- Taxe touristique : une taxe touristique de 600 F.CFA (0,90 €) par nuit et par personne est perçue par tous les hébergements marchands (hôtels, campements...). En principe, elle est incluse dans le prix de la chambre, lequel est de plus en plus souvent affiché à la réception.
- Choisir ses dates : dans les villes ou villages touristiques (Petite Côte, Siné Saloum, Saint-Louis, Cap Skirring), il est difficile de trouver une chambre libre au moment des vacances de Pâques et de Noël, à moins d'avoir réservé longtemps à l'avance. Ça vaut donc le coup de demander les dates des congés scolaires sénégalais avant de partir.
Avertissement
Le gouvernement sénégalais a commencé à régulariser la situation dans le domaine des hébergements. Concrètement, cela signifie qu'il fait en sorte que toutes les structures d'hébergement soient officiellement déclarées, et que les propriétaires paient les taxes en vigueur. Il est donc possible que certaines « petites » adresses ne puissent (ou ne veuillent) pas se mettre en règle et que cela aboutisse à une fermeture imposée par les autorités... L'établissement des taxes risque aussi d'avoir des conséquences sur les tarifs.
Rappelons que les prix figurant dans le guide sont ceux relevés au cours du 1er trimestre 2009, et que bien des choses peuvent se passer d'ici à votre voyage sur place...
Les hôtels
Comme dans toute l'Afrique, leur prix est plutôt élevé, même pour les moins bien tenus. Au Sénégal, la plupart des grands hôtels sont tenus par des Blancs (Européens ou Libanais) et jouent à l'établissement de luxe.
De plus en plus de petites structures hôtelières et d'auberges charmantes, à l'ambiance familiale et à l'avenir prometteur, fleurissent à proximité des zones touristiques, souvent à l'initiative d'Européens tombés amoureux du Sénégal, de couples mixtes ou d'associés en GIE (groupement d'intérêt économique). Malheureusement, peu tiennent la route, et moins d'un an après leur ouverture, nombreux sont ceux qui ont déjà changé de main.
Les campements
Ils se différencient des hôtels et des autres établissements hôteliers par des blocs sanitaires (w.-c., lavabo et douche) souvent séparés des chambres. Selon le niveau du campement, plus ou moins de chambres partagent le même bloc.
Une expérience intéressante de gestion des campements par les villageois a été menée en Casamance (il s'agit des campements intégrés). Alors qu'elle est tombée en léthargie depuis les troubles, les villageois espèrent la poursuivre, et, récemment, plusieurs de ces campements ont été rénovés. D'autres sont à gestion privée.
Les campements villageois intégrés en Casamance
Voilà une expérience originale et intéressante. En 1974, plusieurs campements gérés de manière collective ont vu le jour. Au sein de différents villages, choisis pour l'intérêt particulier de leur cadre ou de leurs activités, les habitants ont construit des cases traditionnelles pour accueillir les voyageurs.
Malheureusement, pendant les troubles en Casamance et la chute du tourisme qui a suivi, beaucoup ont dû fermer leurs portes. Certains se sont maintenus. D'autres, avec le retour de la paix et des visiteurs, reprennent du service. Fin 2005, plusieurs d'entre eux ont été rénovés.
Internet : www.senegalaisement.com/senegal/campements_villageois.html ; malheureusement, le site n'est pas régulièrement mis à jour).
Certains sont aujourd'hui appuyés par la coopération française.
Ces cases offrent un confort rudimentaire (chambres de 2 à 5 lits, douches et w.-c. communs) mais suffisant. Traditionnelle aussi, la nourriture est simple mais copieuse.
Pour le voyageur, c'est l'occasion d'un réel contact avec la population, et la formule a le mérite d'être économique. Pour les villageois, c'est un moyen de créer un échange avec l'étranger, de préserver un patrimoine culturel et de soutenir, avec les bénéfices, des projets sociaux et locaux.
Les tarifs sont plus ou moins identiques pour tous les campements : autour de 10 000-12 000 F.CFA (15,20-18,30 €) par personne en pension complète.
Les gîtes et chambres chez l'habitant
Ils pullulent sur Internet. Formules plus économiques et plus sympas que les hôtels, qui se développent à la vitesse grand V, à Dakar, Saint-Louis et sur la Petite Côte. À plusieurs, on loue en formule gîte une villa ou une grande case sur la côte, avec tout le confort et la possibilité d'employer une personne du village pour faire la cuisine, ou un appartement en ville.
Cependant, les autorités ont découvert que grâce à la discrétion que favorisent ces résidences, contrairement à l'hôtellerie, elles étaient aussi prisées par les pédophiles, qui pouvaient sans souci y recevoir leurs jeunes proies. Mme Wade s'est emparée de l'affaire et une nouvelle loi autorise désormais la police à y pénétrer à n'importe quel moment.
Attention également aux surprises : sur la Petite Côte, nous avons appris que des propriétaires peu scrupuleux louaient leur résidence comme gîte alors qu'ils continuaient de l'occuper.
Lorsque vous réservez, faites-vous bien préciser la distinction entre gîte et chambre d'hôtes (chez l'habitant), au sens où nous l'utilisons en Europe. Éventuellement, demandez conseil auprès du proprio de l'une de nos adresses d'hébergement située à proximité de l'endroit qui vous intéresse.
Internet : www.senegal-resa.com.