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Hébergement Roumanie

Dans les années 1960-1970, la Roumanie a établi les bases d’une industrie touristique importante tant dans les stations thermales, balnéaires et de sports d’hiver (dans les Carpates) que dans les régions à vocation de tourisme culturel. C’est le littoral de la mer Noire qui a connu pendant cette période la plus grosse expansion.

Quantité d’hôtels à l’architecture marquée par le gigantisme ont vu le jour, mais aussi d’assez nombreux équipements intermédiaires : cabanes (chalets de montagne), campings, motels et auberges sur les routes. Ce parc d’hébergement est aujourd’hui en voie de disparition, privatisation oblige. Les établissements ferment les uns après les autres afin d’être rénovés, la conséquence étant une augmentation des prix, accompagnée néanmoins d’une réelle amélioration des services.

Mais le véritable développement du tourisme en Roumanie passe par cette gamme variée de petits hôtels privés, de pensions, d’auberges, de chambres d’hôtes. Les petits hôtels privés, les pensions, les chambres d'hôtes proposent le meilleur rapport qualité-prix en Roumanie.

Les hôtels, les motels et les auberges (hoteluri, moteluri, hanuri)

Les hôtels de première et de seconde catégories ont cédé la place aux hôtels « étoilés ».
Les hôtels 3 et 4 étoiles bénéficient de restructurations profondes et sont alignés sur les standards mondiaux de confort et de qualité des services. Les prix s'en ressentent, mais c'est bien justifié.
Parmi les hôtels 1 et 2 étoiles, c'est la loterie. L'eau chaude y est parfois aléatoire. La propreté et l'amabilité sont encore loin d'être des vertus universelles.
La plupart des hôtels incluent dans leurs prix le petit déj (copieux, mais pas toujours goûteux) et disposent très souvent d'un restaurant. Privilégiez les petits hôtels privés, surtout dans les villes.

Situés sur un certain nombre d'axes touristiques, motels et hanuri (au singulier : han) permettent un hébergement meilleur marché, dans des cadres souvent agréables et, comme ils sont généralement privatisés, ils offrent un confort souvent supérieur à celui des hôtels « bon marché ». On voit fleurir de petits établissements (auberges, motels) offrant un rapport qualité-prix vraiment très intéressant.

Les cabanes touristiques (cabane turisitice)

Type chalet ou refuge, au confort parfois rudimentaire, mais dans tous les cas très économiques, les cabane sont toujours bien situées et la plupart sont reliées par bus (rares), télécabines ou sentiers balisés permettant des randonnées en haute montagne.
Il y règne une ambiance souvent sympa. Certaines ferment hors saison.L'été, elles sont très fréquentées et il est recommandé d'y arriver tôt. On trouve les plus grosses concentrations de cabane dans les Făgăraş (près de Sibiu), les Bucegi (au sud de Braşov), dans les Carpates méridionales sur une ligne courant de Reşiţa à Sibiu.

Les campings (campinguri)

Les cartes et autres documents annoncent qu'il existe environ 150 campings aménagés à travers le pays. En réalité, beaucoup sont fermés, dans l'attente qu'une privatisation réussie leur donne un nouveau lustre.
Ceux qui existent présentent des aménagements très variables. Ils sont souvent sales et sans eau courante, mais l'amélioration est en cours. Les campings situés près des villes ou sur la côte offrent cependant un certain nombre de services. La plupart des campings proposent aussi des petits bungalows.
Le prix d'un emplacement, pour deux personnes, varie entre 5 € (à Dragomirna en Bucovine, par exemple) et 15 € (à Bucarest). Compter le double pour un bungalow. Ils sont ouverts en général de juin à septembre.
Certains terrains en Bucovine, dans le Maramureş ou dans le delta, disposent parfois du strict nécessaire : un point d'eau. Mais ils sont souvent libres d'accès hors saison.
Le camping sauvage n'est pas interdit. Il est même possible sans risque dans quelques régions.
Un bon plan, le camping chez l'habitant : certaines chambres d'hôtes partagent les sanitaires communs avec les campeurs autorisés, pour quelques lei, à planter leur tente dans le jardin.

Les monastères (mănăstirile)

Possibilité d'hébergement dans de rares monastères, mais les places sont limitées, et les religieuses, déçues par les abus, sont devenues méfiantes.
Les nonnes du monastère d'Agapia (Neamţ) louent leurs maisonnettes. Dans le même secteur, les monastères de Secu et Neamţ disposent de chambres.
Dans certains monastères, des religieux(ses) vous proposent en douce des chambres dans le voisinage : à manier avec beaucoup de précautions. Renseignez-vous plutôt auprès de l'association locale d'accueil, s'il y en a une : elle dispose souvent d'un bureau d'information signalé par un « i » vert.

L'hébergement chez l'habitant

Il est tout à fait libre, et les propositions fusent. Concernant l'hébergement à la campagne, l'accueil est le plus souvent inoubliable.
Attention néanmoins à quelques organismes et agences roumaines intermédiaires qui n'hésitent pas à tirer en même temps le maximum de profit du prestataire roumain. Les maisons d'hôtes doivent être homologuées et doivent délivrer des factures.
En général, il vaut mieux éviter les hébergements qui s'annoncent à grand renfort de panneaux sur le bord des grandes routes. Les prix (60 à 120 lei, soit 15 à 30 €, la demi-pension) peuvent paraître élevés en comparaison du revenu moyen net roumain. Mais pour vous accueillir (être homologué) et pour vivre plus confortablement, les gens doivent investir dans leur maison.
Cela dit, il y a des limites à ne pas dépasser. Le meilleur service à rendre au tourisme rural roumain est de boycotter ceux qui essaient de profiter sans scrupules du voyageur.

Le Réseau Vert (Reţeaua Verde)

Ce petit réseau associatif réunit une quarantaine de prestataires de toute la Roumanie : il est bien représenté en Moldavie, sa terre d'origine, mais aussi au Maramureş, Transylvanie, dans les vignobles, vers Buzău, dans le delta et dans les monts Apuseni.
Le Réseau Vert propose des chambres chez l'habitant ou dans les petits hôtels privés. On vous aide à composer des circuits originaux avec des étapes chez les membres du Réseau.
Les tarifs : minimul 70 lei (17,50 €) pour la demi-pension. En général, les enfants paient moitié prix jusqu'à 12 ans.

Antrec (Association du tourisme rural, écologique et culturel)

Antrec est une association d'État qui gère un important réseau d'hébergements en milieu rural, à prix accessible (entre 15 et 20 € la demi-pension, moitié prix pour les enfants). Un classement attribue des marguerites en fonction du confort. N'hésitez pas à demander les adresses « 3 marguerites ». Pour quelques euros de plus, vous bénéficierez souvent d'une salle d'eau privative, d'un beau jardin, etc.


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