Aujourd’hui, à part voir à quoi ressemble Myrtle beach(beurk !), visiter Wilmington, superbe petite ville qui, il parait, estvisitée par des fans de séries télé tournées là ( ?), faire un tour surles plages proches (bof) pas grand-chose à raconter. Alors j’en profite pourrevenir sur un de mes thèmes favoris du moment…
Préparer nos visites des sites de la guerre de sécession, c’était aussi trouver de quoi écouter dans lavoiture. Mon choix s’est porté sur une compil « songs of the civil war » . Chantsde l’union, chants d’esclaves et chantsde confédérés mêlés dans une improbable réconciliation.
Ce disque je l’aitrouvé via des recherches sur internet. C’est effarant de voir combien cette guerre a laissé detraces encore aujourd’hui. Il suffit de taper par exemple « I’m a good oldrebel « dans youtube et lire les commentaires assassins !Les gens s’étripentabsolument ! il faut dire que celle là est particulièrementviolente : « I hate the Yankee nation/ And eveything they do/ I hatesthe declaration Of independence too. » je comprends que çà puisse hérisserle poil de certains…. On imagine toujours que les sudistes détestent encore lesnordistes, mais en fait les nordistes le leur rendent bien !
Ce soir discours d’Obama, images de Boston en continu
Nous sortons du restau, plein, des anniversaires, des fêtes, la vie continue comme dans tout pays frappé par des attentats, en France on connait bien.
Allez je vous propose un article recueilli sur une carte routière de Caroline du nord, parmi les “règles de la route”:
“Il est interdit aux jeunes de moins de 18 ans, de téléphoner en conduisant, sauf en cas d’urgence ou pour parler à un parent ou à un(e) époux(se)”
On peut en conclure:
- les plus de 18 ans peuvent téléphoner à qui ils veulent
- les moins de 18 ans sont précoces (déjà un époux ou une épouse)
- les moins de 18 ans conduisent mais ils peuvent avoir besoin de papa ou maman à tout moment et çà c’est plutôt rassurant non?
Cette chronique je la dédie à Céline et Louis, couple dequébécois si charmants rencontrés l’an dernier à Houma en Louisiane. Snow birdsqui tous les ans, descendent au chaud pendant les pires mois d’hiver. Ils nousont raconté un lieu où des chevaux abandonnés par les conquistadors espagnolsvivent à l’état sauvage.
Encore un petit fil tiré…
Les outer banks. Une longue bande d’ilots de sable quis’étire au large de la Caroline du nord, très peu bâtie dans certaines zonesprotégées. La plupart de ces ilots sont réunies par des ponts mais pas l’iled’Ocrakoke, au sud, préservée, pas facile d’accès par le sud, unferry, pas bien fréquent. Mieux vaut passer par le nord. Le ferry suit leschenaux. Les bancs de sable ont toujours protégé cette ile, le pirate barbenoir en avait fait son refuge. On arrive au bout du monde…
Et puis juste avant Ocrakoke, Cape Hatteras, le phare esttrès connu, le plus haut des USA. Surprise, j’en avais vu des photos surementanciennes… la mer grignote la terre alors ils ont trouvé la solution endéplaçant ce phare qui est devenu champêtre ! Pour combien de temps ?
Petersburg, Grant verrouille l’approvisionnement de Richmond etorganise le ravitaillement de ses troupes…
Le général Lee, depuis qu’il étaitconfronté au général Grant, savaitintuitivement comment celui-ci secomporterait (J’allais dire « ses ennemis se comporteraient », maisLe général Lee n’a jamais appelé ainsi le camp adverse, il disait « cesgens là » !)
A Petersburg, pour la première fois, Lee se trompe, il estsurpris par Grant. Les armées se trouvent face à face pendant 10 mois.Populations civiles assiègées, premières guerre de tranchées (quelle invention!).Les combattants seront si proches. Il fait aujourd’hui 30 degrés, facile d’imaginerle calvaire des combattants dans ces conditions (les deux grandes batailles onteu lieu en juin et en avril). Et puis l’hiver à passer sans beaucoup d’action,il fallait attendre….
Souvenez vous du film Retour à Cold Mountain (le bouquin estdix fois meilleur) L’homme qui va entreprendre ce chemin initiatique à subi l’explosiondu cratère de Petersburg
Lieu très émouvant : la « cabine » danslaquelle Grant va vivre pendant les mois de siège, cabane en bois, un lit decampagne, une table. Mais il y a reçu 3 fois Lincoln !!!
Grant raconte que sa hantise était de voir Lee ‘échapper, laguerre aurait pu durer encore un an. Ce n’est pas arrivé, son échappée nedurera que quelques jours, jusqu’à Appomattox
On a eu de la chance. La ranger qui fait visiter le QG deGrant semblait s’ennuyer, quand elle a su que l’on venait de France elle nous aconté sa visite des champs de bataille de la guerre de 14 et nous a proposé derouvrir la cabine de Grant avant qu’elle ne ferme le visitor center….
Encore une visite que j’avais imaginé parcourir en deuxheures, on en a passé 6 !
Pour ceux qui ont vu le film Lincoln, souvenez vous de cetableau : Lincoln, perché sur uncheval, comme une pince à linge sur un fil, parcourant le champ de bataille dePetersburg à la fin du siège. Bien sur il connaissait le cout de cette guerre,bien sur il visitait les hopitaux de campagne mais découvrir un champ debataille encore fumant c’est autre chose. Avait-il en tête les 70000 victimesde ce siège ?
Un petit mot par ici, puisque pour le moment, je n’ai fait que te lire, sans oser intervenir !
Merci pour cette chronique, toutes les infos que tu nous donnes et cette impression de voyager ! Tout ceci me servira un jour… pour un de nos futurs voyages ! :))
Bonsoir Mayannick!!
Toujours surprenantes tes chroniques . Je pense que les débats suciter apres la sortie du film “Lincoln” aident aussi à mieux appréhender ce que tu nous racontes.
Suggestion:Pouruoi ne pas rendre public le lien vers la carte de ton trip afin que nous puissions te suivre plus facilement???
Bonne continuation
Amitiés
Fred
Salut Fred,
Tu sais la carte que j’ai fait était vraiment très grossière, pas sur que ce soit intéressant de la donner… je vais réfléchir!
A cette heure, j’ai encore les naseaux qui fument!!!
Nous changions de voiture et nous sommes tombés sur un type d’une malhonnêteté telle que cela faisait bien longtemps que je n’y avais pas été confrontée!!
Il commence par me dire que j’ai pris une midsize…oui oui, il retourne son ordi pour me faire choisir…évidemment d’autres catégories!
Puis il tente de me vendre le Z pass pour paiement éléctronique des péages, pas besoin, on a le GPS et puis les péages peuvent être payés en cash…sourire, il vous faudra des quantités de cash… oui oui j’assume.
Jusque là rien de vraiment inhabituel
On passe au paiement electronique, seconde page : 150$. C’est quoi? l’assurance que vous n’avez pas en cas d’accident. Il cherche à nous vendre la PAI
On lui demande des précisions, on lui explique que nous avons une assurance santé assistance rapatriement qui va bien.
Là regard méprisant: votre assurance ne fonctionne pas aux USA!!
Ce n’est plus de la vente forcée, c’est de l’escroquerie
Il faut RESISTER… On n’est pas repartis copains…
Merci Minibou pour ton petit mot, je te laisse continuer à prendre des notes!
Richmond, logiquement si on connait un peu l’histoireaméricaine, on pense à la capitale de la confédération sudiste pendant laguerre de sécession, heu…. Moi je penseau Dr Kay Scarpetta, médecin expert général de l’État de Virginie, héroïne dequantités de romans policiers de Patricia Cornwell. … Arghhh, qu’est ce quej’ai pu bouffer de ses romans au point d’en louper ma station de métro !!!
Dans ses conseils aux voyageurs, le ministère des affairesétrangères français conseille de ne pas se promener à pieds en centre ville.Auraient-ils trop lu les romans cités ci-dessus ??? On ne s’est pas dutout senti en insécurité, nous sommes allés à pieds dans un petit restau,retour de nuit…
On s’est limités àquelques visites, la maison blanche de la confédération qui est coincée au milieud’un hopital moderne, le capitole, sur le modèle de la maison carré de Nimes, ThomasJefferson est passé par là, Monument avenue et ses monuments dédiés aux hérosconfédérés et enfin le site de Chimborazo hospital, hopital de campagneconfédéré.
On y a appris que sur 3 soldats morts dans cette guerre 1mourait de ses blessures, 2 de maladies.
Lee disait : les soldats se comportent comme desenfants, mais des enfants on peut les obliger à se laver ! donc aucunehygiène
Parlons un peu du génie humain mis à la disposition du mal. Parexemple les balles Minié (monsieur Minié était français, on a utilisé sesballes pendant la guerre de 1870).
Dans les bouquins de James Lee Burke, Dave Robicheaux raconteque son père leur rapportait quelques unes de ces balles retrouvées sur leschamps de bataille de Louisiane. Leur particularité ? Creuses etcannelées, elles prenaient une accèleration circulaire qui donnait de laprécision et qui pulvérisait les os. Il restait à mourir de gangrène ou êtreamputé dans les 24 h
Par contre, chiffres un peu étonnant : 75% des amputéssurvivaient
Avant de passer à d’autres sujets, une dernière visite àFredericksburg. Site d’une terrible bataille de 1862. Ville à égale distanceentre WDC et Richmond, les deux capitales ennemies
Les soldats de l’union prennent la ville et la saccagent, celava augmenter la haine du sud envers le nord
Ensuite le général burnside chargé par Lincoln de cettebataille envoie un flot continu de soldats qui se font descendre comme desquilles par les confédérés bien à l’abri derrière des murs
Vexé d’avoir perdu cette première journée, il recommence lelendemain… Résultat 20000 morts en quelques jours dans les rangs de l’union (àpeine 500 pour le sud) le général sera déplacé. … Immense cimetière dans le champdu carnage (en ce moment, tous les drapeaux de sites militaires sont en berne)
Hé Lincoln, t’attendais quoi pour nommer Grant !!!
Chez DuPont
A Wilmington DE, on est dans le fief DuPont. On peut visiterquantité de sites, on avait choisi de se limiter au Hagley Museum, premièreimplantation américaine de la famille Du Pont de Nemours
On n’a pas regretté ce choix. Le site auprès de la rivière,ses nombreux moulins, la résidence des Du Pont, plein d’expos.
Des moulins ?pour quoi faire ? pour fabriquer de la poudre !! Première vocation decette famille partie de France fin 1799. Ensuite on connait tous, le Nylon, leLycra, le Kevlar, le téflon etc…
Mon grand père me disait à la fin de sa vie « lesrévolutionnaires ne sont pas ceux que l’on croit, pour moi ce sont lescientifiques et les chercheurs qui révolutionnent notre vie ». pas vraimenttort. Qui aimerait cuisiner dans une poêle non recouverte de Teflon ?Quelle femme apprécierait de repriser ses bas ou ses collants ?
On a passé près de 5h sur ce site et si monsieur Barnes nenous avait pas attendu, on aurait joué les prolongations.
Chez Monsieur Barnes à Phildelphie
Là pour certains je vais radoter un peu, j’avais déjàraconté une partie de l’histoire il y à 3 ans, mais il faut se remettre dans lecontexte
Le Dr Barnes très riche et grand amateurd’art avait couvert les murs de sa maison de Merion, banlieue huppée dePhiladelphie, de tableaux et de sculptures exceptionnels (impressionnistes,post impressionnistes, art moderne et africain, principalement) disposés avecune logique étrange. Son testament précisait que sa maison serait ouverte aupublic à condition que la fondation qui en assurerait la gestion ne déplace ni enlève aucune œuvre.C’était sans compter sur ses voisins irascibles pour qui lavisite de la maison constituait un trouble de jouissance inacceptable (cette maison est au cœur d’unjardin boisé, d’où on n’aperçoit pas le moindre voisin).De procès en procès, la visite a été autorisée deux jourspar semaine sur réservations prises d’assaut.Seulement, entretenir et gérer une telle maison coute cher,les donations et les faibles entrées ne suffisaient pas, la fondation asérieusement envisagé, la mort dans l’âme, de rompre le testament et de vendreune œuvre. Heureusement, la fondation Paul Getty, bénéficiaire, a renfloué lafondationBarnes qui n’a pas été amputée. Mais il fallait trouver unesolution durable…Le testament imposait donc de respecter la disposition des tableauxdans chaque pièce mais n’imposait pas que les œuvres restent à Merion !!!Il a donc été décidé de reconstruire à Philadelphie, dansle quartier des musées, à côté du musée Rodin, l’ensemble des pièces de lamaison afin de replacer chaque œuvre à sa place.J’ai suivi au cours des mois l’évolution des travauxjusqu’à l’ouverture en mai dernier
Etonnant ! L’intérieur de lamaison, intégrée dans un batimentmoderne est parfaitement identique à l’original. Juste une différence, l’éclairageest meilleur.La fondation Barnes, je crois que c’est la collection laplus exceptionnelle que j’ai eu l’occasion de visiter ! Imaginez ! Lemusée d’orsay, riche en peintures de Renoir en a deux fois moins que lafondation Barnes !
Pour nous c’est une troisième fois, lapremière c’était il y a bien 20 ans lorsqu’une partie des œuvres avait été présentéeau musée d’Orsay, la seconde il y a 3 ans à Merion .
Cette troisième visite a commencé pourmoi en musique ! Arrivée dans le grand hall, attirée par un petit tableaude Renoir comme ces bébés tortues qui sont naturellement attirés vers la merdès la sortie de leur coquille, je me suis approchée trop près, une sonnerie,assez sympa, type clochettes, m’a rappelée à l’ordre. Après j’ai fait bienattention !
Au moment de repartir, après êtrerevenue plusieurs fois sur mes pas je me suis dit que j’aurais bien fait unesoirée pyjama dans ce lieu, mais je ne crois pas que ce soit possible.
une quatrième fois peut être !
Comme Fred me l’a demandé si gentiment… avec insistance… Jevous donne mes deux itinéraires, mais le les prenez pas pour des itinérairesprécis, ils ne représentent que des jonctions entre villes principales, justepour donner une idée
La première boucle terminée :
https://maps.google.com/maps/ms?msid=215997420142271416107.0004d6f2bc0d5bb2e6692&msa=0
La seconde qui débute :
https://maps.google.com/maps/ms?msid=215997420142271416107.0004d6f18a950892fff8c&msa=0
Terminée la douceur du sud ! Direction les grands lacs
Pour faire la transition avec le sud, la Pennsylvanie mesemblait toute trouvée. Encore des sites de la guerre de sécession mais déjà larencontre des amish…
Je les sens les sourires narquois ! Quelle idée de sebalader à cette saison dans ces régions ! Oui et bien justement c’est uneidée qui en vaut une autre!
Dans mon esprit cette région est associée au froid mais pasà la neige, les paysages, je ne les imagine pas blancs mais venteux. Peut êtreparce que la musique fait partie intégrante de nos voyages et que j’associecertains paysages à cette vieille chanson de la fin du 19ème siècle : In the pines, In the pines/Where the sun never shine/And you shiver whenthe cold wind blows……
Vous me direz l’étéindien c’est bien plus beau ! Peut être mais pas conforme à mon imaginaireil faut vous faire une raison !!!
Pour l’instant c’est pas gagné ! Aujourd’hui il faisaitencore 25°, mais ce soir un gros orage va peut être modifier tout çà !
Intercourse, ce village de l’amish county de Pensylvanie aété sous les feux des projecteurs avec le film Witness, il y a un peu perdu sonâme. Les tours opérateurs passent par là. Mais il y a l’épicerie Zimmerman(Harisson Ford, dans le film y fait ses emplettes !) où les amish vontfaire leurs courses, nous on y était allés il y a 3 ans pour nos pique-niques,on a refait quelques emplètes , fruits et légumes moins chers que chez Walmart. Ensuite un petit tour aufarmer market de Bird in the hand… pour un petit gateau amish, ce sera notrepremier dessert aux USA !
Le samedi doit être jour de lessive chez les amish, le lingeflottait partout au vent
Là s’arrête notre bref passage dans le comté de Lancaster.
Mais pour ceux que çà pourrait intéresser, voici que j’avaisécrit à mes amis il y a 3 ans :
Comment devenir Amish en 10 leçons
En prenant des chemins de traverses dans le Lancaster Countyon se trouve plongé en plein 18 ème siècle. Les buggies noirs qui nous croisentsont bien équipés de phares, clignotants et freins, çà reste des voitures àcheval. Les jeunes hommes cheveux coupés au bol, les hommes barbus sansmoustaches avec leurs chapeaux de paille, les jeunes filles dans les robesinformes, le cheveu collé pris dans une fine coiffe, les femmes enchapeautéesen robes tristes, tout çà pose bien des questions.
A midi, nous avons fait nos courses dans une épicerie aumilieu des amish et nous nous sommes retirés sur un petit parking d’une égliseà côté d’une ferme. Un homme transportait des balles de foin sur un petitchariot, et puis on a remarqué un petit bâtiment en bois, l’école unique… Acôté de l’école plusieurs vélos ? non pas des vélos, des trottinettes àgrandes roues utilisées par les petits mais aussi les grands.
Une cloche à sonné, les enfants sont sortis dans la cour etont commencé une partie de jeu de relais qui les occupaient tellement qu’ils nese rendraient pas compte qu’il pleuvait à seaux. Les garçons avaient tous leurschapeaux de pailles, les filles ne semblaient pas gênées par leurs grandesrobes.
Dans la cour de la ferme un vieux tracteur…. En regardant deprès il n’était pas si vieux ce tracteur mais il n’avait pas de pneus.
En consultant notre guide « comment devenir Amish endix leçons » on a compris : les amish acceptent le progrès maisrefusent seulement tout progrès qui n’apporte que du confort, ils acceptent letracteur, pour mieux travailler, mais refusent les pneus qui le rendraitconfortable !!!
On s’est alors posé la question pourquoi des trottinettes etpas des vélos ? En bons élèves du guide « comment devenir etc… »on a supposé que le vélo avec une selle était un élément de confortinimaginable, par contre la trottinette permet d’aller loin, de transporter dumatériel sans confort…
Ce soir diner dans un restau amish évolué puisqu’il fermaità 20h alors que les autres bouclent tous à 17h. Au retour on a pu tester laportée des phares des buggies et constater que la campagne est bien noire. Sansélectricité les fermiers doivent se coucher tôt ou veiller à la lueur deslampes à pétrole…
PS, le guide comment devenir amish en dix leçons, il n’estque le fruit de notre réflexion! mais sinon, tout est vrai !
En regardant depuis notre chambre d’hotel, les eaux du lac Erié prenant de la vitesse à quelques mètres des chutes du Niagara, je me dis que, aujourd’ hui je n’ai pas grand chose à vous raconter mais comme disait (?) ce n’est pas parce que l’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa …
Grand tour glacial côté américain avant le passage de la frontière canadienne demain matin
A bientôt… avec un peu plus de contenu! (quoi que, question contenu, les chutes se posent là! 70000galons à la seconde!!!)
Les chutes du Niagara !
Il y a ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas. Il y a ceuxqui préfèrent le côté US et ceux qui ne jurent que par le côté Canadien. Il y a ceux qui y passent deux heures et ceux qui y restent une journée…
Première réaction toute personnelle : on vieillit !Notre dernière visite remonte à presque 12 ans, tout a changé… sauf les chutes !Du moins en apparence parce qu’elles continuent à creuser.
D’abord le passage de la frontière : après avoir captéles arcs en ciel côté américain, on est passé au Canada en moins d’une minuteen payant 3,25$ par le rainbow bridge
Au retour, nous avons rejoint le peace bridge, juste en facede Buffalo, passage de la frontière en deux minutes chrono, sans sortir de lavoiture (moi qui craignais pour ma salade et mon raisin !)
Côté US, on appréhende mieux « l’avant chutes »mais on les voit toutes de manière tangentielle
Côté Canada, c’est le grand spectacle ! Nous avonspassé 3h côté américain… une journée côté Canadien !! (dont une superbebalade en voiture : longer la Niagara river jusqu’au fort Erié, pour unetrès belle vue sur Buffalo)
Nous avons eu droit à un spectacle que seule la nature saitnous en donner, un arc en ciel complet, en fin de journée sur les chutes côtécanadien.
Le soir, côté américain on s’est dit que ce serait sympa devoir le bout du fer à cheval éclairé, on arrive sur un parking désert… avec3 voitures de police. Pas moyen d’avancer, les barrières empechent l’entrée. Lanuit aux USA, on ne sort pas dans les coins sombres.
Le soir côté canadien, plein de gens se baladent. Lasécurité serait elle différente ou seulement appréhendée différemment des deuxcôtés de la frontière ?
Aujourd’hui, longue journée de route le long du lac Erié.Passage à Cleveland pour son musée d’art. Comme l’art Institute de Chicago sonnom m’interpelle souvent lorsque je visite des expositions d’art. Encore unpetit fil à tirer…
Halte de quelques heures d’intense satisfaction artistique!!
On dit beaucoup qu’à Detroit il n’y a rien a voir, je nepartage pas vraiment cet avis !
Aujourd’hui, le musée Ford, nous y avons passé 6 heures sans nous ennuyer et en survolant certaines zones.
Le plus émouvant ? Lorsque je me suis assise à la placede Rosa Park dans son bus de Montgomery.
Avez-vous vu, il y a quelques temps une photo du président Obamainstallé à la même place ? Quel symbole ! Quel chemin parcouru !
Le plus amusant ? Une personne du musée cherchait deuxpersonnes pour terminer la chaine de la Ford T. Nous étions 7 personnes, depart et d’autre d’un tapis roulant, avec chacun une tâche à faire pour assemblerdes éléments en bois (deux éléments de soubassement, 4 roues, le capot, lescôtés et la superstructure. On s’est mis au travail, çà se passait plutôt bien.La surprise ? En si peu de temps on a construit une quinzaine demaquettes !! C’est çà le travail à la chaine !!
Le plus sympa ? Cette fois c’est une vrai Ford T quiest reconstruite dans la journée, à chaque fois qu’un groupe de jeune passe, onen fait un bout. Discutant avec celui qui faisait le remontage on s’estprésenté comme des anciens de l’industrie auto. Il nous a proposé de revenir enfin de journée, on pourrait monter dedans. Pas tombé dans l’oreille d’un sourd,on était là, on est montés, heureux comme des gamins et en plus le gars aproposé de nous prendre en photo. Jevous dis, des vrais mômes !!! Tout çà pour expliquer qu’une Ford T étaitfacile à monter
Une devinette pour ceux qui m’avaient suivi l’an dernier :de quoi sont garnis les sièges de la Ford T ? De mousse espagnole !!!
Pour finir cette journée, nous sommes allés faire un tour àHeidelberg project, bof je ne suis pas bien sensible à ce type « d’art »par contre quelle douche froide en traversant ces immenses quartiers. Unemaison écroulée, une maison brulée, une maison aux fenêtres murées et unemaison, pas bien belle mais habitée…et on recommence…
Demain matin musée Charles H Wright de l’histoiredes africains américains
Tiens, aujourd’hui, notre première journée de pluie. On n’a pas vraiment eu l’occasion de nous en rendre compte!
Aujourd’hui c’était LE jour où il fallait, dans ces immenses forêts de pins écouter la chansonévoquée plus haut. Du 19ème siècle certes mais rendue célèbre dansles années 40 et 50, et reprise dans quantité de films plus récents : “In thepines, In the pines/Where the sun never shine/And you shiver when the cold windblows……”
Le matin, tout est conforme à mon imaginaire, mais l’aprèsmidi nous offre des températures très clémentes. Pas mal de plaques de neigesdans les sous bois, normal " Where the sun never shine" !!
Une belle légende indienne ?
Une maman ours traverse le lac Michigan avec ses deux petits
Arrivée sur la rive elle se rend compte que ses petits sesont noyés, ils se sont transformés en deux Iles, les iles Manitou. Elle s’endortd’épuisement et se transforme en une très belle dune.
C’est pour çà que ce lieu s’appelle sleeping bear dunes. Unparc vraiment paisible et magnifique.
Désolant… jusque là les sequestrations se limitaient pournous à des réductions d’heures d’ouverture de visitors center. Aujourd’hui c’étaitbien pire. Un ancien village, un centre de sauveteurs des années trente fermés.Les toilettes du parc, les poubelles, toutes fermées. La scenic drive fermée.Partout des panneaux explicatifs
Tout cela ne sera ouvert que du memorial day au labor day,pas très sympa pour ceux qui sont hors saison (en principe tout aurait du êtreouvert de mi avril à fin octobre).
Après ce tableau un peu triste deux rencontres atypiques :
Une biche, figée au bord de la route nous regarde passer…ettraverse juste après notre passage. Bien éduquée non ?
Des écureuils, pas brun foncés pas roux non… noirs comme del’ébène. Jamais vu avant ce jour. Il y en avait plusieurs dans des lieudifférents donc pas tombés accidentellement dans un tas de charbon !!!
Ce pays, m’étonnera toujours.
Sault Sainte Marie, entre le lac Huron et l’immense lacsupérieur
Comme son nom l’indique, ce lieu voyait le lac supérieur sedéverser dans le lac Huron. Aujourd’hui ce sont 6 écluses, mais on n’est pas surle canal saint Martin !! Des bassins énormes reçoivent des bateauxmonstrueux…Nous n’avons pas été capables d’identifier le bateau quimanoeuvrait, drapeau canadien et états_uniens (ce terme, c’est pour nos cousinscanadiens !) se trouvaient côte à côte.
Longer le lac supérieur pour découvrir ses phares et sespaysages nous semblait raisonnable. Mais encore une fois étonnement !entre la côte et une ile du lac, immensité blanche, cette partie du lac estencore complètement gelée. Jamais je n’aurais imaginé voir çà. En montant aunord, la neige est très installée pour encore un moment. Balade jusqu’à unechute d’eau… dans la neige !
Ce soir, étape à Grand Marais Michigan (MI)
Une petite anecdote qui nous ramène quelques mois en arrière. Billet d’avion trouvé,je m’attaque avec bonheur aux réservations d’hotel et je commence par les lieuxqui me semblaient les plus urgents àréserver. Grand Marais en faisait partie, après des miles et des miles aumilieu des pins, sans aucun hébergement aux environs on était juste à la portedu picture rock national lakeshore. Peud’hébergements, pas faciles à trouver.
Je finis par trouver un hotel sympa, pas très cher, au borddu lac, je réserve. Ensuite je reprends l’adresse pour visualiser l’étapedu lendemain et là mauvaise surprise,l’hotel est de l’autre côté du lac supérieur !!! et ce n’est pas le lac dubois de Vincennes ! Impossible de le rejoindre ! Que s’est-ilpassé ? J’avais réservé à Grand Marais Minnesota (MN). Pourtant, je joins toujours l’initiale de l’état en plus dela ville, mais là,… eue comme un bleu !!!
L’annulation est possible uniquement par téléphone, mais c’estun numéro américain gratuit, pas moyen de le joindre de France ! Je tentema chance par mail en expliquant mon erreur. Pas de nouvelles, je suisassaillie de mauvaises pensées bien que ce soit totalement de ma faute. Presqueune semaine plus tard, un mail du manager de l’hotel : Il me confirmequ’il a annulé ma résa sans frais, me dis de ne pas m’inquiéter, que cetteerreur est facile, donc super sympa. Mais savez-vous comment iltermine ??? il me dit avoir pris la liberté de chercher pour moi unhotel à Grand Marais MI et me communique un lien pour deux hotels de la mêmegamme de prix dans cette ville en me souhaitant un « goodtrip » !!!
Symbole du service à l’américaine…je garde son mail ensouvenir…
L’histoire ne s’arrête pas là. Il n’y avait qu’un hotelouvert à Grand Marais. On se pointe à 6h, personne, on revient après avoir faitle plein à 6h30, personne…7h pareil.
Direction l’épicerie pompe à essence… Please can you help us ? Immédiatementle téléphone est décroché, un appel, deux appels… ils vontrappeler !..Ils rappellent ! Les propriétaires ne sont pas là lesremplaçants ont oublié ils arrivent… oui mais la chambre n’est pas prête… ons’installe dans une cabine de rondins , deux chambres, immense séjour cuisine.Pour une nuit et pour deux ça devrait aller !!
Encore waw !! Vous devez en prendre plein les yeux !!
C’est vrai qu’après notre premier voyage aux Etats-unis, nous avons été très agréablement surpris par cette volonté d’aider les autres. J’ai le souvenir d’avoir rencontré des difficultés pour un trajet en bus et une des passagères nous voyant en “détresse” nous a aidé tout le long du trajet pour que nous descendions au bon arrêt… et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres ! Non, vraiment c’est une autre façon de penser !
Oh, oui, toujours plein les yeux et pas une minute de lassitude!
Par contre aujourd’hui, une déception, tout ne peut pas être toujours parfait!
Nous commençons tranquillement la visite du painted rock nat lake shore. Première balade jusqu’à des chutes, , un peu de neige pour marcher mais çà va.
On reprend la voiture et déception, lorsque la route du comté s’arrête et que l’on repasse à celle qui est gérée par les NP…pas de déneigement, impossible de passer. On ne nous décourage pas comme çà, un détour de 70 miles et nous voilà à l’autre bout;on reprend la visite et on tombe à nouveau sur le même tableau!!! Ce parc on ne le visitera ps mais on aimerait savoir pourquoi!
Un ranger rencontré n’est pas net dans ses explications. Je lui parle séquestration il me répond marchuary…
C’est vrai que tout le monde nous dit que cette neige persistante n’est pas vraiment habituelle, mais l’arrêt du déneigement est bien de la responsabilité des NP
On dira donc torts partagés entre la météo et les sequestrations!
On a profité de ce temps non utilisé pour parcourir une presqu’ile qui monte dans le lac supérieur. Là encore des paysages superbes et inattendus.
Alors que le soleil commençait à descendre sur cette étendue d’eau jusqu’à l’horizon, dominant depuis une dune une grande plage de sable où se cassent de petites vagues j’ai eu du mal à ne pas dire: le soleil va se coucher sur la mer!!!
Cette chronique commencera par une pensée pour mon amiBoncampeur, tout en espérant qu’il ne la lira pas…
Quand j’ai commencé à parler de ce voyage, il m’a dit bien surtu visiteras les Porcupine mountains. Juste avant mon départ, il me l’a encorerappelé. J’avais prévu une journée ,c’est peu pour les randonneurs mais bienpour moi.
Hé bien on ne les pas visitées du tout !!!
En arrivant au visitor center, on a tout de suite vu que laroute était fermée.
La personne qui nous a accueillis, était au bord de ladépression ! Non trop de neige pas possible… Par l’autre entrée ???non, non tout pareil. Et puis jamais elle n’a connu de la neige comme çà àcette date, en plus le 18 avril a été un jour maudit, une tempête de neigecomme on n’en voit pas à cette époque. Elle termine par : we pray forspring. Et là j’ai compris !!! Il y a quelques jours, une égliseaffichait : pray for Spring, mais comme nous avions une fois rencontré uneaméricaine qui se prénommait Spring, j’ai pensé que la communauté priait pourSpring.
Une autre fois, à l’entrée d’un village, à nouveau :pray for Spring, cela m’avait interrogée. Enfin, un autre jour, sur le panneaud’accueil d’un motel : pray for spring !! Hé oui, tous les gensprient pour l’arrivée du printemps !!!
Bon revenons à un sujet un peu plus intello sur les bords.
Pas mal de temps passé au bord du lac supérieur. Dans lapéninsule supérieure…
David Treuer indien Ojibwa, né dans la réserve indienne de Leechlake, Minnesota pas loin d’ici au nord des « deux villes » Saint Paulet Minneapolis, a écrit il y a une vingtaine d’année un livre intitulé Little.Magistral !!! Vraiment, je vous le conseille, il m’a bien aidée pourtenter de saisir un peu cette région. Il raconte la vie d’un groupe d’indiensChippewas sur 3 générations. Abandonnés, ils ont subi tout ce que l’on sait dela part des américains . (au moment de la guerre d’indépendance, ils avaientpris parti pour les anglais, ils l’ont payé très cher pendant des générations ).Ils sont devenus des miséreux vivant d’assistance, de petits larcins, prochesd’une vie de clochards.
Ma préférence va au personnage de la vieille Jeannette,échappée à 61 ans de la maison de retraite parce qu’elle ne se sentait pas vieille(moi je pense qu’elle a raison !), râleuse pour cacher un cœur gros commeçà et une vie cassée, écrasée…
Mais si Mayannick je suis attentif à tes chroniques ! Manassas, Shenandoah, Monticello, Appomatox, Loretta Lynn, le whisky Jack Daniels… jusqu’aux fameuses Porcupines, j’ai tout lu (j’suis même prêt pour l’interro surprise).
Diable, le Michigan c’est quelque chose.
Je me souviens d’un voisin américain qui possédait un bateau au bord d’un lac à West Bloomfield (banlieue de Detroit) et il me disait qu’il ne sortait jamais son bateau avant le Mémorial Day qui n’est pas à une date fixe mais qui se situe vers la fin mai. J’étais toujours surpris quand il me disait ça car le temps virait vers le beau souvent bien avant mais il me rétorquait que dans le Michigan tout était possible au point de vue climatique …
Bon, Mayannick; il faudra que tu y reviennes à l’automne pendant les “couleurs”…
Bonne fin de voyage.
Oui, c’est ce qu’on se dit, à l’automne, pourquoi pas…
Après notre histoire de “pray for Spring”, on est passé dans un village qui nous accueillait par “welcome spring”, ils devaient y croire très très fort!!!
Lorsque l’on évoque le Mississippi, nommé par les indiens lepère des eaux, on a tout de suite en tête la chaleur du sud et ses plantations
Après la bataille de Vicksburg, Lincoln a dit : le pèredes eaux peut maintenant couler librement.
Mais le Mississippi c’est aussi le Minnesota, des chutes d’eaugrondantes, juste ) côté d’un théatre construit par Jean Nouvel…
Ce matin la météo disait : Fun May is here… Winterstorm Achilles too !!!
Le Mississippi ce sera donc pour nous grand froid et neigepratiquement toute la journée. Dur dur après des températures de 22 hier !
Pas vraiment un temps à flâner. Après Minneapolis, nous sommes passés sur SaintPaul, la capitale du Minnesota. Pour se réchauffer on est entrés dans leCapitole, il y avait plein de monde, bien habillés, on a vu l’escalier d’honneur,on est montés. Une grande porte était ouverte on a passé le seuil…on s’estretrouvés dans la salle du sénat, ils faisaient une pose. Vous avez ditsécurité ? On avait chacun notre sac à dos… Que peut il se passer auMinnesota ?
On regardait les drapeaux de la guerre civile dans unevitrine, un homme en costard nous a abordés, on dénotait un peu avec nosallures de chiens mouillés. On a parlé de notre voyage et il s’inquiétait dutemps pour nous. On lui a retourné la question et pour vous ? Sa réponse ?It’s Minnesota !!!
Ce matin, la neige annoncée cette nuit n’était pas passée. Mais au bout d’une heure de route, on a déchanté. Près de 40 cm de neige accumulée, les chasse neiges étaient passé sur les grandes routes, des particuliers circulaient avec leurs chasse neiges adaptés sur leurs véhicules.
On arrive à Red Wings, petite ville ancienne devant le visitor center. J’ouvre la porte je sors et me touve coincée dans un amas de neige. Une poigne ferme m’agrippe le bras et me sort de là. Un retraité de l’usine de chaussures du coin qui travaille au visitor center a été mon sauveur du jour !. Nous expliquant le tour que l’on pouvait faire il nous a affirmé qu’il n’avais jamais vu çà de sa vie !
Seul des touristes cinglés pouvaient partir à la découverte de la ville, plan en main (il s’est vite transformé en bouillie infame avec la neige). En plus de la ville plutôt sympa, nous avons découvert le principe de déneigement, chacun déneige devant chez lui, les services municipaux déneigent les rues. Il ne fait pas bon être piéton : au bout des trottoirs de gros tas de neige nous attendent, il faut bien entasser çà quelque part ! Les gens rencontrés avaient tous le même mot en bouche : crazy !!!
Un lieu me tenait à cœur, la petite maison dans laquelle était née Laura Ingalls Wilder, auteur de la petite maison dans la prairie. Je craignais qu’elle soit inaccessible, située sur une petite route. Mais à midi, la route était dégagée, les arbres arrachés ou cassés sous le poids de la neige étaient coupés. Nous avons fait les derniers mètres à pieds, avec de la neige jusqu’aux cuisses. La journée n’était donc pas complètement perdue…
Le but de cette journée était de longer le Mississippi pour profiter de nombreux points de vue. Pas terrible dans une tempête de neige !
Nous avons tenté de visiter encore une petite ville, mais en voiture, on ouvrait les vitres pour prendre des photos…complètement nul
Deux options s’offraient à nous. Option 1 on se garait et on laissait la neige recouvrir la voiture, option 2 on continuait. On a choisi la 2, mais pour ajouter une note d’humour, j’ai mis des Christmas songs de Johnny Cash. Vous me croirez si vous voulez, au bout de 4 chansons, la neige n’était plus qu’une fine poudre et encore deux, plus de neige ! J’auris du y penser plus tôt !!!
Et ce soir on a vu le Mississippi, aussi norme qu’au sud !
Pour en revenir à la petite maison dans la prairie, l’auto biographie constitue vraiment la trame de l’immense série télé du même nom.
Mon épisode préféré ? La grande collecte. Pourquoi ? Pour les personnages secondaires Caleb et Mattie. Cela a un rapport avec ce que j’ai conté plus haut, Si vous cherchez vous comprendrez peut être …
Comment on fait un lien entre la Floride et leWisconsin !
Sarasota, Floride, le musée Ringling. Le cirque Ringling,devenu le plus grand cirque du monde. John Ringling a pensé, avec raison, quele climat de la Floride était plus favorable que celui du nord pour la périoded’hiver où le cirque ne tournait pas. Ils s’y sont alors installés dans les années 20 enabandonnant le Wisconsin. Mais en Floride, il ne reste que la propriétésomptueuse des Ringling, pas une trace des batiments d’hivernage du cirque.
Là, à Baraboo, Wisconsin, « ville du cirque » lieud’hivernage pendant plus de 40 ans, il y a le Circus word Museum, avec lesRingling winter quarters, aussi appelés Ringlingville. Au bord de la Barabooriver
En ville on trouve aussi un théatre construit parl’ainé desfrères Ringling
A cette saison, pas de spectacle on visite juste lesbatiments ensommeillés, rien que pour la salle qui regroupe les « circuswagon » superbement restaurés, cela vaut le déplacement. Et puis encore unpeu de nostalgie pour cette vie du cirque qui pourtant ne devait pas être bienrose tous les jours.
A Milwaukee, il y a Harley Davidson. Son Usine bien sur maison avait déjà visité celle d’York en Pennsylvanie. Restait le musée…et quelmusée ! Perso pas vraiment passionnée de moto, mais je ne m’y suis pasennuyée. Encore des inventeurs géniaux.
Donc n’y connaissant rien, parfoisquand je parlais de ces machines je disais « une Harley » Erreur !!!Ce sont deux amis William Harley et ( ?) Davidson qui se sont lancés en1903 dans la construction, aidés des deux autres frères Davidson, plusadministratifs. On doit donc dire une Harley Davidson !!
Les fanas rigoleront peut être en me lisant.
A propos de fanas. En arrivant on croise un couple, plus 70 ansque 60, tous maigres. Je vous les décris : Lui, cheveux très longs, barbetrès longue, un gilet de cuir Harley Davidson bardé de nombreux insignes. Elleaccrochée à son bras, penchée en avant, certainement par une saloperie demaladie articulaire mal soignée, même gilet, sourire permanent aux lèvres. Lui lalachait de temps en temps pour prendre des photos, elle se figeait là où il l’avaitlachée, instable, attendant le bras salvateur. Ils semblaient si heureux, bienqu’ils soient arrivés en voiture.
Ils m’ont beaucoup émue et attristée. Les Harley Davidson,pour eux c’était avant….
Nous voilà à Chicago
Demain, nous commençons à visiter cette ville avec dans uncoin de notre mémoire, des évènements relatés dans les romans de Kris Nelscott quimettent en scène le détective noir smockey Dalton
Autour d’une fiction pas mal ficelée, (smokey doit quittersa ville de Memphis pour Chicago après qu’il ait récupéré un gosse de 10 ans,seul témoin de l’assassinat de Martin Luther King !) des faits historiquessont décrits avec une précision exceptionnelle
La ville de Chicago est omniprésente, fascinante mais aussiinquiétante
Le second volume « à couper au couteau »se dérouleà Chicago, été 1968, en pleine guerre du Vietnam, et au moment où le mouvementdes droits civiques monte en puissance, alors que se prépare la conventionDémocrate qui verra l’assassinat de Robert Kennedy
Le troisième « les faiseurs d’ange »met en scène,toujours à Chicago, la condition des femmes à la fin des années 60,l’interdiction de l’avortement qui n’est pas appliqué de la même manière pourles femmes noires et les femmes blanches
Le suivant « blanc sur noir » encore pendant cettepériode troublée où on touche du doigt une autre facette des problèmes raciaux,celui des noirs riches qui cherchent à s’installer dans des zones plus sures…mais réservées aux blancs
Enfin, « que la guerre soit avec nous » faitdécouvrir le mouvement des Weathermen, étudiants jusqu’au-boutistes qui se lancèrent dans le terrorisme sur leterritoire américain, mais on quitte Chicago pour Yale au cours du livre
Chicago a bien évolué, je pense…
Toujours un bonheur de te lire,Mayannick…
Merci Saguaro!
Mais, désolée, j’arrivetrop tard pour le p’tit dèj aujourd’hui!
Nous sommes installés dans un studio pour 2 trouvé sur airbnb, unvrai petit bijou. Nous ne sommes pas à Chicago mais à Oak Park, banlieuecossue. Pourquoi ce choix ? Nous voulions être proches de l’atelier de Franklloyd wright, et du plaisir de partir à la découverte des maisons qu’il a construites dans les environs.Mais aussi, proches de la maison de naissanced’Hemingway, nous connaissions celle de Cuba, celle de Key West, il fallait revenir àla source.
Cela nous a occupés une grosse matinée. Pour l’après midi leprogramme commençait par un tour en metro sur le loop (le dimanche moins demonde). Raté ! en travaux, aucun metro ne circulait dans cette zone. Tantpis, on a fait le tour en bateau avec des volontaires formés à l’architecturede Chicago. Passionnant !! A la sortie, notre guide s’est approché de moien me disant que j’avais été extrêmement attentive. Je lui ai ôté touteillusion en lui disant qu’il était d’une diction parfaite pour moi, je l’en airemercié, mais que je devais bien le suivre pour ne rien perdre !.
Ensuite park du Millenium et direction Buddy Guy Legends. On ne peut décemment pas être à Chicagosans écouter du Blues. Peu de monde, on dine en écoutant deux groupes sympa.Puis les choses sérieuses commencent. Un groupe de très grande qualité. A unmoment tardif, on vient glisser à l’oreilledu chanteur quelque mots. Il termine son morceau et annonce Buddy Guy arrive !
Un vieux monsieur monte sur scène, bourré d’humour, et unevoix époustouflante. Juste un quart d’heure, mais écouter une légende du bluesà un mètre de soi, c’est un grand moment.
Alors ai-je une bonne excuse de ne pas avoir « livré »cette chronique à l’heure ?
Ou là tu me fais peur! Un cours… un peu casse pied non?
Il me semble entendre les remarques outragées de ceux quiaiment Chicago et y passent beaucoup de temps…
Pour nous, Chicago n’était qu’une étape de notre voyage, pasde souhait d’approfondissement, juste quelques fils à tirer…
D’abord, la fin de la route 66 (peut être que pour certainsc’est le début mais le panneau indique END) deux panneaux Historic route 66 etun passage au Lou Mitchelles restaurant où il était de tradition de prendre leBF avant de démarrer.
Ensuite l’art institute, vraiment riche dans le domaine quinous intéresse. Pour certains tableaux, on venait saluer de vieux amis. Le « Pierrecousant » de Renoir vu au cours d’une expo temporaire, le tableau célèbrede Hopper vu aussi à Paris il y a quelques mois et surtout la « maison desdouanes » vue à la dernière rétrospective Monet à Paris (c’est ce tableauqui, définitivement m’avait donné envie de venir à Chicago.
Un clin d’œil qui montre que le monde de l’art est tout petit.En juin le musée proposera une expo intitulée les impressionnistes et la mode,créée cet hiver par le musée d’Orsay et que nous avions trouvé très ludique
Grand tour dans le centre le nez en l’air et découverte dequelques œuvres de rue (Picasso, Chagal, Miro, Calder)
Enfin bien sur, montée à la tour Willis (connue sous son nomantérieur de tour Seales). Nous qui n’avions pas entendu et vu un seul françaisen 5 semaines, çà a été le choc !
Allez, pour terminer une anecdote. En arrivant à Chicago,mon mari me demande si on va voir le batiment à colonne, d’Al Capone ???Mystère ??? C’est quoi ce batiment ???
Le premier jour çà me trotte dans la tête, le second, tilt !!!La gare où a été arrêté le comptable de Al Capone dont les aveux ont fait tomberle gangster !!! Une gare dans une grande ville s’appelle plutôt Unionstation, ok elle éxiste, je me repère depuis la tour, mais je ne dis rien, pasvraiment sure.
On y arrivé et mon mari me dit : voilà c’était çà lebatiment recherché !!!
On entre , oui c’est çà, la grande salle l’escalier… toutest là
Merci le film les incorruptibles (ha la scène de l’escalieravec Kevin Kostner… un grand moment !!
Et un exploit pour nous parce que sortir de la gare à l’heureoù tout le monde y rentre….
Demain soir sera pour moi un grand moment…
Tu me rassures Eric alors je continue…
Encore un peut tardif pour le p’tit dèj’… On cumule les folles soirées!!
Wabash indiana, petite ville de 10000 habitants. C’est lehasard qui nous a menés là, ce jour là. Juste une étape après une journée dansle comté amish de l’Indiana avant de continuer sur celui de l’Ohio.
C’est aussi le hasard qui a placé ce jour là un concert deWillie Nelson dans le théatre de 1500 places
Résa faite le jour de l’annoncedans le période réservé aux ‘privilégiés’
Le premier soir de la résa publique, le théatre était plein.
Willie Nelson a fêté ses 80 ans cil y a quelques jours. Iltourne en permanence. Cet été il sera à l’Hollywood Bowl à Los angeles pendantdeux soirs (pas le seul artiste quand même). 25000 places, prix allant de 400$à 40$. Le Hollywood Bowl est rarement rempli, mais quand même !!! Qui nerêverait pas d’être dans son état à cet âge ? Je ne dirai pas ce qui leconserve au risque de voir ce message supprimé…
En juin 2010 son album qui a marqué son renouveau dans lesannées 70 Red Headed stranger, a été introduit à la bibliothèque du congrèsdans la catégorie National recording registry. Les artistes ainsi honorés sontinscrits pour être caractéristiques d’une époque.
L’ayant vu à l’Olympia en 2010, j’ai toujours espéré le voiravec son public américain. Aujourd’hui était un grand jour !
A l’olympia c’était un chanteur américain…qui chantait !
Là, c’était une ‘american legend’ qui échangeait avec sonpublic qui réagissait, se recueillait, l’adorait. Des chansons oui, mais pasmal de morceaux musicaux. Je savais, pour l’avoir entendu dans ses disques, quec’était un excellent guitariste, mais là j’ai approuvé ceux qui le considèrentcomme un virtuose.
Au fait il a terminé par une chanson récente qui s’appelle ‘rollme up and smoke me when I die’… Ce n’est qu’un titre de chanson…
Un bien grand moment
Hier je vous ai parlé du concert Willie Nelson aujourd’hui,je voudrais ajouter une petite note de nostalgie
Lorsqu’il est arrivé sur scène il était le seul éclairé.Mais dans l’ombre on a vu que sa sœur Billie, presque 83 ans, qui tient le piano, se faisait aider etmarchait à petits pas. Dès qu’elle se met à jouer ses mains ont toujours lamême agilité
Les percussions sont tenues par Paul English (même age queWillie Nelson) et son fils ils échangent leurs postes plusieurs fois pendant lespectacle. L’attention du fils et l’aide qu’il lui apporte montrent que luiaussi est usé. Mais son rythme est toujours parfait. WN a toujours dit que lejour où Paul devrait s’arrêter, lui-même déposerait aussi les armes
Willie Nelson lui, passe une heure trente non stop debout àjouer de la guitare, à chanter mais ses mains sont celles d’un vieillard qui nelui font pas défaut.
Parlons de sa guitare Trigger, une martins, achetée en échange de son pick up quand il n’avaitpas le sou. Percée, usée, on lui en place toujours une neuve sur scène, « aucas où », mais là aussi, il dit que si Trigger tombait en ruine, il ne continuerait pas !
Donc ces moments sont d’une immense fragilité. AmericanLegend…
Nous avions prévu une journée pour chaque région. Lorsquel’on avait été dans le comté de Lancaster on avait compris que c’était en seperdant dans la campagne que l’on avait le plus de chances de faire desrencontres. Celà s’est confirmé.
En arrivant dans le comté amish de l’Indiana le chocculturel avec Chicago est violent. Mais c’était le début des déceptions.
Quelques rappels : les amish sont issus des menonitesmoins stricts. Les mennonites sont issus des anabaptistes un peu moinsstrictes.
Les amish, j’en avais parlé lors de notre passage dans lecomté de Lancaster.
Dan l’Indiana, on voit beaucoup de Menonites, tenues plutôtgaies par rapport aux Amish, en voiture souvent, sinon dans des charrettes surlesquelles ont été adaptés des sièges auto confortables…
En s’enfonçant dans les petits chemins on rencontre quelquesamish, retournant la terre avec des charrues tirées par des chevaux, lesbuggies habituels. Enfants et adultes habillés de tenues très strictes. Laseule différence avec les amish de pennsylvanie ? Les vélos, oui, ils sonttous à vélos alors que leurs cousins de Pennsylvanie sont en trottinettes !!
Le passage dans l’ohio a été franchement pénible. Des petites villes en font un vrai commerce,toutes les boutiques sont dites « amish », des agences proposent desrepas chez les amish, d’autres proposent des ballades en buggies contre « donation ».Quelques commerces ménonites…
On s’est réfugié dans les petites routes et là tout autrechose. D’ailleurs ces routes sont marquées par les sabots des chevaux et lesroues de buggies. Chaque personne à pieds où à vélo faisait un signe de lamain, un sourire.
Pour conclure, je dirai que si l’on estime que ladestination du comté de Lancaster est touristique, c’est vrai, à certainsendroits mais les amish sont restés fidèles à leurs traditions. Dans l’Indianaet l’Ohio, ce sont principalement des menonites et l’on exploite le terme d’amishplus porteur. Les amish traditionnels vivent un peu séparés.
Je continue donc à préferer le comté de Lancaster
On ne ferait pas des km pour visiter un tel lieu, mais quandon est si près ce serait idiot de ne pas aller voir. Oui seulement voir parceque pour New york on a tous des images en tête, pour le Pentagone aussi mais unavion tombé dans un champ…
En lisant le site des parcs nationaux çà commençaitmal… « a common field one day, a field for honor forever”
Et puis finalement, ces noms sur ce mur de marbre blanc, dansl’axe de la chute, et puis le cratère, émouvant bien sur
Visitaient avec nous une famille amish, des purs et durs,deux couples pas mal d’enfants, et puis un non amish qui conduisait de minibus.Tous habillés de vêtements cousus mains, enfants comme adultes. Pantalon tenupar des bretelles sur la chemise pour les hommes et les enfants, tous avec lacoupe de cheveux ‘au bol’, bonnet blanc, veste noire sur la robe pour lesfemmes et les fillettes. Jusque là rien d’extraordinaire, mais deux enfants ontattiré mon regard, un garçon et une fille, respectivement environ 8 et 6 ans,même aspect que les autres enfants, sauf que leur peau était très sombre, leurscheveux noirs et leurs yeux en amande : des petits originaires d’Amériquecentrale, peut être mexicains. Donc des mexicains amish !
Mais la première surprise passée, je me suis dit que lesparents qui adoptent des enfants souhaitent comme pour les autres enfants, leurfaire partager les valeurs auxquels ils tiennent, alors, pourquoi pas les amish ?
Retour vers Washington, retour vers le début du voyage etles sites de la guerre de sécession avec la visite du champ de batailled’Antietam
Bataille qui a tué le plus de soldats en une journée (23000morts et blessés)
Lee tentait pour la première fois d’envahir l’union,confrontation de 40000 confédérés ; 80000 unionistes.
C’est l’occasion de casser du sucre sur le commandantgénéral des armées Mac Clellan. Il était fils de bonne famille, beau mec,mondain. Lincoln l’a défendu quand même pendant longtemps alors qu’il nes’engageait jamais à fond et rompait toujours le combat!!!
Mais UlysseGrant n’était pas assez « bien né » aux yeux de Lincoln. Dans cettebataille, malgré sa supériorité en nombre, Mc Clellan a vu Lee reculer vers la Virginie(reculer pour mieux sauter, il a réussi plus tard à envahir une partie du nord)et il n’a pas poursuivi, ce n’était pas la première fois, à York, il avait 10fois plus de soldats, mais n’a pas attaqué….
Lincoln àfini par piquer une colère et s’en est débarrassé en disant « General McClellan doesnot want to use the army, I would like to borrow it for a time.”
C’estpeut être à cause de çà que Mac Clellan, s’est présenté aux élections contreLincoln? Mauvais stratège, mauvais politicien !!!
Aprèsla guerre, lorsque l’on a demandé son avis à son ennemi intime qui l’avait remplacé, Ulysse Grant, il a répondu “McClellanis to me one of the mysteries of the war.”
Celàn’a pas empéché Mc Clellan d’avoir un des plus immenses monuments au cimetièred’Arlington (vous savez cette arche sous laquelle passent tous les grandsconvois funéraires, tout le monde connait ces photos du cercueil de Kennedypassant sous cette arche)
Quelques jours complémentaires à Washington.
Georgetown, éloigné du centre, pas de metro, on avaitrenoncé lors de notre dernière visite. La on en a profité. L’université (les parents venaient chercher leurs enfants,l’année est finie), les vieux quartiers, les canaux, vraiment sympa, surtout unsamedi
Le tremblement de terre d’aout 2011 avait provoqué pas malde dégats. La cathédrale a commencé les réparations du clocher (il fallaittrouver les fonds). Le monument à Washington est aussi sous les échafaudages, c’estune mauvaise nouvelle pour ceux qui partent prochainement, mais une bonne pourceux qui partiront après, ils pourront monter en haut, ce n’était plus possibledepuis 2011.
Un dimanche sur le mall… on ne connaissait pas, c’estvraiment très agréable, beaucoup de familles. Bien sur, on a rendu une petite visite à notre amiLincoln. Allez, j’y vais de mon couplet. A gauche de Lincoln, le discours deGettysburg, un concentré d’intelligence. Il n’a duré que 2 minutes, donc il n’estpas long à lire, on le trouve facilement en anglais ou traduit…
Découverte du mémorial à Martin Luther King qui n’existait pas lors denotre dernier passage. Un peu déçue, la photo qui a inspiré le sculpteur esttrès émouvante, la statue un peu froide, mais le symbole est énorme.
Demain, avant le retour, encore quelques visitesdans le desordre…
Cimetière d’Arlington…
La tombe de JFK est entourée de palissades blanches, uneflamme a été installée sur le côté, çà fait un peu « la visite continuependant les travaux », mais certainement préparent ils les commémorationsqui auront lieu en novembre prochain. 50 ans déjà….
La maison de Robert Lee était proche de la ruine il y a 3ans, elle devait être rénovée. Trois ans après, l’extérieur est rénové (mal, lecrépi commence à s’écailler), le rez de chaussée a été remeublé, cela donne uneidée de son aspect juste au début de la guerre civile, lorsque Lee a du laquitter, l’étage reste encore en travaux.
Au milieu de la guerre, il fallaittrouver un lieu pour enterrer les soldats de l’union tombé au combat. Onpropose le jardin de Lee, autour de sa maison, juste de l’autre côté duPotomac. Lincoln approuve, nous enterrerons nos morts dans la roseraie duGénéral Lee…
Après la guerre, la propriété est restituée à la familleLee, la maison est au milieu des tombes. Impossible d’y vivre, la propriété estvendue à l’état. Depuis c’est devenu le cimetière sacré d’Arlington
Visite du mémorial de JeffersonEtrange Thomas Jefferson….
D’une intelligence rare, architecte, penseur (Il avait degrandes conversations épistolaires avec Condorcet), lecteur farouche, beaucoupd’écoles américaines affichent sa phrase inscrite dans sa bibliothèque« I cannot live without books », c’était un homme éclairé.
D’ailleurs, lors de sa présidence il fit voterl’interdiction de l’importation des esclaves et encouragea leur émancipation.
Mais, comme tout planteur virginien, il avait des esclaves.A la mort de sa femme, il part donc à Paris avec une jeune esclave qui devaits’occuper de sa fille…. Elle a aussi partagé sa vie pendant près de 40 ans, etlui a donné plusieurs enfants.
Il ne l’a jamais émancipée alors qu’il avait émancipéses enfants! C’est après sa mort qu’une fille, née de cette union, a émancipésa mère. Mais bon, il n’était pas à une contradiction près, il a écrit que lemétissage était une mauvaise chose !
L’histoire ne s’arrête pas là. Vous avez peut être remarquéque les américains deviennent sourds et aveugles lorsqu’il s’agit d’épisodes deleur histoire qui ne correspondent pas à la légende qu’ils ont construit.
Des descendants de Thomas Jefferson et de cette femme ontconservé la tradition de cette filiation, jamais les autorités n’ont acceptécette reconnaissance, jusqu’à ce que l’un d’eux obtienne que des tests ADNsoient pratiqués. Cette branche de la famille de Jefferson a enfin étéreconnue !
Bonjour Mayannick.
C’est à pleurer cette histoire Maynnick .
Je savais qu’il était tres francophile et qu’il avait fait une bonne affaire pour l’union en achetant la Louisiane mais j’ignorais sa part d’ombre comme on dit aujourd’hui…
Apres celle de Lincoln vite vite que je trouve une biographie du grand homme .
Merci
Amtiés
fredi
Bonsoir Fred
A l’aéroport de Washington, en attente d’embarquement, j’en profite pour te répondre
Oui moi aussi je connaissais Le “bon côté” de Jefferson et j’ai été ébahie de découvrir le côté obscure.
Il parait même que Paris bruissait d’histoires de ce couple. Il faudra que je creuse dans ce sens
Lors de la visite de Monticello, la guide a bien précisé ce côté de sa vie, je l’attendais un peu au tournant!!!
Mais elle a dit que cette femme était en grande partie responsable de ce qu’avait réussi Jefferson en lui assurant le bien être nécessaire. là aussi un peu ambigu comme remarque
Bonjour à tous
Et en particulier aux amateurs de l’ouest : Où est enterré Jefferson c’est Monticello en Virginie et non le petit bled de Monticello entre Moab et MV…
Bonne journée
Fred
Les valises sont posées.
Comme toujours aux retours je me console avec quelques phrases de la fin d’une chanson d’Hoyt axton “endless road”
“maybe there will be someplace I can stop and rest a while.Cause maybe you were not meant to be just a rolling stone,And there is a road to travel on that leads you back to home.”
Il me reste à souhaiter un superbe voyage à ceux qui partent bientôt et a ceux qui commencent à ébaucher un projet plus lointain