Cuisine, gastronomie et boissons Québec

Cuisine

La gastronomie québécoise traditionnelle est à nouveau à l’honneur dans de nombreux restaurants, souvent les plus chic, qui privilégient les circuits courts pour se fournir en ingrédients locaux et de saison, voire bio. Dans les grandes villes, ce sont les bistrots branchés qui se sont emparés du sujet et entendent bien réveiller le patrimoine culinaire québécois en revisitant certaines spécialités. C’est souvent bon, mais trop cher.
Cela dit, au quotidien, on mange la plupart du temps à la mode américaine : hot-dogs, burgers, pizzas et poulet-frites, sous-marins (les submarines américains), d'énormes sandwichs garnis de toutes sortes de choses. Les pubs et les brasseries se spécialisent dans les bons gros steaks, les copieuses salades ou les fish and chips.

La cuisine végétarienne et vegan est également très répandue, notamment dans les grandes villes, et bien plus imaginative qu’en Europe.

Les villes offrent parfois un choix étonnant de cuisines ethniques. Pas mal d'immigrants ouvrent des restos et, à Montréal, on pourra se régaler aussi bien de fajitas mexicaines que de yakitoris japonais, ou même de wat éthiopien !

Il existe aussi une cuisine canadienne plus travaillée, souvent d'inspiration française ou méditerranéenne, mâtinée de touches locales. Et puis il y a l'avant-garde. Cette cuisine, beaucoup plus créative et plus légère, met elle aussi en valeur les produits locaux, souvent bio : poissons et fruits de mer, agneau, gibier, légumes, fromages, baies de saison, sirop d'érable, têtes de violon (fougères)...
L'influence de la cuisine fusion, apparue sur la côte ouest américaine dans les années 1990, est déterminante.

Spécialités québcoises

Les Québécois sont fiers de certaines de leurs spécialités comme la tourtière, réalisée à base de différentes viandes selon les régions.

Durant les fêtes familiales et dans quelques restaurants, on trouve encore les bonnes fèves au lard ou les ragoûts de pattes de cochon. On  pourra, parfois même, déguster un canard au sirop d'érable ou de la dinde aux atocas (canneberges). Sinon, les soupes sont très populaires. Essayez aussi les cretons (l'équivalent de nos rillettes), ou la cretonnade (à base de veau ou volaille), servie au petit déjeuner. Dans les cabanes à sucre, on sert parfois des oreilles de crisse, grillades de lard salé.

- Le poisson figure aussi en tête de liste de la cuisine traditionnelle. Le saumon essentiellement : frais, en tartare, fumé au bois d'érable, mais malheureusement presque toujours d'élevage(donc très gras, écologiquement et diététiquement très contestable !

- Les fruits de mer ne manquent pas non plus, même s'ils sont souvent frits. Les pétoncles sont délicieux.

- Les îles de la Madeleine, la Gaspésie, la Côte-Nord et les Provinces maritimes sont très connues pour leur homard, qui débarque en mai et juin - mais reste disponible toute l’année grâce aux viviers.

On trouve aussi des huîtres, comme les excellentes « caraquettes » en Acadie.

- En Gaspésie, il faut goûter au cipaille, une recette populaire et savoureuse mélangeant bœuf, porc, poulet et dinde dans une pâte fine, avec des herbes et de la cannelle.

- Le pâté chinois, une sorte de hachis parmentier auquel on aura ajouté du maïs. C'est le plat qui donnait le plus d'énergie aux nombreux travailleurs asiatiques qui construisirent la célèbre ligne de chemin de fer « transcanadienne » ! On en trouve pas mal dans les restos populaires de Montréal, à côté du ragoût de boulettes...

- Ceux qui auront la rare chance d'assister à une épluchette de blé d'Inde ne doivent pas la rater : réunion familiale typiquement québécoise, elle ponctue la cueillette du blé d'Inde et se termine parfois par une fête. On achète de gros sacs, on fait bouillir les épis puis on les déguste avec du beurre salé... et de la bière.

- L’un des plats emblématiques du Québec est la poutine : des frites (molles, assez souvent) sur lesquelles on ajoute du « fromage en crotte » fondu, le tout nappé de sauce brune. Cependant, certains restos ont à cœur de revisiter ce plat populaire et roboratif avec des produits de qualité (comme La Banquise à Montréal).

- À ne pas confondre avec la poutine acadienne : la patate crue est râpée, puis mise à dégorger et cuite. La pâte obtenue est additionnée de patate pilée, façonnée en boule et farcie de lard ou de viande de porc.

- Le hamburger (ou burger) : comme aux États-Unis, le burger fait un peu figure de plat national ! Évidemment, le choix de la viande est primordial. Le top est celui élaboré avec du bœuf de l’Alberta, voire, summum du chic, avec de la viande japonaise de Kobe (bien plus cher, évidemment).
Pour dévorer un bon burger, ce n’est évidemment pas dans les fast-foods qu’il faut aller, mais dans les vrais restos et les pubs, qui servent d’excellentes viandes tendres et fraîches. C’est toujours servi médium (à point).
Même les restos végétariens en servent (!), en remplaçant la viande par des falafels par exemple.

- Le Canada a hérité des traditions fromagères des deux pays qui l’ont colonisé. Fromages fermes (style cheddar) du côté anglais, affinés à pâte molle pour l’influence française.

Desserts

Noter la tarte au sucre, la tarte aux pacanes (noix de pécan) et la tarte aux bleuets (sorte de myrtilles) en saison. Les anglophones font aussi d'excellentes tartes et des crisps : des fruits saupoudrés d'un mélange de flocons d'avoine et de sucre roux cuits au four.
À Montréal, goûter au pouding chômeur. Pendant la crise de 1929, les femmes d’ouvriers imaginèrent une recette à base de produits bon marché pour fabriquer ce gâteau au nom bizarre : farine, cassonade et eau. Plus tard, on utilisera du sirop d’érable. Bon et peu dispendieux !

Au rayon friandises, il faut oser la queue de castor, un beignet plat et allongé nappé au choix de sucre et de cannelle, de chocolat ou de beurre d'érable.
Et enfin, les crèmes glacées molles, à tremper dans le chocolat et des sirops multicolores...

Petit déjeuner (« déjeuner » en québécois)

L'un des plus copieux que l’on connaisse, et qui se prend volontiers à l’extérieur (du moins pour ceux qui ne logent pas en gîte). À l’image du breakfast américain, il s’agit d’un vrai repas, avec une large variété de plats.

Les œufs d’abord, au plat, brouillés, en omelette, etc., servis avec des toasts beurrés (on dit « rôties ») de pain brun, blanc ou multigrains, et des pommes de terre, du bacon, des saucisses. Dans le genre, le top ce sont les bénédictines (eggs benedict), des œufs pochés, allongés sur un petit pain rond toasté et nappés de sauce hollandaise, avec le plus souvent du jambon grillé ou du saumon fumé, mais on en trouve moult déclinaisons.

Autre classique, les bagels, petits pains en forme d’anneaux, à la mie compacte (moelleux à l’intérieur, croustillant dehors), servis soit simplement tartinés de fromage frais, soit garnis de tout et n’importe quoi.

Au rayon sucré, le trio gagnant c’est crêpes, pancakes et pain doré (pain perdu), à napper de sirop d’érable.

L’ensemble s’accompagne en général de fruits frais.

Dans la plupart des restos servant le petit déj (certains ne font que ça), le café, servi à volonté, est inclus avec le plat.

Boissons

Se méfier des différences de vocabulaire.

  • Breuvage désigne une boisson chaude ou froide, non alcoolisée.
  • Boisson signifie boisson alcoolisée uniquement.
  • Liqueur s'applique aux boissons gazeuses.

Vins

Les bons vins étrangers sont très chers (surtout les français). Au resto, une bouteille de qualité moyenne coûte entre 35 et 50 $. En revanche, beaucoup de restos proposent un assez bon choix au verre, de 7-8 à 15 $.
Certains restos n’ont pas de licence pour vendre de l’alcool et acceptent que vous veniez avec votre propre bouteille, surtout à Montréal ! La mention « Apportez votre vin » est alors apposée sur la vitrine. Si vous souhaitez acheter une bonne bouteille (ou même une mauvaise !), vous n’aurez d’autre choix que de vous rendre dans les magasins de la Société des alcools du Québec. Cette entreprise détenue par la province a le monopole de la vente d’alcool.

Le Canada produit du vin, essentiellement dans la région du Niagara en Ontario, et dans la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique.

Les vins québécois sont une curiosité sympathique. Peu de restos en servent, mais on peut en trouver à la SAQ. Préférez les blancs aux rouges, même si ces derniers sont en nette progression (le cabernet franc est le cépage le plus courant).

Côté vins d’Ontario, les cépages de choix sont le riesling et le chardonnay en général. Le miracle du vin canadien demeure néanmoins l'ice wine (vin de glace), produit à partir de raisins qui ont gelé sur pied au début de l’hiver.

Bières

Le Québec est un gros producteur de bière. La Molson Canadian quant à elle se partage la plus grande part du marché avec la Labatt Blue.
Toutefois, si vous êtes un amateur de bières, ce ne sont pas ces énormes brasseries qui retiendront votre attention, mais les microbrasseries, qui ont le vent en poupe et se sont implantées un peu partout.
Puisqu’il est de fait impossible de connaître toutes les marques, on choisit plutôt sa bière en fonction de son type. Les ale sont des bières de haute fermentation, à plus haute teneur en alcool : de la moins maltée à la plus maltée, vous trouverez la pale ale, dont la fameuse I.P.A., soit Indian Pale Ale, amère et très houblonnée, l’amber ale, ou encore la brown ale. Les lagers, blondes ou ambrées, sont des bières de fermentation basse, moins alcoolisées

Café

Si le traditionnel jus de chaussette à l'américaine est encore très présent, la plupart des bons restos et coffee shops sont désormais dotés de percolateurs ou de cafetière à boule Cona. Les coffee shops, souvent pourvus d'une terrasse, sont la version nord-américaine de nos cafés. On s'y arrête pour prendre un expresso, un cappuccino ou un caffè latte.

Curiosités

Le Clamato est un jus de tomate relevé de bouillon de palourde (dont on sent à peine le goût), qui entre surtout dans la composition du César, cousin canadien du bloody mary ; le vin de bleuet (cousin de notre myrtille) a très vaguement le goût du portoet on le trouve même, au Nouveau-Brunswick, on en trouve même aromatisé au homard ; le whisky canadien (Canadian Club...) ; le Caribou (mélange fulgurant d'alcool fort et de vin, parfois allongé de sirop d'érable). Le Québec produit aussi des vins de miel ou de sureau, cidres de glace, apéritifs de chicouté (etc.), le type de produits que l’on trouve chez les producteurs ou dans les succursales de la SAQ à proximité des lieux touristiques.

Légalité

Les bars sont interdits au moins de 18 ans, impossible donc d'aller boire un coup et d'amener vos enfants avec vous. En général, on vous laissera quand même vous installer à l'extérieur s'il y a une terrasse (mais pas garanti).

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