Les déceptions :
-
Les paysages : monotonie du nord au sud et
ultra-urbanisation, pas ou peu de place pour le sauvage -
Les villes : mis à part quelques rues, les
temples, jardins et sanctuaires, les villes sont tout sauf belles : (Kyoto
inclus) -
Le prix exorbitants des routes à péages, des
ferrys, et l’allure faible des
déplacements (néanmoins justifié par les infrastructures impressionnantes en
place : on passe en permanence par le Viaduc de Millau et le tunnel sous
la manche !) -
Les difficultés pour communiquer en Anglais
(quelqu’un qui baragouinerait quelques mots est déjà à un niveau avancé de
maitrise, seuls les Japonais passés par l’expatriation sont capables d’échanger) -
Le climat en aout (on était prévenu mais pas le
choix pour les congés) : la brume permanente qui occulte la vue et les
températures étouffantes (entre 32 et 40°C) et la température descend que peu
la nuit -
La mer aussi bien l’océan pacifique que la mer intérieure,
un vrai bouillon pour la baignade mais très peu voir pas de plages descentes et
une mer qui n’a rien d’exotique (viser Okinawa) -
Le Fuji-san, au mois d’aout, rarement visible,
dépourvu de son auréole de neige
Les bonnes surprises :
-
L’ordre, la propreté, la sécurité, l’absence de
pauvreté, la discipline et l’organisation de tout ou presque tout -
Les Japonais, peuple admirable si l’en est, tout
du moins à l’égard des Occidentaux, d’une courtoisie et d’une écoute
merveilleuse, … -
Le Volcan Aso et Sakurajima, ce dernier nous a réservé
une superbe surprise avec son éruption la plus forte enregistrée de son
histoire alors que nous étions dans le coin -
La culture contemporaine et le Kitsch, le Japon
m’a fait l’impression d’un Disneyland à ciel ouvert, pas forcément attiré par
la culture manga, tout ce visuel a été une surprise et un étonnement permanent,
aussi bien sur une aire d’autoroute du sud de Kyushu qu’à Shinjuku à Tokyo -
Les Japonaises <3
-
Les prix hors-transport, restaurant, commodités,
logement vs standards français -
S’y rendre via Moscou avec Aeroflot (hormis le
loupé avec les bagages à l’arrivée, les hôtesses pas sympas et la bouffe
infecte), la meilleure solution en termes de rapidité, prix et qualité -
Avoir passé 2 semaines en dehors de Kyoto /
Tokyo et avoir été en permanence les seuls Occidentaux au milieu des Japonais -
La simplicité (rouler, se localiser, faire le
plein d’essence, acheter des tickets pour les transports en communs, etc) alors
qu’on imagine qu’il s’agit à chaque fois d’une épreuve insurmontable, au pire
il y aura toujours quelqu’un pour vous proposer son aide -
Les célébrations du mois d’aout, les lampions, lâchés
sur les rivières…
Pour synthétiser, voyage assez dépaysant, très intéressant
pour le culturel – le passé et le futur qui cohabitent, décevant pour les
amoureux de nature, certainement dépassé par d’autres pays asiatiques pour ce
qui est du colossal de l’architecture ou les merveilles de la gastronomie. Son
atout reste le confort et la sécurité par rapport aux autres pays asiatiques
hormis Singapour. Si on hésite à s’y rendre, le faire fin avril pour au moins
profiter de la vue sur le Fuji et des cerisiers en fleurs et d’avoir ainsi ce
que le Japon a surement de plus beau à offrir.