Australie - Printemps 2026
Immense, l’île continent est taillée sur mesure pour des road trips de légende. Entre forêts humides du Nord tropical, spectaculaires odyssées le long du littoral et outback désertique, les routes de l’Australie vous feront découvrir l’extraordinaire richesse de ce vaste pays, 6 ème plus grand pays du monde.
>> Retrouvez toutes nos photos et vidéos pour chaque journée sur notre site ici : https://www.escapadesauxsommets.com/voyages-découvertes/australie-2026/
Du 27 Avril au 4 Juin 2026 : Là où la terre brule, notre odyssée Australienne :
Pour ce nouveau départ, même esprit que lors de notre précédent road trip en Nouvelle-Zélande : un van, la liberté et une immense boucle à travers l’Ouest Australien, du sauvage littoral à l’outback brûlant.
Lundi 27 Avril 2026 : Trajet Lyon à Paris :
C’est parti pour une nouvelle aventure direction l’Océanie, et plus précisément le 6 ème plus grand pays du monde : l’Australie. Nous quittons Chamrousse après une saison hivernale riche en neige et physique en travail à 16h sous un beau soleil printanier. Direction l’aéroport de Lyon pour prendre le train OuiGo de 20h à destination de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle (38€ le trajet à deux personnes). Les paysages défilent pendant que le soleil décline, les montagnes sont désormais déjà loin derrière nous. Nous arrivons à 22h15 à l’aéroport, nous enchaînons par le CDG Val, le métro nous permettant de descendre à l’arrêt PR+ où se situe à 10 minutes de marche notre hôtel. Nous avons choisi d’avoir encore un peu de confort en optant pour une nuit à l’hôtel plutôt que par terre dans l’aéroport, les années passent et ca se ressent tout de même. Ce sera notre seul hôtel durant ce nouveau périple en van ! Il est 23h passé lorsque nous fermons les yeux dans cet hôtel confortable de la chaîne Marriot.
Hébergement : Hotel Moxy CDG 50 €.
Mardi 28 Avril 2026 : Vol de Paris (France) à Perth (Australie) :
À 6 h 15 le réveil sonne, la nuit fut parfaite et reposante. Nous avons fait le bon choix en optant pour du confort en passant la nuit dans un vrai lit, la journée qui nous attend risque d’être bien longue. Nous quittons la chambre à 7 h 15 puis rejoignons le terminal 2A à pied puis avec le CDG Val. L’aéroport fourmille déjà de monde en ce mardi matin. Le trafic aérien de ces grands aéroports reste toujours autant impressionnant. Pour ces 37 jours de voyage, le poids de nos sacs enregistrés est respectivement de 12,9 kg pour Mimi et 13,9 kg pour moi ainsi que un petit sac à dos de randonnée en cabine, comprenant l’appareil photos Canon, le drone Dji Mini 4 Pro, les papiers de notre Road trip et de la lecture. Place désormais à un peu d’appréhension pour ce qui est l’un des plus longs vols commerciaux existant à ce jour. Ce vol direct de Paris à Perth a été créé pour les JO 2024, hélas la guerre actuelle au Moyen Orient va impacter notre vol retour en marquant une escale carburant à Singapour. Pour l’heure, il est temps d’embarquer pour plus de 16 h 30 de trajet assis dans ce Boeing 787-9. Nous décollons à 10 h 25 du sol français et l’arrivée est prévue à 8 h 55 le lendemain sur le sol Australien. Il est temps d’être calme, d’avoir de la patiente et de la maîtrise de soi, c’est tout ce qui me caractérise… Toutefois, le vol est confortable dans un appareil récent, des sièges un peu plus larges que d’habitude et donc un peu plus d’espace pour mon grand corps, 1 m 91 tout de même, et ces petits centimètres supplémentaires se font directement ressentir. L’écran est récent, le personnel agréable et la nourriture suffisante, pour la première fois en avion nous avons même droit à une glace excellente en dessert. Au besoin, nous pouvons nous ravitailler à souhait à l’arrière de l’appareil, mais comme nous n’avons pas pu choisir notre siège, le vol étant complet, nous sommes bloqués tous les deux côté hublot avec des rangées de 3 sièges, nous limitons donc nos déplacements. Le paysage défile assez rapidement jusqu’à la Mer Noir puis la lumière décline laissant place à une longue nuit jusqu’à notre arrivée. Il faut désormais prendre son mal en patience, essayer de ne pas regarder l’heure et rêver de tout ce qui va nous attendre en arrivant sur ce nouveau territoire à l’autre bout du monde.
Dépenses du jour : 5,20 € petit sandwich à se partager avant de décoller de l’aéroport de Paris.
TGV Ouigo Lyon à Paris aller-retour : 116 € soit 58 € par personne.
Parking aéroport de Lyon : 162 € soit 81 € par personne.
Hébergement en hôtel à Paris : 99 € soit 49,50 € par personne.
Billets d’avions avec Qantas aller-retour depuis Paris : 2 530 € soit 1 265 € par personne.
Jour 2 : 29 Avril 2026 : Arrivée à Perth en Australie - Yalgorup National Park
Mercredi 29 Avril 2026 : Arrivée à Perth en Australie - Yalgorup National Park :
Ce long trajet arrive enfin à son terme. Après avoir traversé l’Ocean Indien, nous atterrissons à l’aéroport de Perth à 8h55. Place aux formalités d’arrivées qui sont toujours stressantes surtout après d’aussi longues heures de vol. Nous avons hâte de respirer l’air extérieur et de dégourdir nos jambes. Tout s’enchaîne assez rapidement. Nous prenons un Uber jusqu’à l’agence de location Travellers Autobarn, 15 minutes de trajet pour 18€ à deux.
Perth est la capitale de la côte ouest australienne et la ville la plus ensoleillée du pays, c’est une des villes les plus isolées du monde.
30 minutes suffisent pour récupérer à nouveau notre van Chubby que nous connaissons désormais à la perfection après notre découverte de l’île Nord et Sud de Nouvelle Zélande. Nous quittons l’agence Travellers autobarn à 11h. Il fait déjà 23°C. Nous nous rendons dans un Woolworths faire un gros plein de courses pour 126 €. Hélas nous ne trouvons pas nos petites bonbonnes de gaz butane, nous devons donc nous rendre un peu plus loin dans une enseigne de bricolage Bunnings pour acheter 3 packs de 4 bouteilles ce qui devrait nous faire tout le voyage, ceci pour 11 €. Notre utilisation en Nouvelle-Zealande était d’environ une bouteille pour 4 jours. Nous voici enfin prêt à prendre la route et débuter ce Road trip vers le sud. Nous roulons 1h jusqu’à atteindre le Cape Peron bordant l’océan Indien. Nous profitons de ce spot pour souffler un peu et manger. Il est déjà 14h45 lorsque nous reprenons la route. Au bout de la Mt John Road, nous entrons dans le Yalgorup National Park. Cet arrêt au bord du Lake Clifton nous permet d’observer des Thrombolites. Ce lac s’étend sur près de 20 km parallèlement à la côte et est le moins salé de tous les lacs du parc national de Yalgorup.
À l’origine, cette étendue d’eau s’est formée comme une lagune il y a environ 225 000 ans, pendant une période glaciaire où une grande partie de l’océan était prise dans la glace, ce qui a entraîné le recul des côtes. Un nouveau système de dunes côtières s’est ensuite formé sous l’effet du vent et des vagues, piégeant l’eau à l’intérieur des terres pour créer le lac Clifton.
Aujourd’hui, l’eau du lac est alimentée par les eaux souterraines et son niveau varie tout au long de l’année. En hiver, un important apport d’eau douce souterraine s’infiltre dans le lac, ce qui fait monter son niveau. À l’inverse, le lac s’assèche et se divise en trois bassins peu profonds pendant l’été. La marne calcaire qui tapisse le fond du lac a été récoltée dans les années 1920 pour fabriquer du ciment. Les sédiments étaient pompés du fond du lac Clifton par un pipeline jusqu’aux fours à chaux situés sur la rive est du lac. Une fois séchée, la chaux était transportée à Waroona par voie ferrée. Cependant, l’opération s’est avérée non rentable et a fermé après seulement quelques années d’exploitation.
Le lac Clifton est réputé comme l’un des rares endroits au monde où certaines des plus anciennes formes de vie connues (thrombolites) existent encore aujourd’hui. Il abrite le plus grand récif de thrombolites « lacustre » de l’hémisphère sud.
Nous reprenons un court instant la route jusqu’à notre aire de repos gratuite John Tognela Rest Area le long de la HWY 2. Place à un repos bien mérité et l’organisation de notre van. Cette petite aire sans prétention sera parfaite pour cette première nuit en Australie, des wc, deux lavabos avec de l’eau non potable et la circulation assez proche ne nous perturbera pas plus que ça.
Dépenses du jour : 18 € à deux le trajet en Uber de l’aéroport de Perth jusqu’à l’agence de location Travellers Autobarn (soit 9€ par personne) + 126 € de courses alimentaires + 11 € de gaz.
Location du Van pour 36 jours : Avec assurance complète, table et chaises avec Travellers Autobarn : 2 442 € (2 714 €) à deux soit 1 221 € (1 357 €) (remboursement de 270 € suite à la panne du van à Alice Springs).
Distance du jour parcourue en van : 155 km.
Itinéraire routier : 1h45 : Travellers Autobarn > Supermarché > Lake Clifton Thrombolites > John Tognela Rest Area.
Nuit : Aires de repos John Tognela (gratuit, en bord de route, wc, robinet d’eau non potable).
Site Internet de notre loueur de van : www.travellers-autobarn.fr
Jour 3 : 30 Avril 2026 : Busselton - Leeuwin Naturaliste National Park - Hamelin Bay
Jeudi 30 Avril 2026 : Busselton - Leeuwin Naturaliste National Park - Hamelin Bay :
Vers 6 h, le lever du soleil nous réveille en beauté après cette première nuit dans ce nouveau pays. La circulation certes dense ne nous a pas empêchée de dormir. Nous avons hâte de découvrir ce qui nous attends. La température est fraîche mais agréable sous notre couette. Nous prenons la route direction le sud à 6h45, On The Road Again ! Nous commençons la journée par la découverte de la Jetée de Busselton, c’est la deuxième plus longue jetée en bois de l’hémisphère Sud. Le parking y est gratuit, l’ambiance est très paisible. Les habitants se réveillent autour d’un café en terrasse pendant que d’autres font leur footing matinal. Après un court arrêt courses et plein de carburant, nous reprenons la route une quinzaine de minutes jusqu’à Castle Bay pour voir le Castle Rock. Ce second arrêt de la journée que nous atteignons à 10h nous permet de découvrir le parc marin des Caps Ngari qui est situé dans l’un des environnements marins tempérés les plus diversifiés d’Australie. Lorsque les eaux tropicales chaudes du courant de Leeuwin se mêlent aux eaux froides du courant des caps, on y trouve une grande diversité de poissons, ainsi qu’une diversité d’herbiers marins d’importance internationale dans la baie de Geographe. Adjacents au parc marin des caps Ngari, deux parcs marins australiens protègent des herbiers marins plus profonds et des formations sous-marines au large. Les baleines à bosse et les baleines franches australes migrent à travers les eaux des parcs marins et les utilisent. On peut souvent observer des phoques et des dauphins résidents se nourrir et jouer le long de la côte accidentée. Les trois parcs sont des parcs marins à usages multiples qui accueillent un large éventail d’utilisateurs : des pêcheurs, plongeurs et apnéistes aux surfeurs et kayakistes. Le zonage est une stratégie importante pour la conservation et la gestion marines, garantissant une utilisation durable des ressources marines. La couleur de l’eau est somptueuse. Nous faisons nos premières photos et vidéos au drone. La température est parfaite, passant de 12°C ce matin à 20°C actuellement.
Un peu plus loin, nous marquons de nouvelles pauses au Meelup Beach (point de vue) puis au Point Picquet (point de vue) et au Eagle Bay Beach (point de vue).
Nous reprenons la route jusqu’au phare du Cape d’où nous débutons la courte rando du Cape Naturaliste Loop Track à 11h15 en plein cœur du Leeuwin-Naturaliste National Park. Durant cette marche en boucle de 4 km, nous passons par le Whale Lookout d’où nous pouvons voir une dizaine de dauphins. Nous en profitons donc pour marquer notre pause repas face à cette superbe vue. Nous terminons cette incursion à 12h30 sous une averse soudaine sortie de nulle part. Au bon moment, nous reprenons la route en direction de Hamelin Bay. Nous traversons une région viticole majeure du pays. Une fois arrivé, nous parcourons une petite marche qui permet d’accéder à un point de vue dominant la baie. Hélas aujourd’hui le vent souffle violemment rendant l’océan mouvementé, nous n’y observons aucune raie à notre grand désespoir… Mais la couleur de l’eau rend le décors fabuleux. Dernière ligne droite de la journée pour nous rendre à notre campement du soir. L’heure étant plus précoce qu’initialement prévue, nous décidons de ne pas nous arrêter au camping Alexandra Bridge (20$ la nuit) et de poursuivre sur la HWY 10 jusqu’à une aire de stationnement gratuite au bord de la route : Connolys Flat afin de gagner du temps sur la journée de demain. Durant cette première journée, nous avons eu la chance de croiser le chemin de nos premiers wallabies, kangourous et émeus d’Australie. Nous traversons l’immense forêt de karri avant d’atteindre notre petit chemin en bord de route qui servira d’aire de repos cette nuit. La localisation a été trouvée via l’application CamperMate. L’endroit est certes à deux pas de la route, mais la circulation y est quasiment inexistante, le silence règne. Nous nous retrouvons avec un autre 4x4 et deux autres campeurs sous tente. Il n’y a ni point d’eau ni wc, mais grâce à cette avancée supplémentaire sur le trajet, nous nous retrouvons à moins de 45 minutes du parc D’entrecasteaux que nous découvrirons dès demain matin.
Dépenses du jour : 29€ (47,30 $ AUD) plein carburant + courses alimentaires Aldi 12 €.
Distance du jour parcourue en van : 393 km.
Distance du jour parcourue à pied : 10 km.
Itinéraire routier : John Tognela Rest Area > Cape Naturaliste (2h pour 170 km) > Hamelin Bay (1h30 pour 100 km) > Connolys Flat rest area. Soit 4h30 de route.
Nuit : Connolys Flat (gratuit - sans commodités au bord de la route sous les arbres).
Jour 4 : 1er Mai 2026 : D’Entrecasteaux National Park - Valley of the Giants - William Bay National Park
Vendredi 1er Mai 2026 : D’Entrecasteaux National Park - Valley of the Giants - William Bay National Park :
Cette seconde nuit de ce Road trip fut bien plus fraîche que la précédente et temporairement pluvieuse. Il est 6h15 lorsque nous nous réveillons avec un petit 8°C. Il nous faut 45 minutes de route pour atteindre Salmon Beach notre premier arrêt du jour. Le ciel est partagé entre timides éclaircies et vagues pluvieuses. Les arcs en ciel jalonnent ce magnifique paysage de bout du monde. Nous arrivons sur cette plage battue par des vents violents à 7h30. Nous sommes seuls au monde pour profiter de cette ambiance et prenons notre petit déjeuner face à l’océan déchaîné. Nous poursuivons un peu plus loin jusqu’au Point D’Entrecasteaux. Le soleil est de retour nous laissant profiter amplement de ce lieu hors du temps et toujours totalement seuls au monde. Nous accédons dans un premier temps au belvédère de Windows à 200 mètres de là. Une fenêtre naturelle taillée dans la roche et surplombant l’océan dans un cadre très aérien. Puis nous effectuons une courte boucle panoramique dominant les falaises reliant Windy Harbour et Point D’entrecasteaux. Le vent est omniprésent et rend cet environnement exigeant et hostile.
Nous terminons cette escapade dans ce parc national par le Tookulup, un arrêt en bord de route donnant accès à un nouveau point de vue surplombant d’abruptes falaises. Tarifs de ce parc : 17 $ par véhicule, paiement possible par horodateur ou comme nous en prenant le pass de 5 jours donnant accès aux différents parcs.
À 11h30 nous débouchons dans la forêt ancienne de la Valley Of The Giants. Le Red Tingle, espèce d’eucalyptus endémique de la région de Walpole, peut atteindre 75 m de haut et 25 m de large à sa base, et vivre plus de 400 ans. Ils sont connus pour leur résistance au feu. Un sentier avec passerelles permet de la surplomber : la Valley of the Giants Tree Top Walk (21 $/ personne soit 12€ / personne) mais nous réalisons plutôt le sentier de l’Ancient Empire gratuit quant à lui. En chemin, nous écoutons le chant des oiseaux dans les sous-bois et le vent dans la cime des arbres, nous sentons le parfum des feuilles d’eucalyptus et cherchons des fleurs sauvages ou des champignons. Après cette parenthèse forêt, nous reprenons la route une vingtaine de minutes jusqu’à Conspicuous Cliff Lookout. Une marche d’une dizaine de minutes permet de contempler et de dominer deux immenses plages paradisiaques à l’eau turquoise. Le vent souffle à nouveau fort laissant dérouler de magnifiques rouleaux sur une plage de sable fin. Nous sommes une nouvelle fois seuls au monde face à cette nature sauvage. Ce sera le spot parfait pour prendre notre pause repas du jour. Une fois notre ravitaillement prit, un bon bol de nouilles chacun, nous reprenons la route durant 45 minutes jusqu’au William Bay National Park. Nous débutons l’après-midi par les Greens Pool, l’une des plages les plus emblématiques d’Australie avec une eau truquoise, accesible via une courte promenade reliant l’Elephant Rock. Protégé de la puissance de l’océan Austral par d’énormes rochers de granit, Greens Pool est célèbre pour ses eaux calmes et turquoise et sa plage de sable blanc immaculée. L’eau claire et la vie marine abondante en font un site de plongée en apnée privilégié des locaux et des visiteurs. Une grande variété de poissons et d’autres créatures marines peuvent être observées ici toute l’année. Faites de la plongée en apnée et observez la merveilleuse vie marine dans son habitat naturel. Vous pourriez voir des étoiles de mer colorées accrochées aux rochers ou des bancs de dorades buffles ou de poissons-zèbres. La pieuvre sombre, la sériole bleue de l’Ouest sont quelques-uns des habitants les plus insaisissables de la piscine. Nous enchaînons sur les formations rocheuses d’Elephant Rocks qui se font avalées par les vagues de l’océan.
Un peu plus loin, deux nouvelles plages paradisiaques valent le détour : Waterfall Beach puis Madfish Bay. Nous patientons entre chacune d’elle pour savourer au mieux des couleurs, le soleil souhaitant jouer à cache cache avec nous aujourd’hui. Il faut suivre un sentier jusqu’à la plage pour voir la petite cascade qui a donné son nom à cette plage. Cette eau froide et claire coule toute l’année et provient d’une source située au cœur du parc national de William Bay.
À 16h, il est déjà temps de quitter ce parc majestueux et de reprendre la route durant une heure jusqu’à notre campement du soir. Entre temps, nous marquons une courte pause à Denmark pour anticiper le plein de carburant pour le lendemain. L’Albany Corner East Campground est géré par la commune, le paiement s’effectue avec un horodateur, il y a des poubelles et de sommaires toilettes et des emplacements numérotés parfois espacés parfois les uns à côté des autres. Un petit chemin permet d’accéder à une colline offrant un point de vue panoramique sur la plage en contre-bas, nous y accédons à temps juste avant la tombée de la nuit vers 17h30. Ce fut une seconde journée encore bien remplie, non-stop du lever du soleil vers 6h30 au coucher du soleil. Seul petit bémol de la journée, un vent fort rendant l’ambiance fraîche avec une température ne montant pas au dessus des 15°C. Légère frustration face à cette eau turquoise donnant envie d’y faire un plongeon. Mais grâce aux courtes averses de pluie, le paysage est étincelant sous la lumière du soleil sublimé par de nombreux arcs en ciel ponctuant la journée.
Dépenses du jour : Plein carburant à Nortcliffe (26.42€ soit 43 $ AUD ) + plein carburant Denmark (34.52€ soit 56 $ AUD).
Distance du jour parcourue en van : 328 km.
Distance du jour parcourue à pied : 8 km.
Itinéraire routier : Connolys Flat > D’entrecasteaux National Park (2 h pour 160 km) > Valley of the Giants Tree Top Walk > Parc national de William Bay > Albany Cosy Corner East Campground (6 h de route +3 h de visite).
Nuit : Albany Cosy Corner East (15 $ le site soit 9 € à deux / paiement par CB sur une borne horodateur / wc). www.albany.wa.gov.au/facilities/recreation/camping.aspx
Site Internet sur la Valley of the Giants : www.treetopwalk.com.au
Jour 5 : 2 Mai 2026 : Torndirrup National Park - Two Peoples Bay Nature Reserve - Fitzgerald River National Park
Samedi 2 Mai 2026 : Torndirrup National Park - Two Peoples Bay Nature Reserve - Fitzgerald River National Park :
La nuit fut excellente bercée par le son des vagues. Nous nous réveillons vers 5h45 et quittons le Campground vers 6h15. Il fait 13°C lorsque nous prenons la route jusqu’au Torndirrup National Park. Au bout de 45 minutes de route, nous marquons notre premier arrêt au Salmon Holes Beach. Une première petite plage au charme fou malgré un ciel plutôt couvert ce matin. De nombreux pêcheurs y ont élu domicile. Puis nous traversons jusqu’à la Misery Beach sur le versant opposé. Nous nous retrouvons sur cette petite plage isolée dans un calme absolu. Les lumières sont étranges sous des nuages nombreux mais laissant tout de même percer quelques rayons du soleil. Nous terminons ce parc par le Natural Bridge et The Gap, et quel spectacle en arrivant, le soleil illumine le lieu alors que le ciel au loin est ténébreux offrant des lumières grandioses. Peu à peu, se dessine un premier puis un second arc en ciel dans l’alignement d’une île baignée par le soleil. Tout ceci avec un arche rocheux naturel au premier plan et un océan turquoise déchaîné à nos pieds. Nous sommes aux anges grâce à cette météo qui nous réserve finalement de bien belles surprises. Et une nouvelle fois, nous profitons de ce lieu dans une solitude totale étant en hors saison et de bon matin. Tout ce dont nous rêvons. Il est tout juste 8h30 lorsque nous reprenons la route direction Albany avec déjà des images plein la tête qui resteront gravées. Nous y marquons un arrêt carburant et un petit ajustement en courses. Albany compte 40 115 habitants. Ce port fondé par les Britanniques en 1826 pour servir d’avant-Poste contre la menace française dans la région est la plus vieille ville d’Australie-Occidentale. Albany s’étend sur les terres traditionnelles des Aborigènes noongar minang qui l’appellent Kinjarling. Depuis quelques années, la ville porte d’ailleurs officiellement les deux noms. Elle arbore fièrement son identité portuaire et ouvrière qui transparaît à travers son passé baleinier, ses sites historiques et ses chants de marins. On y trouve d’excellents musées, une culture urbaine faite de street art, des musées du surf, ainsi que des plages et de séduisants sites côtiers. Les environs foisonnent de beautés naturelles, de forêts sublimes et de plages magnifiques, de vignobles et d’activités de plein air. Les parcs nationaux de Stirling Range et de Porongurup ne sont pas loin non plus.
Nous nous dirigeons à présent vers Two Peoples Bay Nature Réserve avec la fameuse Little Beach. Une plage tout simplement merveilleuse, sublimée par le soleil qui fait son retour. Le sable fin plonge dans une eau turquoise et transparente. Nous sommes obligés de nous mettre à l’eau qui est aujourd’hui plus douce que l’air extérieur. Nous arrivons à faire voler le drone mettant en valeur ce petit coin de paradis. Puis un long trajet nous attend, nous suivons la South Coast Highway et marquons une pause vers 12h30 à Wellstead. Un hasard, cette minuscule bourgade entre montagne et mer propose une petite aire de repos et surtout une douche chaude gratuite. Nous profitons de l’occasion pour enfin nous laver, depuis que nous sommes arrivés nous n’en avons pas eu l’occasion. Après ce profitable arrêt repas et toilettes, nous reprenons la route en direction du Fitzgerald River National Park. Nous roulons à présent sur d’interminables lignes droites au milieu d’un paysage devenant peu à peu aride. La verdure se fait de plus en plus rare et la circulation devient de plus en plus faible. À 16h nous entrons dans le parc. Avec ses 3 300 km de nature sauvage et préservée, le Fitzgerald River National Park forme une zone de première importance de par sa richesse végétale. Parmi les 2 500 espèces de plantes qui y ont été dénombrées (représentant 20% des espèces répertoriées en Australie-Occidentale, dont 135 endémiques), on trouve la moitié des orchidées présentes dans l’État (dont 75 endémiques). Le parc abrite aussi 29 espèces de mammifères et 209 espèces d’oiseaux. Véritable havre pour les amoureux de la nature, il est parcouru par un vaste réseau de sentiers de randonnée, et englobe de belles plages de sable blanc, des routes côtières et des points de vue panoramiques. Du côté est, le tronçon sud de Hamersley Drive, entièrement bitumé, traverse le parc depuis Hopetoun pour rejoindre certaines des plus belles plages (Four Miles, Barrens, Mylies et West) et le Cave Point Lookout. À l’ouest vous attendent Point Ann et de superbes itinéraires de randonnée, comme le Point Ann Heritage Trail, le West Mount Barren et le Mamang Trail, plus ambitieux, mais nous n’aurons pas le temps d’aller de ce côté là.
La route est longue entre Albany et Esperance, les deux principales villes de la côte sud de l’Australie-Occidentale, distantes de près de 500 km. Par chance, le Fitzgerald River National Park se trouve exactement à mi-chemin et mérite amplement le déplacement. Il n’y a pas de meilleur spot en Australie pour observer des orques. On en repère régulièrement en été au large de Bremer Bay, où elles attirent les foules. La baie marque l’entrée du Fitzgerald River National Park qui constitue le cœur de la Fitzgerald Biosphere Reserve, l’unique réserve de biosphère d’Australie-Occidentale, riche de 2 500 espèces végétales. Le parc se divise en deux zones distinctes: on accède à la partie ouest par Bremer Bay, tandis que la partie est commence à la petite station balnéaire de Hopetoun. Des deux côtés, les campings et les plages ne manquent pas.
Nous atteignons le Four Mile Campground à 17h15 juste avant la tombée de la nuit, comme toujours, après une journée bien remplie de l’aube au crépuscule. Le camping est parfaitement bien situé, les emplacements sont propres et espacés avec des espaces de vie couvert récents (planchas, eau non potable, gaz, wc secs, douche), avec en bruit de fond, les vagues car l’océan n’est jamais bien loin.
Dépenses du jour : Carburant 12€ (19$ AUD) + courses alimentaires 31€.
Distance du jour parcourue en van : 489 km.
Distance du jour parcourue à pied : 6 km.
Itinéraire routier : Albany Cosy Corner East > Torndirrup National Park > Albany > Little Beach > Fitzgerald River National Park > Four Mile Campground (5 h 30 de route).
Nuit : Four Mile Campground (20 $ / personne, eau non potable, douche chaudes, robinet confort pour la vaisselle, réservation en ligne, 10 emplacements). exploreparks.dbca.wa.gov.au/site/four-mile-campground
Jour 6 : 3 Mai 2026 : Esperance - Cape le Grand National Park - Norseman
Dimanche 3 Mai 2026 : Esperance - Cape le Grand National Park - Norseman :
Une nouvelle nuit bercée sous le son des vagues prend fin, la 4ème déjà de ce voyage. Que le temps passe vite, à une allure bien différente que durant notre vie en France.
Nous repartons à l’aventure à 6h30 et quittons ce Fitzgerald National Park via la minuscule ville de Hopetoun. Nous faisons un arrêt carburant dans une Road House à Munglinup (2.29$ AUD le litre soit 28.50€). Nous en profitons pour prendre le petit déjeuner. Il nous reste encore 115 km de route sur la South Coast Hwy avant de rejoindre Esperance. Un peu avant Esperance, nous bifurquons à droite par la Great Ocean Drive en longeant le Pink Lake. Cette route panoramique domine plusieurs plages de toute beauté, citons les plus belles : Ten Mile Lagoon, Ten Mile Beach, Observatory Point, Twilight Beach et Blue Haven.
Peu avant midi, nous prenons la direction du Cape le Grand National Park. Nous marquons deux arrêtes principaux : à Lucky Bay avec son sable blanc et ses eaux cristallines. C’est un véritable havre de paix où les kangourous se baladent sur la plage. Nous prenons notre pause repas ici dans ce cadre idyllique. Et notre second arrêt à Le Grand Beach, une autre plage immense à perte de vue.
Il est temps de reprendre la route, de revenir un peu sur nos pas jusqu’à Espérance puis de filer sur Norseman via la Coolgardie Esperance HWY. Nous grimpons au Beacon Hill, il y a un panorama remarquable dominant la ville et offrant des vues magnifiques et une végétation fascinante. En contre-bas, une mine d’or en pleine activité, même un dimanche, qui produit jusqu’à 28 tonnes d’or par an. C’est l’une des plus anciennes d’Australie, elle a été fermée de 2014 à 2022 pour d’importants investissements. Grâce à ces mines, l’eau est acheminée par canalisations jusqu’à la ville, ce qui a considérablement stabilisé l’économie locale. Toutefois, nous sentons tout de suite une importante différence de niveau de vie par rapport à toutes les villes précédentes. Une population aux différentes origines et des habitations plus modestes faîtes de tôles. Perth est déjà à 562 km à vol d’oiseau d’ici. Pour clôturer cette journée, il nous faut encore 10 minutes de route après une bifurcation sur la Nationale 1 HWY jusqu’a notre bivouac du soir sur l’aire de repos Norseman East en bord de route. Aucune commodité mais de l’espace pour s’éloigner légèrement de la route ou les Road Train deviennent plus nombreux. Le coucher de soleil est majestueux au dessus de cette basse forêt semi-aride. Il est déjà 17h45, la nuit est là, place au repas et à un peu de repos. Nous passerons la nuit isolée du monde.
Dépenses du jour : plein carburant à Munglinup 28.50€ + plein carburant 50,50 € + plein carburant 13,88 € + plein carburant 25.54 €.
Distance du jour parcourue en van : 586 km.
Distance du jour parcourue à pied : 5 km.
Itinéraire routier : Four Mile Campground > Ravensthorpe > Esperance > Cape Le Grand National Park > Norseman East Rest Area (6 h 30 de route).
Nuit : Norseman East Rest Area (gratuit, rien seulement nous et la nature). campermate.com/en/location/australia/wa/australias-golden-outback/free-campsites/bromus-dam-rest-stop
Jour 7 : 4 Mai 2026 : Norseman - Eucla
Lundi 4 Mai 2026 : Norseman - Eucla :
Cette nuit sur cette aire de repos gratuite sans prétention et totalement seuls fut excellente, la circulation des Road Trains durant la nuit étant finalement plus faible.
À 6h30, nous débutons cette longue journée de route qui devrait peu à peu nous emmener dans des paysages encore bien différents au cœur du Nullarbor. Il fait 12°C, le ciel est couvert mais sans précipitation ce matin, direction plein Est sur Balladonia via la Eyre HWY.
Nous marquons la première pause au bout de 2h de route à Balladonia qui est connue pour la plus grande ligne droite d’Australie, 146,6 km tout de même. Un panneau « 90 Mile Straight » est présent pour marquer les esprits. Nous y marquons un petit ajustement en carburant et nous prenons notre petit déjeuner, ambiance routier et vacances, nous ne croisons que des Road train ou des locaux en 4x4 tractant de grosses caravanes. En roulant, la routine est de se saluer entre véhicules. À notre grande surprise, nous ne croisons quasiment aucun van comme le notre. Pour quelle raison ? Grande boucle ? Les voyageurs partent moins longtemps ou se concentre seulement sur une région ? Mystère.
Notre prochaine pause est à Caiguna, fin de cette interminable ligne droite. Une fois franchie cette roadhouse, nous changeons de fuseau horaire de 45min, au lieu de 11h il est 11h45. Les mouches, comme prévu, se font de plus en plus nombreuses et collantes. Quant à la température, elle approche des 20°C et devient de plus en plus agréable. Nous croisons nos premiers dromadaires sauvages, quelle surprise ! Les dromadaires en Australie, surtout dans le sud et le centre, sont une vraie curiosité… et même une particularité unique au monde. Les dromadaires n’ont rien d’originaire d’Australie. Ils ont été introduits au XIXe siècle, notamment depuis l’Inde et l’Afghanistan, pour explorer les régions désertiques. Des chameliers, souvent appelés “Afghans”, accompagnaient ces expéditions dans l’Outback. Quand les véhicules motorisés ont remplacé les caravanes, beaucoup de dromadaires ont été relâchés dans la nature… et ils se sont parfaitement adaptés. L’Australie abrite aujourd’hui la plus grande population de dromadaires sauvages sur Terre, avec plusieurs centaines de milliers d’individus.
Nous atteignions Cocklebiddy à 12h30 à la nouvelle heure locale. Nous y marquons notre pause repas, un bon bol de nouilles chacun. Autre grande particularité que nous découvrons, lors des grandes lignes droites, celles ci se transforment en piste d’atterrissage d’urgence pour les avions. Nous passons ensuite par Madura où une forêt semi-aride se dresse sur l’escarpement en direction des Roe Plains visible depuis la route, lorsque celle-ci franchit le Madura Pass. Cette portion du trajet est spectaculaire.
Nous marquons la pause de milieu d’après-midi à Mundrabilla où se trouve la station-service la moins cher du Nullarbor, 2,63 $ AUD le litre de 91 tout de même. Nous tombons sur un français tenant la caisse travaillant ici. Il est 15h15 lorsque nous reprenons la route direction : Eucla où d’impressionnantes dunes de sable et de plages immaculées se dressent au loin. Nous traversons à présent des plaines rouges couvertes de spinifex.
À 16h, nous passons la frontière et changeons d’état en entrant dans l’Australie-Méridionale (South Australia). Nous ajoutons encore 45 minutes supplémentaires à l’horloge soit 1h30 de décalage horaire de plus que ce matin. Il est donc 17h au lieu de 15h30. Nous nous rapprochons à nouveau de l’Ocean dans la Grande Baie Australienne que nous allons désormais suivre durant de longs kilomètres. Le paysage redevient plus attrayant et moins monotone. Les falaises de Bunda, longues de 180 km et hautes jusqu’à 105 m, reculent à un rythme global de 30 mm par an. À l’échelle géologique, c’est très rapide. De solides couches de calcaire d’Abracurrie et de Nullarbor maintiennent une paroi verticale jusqu’à ce que la base de la falaise soit minée, provoquant un effondrement soudain des blocs. Le calcaire tendre et fragile de Wilson Bluff se désintègre sous l’attaque constante et directe des vagues.
Nous atteignons à 18h15 avec réjouissance notre aire de repos pour y passer la nuit : 85 Km Peg Rest Area après de nombreux kilomètres avalés aujourd’hui. L’espace est grand, avec quelques buissons pour s’isoler de la route. Il y a des poubelles et seulement une autre caravane. Il fait désormais nuit à 18h30.
Nous nous rendons totalement compte après cette longue journée de route de l’immensité du pays et de l’isolement total de certaines régions. Le pays étant seulement très urbanisé autour de Sydney dans le Sud-Est et autour de Perth dans le Sud-Ouest, il y a deux fois et demi de moins d’habitants qu’en France alors que l’Australie a une superficie 14 fois plus grande que notre pays.
Pourquoi y a t’il autant de Road trains en Australie ?
L’Australie est gigantesque, avec d’immenses zones désertiques comme l’Outback. Les villes, fermes et mines sont souvent séparées par des centaines, voire des milliers de kilomètres. Résultat : il faut transporter des marchandises sur de très longues distances, souvent sans infrastructure ferroviaire. Les routes sont adaptées avec peu de virages et une faible circulation.
Avec une faible densité de population, construire et entretenir des trains ou des routes complexes partout ne serait pas rentable. Les road trains sont une solution flexible : un seul camion peut remplacer plusieurs trajets. Un road train peut tirer 2 à 4 remorques (parfois plus, nous en aurons compté jusqu’à 5), ce qui permet de transporter énormément de marchandises en un seul voyage, de réduire les coûts (carburant, main-d’œuvre) et de limiter le nombre de véhicules sur ces longues routes. L’économie australienne repose beaucoup sur l’exploitation minière et sur l’élevage extensif (bétail). Les road trains sont donc parfaits pour déplacer : du minerai, du carburant, des animaux vivants et des marchandises vers des zones reculées.
Dépenses du jour : 27€ plein carburant à Balladonia + 75€ plein de carburant à Mundrabilla.
Distance du jour parcourue en van : 793 km.
Itinéraire routier : Norseman East Rest Area > HWY 1 > Scenic Lookout, 85 KM Peg Rest Area (8 h 30 de route).
Nuit : 85 KM Peg Rest Area (gratuit, poubelles, pas de wc, grande, table de pique-nique).



































