Chroniques depuis l'Est colonial et les grands lacs

Forum États-Unis

J-2 avant le départ…

Il y a un an, certains m’avaient suivie autour du golfe du Mexique.
Si vous le voulez bien, je vous propose de renouveler l’expérience.
Au fil des
jours, pour ceux qui le voudront, je conterai,
selon l’inspiration du moment… Un peu d’Histoire, de musique, des petites
histoires, des lectures, des films, des anecdotes et plein de hors sujet…
.

Pour voyager, j’applique la technique du fil de laine. Avez-vous
déjà osé tirer un fil qui dépasse d’un pull tricoté à la main ? Moi oui !
Un jour, étant enfant, j’ai tiré et j’ai
été étonnée de voir combien ce fil qui
ne payait pas de mine pouvait s’avérer magnifique, immense et si doux qu’on rêve
de s’y plonger. Donc mes voyages sont construits à partir de petits fils qui ne
demandent qu’à être tirés !

L’an dernier, la bataille d’Alamo et Willie Nelson pour le
Texas, la mousse espagnole et les bouquins de James Lee Burke pour la
Louisiane, le musée Dali pour la Floride

Pour cette année, les sites de la guerre de sécession après
l’émotion de Gettysburg, l’est colonial après le choc de la découverte de
Natchez Mississippi, les outer banks vantés par un couple de snowbirds
québécois si charmants rencontrés en
Louisiane, les régions amish après une première visite en Pennsylvanie , la
région des lacs après la découverte de l’étendue de la Louisiane vendue par
Napoléon…De quoi dérouler quelques écheveaux, non ?
Demain J-1…

Bonjour Mayannick,Tout est dans le titre… C’est avec plaisir que je lirai tes chroniques. Il est toujours agréable de lire les compte rendu “en live”, d’autant plus que tu agrémentes les tiens des faits historiques, d’anecdotes etc qui rendent la lecture encore plus intéressante. Je te souhaite un bon voyage.

Merci de vos encouragements, mais là, vous placez la barretrès haut. Pas question que je ne soispas au rendez vous…
Nous commençons par une boucle dans ce que l’on appelle l’Est colonial.
Des noms d’états qui fleurent bon le tabac (oui je saisfumer tue !) et évoquent les champs de coton : la Virginie, lesCarolines, la Géorgie, le Tennessee (lui il sent un peu le wiskey, l’abusd’alcool est dangereux pour la santé, oui je sais !)
Soyons moins futiles, tous ces états évoquent largement l’esclavage,la guerre de sécession, la ségrégationet la défense des droits civiques, mais aussi tout ce passé du vieux sud dont la douceur était racontée dans lalittérature, qui fut anéanti par le terrible général Sherman.
Enfin n’oublions pas la nature omniprésente là aussi, lesparcs nationaux des Appalaches, les outer banks et bien d’autres…
Départ demain, lasuite vous attendra jeudi matin après notre atterrissage à Washington…. Enespérant que le temps nous sera favorable (les sites météo américains ont donnéun drôle de nom à ce mois de mars dans la région: « marchuary »parce qu’il a fait en mars un temps de janvier. Chez nous aussi on aurait pul’appeler « marsanvier » !!!

Arrivés à Washington, immigration passée en 40mn, voiture Alamo récupérée après juste unetentative de nous louer une plus grosse voiture (a compact ? It’s small !).Et puis des compactes il n’y en avait pas sur le parc, alors on est partis avecune full size sans frais… quelques courses chez Walmart, achat du pass annueldes NP et un premier plongeon dans laguerre de sécession au Manassasbattlefield NP. On y retournera demain,mais on ne pouvait pas attendre ! Pfff ! l’émotion, dès le premierjour !
Il y a 3 ans, de la guerre de sécession, je ne connaissaispas grand-chose. En gros, les bandes dessinées des tuniques bleues et les définitions desmots croisés ‘général du sud’ ‘adversaire de Grant’ réponse : Lee ! Ouencore les bleus et les gris et puis je confondais Fédéraux et confédérés…Doncvraiment nulle !! Depuis, j’ai évolué et je peux dire au moins deuxchoses: la bande dessinée des tuniques bleus est très proche de la réalitéhistorique et si les bleus étaient bien bleus, les gris n’étaient pas gris !!!
Donc première rencontre avec ces lieux de la guerre desécession longtemps imaginés …
Manassas, c’est le lieu qui marque le début de la guerrecivile, donc visite tout à fait appropriée.
L’armée de l’union, toute neuve avec ses premières recrues,part la fleur au fusil, les hommes politiques les suivent pour assister, deloin bien sur, à cette bataille qui va écraser les confédérés et il n’y aurapas de guerre. (çà fait penser aux bourgeois parisiens pendant la guerre de 70qui allaient sur les fortifications, se tirer un prussien, même époque mêmecomportement)
Raté ! les confédérés ne sont pas écrasés, la guerredurera 4 ans
Moins d’un an plus tard, il y aura une seconde bataille deManassas, Lee enfonce alors les défensesde l’union.
Demain à l’aube, on sera à nouveau sur le site….

BonjourAlors le voyage s’est bien passé. Cool.
Etant fan des tuniques bleues, pas encore croisé Blutch !!!
On attend le résumé de l’escapade du jour avec impatience. Take care.

Le routard m’a gentiment proposé de placer cette chronique sur la page d’accueil de la rubrique communauté
https://www.routard.com/forums/
J’en suis très fière, ben oui , même pas honte de le dire
Vous y trouverez ma première photo du champ de bataille de Manassas
A bientôt donc

Waouhhhhhhhhhh , c’est super ça!!!
Ça t’oblige maintenant !!!
Dis à ton mari qu’il va peut etre rentrer seul car ils vont te nommer conseillère permanente aus US…Ah ah ah!!
Bon plan ,pour la voiture ,ça arrive fréquemment hors saison.
Bon voyage…
Fred

Merci Mayannick pour ce 1er compte rendu et pour la leçon d’histoire.Félicitations pour la “promotion”, c’est amplement mérité!

Il va falloir que je tienne le rythme… Non, désolée, jecontinuerai à faire selon l’inspiration du moment !
Le décalage horaire aidant, nous étions dès 7h dans le ManassasBattlefield park. Absolument seuls à arpenter le terrain, nos pas faisantcrisser l’herbe gelée. Seuls pas tout à fait, un groupe de 5 daims a fait unbout de chemin avec nous !
Comme toujours, les américains sont exceptionnels dans leursprésentations, on est dans la bataille, on comprend exactement ce qui s’estpassé.
Donc la première bataille de la guerre, chacun imaginait quec’était LA bataille. J’avais retenu que le sud avait gagné mais ce n’était pastrès clair, là j’ai compris, oui le nord a perdu et s’est replié, mais le sud agagné et s’est retiré, pourquoi ? Tout simplement parce que les deuxparties se sont rendu compte qu’il fallait qu’ils forment leurs soldats. L’annéesuivante, ils savaient faire ce fut une boucherie… C’est terrible comme onapprend vite
Nous sommes restés 6 heures, sans en avoir vraimentconscience, il faisait frais mais très beau, idéal pour marcher
Après être passés dans des lieux familiers, Paris, FondRoyal, juste à côté de Strasburg, nous voila maintenant dans les Appalaches,parc de Shenandoah, la skyline domine de part et d’autre des paysagesmagnifiques, quantité d’animaux (les ours ce sera encore pour une autre fois,là on a découvert des dindes sauvages, d’accord moins spectaculaire) les blueridge mountains portent bien leur nom.
Nous longeons la plaine de Shenandoah bercéspar une vieille chanson du 19 ème siècle. Evoque-t-elle un soldat confédéré malheureux? Oh, Shenandoah, I long tohear you/Away, you rolling river/O Shenandoah, I long to hear you./Away I’mbound to go…
Shenandoah, nom d’une armée confédérée. Shenandoah, nomd’une armée de l’union. Shenandoah nom de batailles sanglantes jusqu’au« nettoyage » de la vallée par le général Sheridan pour activer lafin de la guerre. Ce nom est si lié à la guerre de sécession, qu’on est presqueétonnés que ces paysages soit si paisibles
Ce soir nuit dans cette vallée, elle sera bien méritée, legrand air, pas mal de marche …

Formidable Mayannick, merci pour ces lignes addictives ! Profitez bien de votre voyage …
Cordialement, Vanilleski

de nous faire rêver et de nous instruire. tu me donnes envie d’aller dans tous ces endroits que je ne connais pas encore à la recherche de l’histoire de ce pays que nous aimons tant!bref continue à nous faire vivre tes aventures!
merci encore et profites bien de ton séjour(mais je sais que c’est toujours le cas!)

Si je vous fais rêver sachez que je réalise les miens!

Hier, la météo indiquait de la pluie pour la nuit. On craignait du brouillard ce matin sur la Shenandoah, on a prolongé notre visite hier soir par beau temps
Et donc… ce matin il a fallu traverser les nuages pour monter sur les Appalaches et on s’est retrouvé au dessus, ciel bleu et festival de nuages se déplaçant au gré des vents dans les vallées. Magnifique mais plus de paysages. Donc exit la skyline, direction Monticello

Monticello, maison de Thomas Jefferson, 3ème président des états Unis, ami de Washington. Seule maison particulière inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
Ce Virginien, francophile, était venu à Paris comme ambassadeur de son jeune pays. L’ambassade était déjà là où elle est aujourd’hui, proche de l’actuelle place de la concorde. Il aimait s’assoir dans les jardins des tuileries en face de l’hotel de Salm et lui est venue l’idée que c’était ce que l’on pouvait faire de plus beau… Il a construit sa maison en copiant largement ce plan et a influencé les plans de la maison blanche en cours de construction ! Le lien avec ce lieu parisien est immortalisé par une statue de TJ, faisant face à l’hotel de Salm, à la main, il tient un plan annoté « monticello ». Tiens un petit fil tiré !

L’élève a surpassé le maitre ! L’ensemble est d’une unicité parfaite. Pour moi, cela faisait pas mal d’années que je passais devait l’hotel de Salm en me disant un jour peut être… comme quoi les rêves sont faits pour être réalisés.
On n’avait pas réservé, je ne savais pas du tout à quelle heure on serait là. Un monde fou, parkings pleins, arrivés à 10h15, une place pour visiter l’intérieur de la maison à 12h10. Raisonnable quand on sait tout ce qu’il y a à visiter avant: Tombe de TJ, jardins, annexes utilisées par les esclaves (oui oui,les esclaves de celui qui a rédigé la déclaration d’indépendante, vous savez “tous les hommes sont libres et égaux”) etc…
La visite est guidée mais très supportable, groupes peu nombreux, portes fermées entre chaque groupe, guide pas trop bavard, cela laisse de la place à l’observation personnelle
Vous ne voyez pas à quoi ressemble cette maison ? Regardez une pièce de 5 cents la plus banale, c’est elle !!! ou encore, un billet de 20$, mais là il faut déjà être riche !!!
Donc pour vous aujourd’hui, chercher une pièce, un billet, une photo de l’hotel de Salm, à vous de travailler, j’ai fait ma part!!

Peu après Manassas, nous voici à Appomattox, un sacréraccourci dans la longue guerre civile !Juillet 1861, première bataille de la guerre civile, dans la ferme de M Mc Leanà Manassas en Virginie. Un boulet de l’Union tombe dans sa cuisine. Ce monsieur,trop âgé pour se battre, décide demettre sa famille à l’abri, il choisit de s’installer à Appomattox court house.En avril 1865, après la bataille d’Appomattox , Grant reçoit la reddition duGénéral Lee… dans le salon de Monsieur Mc Lean !
On lui prête la remarque suivante : « la guerre a commencé dans ma cour et elle s’est achevéedans mon salon » Humour quand tu nous tiens !
Il est hanté ce salon, on ressent laprésence de Lee ce génial stratège qui àrefusé à Lincoln de prendre la tête de l’armée de l’union par fidélité à saVirginie qui avait fait sécession, pourtant il n’était ni sécessionniste, niesclavagiste. Et puis Grant, immense soldat, le « bouledogue » qui nelâchait jamais l’ennemi, tardivement reconnu par Lincoln, il n’était pas assez bienné. Deux hommes qui se respectaient. La fin d’une tragédie.
Lee arrive en tenue d’apparat, Grant entenue de soldat, crotté, dit qu’il n’a pas eu le temps de se changer
Une anecdote ?
Le lieutenant colonel Ely Parker, amide Grant, Indien Seneca est présent. Lee le remarque et lui dit « I amglad to see one real american here » Parker lui serre a main et lui répond :« we are all americans » çà je n’ai pas pu m’empêcher de recopiercette phrase rien que pour vous !
Lee et ses officiers repartiront avecleur épée… Les soldats confédérés venus déposer leurs armes seront salués parles soldats de l’union, c’était le début de la réconciliation
Allez, je dois vous avouer quelquechose. La petite ville d’Appomattox court house était en ruine au début du 20èmesiècle. Il fut décidé d’ériger un monument. Certains ont fait remarquer que pour le prixdu monument on pourrait restaurer et reconstruire la ville. C’est ce qui futfait. L’idée était plutôt bonne on y retrouve l’âme des témoins de cet instant

Retour vers le futur et changement de registre… Appomattoxavril 1865, Martinsville avril 2013…On n’avait jamais assisté à une course deNascar. Complètement ignorante dans le domaine, j’imaginais quelque chose quiressemblait à la voiture du dessin animé Cars. Mais bon, sur notre chemin il yavait Martinsville en Caroline du nord le plus ancien speedway des USA, et desséries de Nascar camping World truck. why not ! Tope là on y va !!!
Début à 13h30, un monde fou des parkings à perte de vue.
La course, je n’y ai rien compris, j’ai trouvé çà à la foisviolent et policé. Il y en a un qui était aux anges. … Pour m’occuper, j’aiobservé les spectateurs, une tranche de vie américaine. Qu’est ce qu’ils fontles américains quand ils regardent une course ? Ils bouffent et ilsboivent, là rien de nouveau

ta façon de nous faire vivre ton périple et la générosité dont tu fais preuve en faisant cela…Tu as raison les rêves sont faits pour être réalisés, en tout cas je souhaite à chacun d’y parvenir un jour !
Nous avons déjà réalisés plusieurs périples en tenant compte de tes conseils, et cet été nous repartons pour une belle ballade de Washington jusqu’à Chicago, une fois encore, je suis donc ton récit avec passion et grand plaisir.

Enjoy :slight_smile:

Vivi

Bonjour ou bonsoir… Une phrase de Saint Exupéry qui va résumer notre état d’esprit sur ce forum : MAKE YOUR LIFE A DREAM AND YOUR DREAM A REALITY. Take care

Aujourd’hui, plus que les autres jours, j’ai pensé à mesamis randonneurs du routard. Sur laskyline drive du parc de Shenandoah, puis sur le blue ridge parkway on a croiséà de multiples reprises l’Appalachian trail qui parcourt toute cette chaine. Maispourquoi plus aujourd’hui ? Parce que nous avons parcouru un tronçon qui surplombaitun empilement de chaines de montagnes bleues à perte de vue… Pour essayer de comprendre l’impression ressentie,je dirais que l’on avait la même vue que celle que l’on découvre quand onarrive au sommet d’une montagne. Sauf que là, on avait beau avancer, on restaitau sommet !!!
Donc, un ravissement
Ce soir nuit dans une réserve Cherokee. Comme dans toutesles réserves, immense casino et quantité de mobile home délabrés et misérables.Mais j’ai appris quelque chose, il faudra creuser… Les cherokees ont leurpropre alphabet !! On retrouve quelques lettres latines mais sinon dessignes très particuliers
Quelques brèves rencontres pour rire mais aussi la dernièrepour pleurer:

  • Une jeune ranger avec la quelle je discutais me dit :avec votre accent vous n’êtes pas américaine, d’où venez vous? (ha, ha je vousentends rigoler !! mais pas de soucis j’accepte parfaitement mon accent parisien)
  • A Appomatox, arrivant dans la maison de McLean, une femme m’aborde :c’est vous qui venez de Paris ? (la coquine elle avait lu le guest book duvisitor center que nous avions rempli !) oui bien sur ! Ravie ellenous dit avoir vécu 4 ans en Italie (mari militaire), pour les américains l’Italie,la France ….c’est l’Europe quoi !
  • Dans la même maison, le mari de la dame nous demande :en France il y a des iphones ? ben oui, on est pas sous dev dans cedomaine et puis on a même l’eau courante à Paris !
    Il a fallu qu’il nous fasse la démo de la fonctionpanoramique
    -Ce soir au restaurant, mon regard est attiré par la nuque d’untype (non, non, pas d’idée scabreuse) sur l’arrière de sa casquette ‘secondamendement’. J’ai manœuvré pour voir le devant : ‘keep guns’ . MonsieurObama, vous y croyez vous à la diminution du nombre d’armes ?

un immense merci Mayannick!!!
Tu nous fait rêver!!!
Have a nice trip!!!

Pour toi aussi c’est bientôt le départ! tu comptes les jours, je pense…

Le Great Smoky mountains NP a une particularité, il estgratuit ! Quantité de sponsors le financent suffisamment. Mais c’est aussile plus visité de tous les parcs. A lui tout seul il reçoit plus de visiteursque le numéro 2 (gd Canyon) et le numéro 3 (Yellowstone) réunis
Même à cette saison, il y a un peu de monde.
Ce matin, il faisait très beau et presque chaud (21°), on sedit que c’est le moment de monter sur une tour d’observation située au sommetle plus élevé. 0,5 miles de grimpette bien costaud. A ce moment, le parc adécidé d’être plus smoky que jamais !Le brouillard complet !
En montant à la tour d’observation je me disais que ce n’étaitpas un observatoire à 360° mais à 0° que l’on allait voir, pas de visibilité àplus de 3 mètres. Et puis, un grand coup de vent glacé et le brouillard adisparu, comme si l’on avait tiré les rideaux du théatre. Nous avons partagécet instant de bonheur tout simple avec un jeune couple ménonites et deuxhikers qui se consolaient autour d’un pot de beurre de cacahuettes. On n’étaitpas montés pour rien
Alors j’ai vu des ours en bois, des ours en plastique, desours peints, des ours en peluche et même des ours style nains de jardin, etaussi des boites anti ours, des poubelles anti ours et encore une peau d’oursmais d’ours aucun !!!
Je finis par penser que c’est une blague que se repassentles ours de tous les parcs nationaux des USA. Ils doivent avoir des oursons guetteurs qui me repèrent et préviennentleurs copains qui se planquent. Tant pis, ce sera pour une autre fois….

Le matin, ces derniers temps, un nouveau programme s’est invité au p’tit déj:
la chronique de Mayannick.
Il y a quelque chose qui va nous manquer quand ça va s’arrêter !
Je décide alors de ne pas toutes les lire pour ne pas m’habituer … mais vais-je y arriver ?

Bonjour Mayannick,

Le petit déj depuis quelques jours : Thé ,et recette de Mayannick : une pointe d’humour , une grosse dose d’histoire , de la culture et beaucoup de passion, à à partager avec des fans et des" américan-ovores"…

à très bientôt.

Cette fois ce sera pour le déjeuner! Hier, trop fatiguée pour terminet l(histoire de la journée!
Dans mon imaginaire, Chattanooga c’était d’abord« chattanooga choo choo » deGlen Miller, et puis aussi la ville de Bessie Smith, ben oui, on a la culturequ’on peut.
Pendant la guerre de sécession, bataille importante, mais quel lieun’en a pas eu… Donc ce n’était a priori qu’une ville étape
Mais çà c’était avant de découvrir… les gorges du Tennessee.Sévères, impressionnantes. Il m’a fallu plancher longtemps pour trouver unesorte de carte d’état major du coin et reporter sur googlemap les lieux qui enthéorie devaient permettre de profiter de paysages. Pas loupé, paysagessomptueux pas vraiment proposés au public. Ils se méritent donc !!!
Direction Nashville pour une soirée…Country. Seconde visite en ce lieu, détour rien que pour çà sur cette boucle du sud

Merci encore Mayannick, quel plaisir de lire tous les jours ta chronique!Merci pour ces moment d’histoire et de culture. Merci également de nous faire découvrir des lieux qui sortent des sentiers battus

Mayannick,

Prends ta green card, il n’y a plus de place pour des tampons immigration us sur ton passeport. :))))))

toujours un total bonheur de te lire. en plus, on imagine un point rouge se déplacer sur une carte comme dans Indiana Jones.

Tiens, tiens Meuh qui sort de son bois!
Une petite réponse à Boncampeur: dis moi, tu ne pars plus en vacances parce que quand çà s’arr^te c’est trop difficile?

De bon matin, au bord du fleuve Tennessee, un monumentrappelle une histoire tragique
Cinq tribus du sud est, parfaitement intégrées, où lemétissage était monnaie courante. Beaucoup de familles portaient des nomsécossais, Irlandais… Les Cherokees avaient leurs journaux (au fait, leuralphabet date de 1808), ils étaient si intégrés…qu’ils avaient des esclaves !On leur avait dit qu’il fallait partir , mais peu l’avaient fait. En mai1838 on a organisé leur déportation vers l’Oklahoma, sur ceux qui sont partis, un quart ne sont pas arrivés…Thetrail of tears.
Blythe Ferry, des cherokees rassemblés en bordure de leurs terres ancestrales pour partir versl’ouest. La rivière n’est pas assez haute, ils attendront 6 semaines pourtraverser, peu de nourriture, le froid…
Ce lieu est devenu un des symboles de ce chemin. Le Cherokee removal memorial park. Ila fallu attendre le début des années 1990 pour que ce projet soit lancé et iln’est pas encore terminé.
On allait repartir, un vieux Cherokee arrive dans unevoiture qui devait être celle qu’il avait eu étant jeune, et nous propose d’ouvrirle petit musée. Il nous explique que cet été une autre partie devrait êtreérigée, on s’est fendu d’une petite donation
C’est le seul mémorial de cet épisode peu glorieux à part,au détour d’un chemin, une des bornes qui rappellent cette histoire. Emouvantbien sur.
Nous avons ensuite filé sur Nashville, juste pour une soirée, mais on était si près!
Une étrangeté à partager: Le Tennessee est en central Time, du moins c’est ce que je croyais. Pas tout à fait vrai, par exemple Chattanooga a 6 h de décalage avec la France, Nashville 7h. çà doit être facile de gérer l’état…

Soirée au grand Ole Opry de Nashville, temple de la countrymusic. Pour ceux qui ne connaissent pas cette institution vieille de presque 90ans, c’est une salle de spectacle qui reçoit des chanteurs « de musiqueaméricaine » pour des émissions de radio en direct et en public. JohnnyCash quant il était enfant écoutait cette émission à la radio.
D’abord le public : des fans pas vraiment jeunes, trèspeu d’ados. Les chanteurs : des jeunes qui se font promouvoir par lesanciens et des chanteurs à cheveux blancs.
De temps en temps, les chansons s’arrêtent et un speakerfait de la pub pour les sponsors….Donc, étude sociologique intéressante maisbonne soirée parce que les chanteurs sont de qualité.
Cette fois ci un spectacle dans la grande tradition. Unefille de Hank Williams Jr, et petite fille du grand Hank Williams mort si jeunemais qui a marqué à jamais la country. Une très grande chanteuse Connie Smithpas toute jeune, et puis un vieux monsieur qui chante quelques chansons quetout le monde semble connaitre. Il présente une chanson, arrangement d’une vieillechanson française. Surprise ! il s’agit d’une chanson des compagnons de lacahnson et d’Edith Piaf. Je ne me souviens pas du titre mais çà commence par « village,au fond de la vallée… et puis Edit Piaf enchainait « une cloche sonnesonne… » étrange sensation de voir ce public écouter religieusement etapplaudir à tout rompre !!!
Pour ceux qui ont encore le courage de lire, en 2010, nousavions assisté à un évènement. Voici ceque j’avais relaté :
A la fin, le clou dela soirée présentée comme une légende, une femme environ 70 ans qui s’esttellement fait retendre la peau que son visage en est difforme. Le public selève à son arrivée, les gens se précipitent pour la prendre en photo, nous onse sent un peu dépassés.
La visite du Country music hall of fame de Nashville lelendemain nous avait fait découvrir quela fameuse chanteuse vue la veille au grand ole opry était effectivement unelégende vivante Loretta Lynn, 75 ans, qui a fêté ses 50 ans de chansons, àchanté à la fin des années 60 une chanson intitulée « the pill » (lapilule) qui a eu un impact certain sur la diffusion de ce nouveau moyen decontraception. Mais qui lui a valu des critiques violentes des ligues de vertusaméricaines (les mêmes qui avaient imposées à l’enregistrement de la chanson deJohnny Cash, a boy named sue, un bip sonore à la place de fils de p….)

Il y a peu j’ai découvert un film des années 1980 quiretrace sa vie, Nashville Lady- la fille du mineur, interprété par Sissi Spaceket… Tommy Lee Jones en blondinet tout jeune ! Gosse de mineur, mariée à 14ans, mère tout de suite, elle chantait à la maison, son mari appréciait et atout fait pour la lancer. Elle est devenue une « légende vivante »mais est restée proche de cette population très pauvre dont elle était issue
J’entends d’ici Meuh rigoler sur la country ! si j’aile temps, à l’occasion je vous raconterai ce qu’est la chanson country, cettemusique américaine blanche, équivalent de nos chansons « à texte »
Mais ce soir il est trop tard et la journée de demain est pas mal occupée!
Bonne journée à tous

hello Mayannick

arrivé au boulot, hop deux chroniques, je ne suis plus en France mais vers le Tennessee. Alors pour la country, je n’en écoute pas beaucoup mais par contre ça fait partie du road trip de se mettre de temps en temps une station fm de country dans la voiture et tracer la route. ça berce, on imagine une caméra nous filmer au travers des vitres de la voiture et voir notre regard s’extasier sur les beautés américaines.

D’ailleurs je conseille , entre autres bien sur, une sublime chanson de Johnny Cash à graver sur un cd ou à mettre sur son film de l’ouest américain; “HURT”. écoutez les paroles, des frissons et vous mettez cette mélodie, sur une ghost town, une vieille carcasse de voiture abandonnée sur la route 66, le tout matiné de deux trois photos d’autochtones, vieil indien, serveuse de dinner, ranger avec le soleil dans le dos, et vous l’avez votre séquence USA bondiou de bondiou

Visite de l’usine Jack Daniels du « Tennesseewhiskey »
Le comté de Moore, où se trouve cette distillerie est un« dry county », on n’a pas le droit d’y vendre de l’alcool. Un comblenon ?
Devinette : comment se fait-il qu’on vend du whiskydans la boutique de la distillerie ???
Ils contournent la loi tout simplement !!! on n’y vendque des bouteilles , la distillerie nous remercie de notre achat en y mettant…du whisky
Les futs en chêne blanc d’Amérique sont fabriqués sur placeet ne servent qu’une seule fois. Que deviennent-ils ensuite ?
Là j’avais déjà la réponse. Nous avions visité une fabriquede Whisky en Ecosse, ils fabriquaient leurs barriques à partir de barriques de bourbonaméricaines
Et puis, en visitant la fabrique de Tabasco en Louisiane,même découverte, le Tabasco vieillit dans des fûts de chênes qui ont contenu dubourbon
Petite nuance, le Jack Daniels n’est pas du bourbon mais duTennessee whiskey. La différence ?Le Tennessee whiskey est filtré à travers de charbon d’érable avant d’être misen fûts, mais la fabrication est exactement la même
Pour terminer, une anecdote, Kris Kristofferson ce génialsong writer a beaucoup côtoyé l’alcool. Il raconte qu’aux pires moments ilbuvait une bouteille et demi de Jack Daniel par jour (les bouteilles font unlitre). A cette époque il était un grand acteur très recherché, je défiequiconque de se rendre compte dans ses films qu’il était à ce point imbibé….

Longue route pour rejoindre Atlanta

Georgia on mymind, la « song state » de Georgie…
Cette chanson a été écrite par deux copains d’universitédans les années 30. L’un d’eux Hoagy Carmichael, a joué une mélodie, son ami apassé la nuit à y mettre des paroles
Celui qui a écrit les paroles n’a jamais écrit d’autreschansons, j’’ai oublié son nom, Carmichael a fait une immense carrière dechanteur, compositeur.
On croit souvent que cette chanson a été écrite pour Ray Charles,alors qu’elle date de l’année de sa naissance, il l’a chantée tardivement, ilétait déjà célèbre et en a fait un succès planétaire.
On raconte qu’il devaitchanter dans une salle en Georgie, le public était exclusivement blanc, ilaurait refusé de chanter. J’ai du mal à y croire, lui qui était engagé dans lemouvement des droits civiques, il ne pouvait découvrir la ségrégation quirégnait en Georgie à l’occasion d’un concert ! Par contre, ce qui estcertain, c’est qu’il a été interdit de concert dans cet état en raison de sesengagements !
Son plus grand succès aura peut être été celui là : Lorsquel’état de Georgie a choisi cette chanson comme hymne, on lui a présenté desexcuses avant de lui demander de l’ interpréter au capitole d’Atlanta.
Les temps changent…
Demain, il faudra voir ce capitole historique

Mes guides et cartes étalés sur une moitié de la table, en pleins préparatifs de notre road trip de cet été, je savoure mon petit dej´ en découvrant tes aventures et anecdotes… Et hop une petite visite a programmer cet été suite a la lecture de la chronique du jour… Merciiiiiiiii, et a demain :slight_smile:

Moi mon truc en lisant les Chroniques de Mayannick , c’est d’écouter Phil Carmen en boucle et surtout çà:searchmp3.mobi - This website is for sale! - searchmp3 Resources and Information.
Accessoirement finir la biographie de Lincoln apres avoir vu le film de Spilberg…
A demain Mayanick.

Je connais Johnny Cash, mais pas Phil Carmen. Grâce à ton lien rafa, je suis allée l’écouter, c’est joli.

Rafa, tu parles de la biographie de Lincoln, c’est justement ce que j’ai reçu en cadeau d’anniversaire (“Lhomme qui sauva les Etats-Unis” de Bernard Vincent). En le lisant, je retrouverai sûrement les lieux dont parle Mayannick.

Bonne fin d’après-midi !

Hiacinthe

Euh???
Hiacinthe
On va poursuivre cette conversation en MP , il s’agit bien du meme ouvrage dont je parle …L’auteur ,une sommité…
Bonne soirée à toi
Mes excuse Mayannick pour le hors sujet…
Bonne fin d’apres midi à toi.
Fred

Pas de problèmes !
Johnny cash, c’est un peu à cause ou grace à lui que je mesuis mise à aimer les USA
En 68-69 je suis de la génération de ceux qui défilaient auxcris de US go home, et puis j’ai appris qu’un type, très connu et apprécié partous, avait organisé des concerts dans les pires prisons des USA. Je me suisdit que tous les américains n’étaient pas mauvais et j’avais découvert JohnnyCash !!
Puisqu’il a été question d’historiens, je vais citer celuiqui m’a absolument passionné sur la guerre se sécession : Shelby Foote, enplus on le comprend facilement
Revenons à notre étape du jour : Atlanta!
Pour certains, c’est la ville de coca cola. Nous on n’étaitpas vraiment venus pour çà et puis payer cher pour se faire distiller de lapub….
Pour d’autres c’est la ville qui a été brulée par le GeneralSherman (ceux là ont vu autant en emporte le vent!.. j’en fais partie,d’ailleurs je me suis mortellement ennuyée de voir ces gens qui s’échinentpassent à côté du bonheur !!))
Ayant ressenti une forte émotion à Memphis, au Lorraine Motel, maintenant musée des droitsciviques, là où Martin Luther King a été tué, Atlanta était avant tout pour nous, sa ville natale.
En arrivant dans son quartier la voiture était pleine de cecouplet de Kris Kristofferson :
Another manfrom Atlanta, Georgia/By the name of Martin Luther King/He shook the land likerolling thunder/And made the bells of freedom ring today/With a dream of beautythat they could not burn away/Just another holy man who dared to be a friend/MYGOD, THEY KILLED HIM !
D’abord, la maison où il est né, puis sa tombe, enfin lesnombreuses expos retraçant sa vie et ses actions. Là j’ai été particulièrementémue par son épouse qui savait qu’un jour ou l’autre elle resterait seule etsurtout par le dernier discours de MLK, où il expliquait ce qu’il voulait quel’on dise de lui s’il mourait. Prémonitoire. Ce discours, enregistré, a étépassé pendant son enterrement
Dans son église on nepeut s’empêcher de se dire : et s’il s’était contenté d’être le petit pasteur de cette communauté ? Et s’il n’était pas particomme pasteur à Montgomery Alabama, pour se rapprocher de la famille de sajeune femme ? Et si Rosa Park n’était justement pas de Montgomery…
Nous y avons passé plus de 4h (dur dur, piétiner par 30° !)
L’après midi nous avons décompressé dans le « parcOlympique » avec les gamins qui se raffraichissent sous des jets d’eau, etpuis la visite du hall de CNN. Qu’est ce qu’on y fait dans ce hall ? On ybouffe dans un food court !!!
PS Pour ceux qui seraient à WDC le 28 aout, le cinquantièmeanniversaire du discours de Washington de MLK, « I have a dream » devrait être un sacré évênement, ici plein d’affiches déjà

Bonjour Mayannick,

Moi, d’Atlanta, je ne connais que l’aéroport où j’ai fait escale. C’est une bonne idée de faire un circuit qui passe par cette ville et de visiter la maison de Martin Luther King et tout ce qui se rapporte à sa vie.

Quelle chaleur ! Déjà 30°c le 11 avril ! Qu’est-ce que cela doit être en plein été ! Je pense à tous ceux qui devaient récolter le coton à la main par cette chaleur, tous ceux qui travaillent dehors Et à l’époque où il n’y avait pas de climatisation et seules certaines maisons avaient des ventilateurs. Les domestiques noires étaient victimes de la ségrégation à l’époque de Martin Luther King. Elles travaillaient dur pour entretenir les maisons et elles s’occupaient des enfants de leur employeur. Dans leur costume de travail, elles devaient souffrir énormément de la chaleur.

Je repense à l’allocution de Barack Obama lors de sa 1ère investiture à la Maison Blanche, son “I Have a dream” qui résonne encore à mes oreilles. Quel chemin parcouru entre l’époque de Martin Luther King et l’investiture de Barack Obama !

Maintenant, le lycée qui est à côté de chez moi (à Montgeron) s’appelle le lycée Rosa Parks. On rend hommage à cette femme courageuse.

Merci Mayannick pour votre chronique.

Vous allez peut-être passer dans l’Etat du Mississippi où se passe l’histoire du livre “La couleur des sentiments”.

Bonne fin de voyage ! Profitez-en bien, ici, à Paris, il pleut.

Hiacinhe

BonjourLa couleur pourpre, la couleur des sentiments… Les états UNIS !!! Tous un meme passion : l’Amérique.

Bonsoir à tous
Forcement la chronique de notre amie Mayannick passant par les états du sud devait bien à un moment ou un autre aborder le sujet sensible des droits civiques et le post de Hiacinthe est pour moi l’occasion de réagir .
Bien entendu ce que je développe là n’est qu’un point de vue forcement partial et s’appuyant aussi sur du vécu .
C’est vrai Hiacinthe , tu as raison quel pays extraordianire , c’est aussi pour cela que nous l’aimons , capable des plus grands paradoxes comme d’élire un président noir , ce que nous serions incapable de faire ici ne nous racontons pas d’histoires mais en meme temps abandonnant à leur sort une large partie de la population du sud de la Louisiane lors du passage de l’ouragan Katrina ,là où résident les plus pauvres :les noirs ou pour parler politiquement correct les afros américains.
Sachant dépasser ses propres contradictions ce pays va jusqu’au bout du reve américain et parce que la réussite est partout reconnue il exite une véritable élite noire tant dans le privé que dans les plus hauts postes de l’administration ( Chercher cela chez nous : Vous ne trouverez pas) mais en meme temps en 2009 on est capable de refuser des enfants noirs dans une piscine privée de la banlieue de Philadelphie . ce sont les limites du chemin parcouru évoqué par Hiacinthe. Je pense toujours plutot au chemin qu’il reste à parcourir…
cela me permet une derniere remarque sur un sujet qui me tient à coeur et que Mayannick sait pour en avoir parler avec elle .C’est le poids énorme , flagrant du communautarisme , entretenu par les différentes communauté elles memes et dont ceux qui en ont à souffrir ne sont pas les moins ardents à en défendre les principes … Chacun chez soi et pas ou peu de mélange et en meme temps quelque soit son origine tous la main sur le coeur lorsque l’hymne nationale retentit ( Le Mt Rusmore vaut autant pour les pierres taillées que pour ce spectacle) J’ai pas fini d’etre surpris , épaté …
Me trompe je mais je n’ai pas le sentiment que le communautarime soit aussi dévelppé chez nous , bon en mem temps on a quand meme eu "le discours de Dakar "
Mille excuses pour mes trop longues digressions
Fred

Ce soir nous avons passé la soirée à Savannah, j’y reviendrai plus tard
Sur plusieurs places, des cérémonies de mariage. et bien, Fred, tu me croiras si tu veux, et c’est peut être un hasard: 4 mariages, deux mariages mixtes! à Savannah Géorgie!!! sur les grandes places du centre ville, pas ghetto du tout!!!
Mais il n’y a pas que dans ce domaine que les américains ont du mal à assumer leurs erreurs.

Avant de rejoindre Savannah, nous sommes passés par leAndersonville national historic site. Andersonville, immense camp deprisonniers de la guerre civile. Les confédérés y détenaient les soldats del’Union . Régulièrement, les deux camps procédaient à des échanges. Suite aumassacre de Fort Pillow où les confédérés ont tué tous les soldats noirs,Ulysse Grant devenu le général en chef des armées à interrompu tous lesprocessus d’échange de prisonniers. Les camps ont donc gonflé.
Jusqu’à 45000 détenus s’y sont entassés. Problèmed’approvisionnement ? Volonté délibérée ? Plus de 13000 prisonniersmourront de faim. En 1865, à la libération du camp, les soldats de l’uniondécouvriront exactement les mêmes fantômes décharnés que leurs descendants 80ans plus tard dans les camps de la morten Europe. Le directeur du camp, sera jugé et pendu. Etrange comme d’histoirese répète
J’ai cherché à voir des films sur ce camp. Un film titréAndersonville trial, sorti en 1970, puis un film télé Andersonville en 1996,n’ont jamais été traduits et exportés. Personne ne semble vouloir faireconnaitre cet épisode pas très reluisantde la guerre.
On dirait même qu’il fallait minorer ce qui s’était passé.On commence par visiter le musée des POW (prisoners of war), on nous présentece camp mais aussi les camps japonais, allemands, coréens etc… comme pour nousdire, d’accord il s’est passé des horreurs dans ce camp, mais d’autres en ontfait autant.
Ensuite on fait le tour du camp, et on comprend très vite cequi a tué tant de soldats, la faim oui mais surtout la dysenterie. Normal, l’eauconsommée venait d’un ruisseau utilisé en amont par les gardiens…
Le cimetière contient les 13000 tombes des prisonniers ducamp mais est aujourd’hui ouvert à tous les anciens combattants et leursfamilles

Bonjour,
Pour étayer le sujet, je propose la lecture de l’excellent “The audacity of hope” de Barack Obama qui aborde ces points, tout en nuances.
bonnes lectures (et bon voyage Mayannick!*)
Vanilleski

*: et les autres, c’est la période des départs…

Savannah, Charleston, Symboles de l’est colonial.
Savannahla belle endormie, plus beaucoup visitée, qui n’a valu son réveil que grâce àClint Eastwood. Son film, dans le jardin du bien et du mal (le bouquin dont ilest issu était aussi un succès), a fait revenir les touristes. Vraiment, noussommes tombés sous son charme, ses places avec les arbres couverts de mousseespagnole, l’architecture de quelques maisons anciennes qui nous a replongés …enLouisiane…les anciens docs….
Savannah, c’est aussi Forest Gump, la place où il est assissur un banc avec sa boite de chocolat sur les genoux et où il raconte sa vie c’estlà !
Charleston, elle, n’a pas besoin d’un film. Quelle superbe unicité architecturale…Par chance nousnous retrouvons en plein festival houses and gardens. Ce soir, un concert de ol’time music, l’ancêtre de lacountry music dit-on, dans une vieille église. Les tickets constituent une donation à l’association du vieuxCharleston. L’avantage ? On ne paie pas de taxes et puis je me retrouve « généreuxdonateur » !. Après avoir payé depuis la France, je m’aperçois que jene trouve pas le lieu où on peut retirer les billets. Un petit mail, quelquesheures plus tard, une réponse adorable, d’une page au moins me donnantl’adresse e me remerciant de l’attention que nous portons de si loin à cetévènement ! On ne se couche pas tard dans ces régions, le spectacle estprogrammé à 5pm… Dans cette église on ressemblait à des extra terrestres, lesdames pomponnées (moi plutôt échevelée en fin de journée) plutôt BCBG…
Etrange musique, plutôt rugueuse dirons nous, qui nousreplonge dans un monde disparu
L’arrivée au bord de la mer a un peu rafraichi l’atmosphère,« plus que » 26°
Charleston c’est aussi Fort Sumter. C’est là qu’ont ététirés les premiers coups de feu de la guerre de sécession, on y fera un tourdemain…

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