Routard.com, guides de voyage en ligne

Culture Roumanie

Patrimoine culturel

Le jour de fermeture est le lundi. Certains petits musées de province sont également fermés le dimanche après-midi. Les petits musées de village sont souvent ouverts à la demande. L'interdiction de photographier est très fréquente ou il faut s'acquitter d'une taxe assez élevée pour prendre autant de photos que l'on souhaite..

Beaux-arts

Jusqu'au IXe siècle, l'art roumain est demeuré essentiellement religieux. En Moldavie et en Valachie, il fut marqué, à partir du Xe siècle, par l'influence byzantino-balkanique (fresques de Saint-Nicolas de Curtea de Arges, vers 1352-1377).
Les monastères de Moldavie sont les témoins d'une création spécifique de l'art roumain et notamment de la peinture extérieure des églises (Humor, 1535 ; Arbore, 1541 ; Voronet, 1547, etc.) où les sujets religieux traditionnels sont mêlés de scènes familières, d'allusions à des événements politiques.
Quant à la Transylvanie, elle fut plutôt sensible à l'art occidental, roman puis gothique (l'église Saint-Michel de Cluj).

L'architecture et la peinture du pays furent, en partie, influencées par la Renaissance italienne au XVIe siècle. Au XVIIe siècle, l'art des icônes sur verre, venu de Bohême, connut un développement particulier.
Au XIXe siècle, la vie artistique de la Roumanie fut influencée par l'art occidental, parisien surtout. C'est alors qu'apparut la peinture de chevalet : Theodor Aman (1831-1891), Gheorghe Tatarescu (1818-1882). À cette même époque, l'impressionnisme et la peinture de plein air furent introduits dans l'art roumain : Nicolaï Grigorescu (1838-1907), Ion Andreescu (1850-1882). Au XXe siècle, Stefan Luchian (1868-1916) et Gheorghe Petra (1872-1949) marièrent harmonieusement raffinement et motifs populaires.

Musique

Dans les années 1960-1970, George Zamfir était l'ambassadeur virtuose de la flûte de Pan, la musique des « pâtres roumains ». Version mélodie classique, la figure la plus connue des mélomanes reste Georges Enesco (1881-1955). Cet élève de Gabriel Fauré, compositeur, chef d'orchestre, pianiste et violoniste (excusez du peu !), a tenté de réaliser la synthèse entre les canons classiques et la tradition des lautaris, les « violoneux » des campagnes. Il eut un élève fameux : Yehudi Menuhin.
Roumanie 1990, la lambada atterrit à Bucarest. Les rares bars-vidéo du pays ne diffusent ni Mozart, ni chants traditionnels, mais du rap et du disco bien tonitruant. À découvrir tout de même : le pianiste de jazz Johnny Raducanu et de nombreux groupes de rock rigolos comme les Sarmalele Rece (les Sarmalés froids). Bravo si vous arrivez à dénicher Petru Ivanovits, le roi du rap-flamenco du Banat.

Pourtant, il suffit d'un mariage, d'une fête pour que le folklore retrouve ses droits. Les lautaris, ces ménétriers dont la tradition remonte au moins au XVe siècle, jouent dans des ensembles, les tarafs (le mot est d'origine turque), très souvent sollicités. À l'origine, le taraf était composé d'un vioara (violon) jouant le rôle de soliste, d'un naï (la flûte turque encore) et d'une cobza (un luth à manche court). Aujourd'hui, l'accordéon chromatique remplace ou accompagne le violon dans les hôtels et restaurants à « ambiance typique ».

Musique traditionnelle

Aucun autre pays d'Europe ne dispose d'autant de musiciens de villages. Hélas, sous l'effet des modes affluant depuis 1990, ils sont de plus en plus écartés des noces, leur gagne-pain, au profit des discomobiles. Ce patrimoine exceptionnel va disparaître dans les années à venir. Souvent, les Roms sont les derniers à maintenir des traditions dont les autres ne veulent plus. Distinguo entre la musique folklorique et la musique traditionnelle : la première résulte du passage à la moulinette totalitaire du répertoire traditionnel, amidon, vulgarité et mise en plis (voir certaines émissions calamiteuses de la TV roumaine !). La seconde a survécu, on ne sait par quel miracle, au génocide culturel. Les derniers lieux où entendre cette musique : les noces dans les villages perdus et le festival Maramuzical qui essaie de se maintenir chaque mois de juillet à Botiza et Ieud, en Maramures.

Médias

Radio

Le paysage médiatique roumain est très éclaté. Il existe ainsi plus de 500 radios privées dans toute la Roumanie, mais moins d'une dizaine sont nationalement représentées.
Europa FM (Groupe Lagardère) est la radio privée profitant de la plus large couverture. On compte également plusieurs radios publiques. Delta RFI diffuse Radio France International (RFI), notamment des bulletins d'informations en français et en roumain, disponible à Bucarest, Cluj, Craiova et Iaşi. D'autres radios internationales sont diffusées par des stations locales ou possèdent leur propre licence, comme la BBC et Deutsche Welle.

Télévision

Le paysage audiovisuel roumain est aujourd'hui bien loin de la chaîne unique prérévolutionnaire à la gloire du Conducător : le réseau câblé s'est largement développé, et depuis 2005, le bouquet satellite est disponible.
Deux chaînes généralistes privées dominent, Pro TV et Antena 1, auxquelles s'ajoutent d'autres chaînes généralistes et le service public. La télé roumaine s'est également enrichie d'une multitude de chaînes thématiques (info, musique, sport, jeunesse, documentaire...) nationales et internationales.

Journaux

Jusqu'à dix quotidiens nationaux sont distribués dans les kiosques. Mais cinq d'entre eux seulement ont un véritable poids : Adevărul, Evenimentul Zilei, Libertatea, Ziua et Jurnalul Naţional. Leur impression ne dépasse jamais les 100 000 exemplaires, pour 22 millions de Roumains. Bucarest (3 millions d'habitants) absorbe la plus grande partie de leur édition. Ces quotidiens ne possèdent aucune politique éditoriale cohérente, si ce n'est Libertatea, un tabloïd pur jus.
Il n'y a aucun hebdomadaire politique ou d'information, à l'exception de l'hebdo satirique Academia Caţavencu, créé sur le modèle du Canard enchaîné.
Au niveau régional, même paysage : un grand nombre de titres, mais aucun n'a d'impact réel. Dans certaines régions, il existe jusqu'à treize journaux locaux.
À Bucarest, vous trouverez de nombreux journaux étrangers, notamment des hebdomadaires. Certains hôtels et restaurants les offrent à leurs clients. Il existe également un journal en français, Bucarest Hebdo.

 



On en parle sur le forum Roumanie

SUJET par dernier
 Les Roumains (16 réponses)laule0618/11/2009
 Eviter les touristes? (11 réponses)balsunim09/11/2009
 musique tziganeeloroumanie04/08/2009
 romans pour le voyage (9 réponses)Michou4716/06/2009
 fête de botiza (1 réponse)pascaloup16/03/2009
 Quelle Ville parle le plus le Francais ? (3 réponses)leteron20/02/2009
 DEJ... et germanisation (1 réponse)pascaloup16/01/2009
 Recherche de camp Scout CHANTIER Juillet 2009 (1 réponse)Tom13/10/2008
 Festivals/concerts/folklore fin août / début sept. (2 réponses)Francois.siry12/07/2008
 Apprendre le roumain (41 réponses)Sparadra12/06/2008
 Langue - traduction (1 réponse)Eugène19/11/2007
 Traduction (6 réponses)denis01/11/2007
 apprendre le roumain (4 réponses)gabriel10/10/2007
 traduction demande en mariage,sebcbien10/09/2007
 Cours de Roumain à Bucharest au mois d'aout (1 réponse)Romain25/07/2007
 Le filme roumain:"4 mois,3 semaines et deux jours"remporte la Palme d'or à Cannes (1 réponse)Claudia28/05/2007
 Prof de roumain ? (2 réponses)2souk06/05/2007
 musique et danse de l'Est (1 réponse)thibaud30/04/2007
 TRADUCTION JOYEUX ANNIVERSAIRE (2 réponses)SYLVAIN13/04/2007
 interprète (1 réponse)CHRISTOPHE28/03/2007
Accéder au forum Roumanie


 


© 2009 Cyberterre / Hachette tourisme. Le contenu de ce site ne peut être reproduit sans autorisation écrite.
Accès rapide : Contact, Plan du site, Avis hôtel, Maroc, Turquie, Grèce, Egypte, Tunisie, Marrakech, Lisbonne, Italie, Portugal, Paris, Espagne, Chine, Thaïlande, Canada
Crète, Etats-unis, Barcelone, République Dominicaine, Sénégal, Cuba,Vietnam, Mexique, Madagascar, Berlin, Toulouse, Venise, New York, Japon, Paris, Budapest
Bretagne, Corse, Amsterdam, Bruxelles, Madrid, Vienne, Québec, Ile Maurice, Réunion, Normandie, Australie, Seychelles, Lyon, Nice, Marseille, Croatie