Le Wwoofing

Témoignages

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Laura, sept mois de wwoofing en Australie

« Je suis partie sept mois en Australie et, grâce au wwoofing, j’ai vécu dans onze fermes. Pour moi, c’était un moyen de rester active, de nouer des rencontres et de ne pas dépasser mon budget restreint. Je souhaitais aussi apprendre l’anglais : avec le wwoofing, j’étais sûre de communiquer avec des Australiens ! J’ai découvert l’apiculture, cueilli des noix de pécan, pêché des crabes, vécu dans une ferme de crocodiles, jardiné, débroussaillé, creusé… À part à deux reprises, où les wwoofers étaient exploités, je suis toujours bien tombée, chez des gens qui avaient envie de partager leurs connaissances et de me faire découvrir leur région. 

Le wwoofing m’a permis de découvrir des régions reculées, loin des sentiers battus, que je n’aurais jamais visitées autrement. En règle générale, je travaillais le matin et j’avais mes après-midi libres. Cela m’a également permis de rencontrer des voyageurs du monde entier, avec qui je reste en contact : un Allemand, une Japonaise, une Canadienne, un Américain…

Côté pratique, il faut s’y prendre à peu près un mois à l’avance pour contacter les hôtes. J’essayais toujours de personnaliser mes demandes, en leur expliquant pourquoi leur ferme m’intéressait. »

Le blog de Laura sur son voyage.

Florence, six mois de wwoofing au Japon et en Afrique du Sud

« C’est une amie qui m’a parlé du wwoofing et m’a convaincue de tenter l’expérience. Je suis partie une première fois au Japon, où j’ai été chez six hôtes. À l’exception d’une exploitation professionnelle, j’ai toujours été reçue par des particuliers, souvent des familles qui entretenaient un jardin ou un potager. L’un de mes hôtes avait besoin d’aide pour construire une maison écologique en torchis. Les Japonais sont extrêmement accueillants, ils faisaient tout pour nous aider, nous faire découvrir leur région. Ils étaient très heureux de nous montrer comment ils vivaient, de nous emmener chez leurs amis. Souvent, ma mission consistait à cuisiner ! J’ai aussi planté du riz ou labouré.

En Afrique du Sud, l’expérience a été très différente, plus chaotique... L’association parait un peu moins sérieuse qu’au Japon. Je suis restée près d’un mois dans une famille qui avait acheté un terrain pour construire une maison. Nous étions en pleine nature, une super expérience. Nous nous sommes liées d’amitié avec eux. Je conseille à tout le monde de tenter l’aventure, c’est une magnifique façon de voyager, de vivre au cœur du pays. Je compte bien wwoofer à nouveau. Une fois qu’on a commencé, difficile de s’arrêter ! »

Mélina, neuf mois de wwoofing au Canada, aux États-Unis et au Mexique

« Je suis partie pour un voyage de neuf mois au Canada, aux États-Unis et au Mexique. J’ai séjourné dans une douzaine de fermes dans ces trois pays. Je restais entre quinze jours et trois semaines. Je venais de finir mes études et je ne connaissais pas grand-chose à l’agriculture biologique. Même si je n’étais pas experte, mes hôtes étaient contents d’avoir un coup de main et de m’apprendre des choses. J’ai découvert beaucoup de choses, comment fabriquer un compost par exemple.

Le wwoofing permet d’être intégré à la vie quotidienne des familles. Mon meilleur souvenir, c’est mon séjour dans une famille mexicaine, sans aucun confort. J’étais complètement dépaysée et j’ai appris à connaître mes limites. »

Maud, deux semaines de wwoofing en France

« J’ai wwoofé à Bergerac, près de Bordeaux, chez une dame qui ramassait des plantes et des fleurs pour en faire des tisanes. Elle se lançait doucement dans le milieu. Nous avons passé deux semaines en sa compagnie et appris des techniques intéressantes. Cela a même motivé mon ami à construire un séchoir par la suite ».

Texte : Virginie de Rocquigny

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