Espagne : sur les chemins de Navarre

Olivier Page
par Olivier Page

07 juillet 2015

Espagne Navarre Vallée de Baztan
Turismo de Navarra

« Roi de France et de Navarre » : cette vieille expression nous rappelle que, sous l’Ancien Régime, nos rois eurent pendant longtemps la haute main sur ce royaume, aujourd’hui une des provinces les plus belles de l’Espagne.

Adossée aux montagnes des Pyrénées, entre l’Aragon, la Castille et le Pays basque (Guipucoa), la Navarre offre une variété inouïe de paysages. Montagnes, forêts profondes, plaines aux horizons lointains, vallée de l’Ebre, collines et villages hauts perchés, désert des Bardenas Reales, sans oublier Pamplona (Pampelune), la capitale.

La Navarre a hérité d’une longue et riche histoire. Ce patrimoine et cette identité culturelle sont inscrits dans les pierres des maisons, des palais, des châteaux.  Autant de raisons pour se lancer sur les chemins de Navarre…

 

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Quand la Navarre était française

Espagne Navarre San Martin de Unx
San Martin de Unx - Olivier Page

Des montagnes pyrénéennes couvertes de forêts profondes (Roncevaux), aux vastes plaines, la Navarre captive le voyageur avec ses vallées chargées d’histoire (Baztan, Bidassoa, Salazar, Roncal…), ses villages perchés, ses monastères parmi les plus vieux d’Espagne, et ses petites cités de charme (Puente la Reina, Olite, Estella).

Traverser la Navarre du nord au sud, c’est comme aller dans une même journée de la Savoie au Maroc ! Aux portes de la France, cette belle province dépayse autant qu’une virée dans le grand sud ibérique.

À la fin du 12e s, la Navarre était un puissant royaume. À la mort du roi Sanche VII le Fort, la couronne de Navarre passe à son neveu, le comte Thibaut de Champagne. Il quitte Reims, et se fait sacrer roi de Navarre à Pampelune en 1234. La Navarre vit alors sous influence française. Sur le trône de Navarre se succèdent des dynasties nobles de France. Des familles s’y installent, on les appelle les francos (les Cruzat, les Chaminade, les Marigny…).

Le roi de France est aussi celui de Navarre. D’ou vient cette expression ? Après l’annexion (1512) de la Navarre par la dynastie des Habsbourg d’Espagne, Charles Quint renonce en 1530 à la partie de la Navarre d’Ultra-Puertos (la Basse-Navarre, qui est en France).

Il la laissera à son légitime propriétaire, Henri II de Navarre (dynastie d’Albret), grand-père d’Henri IV. Les Bourbons peuvent alors, comme les Capétiens auparavant, continuer à se proclamer « rois de France et de Navarre », mais ils n’ont plus le contrôle de la Navarre espagnole.

Pampelune, sur les traces d’Hemingway

Espagne Navarre Pampelune
Olivier Page

L’événement, cher au cœur des Navarrais, se déroule à Pamplona (Pampelune) chaque année début juillet. Ce sont les fêtes de la San Fermín.

Chaque matin, des taureaux sont lâchés dans les rues. Les bêtes enfiévrées courent derrière des passionnés, en tenue locale : bérets et foulards rouges, chemises et pantalons blancs. C’est l’encierro, le moment le plus délirant de la fête.

Le public y assiste derrière des palissades en bois. Les hommes poursuivis par les taureaux prennent des risques. Chaque année il y a des blessés. Puis les taureaux entrent enfin dans les arènes et la corrida commence.

Cette ferveur a fasciné Ernest Hemingway (1899-1961). Journaliste basé à Paris, il vint pour la première fois à Pampelune en 1923, où il assista avec ferveur aux fêtes de la San Fermin. Il y revint ensuite chaque année jusqu’en 1959.

Ces fêtes et cette ville lui ont inspiré une passion qu’il a immortalisée dans Le soleil se lève aussi, l’un de ses premiers romans. Aujourd’hui, une route Hemingway (Ruta Hemingway) permet de marcher dans les pas du Prix Nobel de Littérature 1954.

On découvre le Paseo Hemingway, près des arènes (plaza de Toros), avec un buste sculpté de l’écrivain américain. Plus loin, l’hôtel Yoldi, où Hemingway faisait la bringue avec son copain le torrero Antonio Ordóñez.

Il fréquenta  les cafés de la plaza del Castillo, notamment le fameux café Iruña. On y voit une statue de lui, dans une salle surnommée le rincón de Hemingway, et des photos de l’époque. À côté, le Grand Hôtel La Perla, où l’écrivain épris de tauromachie habitait la chambre 217.

La vallée du Baztan : « tous nobles riches ou pauvres »

Espagne Navarre Irurita
Maison à Irurita - Olivier Page

Incroyable le nombre de maisons portant des blasons sculptés dans la vallée du Baztan ! Au 13e siècle, ses habitants participèrent à la bataille de Navas de Tolosa contre les Maures.

Reconnaissant, le roi de Navarre accorda à ces braves un privilège de noblesse. Il décréta que chaque habitant de la vallée du Baztan, riche ou pauvre, qui naîtrait ici deviendrait un hidalgo, détenteur d’un blason noble. Ainsi fut inventée l’aristo-démocratie !

À 4 km au sud d’Elizondo, le village d’Irurita (photo) en est la vivante illustration. Sur la place centrale de ce bourg haut perché, toutes les maisons (sauf deux) portent un magnifique blason sculpté dans une magnifique pierre de grès rouge, caractéristique de la région.

À Arizcun, au bord d’un chemin de terre je découvre une demeure rustique et ancienne, adossée à la colline. C’est dans ce petit manoir qu’est né vers 1525 Pedro de Ursua. De tous les conquistadors espagnols, ce Navarrais est le seul qui renonça à l’Eldorado par amour d’une femme.

Il passa au Pérou, prit la tête d’une petite armée et se lança à la recherche de l’Eldorado, un royaume imaginaire où le chef indien était couvert de paillettes d’or (El Dorado = Le Doré). En route, il tomba amoureux et renonça à la quête de l’or.

Son assistant, Lope de Aguirre, le fit assassiner pour prendre la tête de l’expédition. Werner Herzog relate cette aventure folle et sanglante dans un film remarquable Aguirre ou la colère des Dieux. L’Eldorado n’existait pas. C’était un pays légendaire à rendre fou !

Roncevaux : vers Saint-Jacques, encore 790 km !

Espagne Navarre Roncevaux
Olivier Page

À 960 m d’altitude, Roncesvalles (Roncevaux) est une vallée qui jaillit des Pyrénées et une étape du chemin de Saint-Jacques de Compostelle (Santiago). C’est d’ici que partent les pèlerins lorsqu’ils entament leur longue marche vers Compostelle. Un grand panneau au bord de la route indique « Santiago de Compostela 790 km ». Ce n’est pas une simple randonnée, mais une expédition longue et épuisante qui dure au moins 23 jours !

Le site de Roncevaux est superbe, idéal pour commencer le périple. Roncevaux est d’abord un haut-lieu de l’histoire. Au cours de l’été de l’an 778, alors qu’elle combattait les Arabes dans la péninsule Ibérique, l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne fut massacrée par les Vascons (les Basques) alliés aux Sarrasins. Le célèbre chevalier Roland y trouva la mort. Quelques siècles après, naquit la première chanson de geste relatant cet épisode dramatique.

On a tous appris cela à l’école élémentaire… Roland à l’agonie sonnant du cor (un olifant en fait)  pour demander du renfort… On dit que Charlemagne vint en personne pour prier sur les dépouilles de ses chevaliers et enterrer leurs ossement dans une chapelle.

L’ancien monastère de Roncevaux (photo) abrite un refuge pour pèlerins, un hôtel de charme, une église, un cloître et la chapelle Saint-Augustin.

Dans celle-ci, on découvre le gisant du roi Sanche VII dit le Fort. Il a régné 40 ans sur la Navarre. Vainqueur de la bataille de Las Navas de Tolosa, lors de la Reconquista, il en revint avec des chaînes et une émeraude prises à l’émir maure vaincu. Chaînes et émeraude figurent aujourd’hui dans le blason de la Navarre !

La Navarre de Saint-François-Xavier

Espagne Navarre Château de Javier
Olivier Page

Sainte Thérèse d’Avila, espagnole, que le poète Verlaine admirait. Saint Ignace de Loyola, basque, que Somerset Maugham admirait aussi, et maintenant Saint François-Xavier, noble navarrais, père des missions étrangères et surtout saint-patron de la Navarre ! Pas de virée en Espagne sans une incursion dans l’univers mystique de ce peuple !

En venant de Sangüesa, une belle route monte vers une colline semi-aride. Soudain, une oasis de verdure apparaît : c’est le domaine du château de Javier (photo), perché sur un piton rocheux, au-dessus de la vallée du rio Aragón. C’est dans ce nid d’aigle qu’est né Francisco Xavier de Jasso de Azpilicuelta y Aznarez (Saint François-Xavier, 1506-1552).

Avec Ignace de Loyola, il étudia à la Sorbonne (Paris), fonda la Compagnie de Jésus (les Jésuites) et fut le premier évangélisateur de l’Inde, de Malacca, des Moluques et du Japon (il y resta 2 ans de 1549 à 1551).

Presque entièrement détruit au 16e s le château n’a été reconstruit (copie de l’original) que vers le 19e s. Le musée relate le destin de ce « fou de Dieu de la Renaissance ». Des chrétiens du Japon ont offert des kakemono (rouleaux de papier peint) sur la vie du saint, ornés d’idéogrammes nippons. Dans une chapelle, un Christ en croix au visage souriant : il est à l’agonie et il sourit, un supplicié heureux…

À Sangüesa, se trouve l’hôtel Yamaguchi. Pourquoi ce nom japonais ? Parce que la première ville japonaise où Francisco Xavier commença à prêcher en 1549 était Yamaguchi. Située au sud du Japon, près de l’île de Kyushu, elle est jumelée aujourd’hui avec Pamplona.

Les Bardenas Reales : un désert au cœur de la Navarre

Espagne Navarre Bardenas Reales
Olivier Page

L’Histoire a ses raisons que la géographie ignore parfois ! Alors que la plaine de Tudela est l’une des plus fertiles de Navarre (on y cultive les meilleurs légumes de la province), à quelques kilomètres au nord s’étend la réserve des Bardenas Reales (photo).

Cette vaste zone d’aridité extrême couvre une surface de 400 km2. Voilà l’un des paysages les plus fascinants de la province. Est-ce le Nouveau-Mexique, la Jordanie ou l’Arizona ?

Des pitons de calcaire érodés par les siècles ponctuent une immense plaine aride à la terre craquelée, formée par des buissons d’épineux, des touffes d’herbes jaunes, une sorte de savane sèche habitée par les insectes, les reptiles et quelques troupeaux de moutons.

D’étranges silhouettes rocailleuses s’élèvent ici et là comme dans un décor de western. Cette solitude a quelque chose d’intemporel. La poussière y est constante, le vent permanent, la pluie rare. Quand il pleut, c’est avec violence et cela ne dure pas.

Pas de villages, pas d’habitants, juste une base militaire qui devrait fermer un jour pour permettre l’établissement dans la zone d’un parc national. C’est un rêve qui pourrait se concrétiser. Ces interminables horizons désolés et sauvages attirent les randonneurs et les VTTistes… mais aussi les poètes et les artistes.

En 2001, le cinéaste Terry  Gilliam voulut tourner un film sur Don Quichotte avec Jean Rochefort et Johnny Depp. Ce fut un fiasco : pluies diluviennes, vacarme des avions militaires de la base, Rochefort blessé au dos… Le film annulé, Terry Gilliam fit de cet échec un making-of qui est sorti sous le nom « Lost in La Mancha ».

 

Espagne Navarre Bodega Irache
Olivier Page

Une fontaine à vin

À Ayegui, tout près de la ville d’Estella, les moines du monastère d’Irache avaient à la fois l’esprit mystique et un grand sens pratique. Soucieux du bien-être des pèlerins de Compostelle, ils distribuaient gratuitement du vin et de l’eau à ceux qui passaient par Ayegui, afin de leur donner du réconfort et du courage.

Cette généreuse tradition est aujourd’hui perpétuée par la bodega Irache (un viticulteur local). Au bord d’un chemin (le camino de Santiago), encastrée dans le mur extérieur de la cave, voici une fontaine unique au monde ! Elle possède deux robinets distincts : un pour le vin et l’autre pour l’eau. Les pèlerins peuvent s’y abreuver librement et gratuitement. Quel autre viticulteur en ferait autant ? En Navarre l’esprit des lieux est si fort, que personne ne discute la raison d’être de cette fontaine d’Irache.

La dernière demeure de Borgia et le berceau de Louis de Funès

D’autres lieux insolites m’attendaient, comme ce camping d’Etxarri, près d’Alsasua, qui a le privilège d’être établi dans l’une des plus vieilles chênaies d’Espagne. Un merveilleux éco-camping qui donne envie de faire la sieste sous des chênes vieux de 400 ans !

À Viana, une plaque devant l’église rappelle que c’est ici que reposent les restes du diabolique César Borgia mort en 1507. Après sa fuite de Rome, il s’était réfugié chez son beau-père Juan III d’Albret. À la tête des armées de Navarre, il fut tué lors d’un combat.

Enfin, vers Tudela, j’ai retrouvé un beau palais abandonné au village de Funès. Ce pourrait être le berceau de la famille de Louis de Funès, notre grand comique national, héritier d’une noble famille navarraise ruinée et réfugiée en France en 1904.

 

Fiche pratique

Espagne Navarre Palacio de Castel-Ruiz à Tudela
Palacio de Castel-Ruiz à Tudela - Olivier Page

Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Espagne.

Office national du tourisme espagnol à Paris

Turismo de Navarra

Office de tourisme de Pamplona 

Comment y aller ?

Pampelune est desservi par Iberia au départ de Paris-Orly et d’une dizaine d’aéroports français via Madrid et Barcelone. Trouvez votre billet d’avion.

En voiture, depuis les Hautes-Pyrénées ou les Pyrénées-Atlantiques via la D933 (depuis Saint-Jean-Pied-de-Port), mais aussi les vallées de la Bidassoa et du Baztan (depuis Ainhoa ou Sare, au Pays basque).

Où dormir ? Où manger à Pamplona ?

Hostel Hemingway : calle Amaya, 26, 1er étage gauche. À 5 min à pied des arènes et de la place centrale del Castillo, dans un quartier plus résidentiel qu’historique, mais proche de tout. Dortoirs de 2 à 7 lits (superposés), propres, agréables et bien arrangés.

– Pensión Escaray Lozano : calle Nuvea, 24, 1er étage gauche. E-mail : esca24@gmail.com Doubles à 40 €, sans petit déj. Dans un vieil immeuble très bien entretenu. Une pension aménagée dans un grand appartement patiné par le temps mais très propre. Décoration familiale, avec des objets anciens, des vieux meubles, des cadres et des tableaux.

La Mandarra de la Ramos: calle San Nicolás, 9. Ouv tlj jusqu’à minuit, ven-sam 2h45. Remarquable bar à pintxos au cœur de l’animation dans une rue piétonne survoltée les soirs de week-end. Les pintxos sont soigneusement faits, certains avec beaucoup d’imagination et toujours appétissants.

Bodegon Sarria : calle Estafeta, 50. Ouv tlj jusqu’à minuit, plus tard les sam-dim. Pintxos à 2-3 €. C’est l’une des rues les plus animées de la ville bordée d’une ribambelle de bars. Le Bodegon Sarria est réputé pour son décor et son style tauromachique.

Café Bar Gaucho : calle Espoz y Mina, 7. Ouv jusqu’à minuit dim-jeu, et 2 h 30 ven-sam. De l’avis de nombreux connaisseurs, ce serait le meilleur bar à tapas de la ville !

La vallée du Baztan

Cette belle vallée navarraise se trouve à mi-chemin entre Pamplona et la mer (Irun et Hendaye). De Pamplona faire une quarantaine de kilomètres au nord jusqu’à Doneztebe/Santestaba. Puis suivre la route N-121B, qui mène à la frontière française (Ainhoa) et les monts des Pyrénées, en passant par les charmants villages d’Irurita, Elizondo, Arizcun, Errazu, et plus haut encore Amaiur (Maya) et Urdazubi (Urdax).

Où dormir, où manger ?

Casa Etxebeltzea : à Errazu, à 8 km au nord d’Elizondo. Double avec sdb 60 €, petit déj 5 €. CB refusées. Cette ancienne demeure noble, bordée par un petit jardin, est à l’image du village : authentique, charmante et chargée d’histoire.

Restaurant Santxotena : calle Pedro de Axular à Elizondo. Menu 12,60 € et 20 € (en sem slt). Repas env 25-35 €. Congés première quinzaine de sept. Ouv tlj midi et soir en juil-août. Hors saison, fermé dim soir et lundi, et le soir en semaine. Ouv slt pour déjeuner en semaine mar-ven, midi et soir le sam, et dim midi. La meilleure table de la ville ! Cuisine navarraise, raffinée et fraîche, faite avec de bons produits locaux, et élaborée par deux talentueuses femmes en cuisine (c’est la quatrième génération d’une famille de cuisinières) : ragoût de queue de génisse, tournedos de la vallée, haricots blancs aux palourdes…

Roncevaux (Roncesvalles)

Hotel Roncesvalles : dans la casa de Beneficiado, qui communique avec la collégiale de Roncevaux. Ouv de mars à mi-déc. Doubles 65-85 € selon saison ; petit déj : 10 €. Menus 11-26 €. Plats 9-16 €. Plat pour les pèlerins 12 €. Un hôtel installé dans des murs historiques, avec une décoration de caractère et des prix qui sont restés raisonnables pour la qualité du lieu.  

Hotel Burguete : calle San Nicolás, 71, au village d’Auritz-Burguete, à 3 km au sud de Roncevaux. Tél. : 948-76-00-05.  Double env 50 €. Repas 14,50 €. Ouv avril-1er déc. Au bord de la route, une robuste maison qui a une allure un peu montagnarde. Elle fait autant partie du pélerinage à Saint-Jacques que de la Ruta Hemingway. En effet, l’écrivain et baroudeur américain Ernest Hemingway a logé (chambre n° 23) dans cette auberge au cours des années 1920. Un petit hôtel littéraire à ne pas manquer !

Saint François-Xavier (Javier, Sanguësa)

Castillo (château) de Javier : sur le site de Javier (Xavier), à 6 km à l’est de la ville de Sangüesa. Ouv tlj 10 h-13 h 30, 15 h 30-18 h 30 (17 h 30 nov-avr). Entrée : 3 € ; 4 € avec audioguide.

Où dormir, où manger  ?

Hotel Yamaguchi : carretera Javier s/n à Sangüesa, 45 km au sud-est de Pamplona. À l’entrée de Sangüesa quand on vient de Javier. Congés : 1er janv et 25 déc. Doubles 65-74 € selon saison, petit déj 7 €. Menus 13-26 € ; carte env 35 €. Architecture moderne en briques près d’un rond-point, à la sortie est de la ville. Excellent accueil. Au resto, cuisine réputée de Leonardo, le patron qui est aussi le cuistot.

Hotel Merindad de Olite : calle  rúa de la Judería, 11 à Olite, à 40 km de la ville de Sangüesa. Tél. :  948-74-07-35. Congés : Noël. Doubles avec sdb 60-68 € selon saison, petit déj 8 €. Menus 22 €. Vieille maison familiale abritant un hôtel de charme et de caractère. Très bon restaurant, servant une cuisine locale savoureuse et soignée, belle carte des vins.

Les Bardenas Reales

L’accès à la Réserve des Bardenas Reales se fait principalement par la ville d’Argüedas, à 14 km au nord de Tudela, sur la route nationale 134 vers Olite. On peut circuler dans la réserve tlj entre 8 h du matin et le crépuscule. L’entrée est gratuite. À l’intérieur de la zone désertique, tout est très réglementé.  

Centre d’information des Bardenas Reales : du bourg d’Arguedas, direction Tudela, par la NA-134. Faire env 1 km, et tourner à gauche après la station-service, c’est mal indiqué. Continuer sur une route bitumée jusqu’à la Finca de los Aguilares. Ce bureau offre la meilleure source de renseignements sur la région. On y vend une carte détaillée des Bardenas Reales. Dépliants sur la faune, la flore et la culture. Peut également vous mettre en relation avec des agences qui organisent des tours guidés à pied, à vélo ou en 4x4.

Casas rurales Cueva Bardeneras (chambres troglodytiques) : Palomares, n° 46, au village de Valtierra, à 17 km au nord de Tudela. Tél. : 948-84-32-25. WIFI. À la sortie de Valtierra, en allant vers l’autoroute AP15, sur la droite, un panneau l’indique. Ces chambres aménagées dans une falaise calcaire ont la particularité de vous plonger dans l’univers rocheux des Bardenas Reales.

Navarre insolite 

La fuente de Vino (Fontaine à vin) se trouve au village d’Ayegui, à 2 km au sud d’Estella, à 40 m en contrebas de la place du monastère et du museo del Vino de la cave (bodega) Irache. Un panneau l’indique.

– Monasterio d’Irache : à Ayegui. Ouv 1er avr-31 oct, tlj sf lun et mar, mer-dim 10 h-13 h 15 et 16 h-19 h. Hiver, mêmes horaires, mais ferme à 18 h. Il offre un bel exemple de façade Renaissance espagnole, très sobre, sur le modèle de l’architecture imposée par Felipe II à l’Escorial.

Où dormir à Estella ?

Pensión San Andrés : plaza Santiago, 1. Tél. :  948-55-41-48. Doubles 38-40 € avec sdb, 32 € avec lavabo. Pas de petit déj. Très bien située, cette pension tenue avec soin par une dame joviale abrite des chambres propres et suffisamment confortables.     

Hotel Tximista : calle Zaldu, 15, à Estella. À 1 km du centre d’Estella, sur la N-132-A, sortie nord vers Vitoria. Doubles 80-130 € selon confort et saison. Notre coup de cœur dans cette catégorie ! L’hôtel a été aménagé dans un vieux moulin à eau sur la rivière Ega, au fond d’une vallée. Le vieux bâtiment a été fondu dans un ensemble ultra moderne au style design très recherché. Fait aussi resto.

Nos coups de cœur : les plus beaux villages de Navarre

Elizondo, Errazu et Irurita : dans la vallée du Baztan (Navarre du nord-ouest)

Ochagavia : dans la vallée de Salazar (en plein cœur de la Navarre Pyrénéenne)

Puente la Reina, Cirauqui, Villamayor de Monjardin, et Torres del Rio : sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, entre Pamplona et Logrono (la Rioja).

Artajona, Ujué, Aibar : villages perchés, dans la plaine centrale de Navarre, entre Olite et Sanguësa

Corella : dans la Ribera de l'Ebre, sud de la Navarre, autour de Tudela.

Il y a aussi des petites cités de caractère (plus grandes que des villages) :

– Olite

– Viana

– Estella

– Sangüesa

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