Bonjour,
Avant de partir en Ethiopie j’ai trouvé peu d’infos fiables et récentes. C’est pourquoi je vous fais un retour sur mon voyage qui a eu lieu en février 2025. En espérant que mon récit pourra répondre à certaines de vos questions. Itinéraire : Addis-Ababa, Bahar Dar, Gondar, Lalibela, Addis-Abeba.
Pour commencer, je n’ai malheureusement pas pu visiter tout ce dont j’avais prévu. Car les distances étant longues et les routes encore incertaines à causes des conflits, j’ai dû faire la plupart des trajets par avion et ceux-ci sont vite complets. Le mieux serait de réserver tous vos vols internes avant votre arrivée dans le pays. Il y a une vingtaine d’aéroports dans le pays. Encore faut-il que le site d’Ethiopian Airlines fonctionne. Sinon, il est possible de trouver une place la veille au soir, il y a souvent des désistements. Et enfin, si vous arrivez en Ethiopie avec Ethiopian Airlines, vous aurez droit à des réductions sur les vols locaux en présentant une preuve d’achat.
Pour commander un taxi aux tarifs règlementés, je vous recommande de télécharger l’appli mobile Ride ou Feres. Ça fonctionne comme pour Uber. Vous saisissez le lieu de prise en charge, la destination et un véhicule viendra vous chercher. Très souvent, il s’agira d’une petite Toyota Vitz ou d’une Suzuki du même gabarit. Pensez à créer un compte Ride et/ou Feres avant votre départ car les applis vous enverront un sms de vérification. Cependant, il est tout à fait possible d’héler directement un véhicule qui possède un sticker Ride (jaune et noir) ou Feres (vert et blanc) sans passer par l’appli. Le chauffeur indiquera lui-même les infos sur son appli et vous montrera le prix à la fin de la course (prix au km, course à 130 ETB minimum). Il faudra tout de même lui indiquer un n° tél éthiopien (votre hôtel par exemple).
Il y a peu de restaurants et de bars qui proposent le free wifi. Les hôtels le proposent mais ça ne fonctionne pas toujours correctement. Il faudra peut-être prévoir une e-sim ou une sim locale. Je vous conseille de télécharger la carte d’Ethiopie consultable hors connexion ainsi que la langue amharique, même si beaucoup parlent anglais en ville et dans les lieux touristiques.
Le Corridor Project est en cours de réalisation dans la capitale et plusieurs villes d’Ethiopie. Ce qui implique beaucoup de routes et de quartiers en travaux en vue de moderniser les aménagements urbains.
Beaucoup de fidèles prient devant leur église mais n’entrent pas. D’ailleurs celles-ci sont souvent fermées. Mesdames, pensez à vous couvrir la tête avant d’entrer. Et pour tout le monde, retirez vos chaussures.
Fun fact : la plupart des hommes ne portent ni de tongs ni de shorts en ville. Rien ne l’interdit mais ça vous attirera quelques regards amusés ![]()
Si vous êtes fumeur, renseignez-vous sur les règles à respecter à l’extérieur car je n’ai vu personne fumer pendant mon séjour.
En dehors d’Addis-Abeba il y a régulièrement des coupures de courant plus ou moins longues. N’attendez pas d’être en rade de batterie pour recharger vos appareils.
Addis :
- Allez voir la Washa Mikael Rock Hewn Church proche du quartier de Kotebe à environ 9km du quartier de Piassa. Il s’agit des ruines d’une église rupestre à 300 ETB l’entrée.
- Attention le musée national qui conserve les restes de Lucy est fermé en ce moment à cause des travaux sur son parvis. Pas de date de réouverture affichée.
- L’entrée de la cathédrale Sainte Trinité à 1 500 ETB est à régler au guichet et non dans la boîte à donations qui se trouve à l’entrée. Ferme à 17h00 comme la plupart des églises de mon itinéraire.
- L’entrée au parc Entoto coûte 1 000 ETB, règlement uniquement par CB au guichet. Il y a plusieurs accès. J’ai pu y observer un dikdik.
- L’église Saint Georges coûte 400 ETB et comprend la visite guidée d’un petit musée.
- Le Merkato, connu comme le plus grand marché d’Afrique. Je ne l’ai pas trouvé très intéressant niveau achats car c’est beaucoup de ventes en gros et très peu d’artisanat.
Bahar Dar :
- Le jardin de Yoni’s & Li’s spot, juste à côté du Mikael Fish Market. On peut se relaxer avec un café sur les bords du lac Tana et échanger avec les gens. Il y a aussi le Hldar 14 public park tout aussi reposant et il y a également un petit restaurant avec vue sur le lac.
- Les excursions pour le lac, les chutes et les monastères sont assez onéreuses mais tout se négocie. Vous pouvez aussi faire jouer la concurrence. J’ai aimé toutes les visites, en particulier les chutes du Nil Bleu. Pour y parvenir on traverse la campagne qui est magnifique.
Le couvre-feu est à 18h00 mais il reste possible de sortir. La ville est plutôt calme le soir. Les familles sortent et papotent devant leur maison et les enfants jouent au foot. En revanche, beaucoup de commerces ferment et certains restaurants ne servent plus à manger après 20h00. Vous pourrez tout de même boire un verre.
Pour une pause relaxante, je vous conseille de vous faire masser à l’hôtel Kuriftu. C’était top. 1700 ETB /h. Il y a également une piscine mais je ne sais pas si elle est accessible si on n’est pas client car elle était en cours de remplissage lors de mon passage.
Si vous faites le trajet Bahar Dar-Gondar par la route, prenez bien conseil auprès des habitants à propos de la sécurité avant de partir. Nous sommes partis en mini-van accompagnés du propriétaire d’un restaurant avec qui nous avions sympathisé la veille et un chauffeur. Le trajet dure un peu plus de 3h en partant à 5h30 du matin. Nous n’avons rencontré qu’un checkpoint militaire, les autres checkpoints étant opérés par la milice Fano. Aucun bakchich ne nous a été demandé. Un de leur QG se trouve à Gazara, c’est impressionnant de voir autant d’hommes armés surtout si jeunes.
Gondar :
Je ne connais pas les prix des visites car nous avions réservé un package. Nous avons visité :
- Le château de Fasil Ghebi et les bains de Fasilides. Le château est en cours de réfection mais il reste ouvert à la visite.
- L’église Kusquam et ses ruines. Une jolie surprise, un lieu calme et apaisant.
Lalibela :
- Les églises rupestres. Je ne se sais pas trop quoi en penser… Depuis l’augmentation des prix d’entrée, plus en plus de personnes appel au boycott de cette visite. Il est vrai que 50$ c’était déjà abusé, mais aujourd’hui c’est 100$ (ou 12 500 ETB) à payer en cash uniquement. Pour un lieu certes historique et grandiose, j’en ai pris plein les mirettes, c’est aussi un lieu qui a connu des rénovations comme les toits protégeant les églises. Mais le prix n’inclut pas de guide, il n’y a aucun panneau explicatif, aucun panneau directionnel. Le monsieur au guichet nous dit que c’est dû à la fréquentation qui a baissé depuis le covid.
Je garde un très bon souvenir de ce voyage. Le bonus très agréable c’est que pendant toutes les visites, excepté à Lalibela, nous étions seuls ! Les gens sont très sympas et ouverts à la discussion. Les paysages sont magnifiques, nous sommes toujours entourés de montagnes. J’espère sincèrement que la situation politique va évoluer positivement pour les éthiopiens.