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Roumanie

Hébergement

Les hôtels

Les hôtels de « première » et de « seconde » catégories ont cédé la place aux hôtels « étoilés » comme dans nos contrées occidentales. Les hôtels 3 et 4 étoiles bénéficient de restructurations profondes et s'alignent peu à peu sur les standards mondiaux de confort et de qualité des services. Ce sont des valeurs sûres. Les prix s'en ressentent, mais c'est bien justifié. Parmi les hôtels 1 et 2 étoiles, c'est la loterie : la bonne surprise ou la consternation. L'eau chaude y est une denrée aléatoire. La propreté et l'amabilité sont encore loin d'être des vertus universelles. La plupart des hôtels, toutes catégories confondues, incluent le petit déjeuner (copieux) dans leurs prix et disposent très souvent d'un restaurant.
Privilégiez les petits hôtels privés, surtout dans les villes.

Les motels et auberges (hanuris)

Situés sur un certain nombre d'axes touristiques, ils permettent un hébergement meilleur marché, dans des cadres souvent agréables et pour un confort souvent supérieur à celui des hôtels « bon marché ».

Les cabanes touristiques (cabana turisitica)

Type chalet ou refuge, au confort parfois rudimentaire, mais dans tous les cas, très économiques, les cabanes sont toujours bien situées (endroits touristiques et départs de randonnées) et la plupart sont reliées par bus (rares), télécabines ou sentiers balisés permettant des randonnées en haute montagne. Il y règne une ambiance souvent sympa. Certaines ferment hors saison. En revanche, l'été, elles sont très fréquentées et il est recommandé d'y arriver tôt. On trouve les plus grosses « concentrations » de cabanes autour du mont Rarau, au sud de la Bucovine, dans les Fagaras (près de Sibiu), les Bucegi (au sud de Brasov), dans les Carpates méridionales sur une ligne courant de Resita à Sibiu.

Les campings

Les cartes et autres documents annoncent qu'il existe environ 150 campings aménagés à travers le pays. En réalité, beaucoup sont fermés, dans l'attente qu'une privatisation réussie leur donne un nouveau lustre. Ceux qui existent présentent un aménagement d'ailleurs très variable. Ils sont souvent sales et sans eau courante. Les campings situés près des villes ou sur la côte offrent cependant un certain nombre de services : blocs sanitaires, change, restaurants de plein air. Bon nombre de ces campings de 1re catégorie proposent aussi des petits bungalows bien pratiques et agréables. Le prix d'un emplacement varie entre 2 et 10 euros (à Bucarest). Compter le double pour un bungalow. Ils sont ouverts en général de juin à septembre.
En revanche, certains terrains en Bucovine, dans le Maramures ou dans le delta disposent parfois du strict nécessaire : un point d'eau. Mais ils sont souvent libres d'accès hors saison. Le camping sauvage est praticable sans risque dans quelques régions. Prenez garde néanmoins en montagne à la fraîcheur des nuits à 1 000-1 500 m d'altitude, et aux moustiques dans le delta. Un paysan refuserararement de vous laisser un bout de verger pour planter votre tente, il vous proposera parfois même de quoi manger. 

L'hébergement chez l'habitant

Il est devenu tout à fait libre et les propositions fusent. Néanmoins, dans les villes, les gens sont logés à l'étroit, et pas mal de Roumains font des complexes quant à la qualité d'hébergement qu'ils peuvent offrir. C'est pourtant une chouette formule : vous partagez la vie des gens, on vous donne plein de bons tuyaux, on vous facilite la vie.
A la campagne, l'accueil est le plus souvent inoubliable. Attention néanmoins à quelques organismes et agences roumaines intermédiaires qui n'hésitent pas à tirer en même temps le maximum de la vache à lait occidentale et du prestataire roumain. Les prix (entre 13 et 42 €) peuvent paraître élevés en comparaison du revenu moyen roumain (212 €). Mais pour vous accueillir (être homologué) et aussi pour vivre plus confortablement, les gens doivent investir dans leur maison et supportent des coûts importants.

Il arrive d'entendre des gens se vanter d'avoir parcouru la Roumanie sans pratiquement rien débourser pour l'hébergement. Bien sûr, c'est possible, mais de là à profiter de la générosité des gens, il y a un grand pas.

L'hébergement à la campagne

Les routards le plébiscitent : c'est le meilleur moyen de sillonner la Roumanie en profondeur et en rencontrant plein de gens sympas. On peut se dévrouiller tout seul dans les villages et trouver un logement. En général (il y a des exceptions !), il vaut mieux éviter les hébergeurs qui s'annoncent à grand renfort de panneaux sur le bord des grandes routes. L'hébergement à la campagne est aujourd'hui mieux structuré : par exemple, les prestataires doivent être homologués. Certaihns verront dans l'homologation la patte de l'Etat (et alors ?). Mais c'est avant tout une démarche de clarté et de responsabilité, de normalisation. Donner sa préférence aux hébergements homologués, c'est encourager les Roumains à sortir de cette pénible culture de la triche et de la magouille.

Le Réseau Vert

Ce petit réseau associatif réunit une quarantaine de prestataires de toutele Roumanie : il est évidemment plus présent en Moldavie, sa terre d'origine, mais aussi au Maramures, Transylvanie, dans les vignobles, en Olténie, dans les delta et dans les monts Apuseni. L'intention est de développer de nouvelles ressources tout en valorisant certaines activités traditionnelles. Le tourisme à l'échelle humaine est l'une des priorités. Le Réseau Vert aide ses membres à construire leur activité et en fait la promotion. Il propose ainsi des chambres chez l'habitant ou dans les petits hôtels privés.

Les monastères

Possibilité d'hébergement dans de rares monastères, mais attention, les places sont limitées et les abus de touristes ou de notables roumains ont rendu les religieuses méfiantes. Les nonnes du monastère d'Agapia (Neamt) louent leurs maisonnettes. Dans le même secteur, le monastère de Secu dispose de chambres d'hôte. Dans certains monastères, des religieux(ses) vous proposent en douce des chambres dans le voisinage : à manier avec beaucoup de précautions. Ayez l'esprit critique et ne vous laissez pas endormir !

Aux abords des monastères, les propositions vous tombent dessus ! Gare au traquenard, car ce ne sont pas les gens les plus clairs qui viennent vous solliciter ! Le paysan ordinaire aurait honte de racoler ! Préférez vous renseigner auprès de l'association locale d'accueil s'il y en a une : elle dispose souvent d'un bureau d'information signalé par un « i » vert. Vous n'aurez que des bonnes surprises. Il y en a un à 700 m du monastère de Sucevita, dans une petite échoppe sympa.





 



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