Le meilleur du Pays basque

Le meilleur du Pays basque : Pays basque espagnol

De l’autre côté de la frontière, on s’émerveille devant le Guggenheim de Bilbao et les ermitages secrets, on se régale de tapas à Donostia, avant de s’aventurer dans les grands espaces de la Navarre.

Bilbao et le Guggenheim

Bilbao et le Guggenheim
Vieux quartier de Bilbao © ksl - Fotolia

Ne nous le cachons pas, on vient principalement à Bilbao pour visiter son célèbre musée d’art moderne et contemporain : le Guggenheim. Inauguré en 1997, il redonna un nouveau souffle à une ville très marquée par l’industrie et, jusqu’alors, peu attrayante. Désormais connu mondialement, il attire chaque année un million de visiteurs et a fait renaître Bilbao de ses cendres. Un phénomène qui porte d’ailleurs un nom : « l’effet Guggenheim » ! 

Construit au bord de la ria Nervion (la rivière) ce chef-d’œuvre architectural, signé Frank Gehry, impressionne. Si le musée Guggenheim est une œuvre d’art à lui seul, ses collections se révèlent tout aussi passionnantes. À l’extérieur, quelques œuvres d’art colossales et permanentes : le chiot géant et les tulipes en acier de Jeff Koons, la grosse araignée de Louise Bourgeois et la Fontaine de feu signé Yves Klein.

Quelques autres points d’intérêts de Bilbao (car il y en a, tout de même) : des galeries d’art installées dans des friches industrielles, le Casco Viejo (vieux quartier) et ses bars à pintxos.

Donostia-San Sebastian

Donostia-San Sebastian
© Basquetour

Bordée par une baie magnifique, Donostia – ou San Sebastian en castillan – est sans nul doute la ville balnéaire la plus chic de toute l’Espagne, à l’architecture Belle Époque. Il faut dire qu’elle a plus d’un atout, à commencer par sa vieille ville, où les maisons anciennes se dressent dans d’étroites rues. À mesure que l’on avance dans la rue Kale Nagusia, on se rapproche de l’église Iglesia de Santa Maria (18e), au porche remarquable.

À deux pas, l’incontournable plaza de la Constitucion (18e siècle), où les grands bâtiments, parfaitement identiques, semblent se refléter dans un miroir. Puis on aime flâner du côté du port, au pied du mont Urgull et de la baie de la Concha, avec sa plage en plein centre. En face, l’île Santa Clara semble veiller sur la ville.

Enfin, côté gastronomie, on est aussi bien servi, et plutôt même très bien : elle est réputée ici pour être la meilleure !

Les petits ports côtiers

Les petits ports côtiers
Getaria © Basquetour

La côte espagnole du Pays basque recèle de jolis petits ports, où l’on aime flâner et se régaler de poissons fraichement pêchés.

C’est le cas à Getaria (à ne pas confondre avec Guéthary, en France). Une petite rue pavée, pittoresque à souhait, nous mène vers l’église San Salvador et le port. Là, devant les quelques restaurants aux terrasses très prisées, les barbecues font griller, devant nos yeux, les belles daurades qui finiront dans nos assiettes.

Les poissons sont également très réputés dans la petite ville de Pasaia. Victor Hugo était d’ailleurs tombé amoureux de son port.  La maison où il vivait, dans la rue principale, est identifiée par une plaque. Là-encore, la vieille ville est pleine de charme, avec de hautes maisons d’époque, de mystérieux passages voutés et une place, la plaza Santiago.

Dressé sur son promontoire rocheux, Bermeo est un autre port de pêche, plus important encore celui-là. Le quartier historique, aux maisons et églises médiévales, surplombe le vieux port, pas si loin d’ailleurs du grand port moderne.

Enfin, on s’en va faire un tour du côté de Lekeitio, autre grand port de pêche au cœur d’une baie bordée de collines verdoyantes. On aime déambuler dans son centre historique (quelques remarquables demeures rue Ezpeleta kalea) et du côté des quais, d’où on aperçoit une presqu’île recouverte de pins. Étonnant

Les beautés de la Navarre

Les beautés de la Navarre
Bardenas Reales © JackF - Fotolia

La Navarre a plus d’un secret à révéler et ce dès la frontière avec la sublime vallée de Roncevaux.

Après un passage par le site très connu de Roncevaux, haut lieu de Saint-Jacques-de-Compostelle, place à la randonnée. Ici, il y a l’embarras du choix. Quelques-uns prennent leur départ peu avant l’entrée de la ville, au niveau de l’Alto de Ibaneta. De là, une belle boucle emprunte le GR12 jusqu’au croisement avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qu’elle suit ensuite jusqu’à Roncevaux. Au beau milieu des montagnes, rien que nous, des pottocks et des pèlerins, éreintés de leur étape depuis Saint-Jean-Pied-de-Port. C’est, paraît-il, l’une des plus belles, mais aussi l’une des plus difficiles : 28 km, 1 300 m de dénivelé et 8 h de marche !

Parmi les autres vallées, la Navarre compte celles d’Irati, davantage marquée par les Pyrénées (ses routes sinueuses mènent à Aribe, village de montagne traditionnel) mais aussi Roncal, réputée pour son fromage de brebis AOC et Salazar, aux jolis petites villes (Ochagavia !).

En poussant plus loin vers le sud de la Navarre, c’est dans un tout autre univers que l’on s’aventure : celui des Bardenas Reales. Ce parc naturel n’est autre qu’un vaste espace semi-désertique et complètement dépeuplé (du moins, humainement parlant, car la faune y est riche.). En voiture ! Derrière nous, une trace de poussière. Devant nous, de grands canyons. L’espace d’une journée, on se croirait plongé au cœur d’un de ses paysages du grand ouest américain... pourtant, on est bel et bien en Espagne !

Pour retourner à la civilisation, direction ensuite Pampelune, à une heure de là, pour déguster de délicieux tapas.

Ermitages de San Juan et La Antigua

Ermitages de San Juan et La Antigua
Ermita de San Juan de Gaztelugatxe © Basquetour

On les trouve en pleine campagne, perchés sur une colline ou sur un îlot loin de tout... Encore aujourd’hui, la vocation première des ermitages, érigés des siècles plus tôt, est restée la même : s’isoler, tel un ermite.

Au Pays basque, l’Ermita de San Juan de Gaztelugatxe est l’un des plus remarquables. C’est sur la toute petite île de Gaztelugatxe, tout près de Bermeo, qu’il se dresse fièrement, avec sa jolie petite église du 10e siècle. Vu de loin, l’ensemble est déjà splendide. On le rejoint en empruntant un fabuleux chemin tortueux et quelque 230 marches.

Pour atteindre l’ermita de la Antigua, c’est tout en haut d’une colline qu’il faudra grimper. Le site, superbe, domine les environs. Là, une église fidèle à la simplicité romane (structure du 12e s), mais surtout, une charpente remarquable. Le 2 juillet a lieu un pèlerinage où l’on s’adonne à la danse des épées.

Autre ermitage tout aussi notable : l’ermita San Juan de Momoitio, sur la route entre les villages de Berriz et Goiuria. Il s’agit là d’un beau calvaire du 14e, avec une vierge à l’enfant. Là encore, vue imprenable sur la vallée.

Euskadi archéologique : Géoparc et grottes préhistoriques

Euskadi archéologique : Géoparc et grottes préhistoriques
Gorges de Kakouetta © Yvann K - Fotolia

Le Pays basque regroupe un grand nombre de sites qui font référence dans l’histoire de l’humanité. Sur la côte espagnole, il renferme d’ailleurs l’un des 120 Géoparcs mondiaux de l’Unesco, entre Zumaia et Mutriku (90 km2).

C’est dans cette zone que se dressent les superbes falaises de Flysch ainsi que de nombreuses cavités. Parmi elle, la grotte d’Ekain (à Deba), inscrite au Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco depuis 2008 et dont la réplique est visible à Zestoa.

Autres grottes remarquables : celles d’Isturitz (80 000 à 10 000 ans avant notre ère), où vivait une population préhistorique, et celle d’Oxocelhaya, une grotte-sanctuaire. Enfin, en haute Soule, rendez-vous aux Gorges de Kakouetta pour une balade rafraîchissante au fond d’un étroit canyon (200 m de haut), jusqu’à atteindre une cascade et une grotte (compter 2 h).

Texte : Aurélie Michel

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