Le bus
C'est le seul vrai moyen de transport conseillé au Mexique. Les bus circulent
absolument partout, dans des conditions de confort variables selon les régions.
Il existe trois classes : 2e classe (vieux bus, lents et qui s'arrêtent tous
les 10 km), 1re classe (bus correct avec TV et sièges inclinables) et les bus
de lujo (bus de luxe : bus couchettes avec beaucoup moins de sièges et
donc plus de place pour les jambes !).
Exemple de tarif : Mexico - Veracruz : 260 $Me (18,20 €) en 1ere classe.
Le train
Ne cherchez pas la gare ; il n'y en a plus. Depuis la privatisation de Ferrocarriles
Mexicanos en 1997, les lignes de chemin de fer ont été désaffectées
ou sont réservées au fret. Cependant, il existe encore 2 lignes célèbres qui valent vraiment le coup :
- Los Mochis-Chihuahua : c'est le fameux train Chihuahua al Pacífico qui traverse le magnifique Cañón del Cobre (canyon du Cuivre) et la sierra des Tarahumaras.
- Guadalajara-Tequila. Avec le Tequila Express.
Exemple de tarifs : Mexico-Veracruz (416 km) : 300 $Me (21 €) en 1ere classe ; Mexico-Mérida (1340km) : 985 $Me (69€).
L'auto-stop
L'auto-stop ne se pratique quasiment pas au Mexique, à part en Basse-Californie, influence américaine oblige.
La location de voitures
Il est conseillé de louer à partir de la France. Beaucoup moins cher qu'au
Mexique.
Les compagnies mexicaines n'acceptent généralement pas de louer des voitures
aux moins de 25 ans et exigent permis, passeport et carte de paiement pour la
caution.
Bien vérifier l'état général du véhicule avant le départ. Attention au fait
que certaines agences ne reçoivent pas les véhicules les samedi et dimanche.
Tracasseries à la frontière, pour réaliser un circuit Mexique-Guatemala-Belize
à partir de Mexico, il faut obtenir une autorisation écrite de la société
de location fournie par la société Sarah Rente Autos (Sullivan no
69, Lobby San Rafael, 06470 Mexico City, à 100 m de la tour de la Loterie Nationale
; tél. : 5566-60-88). Avis, Hertz et Budget refusent de la délivrer.
L'art de conduire
Sachez que n'importe qui conduit au Mexique, souvent sans permis ni assurance
et dès l'âge de 14 ou 15 ans (de toute façon, le permis ne veut pas dire grand-chose
puisqu'il s'achète, tout simplement...). Cela dit, les Mexicains, dans l’ensemble,
ne conduisent pas plus mal que n’importe qui.
Quelques trucs à connaître :
- Un peu partout sur les routes, il y a des vibratores ou topes,
sortes de dos-d'âne artificiels destinés à achever les suspensions. C'est le
cauchemar des automobilistes.
- Attention, les feux sont placés APRÈS le carrefour. Quand on
n'a pas l'habitude, on pourrait croire qu'il n'y a pas de feux, funeste erreur...
Les lignes blanches, clignotants et panneaux divers sont peu respectés.
- Stationnement : en ville, de nombreux parkings, (estacionamientos),
heureusement moins chers qu’en Europe. Ils sont indiqués par un
E. Il vaut mieux les utiliser plutôt que de se garer dans la rue.
- Mauvais stationnement : ne vous inquiétez pas le jour où vous retrouvez
votre véhicule avec une plaque d'immatriculation en moins ou un sabot accroché
à l'une de vos roues. Il faut aller au Transito le plus proche (c'est
la police municipale) et payer une contravention. Prévoyez un tournevis, ils
ne remettront pas la plaque eux-mêmes...
- Autoroutes : aucune règle, donc soyez très concentré, tout peut arriver
!
- Conduite de nuit : elle est déconseillée dans certaines régions
peu fréquentées. À Mexico, la pratique veut qu'on ne s'arrête
pas aux feux ou aux stops (insécurité oblige). Fermez aussi la porte à clé et
les fenêtres.
- Essence : les stations-service sont généralement situées à la sortie
de chaque ville. Attention, il en existe peu sur les autoroutes donc faites
le plein avant de prendre la route ! En station, des pancartes invitent la clientèle
à vérifier si le compteur de la stations-service a bien été remis à zéro avant
que le pompiste ne procède à une nouvelle distribution ; cette mise en garde
est parfois utile. De même, vérifier votre monnaie (bis repetita).
- Accrochages ou accidents : en cas d'accident, téléphonez immédiatement
au loueur qui préviendra l'assurance qui enverra un de ses agents sur les lieux.
Ne traitez pas avec l'autre conducteur s'il n'est pas assuré et veut vous proposer
un règlement à l'amiable. Attendez l'arrivée de l'agent d'assurances.
Le taxi
Le taxi est un moyen de transport très pratique et très économique. À Mexico,
presque tous les taxis ont un compteur, ne montez pas quand il n'y en a pas
(arnaque) et vérifiez qu'il a été remis à zéro (dans les 5 pesos au départ).
Vérifiez également la licence : elle doit avoir une photo et une date d'expiration.
Ne payez qu'après avoir récupéré les bagages. Enfin, prévoyez de la monnaie.
La nuit, ne prenez jamais de taxi dans la rue, appelez un sitio, beaucoup
plus cher mais beaucoup plus sûr.
En province, les taxis n’ont pas de compteur donc négociez la course
avant de monter en vous référant aux tarifs du coin ou en divisant
par deux le prix proposé par le chauffeur.
Et pour éviter les arnaques, les terminaux de bus ont désormais tous une station
de taxis intégrée. La course est prépayée et la sécurité est garantie.
L'avion
L'avion est relativement cher pour les vols intérieurs, mais il peut permettre
d'éviter de longs trajets monotones en bus. En plus, les transferts entre l'aéroport
et la ville sont parfois coûteux.
Pour réserver les vols intérieurs, les agences de voyages sont bien pratiques
car elles sont en contact avec toutes les compagnies aériennes.
Deux compagnies charters : Magnicharters et Aviacsa sont pratiques pour
les destinations de plage.
À noter aussi l'apparition de compagnies aériennes low cost comme Volaris et Interjet. Leurs tarifs ne sont cependant pas si concurrentiels par rapport à ceux des charters. À étudier au cas par cas.