Notre semaine de farniente à Maio en décembre

Forum Cap-Vert

D’abord, la jolie villa?
Puisque c’est la première chose que nous découvrons, accueillis chaleureusement par Daniele, l’homme de confiance de Patricia, puis par Patricia et Michel, les propriétaires.

Un havre de paix au soleil.
Elle s’inspire de la tradition architecturale cap-verdienne, avec une dominante de “cubes” colorés. Les lignes sont simples et élégantes, avec ici une maison très ouverte, qui laisse l’air circuler, avec une vue somptueuse sur l’océan.


(en haut, le solarium)

Depuis le solarium :

La cuisine (très bien équipée) ouvre sur la terrasse.

Nous avons choisi l’une des 3 chambres (avec sa salle de bains privée), simple et lumineuse.

Nous ne nous lassons pas de la vue sur l’Océan, ni de la magnifique piscine à débordement, que nous testons sans tarder. Le paradis en décembre!

Nous sommes à 10 minutes à pied du centre-ville de Vila de Maio, mais avec déjà 2 petites épiceries à moins de 5 minutes.
Nous faisons d’ailleurs un saut au Pick Pay tout proche, ouvert le dimanche, par curiosité et pour compléter les provisions du petit déjeuner que nous a achetées Patricia.
C’est là, au bout le la place :

La soirée sera courte et tranquille, nous tombons de sommeil après nous être levés vers 3h du matin!


(Au fond, on aperçoit Santiago)

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Quelques détails pratiques?

  • Au Cap-vert, il y a -2h de décalage horaire par rapport à la France en hiver (-3h en été).

  • Comment atteindre Maio? Depuis Praia (île de Santiago).
    Pour nous qui venons de Toulouse, y arriver et surtout en repartir n’est pas chose aisée, cela se fait au prix d’un long trajet : Un vol Toulouse- Lisbonne, puis Lisbonne- Praia, et enfin Praia-Maio.
    Pour ce dernier tronçon, il y a le choix entre un vol de 15 minutes avec Cabo Verde Airlines (il y en a 3 par semaine, dimanche, mardi et vendredi), ou bien une traversée de 2 heures en ferry à déconseiller à ceux qui craignent le mal de mer! Prix sensiblement équivalents.
    A l’aller, cela s’enchaîne bien si TAP n’a pas de retard.

Au retour par contre, c’est un peu la galère, avec 9 heures d’attente à Praia (pour un vol TAP à 1h40!) et nous avons eu encore 9h d’attente à Lisbonne, en raison de la suppression de notre vol Lisbonne-Toulouse prévu le matin. Soit un trajet de plus de 24h pour effectuer 6h de vols au total.

Les touristes qui peuvent bénéficier de vols directs Transavia pour Praia depuis Paris, Lyon ou Marseille ont de la chance!

  • Pré-enregistrement : Il ne faut pas oublier de souscrire, au moins cinq jours avant son arrivée au Cap-Vert, à une formalité préalable de pré-enregistrement sur la plate-forme gouvernementale dédiée www.ease.gov.cv . Il s’agit de saisir les données de son passeport, ses dates prévisibles d’entrée et de sortie du territoire capverdien, son numéro de vol et son lieu de villégiature, et de s’acquitter d’une taxe de sécurité aéroportuaire de 3 400 escudos (30,83 euros) .

Bien sûr, conserver un justificatif du paiement!

Pour un séjour de plus de 30 jours, il faut un visa.

  • La langue officielle est le portugais, il ne faut pas hésiter à apprendre quelques mots et formules de politesse!

  • La monnaie officielle est l’escudo (Cape Verdean Escudo, ou CVE).

1 EUR vaut environ 110 CVE . (Ce taux se prête à une estimation rapide sur la base de 100)

Il y a au moins 2 ATM qui fonctionnent bien sur Vila de Maio, qui permettent de retirer des escudos.

  • Il y a des taxis sur l’île, collectifs ou privés, mais ceux qui le désirent peuvent louer une voiture ou un quad (à réserver de préférence la veille ou l’avant-veille, penser à emporter son permis de conduire!), 2 ou 3 prestataires proposent ce service.

  • On trouve des mini “supermarchés” et petites épiceries (lojas) qui vendent de tout… quand elles en ont! Il faut parfois faire le tour. L’approvisionnement en produits frais se fait en principe par le ferry du mercredi. Un petit marché couvert également, près de l’église.

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Le lendemain, nous décidons de partir explorer à pied la “capitale” et ses alentours immédiats.
Balade tranquille. Nous avons imprimé un plan, nous devrions arriver à nous repérer!

En sortant de notre rue, nous passons devant une mignonne épicerie qui fera vite partie de nos habitudes : Kulor Café. Les patrons sont adorables, Sébastien est français et sa femme, Ineid, parle très bien notre langue, et tout en sourires!

En vert, à côté, c’est une petite école qui accueille des enfants un peu déshérités.
En tournant au coin de la rue, une allée très colorée déjà aperçue la veille.
Tout le monde se salue “Dom Dia!”

Et puis, un peu plus bas, le Fort San José, qui fait partie des monuments célèbres.
Récemment restauré, superbe dans sa nouvelle robe blanche.

L’entrée est libre. Un charmant jeune homme propose de nous renseigner, je le remercie et prends mon temps pour lire les “panneaux” qui expliquent l’histoire de Maio et du Fort, et qui sont en fait de jolies plaques de céramique.

Une activité purement agricole et pastorale aux 16e et 17e siècle (surtout basée sur l’exploitation de la viande et des peaux du bétail) a ensuite été complétée par la récolte et le commerce du sel. L’activité agricole a périclité avec la sécheresse mais il reste un peu d’élevage…
Il y a plusieurs salines sur l’île. Commerce très fructueux pour les Portugais puis les Anglais, le sel étant expédié jusqu’au Brésil!
Mais cette manne attirait aussi les pirates, d’où la construction du fort par les Portugais vers 1743.
Mais Vila de Maio est aussi appelée Porto Ingles en souvenir de l’époque où les navires anglais y jetaient l’ancre pour charger le sel.
Les Anglais y étaient chez eux, ayant “hérité” de l’île suite au mariage d’une princesse portugaise avec le Prince Charles II d’Angleterre!

La vue est belle sur le port! Un phare a été rajouté au site.

En quittant le Fort, nous descendons vers le centre de Vila de Maio, vers la belle plage des pêcheurs, en longeant la belle avenue qui conduit à la route de l’aéroport.

Et puis, en face, la plage!

Nous descendons et allons voir les barques. Le sable est magnifique, fin et doré.
Nous reviendrons… souvent!

Au bout de l’avenue, on peut accéder à la route qui borde les salines jusqu’au port.

Site grillagé, bien sûr, car il est toujours en activité.

On n’accède pas au port, impossible de revenir par la plage!
Retour par l’avenue. Guest houses, petits hôtels et petits restaurants.


Ici on peut louer des quads.


Joli! Mais fermé.

Ah! Voici l’église Nossa Senhora da Luz, construite en 1872!
Elle est fermée aujourd’hui.

Retour à la case départ, il fait chaud et il est près de midi, mais nous sommes ravis de notre première découverte.

Allons finir notre plat de poisson (hyper copieux!) sur notre terrasse face à l’océan.

Pour l’accompagner, Patricia nous a offert une bouteille de vin blanc délicieux : Cha de Fogo, que nous avions déjà apprécié il y a 6 ans… c’est un plaisir de retrouver le parfum particulier de ce vin, Fogo étant l’île du volcan.

Ensuite, ça sera siesta!

A suivre…

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Coucou Patou,

Bien appétissante cette escapade !!
Ça fait du bien, un peu de chaleur, avec la neige qui arrive chez nous.
Le bord de mer avec ses falaises est très beau et j’aime beaucoup ces maisons colorées !!
Très bon endroit pour faire une pause dans l’hiver…en attendant la prochaine…
Bonne journée.
Bises.

Coucou Michèle,

Merci d’avoir “rejoint” notre petite île!
Oui cette côte et très belle, on alterne entre falaises et longues plages de sable fin.

Chaque matin, nous regardions les pêcheurs partir au loin sur leurs petites barques… et nous les retrouvions plus tard à leur retour au village.
C’était un de nos rituels…

Bises
Patou

Et après la sieste?
Et bien il est temps d’aller découvrir “la plus belle plage de l’île” : Ponta Preta.

A 1 km environ de la maison, dans la direction inverse de celle du village donc vers l’Est. C’est facile : on suit l’alignement des jolies maisons de vacances (assez luxueuses) en suivant la côte, et quand il n’ y a plus de maisons, c’est la plage.

Juste à côté de l’usine de dessalement d’eau de mer, alimentée par des panneaux photo-voltaïques, qui fournit l’île en eau douce (potable, mais avec un goût peu gastronomique).

Les abords sont rustiques, on y croise la faune locale : des cochons, des ânes, et même des taureaux, qui vadrouillent en totale liberté.
Comme nous a dit Daniele : “Ils ne sont pas en servitude”!
Et chiens et chats, bien sûr.
Tout ce petit monde est très paisible.

Même les taureaux, croisés à l’entrée de la plage : ils m’effrayaient un peu car je portais une robe rouge!!! Mais non… Sont pas concernés.

La plage de Ponta Preta est longue, 6km! On peut y faire de belles balades.

Le coin est magnifique. Et désert! Sauf le WE peut-être…
La baignade y est un vrai plaisir, les vagues ne sont pas fortes et l’eau est à 24 ou 25 degrés.
On savoure ces moments d’hiver un peu magiques!

Demain, tour de l’île!

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Mardi.
Spécialité locale de Maio, dégustée au petit déjeuner : la confiture de papaye verte, délicieuse!

Nous partons avec Daniele, qui nous emmène découvrir son île dans la voiture de Patricia, un gros pick up! On se repère un peu sur une carte de l’île.


Maio couvre 270 km2 et possède environ 8000 habitants.

Nous partons vers l’Est, dépassons Punta Preta, puis nous nous enfonçons dans la campagne profonde, en direction du village de Barreiro.
Premier constat : l’île n’est pas plate!
Deuxième : il y a plein de chèvres!
Troisième : tous les villages que nous traverserons en y faisant un petit “tour de manège” sont déserts, presque toutes les maisons sont fermées.
La communication avec Daniele étant assez limitée, la seule explication que nous recevons est “l’immigration”. Nous en déduisons que les habitants sont partis travailler ailleurs, à Praia ou à Lisbonne?

De jolis cubes de couleur, qui contrastent avec des maisons inachevées en béton brut, assez tristes, des allées pavées, avec çà et là une rangée d’arbres (parfois des palmiers), quelques façades joliment décorées de fresques souvent dédiées à la protection de la nature…

Barreiro.


Si les centres-villes sont généralement propres et soignés, hélas, les alentours ne sont pas souvent nettoyés, parfois nous frôlons la décharge publique! Il paraît que les ordures sont enlevées plusieurs fois par semaine mais nous avons des doutes. Des progrès restent à faire!


Le square est tristounet… et le terrain de foot est rarement utilisé paraît-il.

Quelle est l’activité de la plupart des habitants du village?
Ah, la pêche?
Ah! Mais Barreiro n’est pas au bord de la mer!!!
Oui mais, si on fait quelques km sur une mauvaise piste (eux la parcourent à pied!), on arrive à Lagoa.

Lagoa, belle plage! Très ventée. Quelques barques de pêcheurs (tous ne sont pas rentrés de leur matinée). Spot de surf paraît-il, mais pas facile.

Demi-tour, puis route vers Figueira (il y a des figuiers dans le coin, peu d’autres fruitiers sont capables de pousser des la rocaille!).
Nous poursuivrons vers Ribeira de Jao puis Pilai Cao, deux jolis petits villages pleins de charme.

Une modeste église dont nous remarquons les fenêtres atypiques (sans doute une forme géométrique plus simple à bâtir).


Et non, l’île n’est pas plate!

Et puis nous arrivons à Alcatraz!

Le Mont Penoso est le plus haut sommet de l’île (436m).


De temps à autre, nous voyons des cubes de béton qui semblent être des citernes. Et les constructions en pierre pourraient être des enclos pour les animaux.

Suivent Pedro Vaz, puis Cascabulho, avant d’arriver à Morinho pour la pause déjeuner.

Et toujours ces villages déserts, à part deux ou trois habitants que Daniele salue au passage (ici tout le monde se connaît!).
Nous sommes un peu déçus, ayant entendu parler des délicieux fromages de chèvres de Maio et d’artisanat local, avec une tradition de poterie… Rien de visible sur notre passage.

Morihno est célèbre pour ses dunes et ses salines (que nous ne verrons pas). Nous y déjeunons chez une cousine de Daniele, qui tient un petit restaurant. Accueil chaleureux, cuisine typique, simple et à notre goût, très copieuse, avec poissons et poulet accompagnés d’une délicieuse sauce aux oignons.


(Le poisson a été terminé!)

Dans cette région, une grande forêt d’acacias, chose rare sur cette île où peu d’arbres arrivent à pousser!

Après le déjeuner, nous faisons halte à Calheta, petit village de pêcheurs célèbre pour sa superbe baie … et pour ses poteries (pas vues)!

Et puis c’est Ribeira di Morro, petit port de pêche avec une très jolie plage abritée, ses palmiers …


Ce serait très tentant d’y prolonger la pause!

Les tortues marines ne s’y trompent pas, c’est dans les environs qu’elles viennent déposer leurs oeufs, entre juillet et septembre. Des sorties d’observation avec guides y sont organisées.

Nous aurions aimé admirer la célébrité locale : le baobab géant de Morro! Mais nous nous heurtons à un chemin barré, et Daniele n’ose pas chercher un autre passage…

Et puis c’est le retour vers Vila de Maio, où nous repassons devant les salines, avant de regagner notre villa. Nous avons fait une cinquantaine de km!

Nous sommes contents d’avoir découvert le coeur de l’île, d’avoir traversé ses petits villages perdus et admiré ses rivages plus “confidentiels”, mais en même temps nous avons une impression de survol trop rapide et trop superficiel … tout en constatant qu’il n’y avait pas grand monde à rencontrer!

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Pour la confiture de papaye verte, elle nous avait été servie avec du fromage lors de mon premier voyage au Cap Vert en 2002.

BOnjour !!
Hey mais je ne savais pas que vous étiez revenue au Cap Vert pour venir découvrir Maio!! Quelle riche idée"et merci pour ce partage et tes impressions. C’est aussi un de mes coup de coeur au Cap Vert!! Et après une visite en 2016, nous y sommes retournés en juin dernier (après un passage à Fogo et Brava avant). En presque 10 ans cela avait un peu changé et on a eu beaucoup de plaisir à y passer 1 semaine. Lors de notre première visite nous étions en mode plus routard (je crois que ja’vais fait un carnet de voyage) et en avions fait le tour à pied et en tente. Et je me souviens de nuits en bord de mer sur des plages incroyables et désertes et où nous nous sommes sentis seuls au monde!!!
Cette fois nous sommes restés logés à Vila et nous avons surtout beaucoup pêché et farniente! ;O) et puis un tour de l’île aussi. En dehors de Vila, cela nous a en effet semblé plus désert et abandonné qu’il y a 10 ans en arrière. Oui, immigtration, exode rural…les jeunes vont à Praia, la capitale, ou sur les îles plus touristiques comme BV ou Sal, ou à l’étranger, pour y chercher du travail.
Mais nous avons trouvé Vila bien jolie, mignonette, proprette. Bien mieux entretenue qu’il y a 10 ans.

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Hahaha! J’ai la même photo!!!

Merci Ptitortue pour ton message sympa,
Et oui on avait envie de découvrir Maio depuis longtemps … avant d’entrer en hibernation!

J’en profite pour te souhaiter une très belle année 2026,
Amitiés,

Patou

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@michele87
Oui, nous aussi on en avait déjà goûté, et on en a goûté aussi aux Antilles!

Mais celle-ci n’est pas industrielle, elle est faite artisanalement par une dame que connaît Patricia, et qui habite à proximité. C’est un boulot de dingue! Elle tranche de très fines lamelles presque transparentes…
Mais tu as peut-être goûté la même!

Si je n’avais pas été en formule bagage cabine, j’en aurais rapporté!

Bises
Patou

@ptitortue
Re coucou! Je reviens!

J’ai relu ton message, et j’imaginais ton périple de 2016… Ça devait être extraordinaire!
Est-ce que es allée aussi dans la région au nord de Morinho, qui semble vraiment très isolée?

Ton ressenti de juin correspond bien à notre impression, les villages semblent désertés, il n’y a pas de vie - ou si peu!-
Nous aurions aimé acheter du fromage de chèvre… comme nous l’avions fait à santo Antao!

Pour Vila de Maio, nous sommes d’accord, jolie petite ville, coquette et assez vivante, avec l’animation des horaires d’école, la vie autour de la pêche, avec le retour des barques, et les femmes de pêcheurs qui vendent le poisson au bord des trottoirs, ou celles qui parcourent la ville en proposant leur marchandise portée sur leur tête dans une grande bassine en plastique…
Les gens assis sur le pas de la porte, on se sourit et on se dit bonjour…
Un dame qui gronde ses enfants parce qu’ils ne nous ont pas dit bonjour!

Pas beaucoup de décorations de Noël, on sent que l’argent est rare, il ne doit pas être gaspillé.

Allez, j’espère que tout va bien sur Santo Antao et je t’envoie nos amitiés,

Patou

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Après une petite pause piscine, nous repartons faire un tour au village, histoire de marcher un peu, d’acheter une bouteille de vin, et de refaire provision de fruits (les oranges portugaises sont excellentes).

Ce soir, dîner de princes sur notre terrasse : nous avions commandé à Ivania (dont le mari est pêcheur) un plat de langoustes, en l’honneur de mon anniversaire!
Un régal absolu. Ce sont des langoustes de l’île, toutes fraîches.


(ici il n’y en a que la moitié!)


Nous n’avons pas trouvé de Cha de Fogo, mais ce merino portugais est digne d’intérêt!


On ne s’en lasse pas!

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Le lendemain matin au petit déjeuner, des pêcheurs viennent animer le pied de notre falaise!


Ils ont pris plein de petits poissons.

C’est ce matin-là que nous avons manqué de peu un banc de dauphins, venus faire les fous près de la côte.
Mais nous étions partis au village, pour assister au retour de pêche, sur la plage!

D’abord, baignade. L’eau est délicieuse!
Et puis voici les barques qui rentrent, peu à peu.

Quand une barque revient, la solidarité joue à fond : il y a toujours de nombreux hommes qui viennent aider à remonter les barques, très lourdes, et à les mettre au sec en sécurité. Le cadeau, c’est 2 petites bonites.
Tout le monde vient voir les prises du jour, certains poissons sont énormes, thons et dorades coryphènes, ceux-là seront vidés sur place.
Les femmes arrivent avec leurs bassines de plastique coloré, c’est un ballet qui se répète jusque tard dans la matinée.

Quelle fierté, et quelle joie dans les regards!

Des poissons sont vendus sur une terrasse, en arrière-plan de la plage, ou sur les trottoirs face à la baie. D’autres sont commandés par des restaurants, d’autres partiront sans doute vers d’autres îles par le prochain ferry.

En attendant, nous allons déjeuner à l’autre bout de la plage, au Tortuga Beach, dirigé par une italienne énergique et enthousiaste, au parler coloré.
Nous craquons pour un plat de spaghettis au crabe (en fait, ce sont des étrilles, pêchées du jour!). Difficile à manger car il faut extraire chair de crabe des coquilles, mais la sauce est sublime, c’est un plat à tomber à genoux!

Bien sûr, on mange les pieds dans le sable, en recevant les marques d’affection des chiens de la maison, très amicaux … et de confortables transats nous attendent pour une sieste sous les parasols. Avant nouvelles baignades!

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Les jours qui suivent s’écoulent paisiblement, rythmés par 3 centres d’intérêt :
la plage du village et ses pêcheurs;
des flâneries en ville, au hasard, à la découverte des quartiers, des maisons et des fresques murales;
et notre grande plage Ponta Preta, pour balades et baignades.

Cette belle maison près de l’église mériterait une rénovation!

Un jour l’église était ouverte!

Près de la plage, les employés municipaux reçoivent une aide inattendue!

Là, on s’assied dans le sable, et on tient compagnie au chien, qui guette le retour de son maître…

Nouveau déjeuner au Tortuga, avec des bonites grillées (les caïpirinhas sont excellentes, allez-y les yeux fermés!)

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oui, nous étions allés de Calheta de Baixo jusqu’à Morrinho à pied. Puis stop-bus jusqu’à Cacabulho, puis stop-voiture jusqu’à Pedro Vaz où nous avions dormi.

Certainement très intéressant!
Là au moins, vous avez pris le temps de découvrir et de rencontrer les habitants, c’est formidable!
J’admire.

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Chaque jour, on commence par une flânerie en direction de la plage des pêcheurs, mais en découvrant de nouvelles rues, et en admirant les détails de certaines maisons …

Là, c’est la place de la Poste.
Il y a une boulangerie à côté, mais quand nous y entrons, tout est vide!

Ça, c’est très drôle!
Le chien dort au milieu de la rue, même pas peur! Et les (rares) voitures l’évitent.

Ça aussi c’est drôle : une double borne de recharge électrique, dans un coin un peu paumé. Nous avons aperçu un jour un petit taxi électrique, mais pas d’autre véhicule de ce type!

Nous revoilà sur la plage! Les pêcheurs nous reconnaissent, on se salue.

Nous trouvons cette plage très propre : en fait, certains pêcheurs la nettoient régulièrement, en débarrassant le sable de déchets plastique et autres, et nous leur donnons un coup de main.

Aujourd’hui nous changeons de cantine : nous traversons l’avenue et allons déjeuner au
“7 sols 7 luas”, où nous avons réservé une table en terrasse. Le restaurant est réputé.

Ce sera de l’esmoregal grillé. Un régal bien sûr!

Surprise, à un moment nous voyons débarquer 4 ou 5 belles voitures style cortège officiel, un monsieur tout vêtu de noir en débarque, traverse tranquillement la terrasse, et entre dans le restaurant. J’ai déjà vu sa tête quelque part!

OK! C’est le Président du Cap-Vert, en visite sur Maio depuis 2 ou 3 jours.
Quelle simplicité dans ce déplacement!

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Après-midi sur la grande plage…
Quelle activité folle! :wink:
Nous avions prévu de louer un quad, peut-être, mais non, nous préférons finalement jouer les paresseux.
Nous savourons ce rythme paisible.

Et la semaine glisse à travers nos douces balades…

Encore quelques nouvelles rues, de nouvelles vues…


Ces drôles de bâtiments, nous n’avons pas réussi à percer leur secret!

Et des retours sur cette plage qui nous aimante!

Rechute de gourmandise…

Mais il faudra bien dire au-revoir!
Et garder longtemps le souvenir de ces moments magnifiques.

Et puis c’est l’envol pour Praia, le dimanche après-midi.

Capture d’écran 2026-01-06 à 15.43.24

Voilà! J’espère que ces quelques pages vous donneront l’envie d’aller découvrir cette petit île qui a encore gardé son charme et son authenticité!

Je vous souhaite une très belle année à tous, et de beaux voyages,

Patou

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Merci Patou pour ce beau carnet.
Je valide ta jolie plage et les séquences avec les pêcheurs !! Entre autres.
Bises.

Bonjour
Juste une précision pour eviter a d’autres voyageurs au départ de Toulouse de faire 2 stops et un tres long voyage : il y a des vols directs 2 fois /semaine entre Toulouse et Boa vista ou Sal avec Transavia donc peut-être plus rapide

@bezines
Bonjour,
Nous ne parlons pas de Sal ni de Boa Vista, mais de Maio.

Oui ça nous le savons, mais c’est bien de le rappeler pour ceux qui visent d’autres îles plus touristiques.
Mais pour Maio, il faut ensuite trouver une correspondance, j’ai essayé mais sans succès. Avez-vous trouvé un bon plan là aussi?

Il n’y a pas de vol direct Transavia de Toulouse à Praia.

Merci en tout cas ,
Patou

@michele87

Merci Michèle,
En effet nous avons vécu des moments un peu magiques sur cette petite île.

Je te souhaite un beau séjour sur ton île des Canaries,

Belle journée,
Patou

Non , pas de plan pour acceder a Maio, notre intérêt principal etant Sao Antao .

Et oui! Le paradis des randonneurs.
Nous y sommes allés deux fois avec beaucoup de bonheur ( dont une fois aussi avec le carnaval de Mindelo, un must!).

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Bonjour,
Pour Santo Antao, même en arrivant à Sal ou BV, il vous faudra de toutes façons prendre également un vol interne pour Sao Vicente. et les vols internes c’est toujours un peu compliqué ici. Si l’objectif principal est Santo Antao, moi je conseille toujours de plutôt viser une arrivée en vol international directement à Sao Vicente, même si ca coute parfois un peu plus cher, mais c’est souvent plus sûr.
Bon séjour sur noter île!
Marie

Bonjour
Non, ce fut tres simple Toulouse - Sal puis vol intérieur sur Sao Vincent puis ferry , le tout sans aucun problème.
Ensuite 14 jours de trek , nous a pied et notre sac en Aluger :joy:

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BOnjour
Alors formidable si tout s’est bien passé!!
C’est loin d’être toujours le cas donc c’est une bonne chose pour vous!
Marie

Oui, oui, oui, Sao Vicente c’est très facile, on l’avait fait en sens inverse lors de notre 1er voyage il y a 6 ou 7 ans.
Mais ce n’est pas le sujet, et ce n’est pas ce qui qui m’intéresse aujourd’hui!

Trouvez-moi un bon plan pour rejoindre ensuite Maio, où n’y a pas de vols tous les jours, et en plus avec des horaires qui ne s’articulent pas bien? Moi je n’ai pas trouvé.

On peut aussi passer par Paris, mais là on frôle le ridicule.

Patou

Hello ptitortue,

Oui on avait fait ça pour notre 2e voyage, d’autant qu’on amenait des amis avec nous, qui n’avaient pas beaucoup de congés.

La coordination des vols domestiques n’est pas toujours facile, ça va bien si on veut faire une halte sur plusieurs îles, mais dans le cas contraire on s’arrache les cheveux!

Pour Maio, l’aller était parfait, c’est le retour qui coince quand on veut rentrer directement. D’autres touristes allaient sur Fogo après Praia.

A une autre fois peut-être, `
Amicalement,
Patou

Bonjour,
En juin dernier, nous avions réussi à bien enchainer Fogo-Praia-Maio dans la journée. Mais c’est un peu quitte ou double!! Enfin j’avais quand même vérifier que c’était le même avion qui faisait les 2 vols donc même avec du retard ca aurait marcher! Mais c’est toujours challenging!! hahaha!! Le Cap vert, ca se mérite! ;O))))

Je ne suis pas intervenu pour donner des solutions : chacun fait ce qu’il veut …
Non , mon propos etait simplement de donner d’autres pistes a de futurs voyageurs.
Bonne recherche

Bonsoir Bezines,

C’est vraiment très généreux, mais ici le sujet c’est MAIO!

Ainsi que les différentes liaisons aériennes avec d’autres îles permettant de se rendre à Maio ou d’en repartir.

Patou

Hello ptitortue,
Tout à fait d’accord! Ca se mérite! :joy::joy:

Et encore, cette fois-ci nous n’avons pas eu de brume sèche, ouf! Ce phénomène apporte un grain d’aventure supplémentaire!

Par contre, c’est pas bête, ça, de regarder si c’est le même avion qui enchaine les 2 vols, j’y penserai la prochaine fois!

Bonne soirée,
Patou,

Ne me remercie pas c’est avec plaisir :joy:

Bonsoir,

merci pour ce beau récit sur Maio qui donne vraiment envie, c’est magnifique.

Mais j’ai une question: sur la sécurité ? vous êtes vous toujours sentis en sécurité, lorsque vous n’étiez pas avec un local ? Quand je vois ces plages désertes…cela me rappelle malheureusement Boa Vista où nous avons été agressé (mon conjoint et moi) dans un lieu désertique , en 2010. Ce fut traumatisant et nous ne sommes jamais retournés au Cap Vert depuis.
Vos belles photos me font vraiment penser à ces îles cap-verdiennes que nous avons visitées (Santiago, Sao Vicente, Sao Antao, et Boa Vista…).

Bien cordialement, et encore merci pour ces belles photos et ce récit…

Bonjour shiva74,

Je suis ravie que vous ayez aimé mon carnet. Peut-être vous donnera -t- il envie de retourner au Cap Vert?

Non, je vous rassure, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité sur Maio, où nous nous promenions seuls ( à part le jour du tour de l’île) et en effet nous avons passé plusieurs après-midis sur notre grande plage déserte.
Maio n’est pas une île de tourisme de masse.
C’est une petite île tranquille, authentique, où tout le monde se connaît, et tout le monde se dit bonjour. Il n’y a pas de grands hôtels ni de TO.
L’ambiance est sereine et plutôt intimiste, les gens sont très bienveillants.

Dans la même ambiance de sérénité et sans aucune insécurité, nous avions aussi beaucoup aimé Santo Antao, le paradis des randonneurs. Et même le carnaval de Mindelo, sur Sao Vicente, nous a laissé de très bons souvenirs ( même la nuit, aucun souci, c’était très surveillé ).

Voilà voilà! Aucune appréhension pour ces îles, au contraire!

Encore merci pour votre commentaire sur Maio,
Bonne journée,
Patou

bonjour
très beau carnet comme d’habitude, je ne connais pas du tout le Cap Vert, ça donne envie pour des parenthèses hivernales

Bonjour fecampois,
Merci pour ton commentaire sympa!

Et oui, le Cap Vert pourrait être une destination très sympa pour vous quatre, car les choix sont variés, selon vos envies : plages, ou volcan ( Fogo), ou randonnées ( Santo Antao c’est le paradis!)… et même carnaval si tu te trouves à Mindelo pour Mardi Gras, à 1h de ferry de Santo Antao!

Trouver et coordonner les vols n’est pas toujours facile, mais on y arrive! Si tu pars de Paris ce sera sans doute plus simple que pour nous…

Si cela peut te donner des idées, voici mes 2 carnets précédents :

https://www.routard.com/forums/t/cap-vert-une-premiere-decouverte-sur-2-semaines/235816

https://www.routard.com/forums/t/entre-carnaval-et-randonnees-notre-semaine-au-cap-vert-fin-fevrier/270715/44

Bonne fin de WE, et … rdv au prochain carnet!

Très cordialement
Patou

d’accord merci je jetterai un œil quand j’aurais 15mn de libre. Je suis d’ailleurs en cours de préparation de mon nouveau carnet (tri des photos actuellement), sur notre dernier séjour en Dordogne il y a 2 semaines.
bonne journée
Etienne

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