Ce qu'il faut savoir avant de partir

Vous êtes déjà inscrit à un chantier de fouilles ? Voici donc quelques conseils pratiques s'il s'agit là de votre première expérience sur un site archéologique.

Précautions de santé

- Vaccins. Un outil qui dérape ? Un bout de fer rouillé que vous n'avez pas remarqué ? On a beau être vigilant, les accidents de ce genre sont vite arrivés sur un chantier. C'est pourquoi la vaccination antitétanique est obligatoire avant de participer à une fouille. Ce vaccin sera votre arme absolue contre le tétanos, une maladie causée par une bactérie (Clostridium tetani) présente dans le sol, les débris végétaux, les excréments et les métaux sales ou rouillés. Certains chantiers recommandent également d'être à jour du vaccin DT Polio. On pourra aussi vous demander d'apporter votre carnet de santé. Bien se renseigner auprès du responsable du chantier.

- Trousse à pharmacie. En général, chaque chantier dispose d'une trousse de secours pour les petites urgences. Cela dit, il est fortement conseillé d'apporter sa petite pharmacie personnelle. On y rangera de l'aspirine ou du paracétamol, un flacon de solution ophtalmique contre les irritations liées à la poussière et au vent, un antiseptique, du sparadrap, ainsi que des bandes pour prévenir des petites blessures. La plupart des fouilles se déroulant en plein air, on n'oubliera pas non plus d'apporter son tube de crème solaire.

Hébergement et nourriture

Si votre chantier de fouilles est perdu dans la nature, au milieu de nulle part (et c'est souvent le cas), c'est qu'il faudra jouer aux aventuriers et dormir sous une tente, dans un camping improvisé On vous demandera alors d'apporter votre matériel de couchage (petite tente de camping si le chantier n'en dispose pas, un sac de couchage, voire un matelas pneumatique). Certains chantiers sont équipés de douches (eau froide), d'autres non. Dans ce cas, il faudra hélas renoncer à son bain quotidien. Et les sanitaires alors ? Question existentielle. Rassurez-vous, même les chantiers les plus isolés sont généralement équipés de cabines w.-c.
Si le chantier est proche d'une agglomération, vous aurez (peut-être) la chance de dormir entre quatre murs (généralement dans le dortoir d'un internat). Les collectivités locales, souvent partenaires des chantiers de fouilles, s'arrangent généralement pour obtenir des chambres en gîte rural pour les bénévoles. Merci à elles.
Quant aux repas, ils sont dans tous les cas assurés par le chantier. On mange en plein air, sous les pins ou autour d'un feu de camp, ambiance Far West. Il arrive que certains chantiers obtiennent des partenariats pour assurer des repas en cantine, voire… au resto ou à l'auberge du coin.

Votre équipement

Pioches, pelles, brouettes, truelles, brosses, rasettes, pinceaux, spatules, scalpels, sceaux, bacs… Tous les outils nécessaires à la fouille sont fournis par le chantier. En revanche, on vous demande d'apporter des vêtements adaptés à la situation :
- Des chaussures résistantes (celles que vous utilisez pour vos randonnées feront l'affaire).
- Au moins un short ainsi qu'un pantalon assez épais.
- Une casquette ou un chapeau, ainsi qu'une paire de lunettes de soleil pour se protéger du soleil, de la poussière, du vent et des éclats.
- Quelques tee-shirts légers et plusieurs paires de chaussettes.
- Prévoir aussi une paire de gants de travail et une lampe de poche (pratique pour les grottes), même si certains chantiers assurent pouvoir vous en prêter.

Attention, il est parfois nécessaire de porter des chaussures renforcées avec des coques en métal, spécialement conçues pour les fouilles en milieu très difficile. Ces chaussures peuvent coûter cher et se trouvent difficilement dans le grand commerce. Le chantier vous en prêtera une paire en échange d'un chèque de caution.

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Photos : Parc archéologique européen du Mont Beuvray © Bibracte / A. Maillier
Château d'Orville © www.orvillechateau.com

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