Santé
Département français, la Martinique est soumise aux mêmes normes et réglementations sanitaires que la métropole. En conséquence, n'oubliez pas d'apporter votre carte d'assuré social au cas où vous devriez être hospitalisé sur place. De plus, l'infrastructure médicale et hospitalière y est des plus efficace. Ce qui fait que c'est à l'évidence l'endroit le plus sûr de la région à plusieurs milliers de kilomètres à la ronde. En cas de pépin, le numéro des urgences médicales est le 112.
Les maladies infectieuses et parasitaires autrefois célèbres ont aujourd'hui disparu : paludisme, pian, filariose lymphatique, bilharziose intestinale (sauf si l'on a la mauvaise idée d'aller se baigner dans une rivière en aval d'une zone habitée). Si bien qu'il n'y a quasiment plus de maladies spécifiques dans cette zone pourtant tropicale.
On retiendra néanmoins un chiffre grave : la Martinique est l'un des départements français les plus touchés par le virus du sida, juste avant l'Île-de-France.
Plages : attention, dangers
- Gare au mancenillier (de l'espagnol manzana, qui signifie « pomme ») ! On trouve partout, et surtout au bord des plages, ce petit arbre perfide qui peut devenir grand et ressemble au pommier, fruits compris. Tout est toxique dans ce redoutable végétal, de l'écorce à la sève, en passant par les fruits et même les feuilles. Non seulement il ne faut surtout pas y goûter, mais même s'en approcher est dangereux. S'abriter sous ses branches par temps de pluie relève de la folie puisque l'eau en ruisselant sur ses feuilles entraîne de l'acide qui provoque de très graves brûlures même au travers des vêtements.
Si toutefois vous touchiez par mégarde une feuille par temps de pluie, ou si vous aviez un doute, il faut le plus vite possible, et, par précaution, vous laver avec de l'eau et du savon !
En Martinique, la plupart des mancenilliers sont bien signalés (pancarte ou tronc peint en rouge). Il faut cependant ouvrir l'œil et, dans le doute, s'abstenir.
Voici le signalement de l'arbre : tronc noueux tirant sur le gris, faible hauteur (2 à 5 m), feuilles arrondies et fruits alléchants. Sa petite pomme, surtout quand elle est bien verte, a la délicate odeur du pire des fruits défendus. En conséquence : ne pénétrer en zone arbustive qu'accompagné par quelqu'un du pays et ne pas manger n'importe quel fruit, aussi appétissant soit-il.
- Beaucoup de plages sont également fréquentées par des chiens, lesquels y laissent des parasites qui peuvent pénétrer la peau ; il se développe alors un petit ver sous-cutané (Larva migrans) qui donne de fortes démangeaisons. Rien de bien grave, mais à éviter. Précautions à prendre : sandales pour marcher sur les plages, et natte pour s'y allonger.
- Évitez de vous rafraîchir les pieds dans des étangs d'eau douce ou de marcher dans la boue : si la bilharziose a disparu des îles, les risques d'attraper ankylostomiase et anguillulose existent.
- Il y a des serpents venimeux : deuxième bonne raison pour ne pas s'aventurer en tongs en zone herbeuse ou boisée. Chaque année, la Martinique déplore malheureusement quelques décès causés par le « fer-de-lance », une vipère jaune, qui atteint les 2 m. On ne répétera jamais assez qu'il est indispensable d'être bien chaussé pour randonner.
- Certains poissons contiennent des toxines qui peuvent entraîner, en cas de consommation, des troubles parfois graves (paralysies, chute de tension) et toujours désagréables (démangeaisons, fourmillements, vertiges...). C'est ce que l'on appelle la ciguatera ou « gratte ». Requins, barracudas, murènes sont en principe interdits à la vente, mais on en trouve sur tous les marchés. Certains ne sont peut-être pas touchés, mais cette toxine agit par accumulation notamment dans le foie, alors n'abusons pas...
- De temps en temps survient une épidémie de dengue, comme dans toutes les zones humides et chaudes du globe. Il s'agit d'une infection virale qui se traduit par les mêmes signes que la grippe, mais généralement en plus fort. Cette maladie est transmise par un de ces sacrés moustiques, qui restent la seule véritable plaie des Antilles. Un animal dont il est nécessaire de se protéger, sauf si l'on a la peau tannée des vieux baroudeurs.
La phobie des moustiques et des yen-yens
Il est recommandé de dormir sous moustiquaire dans les endroits sans brasseur d'air ni AC. Les répulsifs et insecticides divers sont ici les bienvenus de jour comme de nuit. Surtout avec les yen-yens, de minuscules moucherons devenus un véritable fléau transformant les pattes blanches des nouveaux arrivants peu méfiants en une masse rougeâtre peu appétissante. Méfiance, donc, dès que le temps change ou quand la nuit tombe, l'attaque risque de se déclencher sans prévenir.
Beaucoup, pour ne pas dire la quasi-totalité des répulsifs antimoustiques/arthropodes vendus en grande surface ou en pharmacie sont peu ou insuffisamment efficaces contre ces moustiques. Il existe une gamme conforme (OMS, Ministère de la Santé) et fiable : Insect Ecran (adulte, enfant, vaporisation, imprégnation des tissus), disponible en pharmacie.
L'idéal (surtout quand on a un bébé), c'est peut-être d'emporter des diffuseurs et des plaquettes antimoustiques pour pièce avec fenêtres ouvertes.
Quelques conseils en plus...
Attention, enfin, à tout ce qui fait le charme de ces îles : la cuisine locale, souvent très pimentée ; les boissons alcoolisées un peu raides (le ti-sec, rhum blanc que l'on boit dès le matin pour le « décollage », et les punchs que l'on vous propose tout le reste de la journée) ; le soleil, qui peut taper très fort ; les sports en chambre (préservatifs absolument obligatoires).
En plus de ces quelques conseils, il est recommandé d'être à jour de ses vaccinations « universelles », déjà recommandées en métropole : diphtérie, tétanos, polio, hépatite B.
À part ça, pas de raison de vous inquiéter outre mesure ; ce sont de simples recommandations d'usage.
Centres de vaccinations
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