Cuisine
Si la partie anglophone est somme toute très américanisée sur le plan culinaire,
le Québec a toujours essayé de relever le niveau global. Si la cuisine québécoise
traditionnelle, s’avérait bien grasse, calorique et roborative, elle a pratiquement
disparu des cartes des restaurants. Les seuls établissements qui la proposent
sont précisément spécialisés dans le « traditionnel ». Ces plats font désormais
partie du folklore. Dans le bas de gamme, la gastronomie est d’inspiration américaine.
Dès qu’on met quelques dollars de plus, on découvre, le plus souvent, une cuisine d’inspiration
française. Enfin, de par la présence de nombreuses communautés, Montréal offre une très large palette culinaire, allant de la cuisine asiatique aux délices mexicains, en passant par les trattorie de la Petite Italie et les mezze du Proche-Orient. Il existe de très bonnes tables à Montréal et à Québec si on met le prix.
Quelques infos en vrac
- Attention, les taxes et le service sont rarement
inclus dans les prix affichés. Ajoutez environ 13 % pour avoir une meilleure idée du
coût réel, plus 13% du prix hors taxes pour le service .
- Il existe un peu partout des magasins d’alimentation qu’on appelle là-bas
des dépanneurs, ouverts tard le soir et tôt le matin. Ils sont cependant
plus chers que les supermarchés.
- Certains restos, surtout à Montréal, acceptent que l’on apporte son vin.
Spécialités
-La tourtière, à l’origine réalisée à base de plusieurs gibiers, à plume
et à poil. Cette « tourte » est aujourd’hui plus souvent réalisée à base de
porc et de veau mélangés.
Durant les fêtes familiales et dans quelques restaurants, on trouve encore les
bonnes fèves au lard ou un ragoût de pattes de cochon.
Plus souvent, on pourra déguster un canard au sirop d’érable ou une
gibelote de lapin au cidre. La tarte au sucre ou le pudding chômeur.
La poutine : frites sur lesquelles on ajoute des « crottes » de fromage,
le tout nappé de sauce brune.
Sinon, les soupes sont très populaires. Essayez aussi les cretons, sorte
de terrine ressemblant aux rillettes. Les sous-marins désignent de simples
sandwiches bien garnis, et les œufs miroirs, des œufs sur le plat non
retournés.
À noter encore le pâté chinois, gratin à base de purée de pommes de terre,
de maïs et de viande hachée. Les îles de la Madeleine et la Gaspésie sont très
connues pour leurs homards. Party d’huîtres : on se réunit entre
copains et on les déguste crues ou cuites (durant les mois en « r »). Toujours
avec de la bière. Epluchette de blé d’Inde : réunion familiale typiquement
québécoise, elle ponctue la cueillette du blé d’Inde (maïs consommable par l’homme,
par opposition à celui réservé au bétail) et se termine parfois par une fête.
Boissons
- Les vins étrangers sont très chers (surtout les français). Moins chers,
les vins chiliens et argentins ont beaucoup de succès. Profitez aussi des vins
californiens de bonne qualité et moins chers que les français. Mais le Canada
produit aussi du vin. Goûtez au vin de glace (ice wine) préparé à partir de raisins qui ont gelé sur pied au début de l'hiver. Vin liquoreux délicieux mais très cher (entre 40 et 60 $Ca la bouteille).
- La bière est beaucoup plus abordable et le Québec notamment en est
un gros producteur (marques Labatt, Molson, O’Keefe...). Très branchées
: les bières artisanales produites localement dans des « micro-brasseries »,
comme la Belle Gueule, la Boréale, la Chaudière, la Blanche de Chambly. La Maudite
et la Fin du Monde sont excellentes. Ces deux dernières sont produites par Robert
Charlebois. Quant à la Cheval Blanc, elle existe depuis près d’un siècle.
- Quant au café, tous les bons restaurants et cafés se sont dotés depuis
plusieurs années de machines à espresso et cappuccino.
- Le vin de bleuet (cousin de notre myrtille), le whisky canadien
(Canadian Club, etc.), le caribou (mélange fulgurant d’alcool fort et
de vin), etc.
Attention : breuvage désigne une boisson chaude ou froide, non alcoolisée,
boisson signifie boisson alcoolisée uniquement, liqueur s’applique
aux boissons gazeuses.
Les alcools sont vendus uniquement dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) qui possède le monopole de la distribution des vins et spiritueux. Ceux vendus dans les supermarchés et épiceries sont imbuvables : on les appelle non sans humour des "vins de dépanneur".