Mais d un article du Monde du 23 aout 2025 que je n ai qu à moitié car je ne suis pas abonnée.
Je mets l article en clair pour ceux qui auront la flegme de cliquer sur l article.
“Cet été plus encore que les précédents on évitera de passer pour un touriste.
Ce n etait deja pas très flatteur mais il y a desormais pire: participer au “surtourisme”,
Etre de ceux qui se font arroser au pistolet a eau a Barcelone ou contre qui on installe des banderoles a Majorque.
Même les agences de voyage ont intégré le fait qu elles devaient désormais s adresser a des gens qui veulent partir en vacances en se convaiquant qu ils n ont rien a voir avec le tourisme”.
"Voyageurs du monde a desormais sur son site une rubrique " A contre-courant " et incite dans une newsletter a partir en Argentine sur les pas du Che.
Tandis que WeRoad propose des séjours “Edimbourg et les Highlands comme un local”.
Dans Paris Match on apprend que 700.000 heures, une entreprise de voyage immersif pour adhérents à 2.500€ la cotisation, propose au Mexique des activités “dégustation de mezcal” et “collage de rues avec des activistes”.
“A défaut de pouvoir s offrir ces formules, une option plus abordable et plus repandue consiste, pour se différencier du surtouriste, a se déguiser en locaux,
En commencant par s acheter des racines.
Une bouteille de Genepi qui nous fera croire qu on connait la vallée depuis 3 générations.
Peu importe que les Savoyards ne mangent pas de tartiflette au mois d aout, que les Ciotadens n achètent pas de fouta doublee en éponge ou que la terrine de sanglier se vende en Corse d abord aux gens du continent.
Les vacances restent la seule période d une appropriation culturelle…”…
herodote2
Bonjour,
Celui-ci a aussi beaucoup de saveur !
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catalogne663
…c est pas mal aussi…
calamity.jane4
Bonjour,
Ces articles sont effectivement révélateurs des ridicules contemporains .
Pourquoi vouloir à tout prix nier que l’on est un touriste alors qu’on est en voyage d’agrément (supposé) ? Pourquoi prétendre vouloir se singulariser, si le but du voyage est un pur produit du mimétisme ?
Il me semble qu’il n’est pas si difficile, même en pleine saison touristique , d’échapper à la foule . Il suffit de choisir d’après ses intérêts propres, soigneusement cultivés, de se laisser le temps de musarder au gré de ses humeurs, de marcher beaucoup si possible et si l’on tombe sur des trucs touristiques, pourquoi pas ? Tant qu’on le souhaite ou le supporte, où est le problème ? Après tout , c’est constitutif de l’expéreince du voyage …Il n’y a pas de honte à passer par des lieux très connus, même si l’on prend rapidement la fuite, ni à acheter des produits pour touristes s’ils sont meilleurs que les produts économiques du supermarché . Est-il vraiment utile de se soucier de son image et de refuser de passer pour un plouc ?
J’ai lu il y a un certain temps une interview intéressante du PDG de Voyageurs du Monde, disant à peu près qu’il suffit de faire quelques pas de côtés pour échapper à la foule pour trouver des merveilles .
Activité commerciale oblige, toute entreprise ayant l’organisation de voyage pour raison d’être ne fera jamais autre chose qu’assurer pour un consommateur la prise en charge de ce qu’il croit être sa singularité . Pourquoi ne pas choisir plutôt d’organiser soi-même son voyage, de le modifier au gré de ses possibilités et de ses humeurs ,et de s’octroyer le droit à des erreurs qui vous font tomber sur la
foule ? Après tout, on est en vacances !
mado5
Oui, le problème, c’est la marchandisation de ce qui devrait être un choix personnel, une démarche consciente, l’aspiration à voir la réalité en face. Vous voulez vous prouver à vous même et aux autres que vous n’appartenez pas à la catégorie (ce qui est une illusion, personne n’appartient à une “catégorie”) “plage, farniente, parasol”, que pour vous les vacances ne sont pas synonymes d’insouciance et de superficialité ? Des tour opérators exploitent ce filon.
Bonjour Mado,
Je trouve cet article un peu terrifiant . Cela dit, en ce qui concerne Pompéi, il me semble qu’on visite la ville essentiellement pour son intérêt archéologique, et pas pour des raisons malsaines .C’est une obligation culturelle à laquelle il est difficile d’échapper quand on va à Naples, et qu’on peut être gêné en la visitant en se représentant les conséquences humaines de l’éruption du Vésuve, même s’il s’agit d’une catastrophe bien ancienne .
Devrait-on d’autre part , pour prendre un exemple qui doit vous parler, mettre dans la même catégorie le parcours des ferrate historiques des Dolomites ? Je pense ici en particulier à la ferrata du Castelletto , avec les vestiges de tranchées et les semelles des combattants et au musée de la guerre des Dolomites, face à la Marmolada . Il me semble que cela nous avait laissé une impression plutôt pénible .
mado7
Oui,
Bien sûr, je trouve d’ailleurs que dans cet article, Pompéi est hors sujet.
L’interêt historique n’a rien à voir avec le morbide. Rares sont les lieux qui n’ont pas été le théâtre d’évènements tragiques, invasions, massacres. Chez nous en France, faits de résistance, villages martyrs, combats acharnés, lieux de détention à l’époque de l’occupation évoquent un passé relativement proche. Le tourisme mémoriel (à ne pas confondre avec le “dark tourisme”) s’inscrit naturellement dans un parcours de visite touristique classique. Dans des lieux qui par ailleurs sont parfois très beaux.
Concernant les Dolomites, j’ai pu me rendre, en compagnie de mes parents, sur les lieux où mon père avait été détenu, dans le Tyrol italien, en tant que prisonnier de guerre, après son transfert, avec beaucoup d’autres prisonniers, en provenance de Dachau.
Mais chez nous, la conscience de la mort, le fait de savoir que la déshumanisation ça existe, a toujours coexisté avec le goût de vivre, une existence vibrante, ardente, la soif des autres, la dimension festive de la vie.
Les grands-pères ou pères de certains d’entre nous ont peut-être dû chausser des skis de fond pour affronter un ennemi qui ne faisait pas de cadeau. Celui qui faisait la trace était particulièrement exposé. Ce n’est pas toujours facile, pour la génération suivante, de pratiquer, dans le cadre de ses loisirs, une activité qui a été meurtrière, dans une neige imbibée de sang. Et pourtant, cela fait partie du processus de guérison.
Des régions comme le Vercors, ou le plateau des Glières, et tant d’autres, on su intégrer le tourisme de mémoire dans une approche qui fait la part belle aussi au plaisir que procure la beauté de la nature, le sport ou la détente, et aussi … la bonne bouffe !
calamity.jane8
Bonjour,
Je crois , Mado ,que vous expromez là un point de vue que les amateurs de montagne des anciennes générations comprennent parfaitement . Et il n’y a rien de malsain à bivouaquer non loin du Pas de l’Aiguille , qui me rappelle d’ailleurs une randonnée qui s’était terminée pour notre groupe, dont certains membres connaissaient de près par leurs proches l’histoire du maquis du Vercors, par un mémorable repas avec force gratin dauphinois, un jour de déluge, au restaurant nommé “Au clair soleil du Mont Aiguille” .
mado9
J’ai aussi un souvenir de gratin dauphinois … confectionné dans les règles de l’art par l’épouse thaïlandaise d’un hôtelier d’Autrans. Elle avait remporté le 1er prix d’un concours de gratin dauphinois de la région de Grenoble.
Après le tsunami de 2004, le couple avait été très impliqué dans l’aide aux victimes.
Un autre hébergeur d’Autrans, lui remplaçait le propriétaire entre deux missions en Afrique pour Pharmaciens sans Frontières. J’ai passé du temps en sa compagnie à écouter ses récits, me demandant à chaque fois comment il allait s’en sortir pour décrire l’irracontable dans les rapports qu’il devait rédiger.
Tous, et tant d’autres encore, cultivaient leurs enracinements, et cette mémoire qui est à la fois très personnelle et historique, tout en s’investissant dans leur passion pour un autre pays ou un autre continent.
J’ai aussi passé des moments jubilatoires en compagnie de ces personnages. Qui n’étaient pas des personnages de mises en scène pour touristes.
calamity.jane10
Je pense, Mado, que nos conclusions sont finalement très optimistes . Inutile de rechercher l’originalité à tout prix, de dépenser des fortunes, et d’aller extrêmement loin pour passer des vacances exceptionnelles . Et puisque nous parlons du Vercors, je pense que l’on pourrait conseiller à ceux qui vraiment veulent de l’originalité, bien loin des trucs touristiques une traversée du Purgatoire ou des lapiaz bien végétalisés du Nord Vercors, dans le secteur du gouffre Berger ,et quelques nuits bien ventilées sous des surplombs rocheux dans le Vercors Est , pour les vues lointaines, avec souvent des gouttières en cas de déluge !
Au camping où je suis ce weekend a Sant Feliu de Guixols , je n ai que des touristes flegmards.
Quand ils se levent c est pour se recoucher sur la plage ou au bord de la piscine.
Il y a des hollandais, nombreux, des francais , un peu d allemands, de belges et d italiens.
Et quelques espagnols la rentrée scolaire en Espagne commence le 8 septembre.
On pourrait dire qu ils sont normaux.
Ils ont travaillé dur pendant des mois, ont roule depuis leur pays (aucun ne prend l avion), ils arrivent fatigués et ont besoin de repos.
Et ils dorment, dorment et redorment.
Ils vont un peu a pied au restaurant une ou 2 fois, vont chercher une ou 2 fois un plat cuisiné et vont faire des courses 1 ou 2 fois…
C est assez contagieux car on a envie de faire pareil.
L année prochaine pour la Fira d Indians je me prends une semaine moi aussi pour dormir.