Mardi.
Spécialité locale de Maio, dégustée au petit déjeuner : la confiture de papaye verte, délicieuse!
Nous partons avec Daniele, qui nous emmène découvrir son île dans la voiture de Patricia, un gros pick up! On se repère un peu sur une carte de l’île.
Maio couvre 270 km2 et possède environ 8000 habitants.
Nous partons vers l’Est, dépassons Punta Preta, puis nous nous enfonçons dans la campagne profonde, en direction du village de Barreiro.
Premier constat : l’île n’est pas plate!
Deuxième : il y a plein de chèvres!
Troisième : tous les villages que nous traverserons en y faisant un petit “tour de manège” sont déserts, presque toutes les maisons sont fermées.
La communication avec Daniele étant assez limitée, la seule explication que nous recevons est “l’immigration”. Nous en déduisons que les habitants sont partis travailler ailleurs, à Praia ou à Lisbonne?
De jolis cubes de couleur, qui contrastent avec des maisons inachevées en béton brut, assez tristes, des allées pavées, avec çà et là une rangée d’arbres (parfois des palmiers), quelques façades joliment décorées de fresques souvent dédiées à la protection de la nature…
Barreiro.
Si les centres-villes sont généralement propres et soignés, hélas, les alentours ne sont pas souvent nettoyés, parfois nous frôlons la décharge publique! Il paraît que les ordures sont enlevées plusieurs fois par semaine mais nous avons des doutes. Des progrès restent à faire!
Le square est tristounet… et le terrain de foot est rarement utilisé paraît-il.
Quelle est l’activité de la plupart des habitants du village?
Ah, la pêche?
Ah! Mais Barreiro n’est pas au bord de la mer!!!
Oui mais, si on fait quelques km sur une mauvaise piste (eux la parcourent à pied!), on arrive à Lagoa.
Lagoa, belle plage! Très ventée. Quelques barques de pêcheurs (tous ne sont pas rentrés de leur matinée). Spot de surf paraît-il, mais pas facile.
Demi-tour, puis route vers Figueira (il y a des figuiers dans le coin, peu d’autres fruitiers sont capables de pousser des la rocaille!).
Nous poursuivrons vers Ribeira de Jao puis Pilai Cao, deux jolis petits villages pleins de charme.
Une modeste église dont nous remarquons les fenêtres atypiques (sans doute une forme géométrique plus simple à bâtir).
Et non, l’île n’est pas plate!
Et puis nous arrivons à Alcatraz!
Le Mont Penoso est le plus haut sommet de l’île (436m).
De temps à autre, nous voyons des cubes de béton qui semblent être des citernes. Et les constructions en pierre pourraient être des enclos pour les animaux.
Suivent Pedro Vaz, puis Cascabulho, avant d’arriver à Morinho pour la pause déjeuner.
Et toujours ces villages déserts, à part deux ou trois habitants que Daniele salue au passage (ici tout le monde se connaît!).
Nous sommes un peu déçus, ayant entendu parler des délicieux fromages de chèvres de Maio et d’artisanat local, avec une tradition de poterie… Rien de visible sur notre passage.
Morihno est célèbre pour ses dunes et ses salines (que nous ne verrons pas). Nous y déjeunons chez une cousine de Daniele, qui tient un petit restaurant. Accueil chaleureux, cuisine typique, simple et à notre goût, très copieuse, avec poissons et poulet accompagnés d’une délicieuse sauce aux oignons.
(Le poisson a été terminé!)
Dans cette région, une grande forêt d’acacias, chose rare sur cette île où peu d’arbres arrivent à pousser!
Après le déjeuner, nous faisons halte à Calheta, petit village de pêcheurs célèbre pour sa superbe baie … et pour ses poteries (pas vues)!
Et puis c’est Ribeira di Morro, petit port de pêche avec une très jolie plage abritée, ses palmiers …
Ce serait très tentant d’y prolonger la pause!
Les tortues marines ne s’y trompent pas, c’est dans les environs qu’elles viennent déposer leurs oeufs, entre juillet et septembre. Des sorties d’observation avec guides y sont organisées.
Nous aurions aimé admirer la célébrité locale : le baobab géant de Morro! Mais nous nous heurtons à un chemin barré, et Daniele n’ose pas chercher un autre passage…
Et puis c’est le retour vers Vila de Maio, où nous repassons devant les salines, avant de regagner notre villa. Nous avons fait une cinquantaine de km!
Nous sommes contents d’avoir découvert le coeur de l’île, d’avoir traversé ses petits villages perdus et admiré ses rivages plus “confidentiels”, mais en même temps nous avons une impression de survol trop rapide et trop superficiel … tout en constatant qu’il n’y avait pas grand monde à rencontrer!