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![]() Traditions MartiniqueFêtes et jours fériésLa vie nocturne n’est pas de tradition aux Antilles. Les Antillais
dansent surtout en famille ou entre amis à l’occasion des fêtes
(les célèbres zouks). Habit traditionnelAdieu foulards, adieu madras... Encore un coup de canif dans la carte postale ! Tout comme la coiffe en Bretagne, le costume des doudous n'est plus porté que pour les fêtes ou le carnaval. Pour être belle, autrefois, il fallait casser sa tirelire : superbe jupon de broderie anglaise, corsage décolleté, jupe ample en madras (un tissu apporté ici par les Indiens), foulard triangulaire, grande robe chatoyante pour les fêtes, sans oublier un arsenal de bijoux en or (collier-chou, chaîne-forçat...). Religions et croyancesLes églisesMême si la religion catholique constitue toujours la première communauté de l’île, d’autres viennent désormais ici prêcher la bonne parole. Adventistes (deuxième communauté), baptistes, méthodistes, témoins de Jéhovah… Une singularité en appelle une autre. Comme en Polynésie, les micro-églises sont ici chez elles. Pour beaucoup d’Antillais, en effet, la ferveur importe plus que le chemin. L'hindouismeLes temples hindous font regretter Bénarès, le çivaïsme s’est transformé au contact des chrétiens créoles. La grande fête s'appelle tout simplement Bon Dieu Cooli (le coolie, c'est l'hindou). 4 jours de sacrifices (un mouton, un coq) et de danses rituelles en costumes bariolés, qui peuvent aller jusqu'aux transes sacrées sur le tranchant d'un sabre. Âmes sensibles, s'abstenir (les gorges des moutons et des coqs sont tranchées d'un coup sec). Un grand repas convivial clôt les festivités. Les touristes compréhensifs et sympathisants sont les bienvenus (demander toutefois l'autorisation de faire des photos ou de filmer). La sorcellerie et les superstitionsVos chances sont minces de croiser un quimboiseur ou un séancier,
l'équivalent de nos « j'teux d'sort » berrichons. Ou plutôt, vous pouvez tout
à fait en croiser un mais sans le savoir. Les rites funérairesLes Antillais entretiennent un rapport particulier avec leurs morts. Les veillées mortuaires servent à accompagner le mort jusqu’à sa dernière demeure pour qu’il ne revienne pas tourmenter les vivants. Dans la chambre, on pleure le disparu ; dehors, sous la véranda, famille et amis se réunissent pour parler du défunt, évoquer sa mémoire, raconter des histoires et ce, jusqu’à l’aube. On va manger et, bien sûr, boire du rhum, sans oublier d’en verser une petite goutte à terre par respect pour le mort. |
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