prendre un ferry d’une nuit afin de rejoindre l’île de Halky notre préférée. J’ai pour ma part 70 ans… les plus belles années commencent !
J’apprécie votre jugement et ce, d’autant plus que je les trouve justes.
En revanche vous me faites peur avec les ferries à l’arrêt alors que j’ai réservé les logements et je me vois en train de payer ceux où je n’aurai pas pu me rendre en même temps que ceux où je n’avais pas prévu de rester davantage. Surtout que vous êtes la deuxième personne à me le dire.
Nous nous précipitons vers nos 75èmes anniversaires ma femme et moi.
Je mets de côté l’île de Halky. Sait-on jamais…
C’est l’éternel cauchemard des amoureux des îles grecques… les ferries qui ne partent pas faute de grand vent … quand les logements sont réservés… depuis les îles pour relier Rhodes nous avons toujours choisis les plus imposants ferries qui n’ont pas peur du vent … mais vers Mykonos aurez vous le choix des bateaux ? Pas certain !
Alors la solution peut être : faire vos dévotions dans une chapelle au dôme bleuté de Santorini …
Les passionnés des histoires monarchiques et impériales iront visiter sans tarder le château de Konopiste situé en Bohême, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Prague. Entouré de forêts et de lacs, la bâtisse fut la résidence pendant 14 ans, de l’archiduc François-Ferdinand d’Este (désigné futur héritier de la double couronne d’Autriche-Hongrie par son oncle, l’empereur François-Joseph) avec sa famille: son épouse, la comtesse tchèque Sophie Chotek et leurs trois enfants. Le couple était malmené par la cour de Vienne qui reprochait à cet archiduc son mariage morganatique avec cette simple comtesse… de plus Tchèque ! Les bureaux de François Ferdinand se trouvaient au Belvédère à Vienne.
Les intérieurs du château sont sublimes avec un mobilier d’époque de toute beauté. Outre les appartements de la famille, les salles d’apparat sont décorées de tapisseries des Gobelins etc…
En 1914, le couple quitta leur château pour rejoindre Sarajevo lieu de manoeuvres militaires… leur assassinat par un ararchiste serbe précipita l’Europe dans la guerre… François-Joseph déclarant la guerre à la Serbie, ce qui entraina par le jeu des alliances la tuerie de 1914/1918, avec 9 millions de morts…