- Superficie : 1 130 km².
- Situation : à 7 000 km de la France, à 3 150 km de New York, à 440 km de la première côte sud-américaine. 25 km la séparent de la Dominique, 37 km de Sainte-Lucie. Quant à la Guadeloupe, elle est à 120 km.
- Préfecture : Fort-de-France.
- Population : 400 000 habitants.
- Densité : 356 hab./km².
Économie
Bien avant l'euro, c'est le sucre qui fut la première monnaie d'échange internationale. Si le boom économique reposait uniquement sur le sucre et le rhum aux XVIIe et XVIIIe siècles, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le cours du sucre s'étant effondré dans les années 1960, la production annuelle de canne atteint aujourd'hui difficilement 202 000 t, ce qui la place très loin derrière Cuba, et même derrière ses voisines des Caraïbes.
On importe, car, avec une seule usine encore en activité, à La Trinité, les besoins locaux ne sont même plus totalement couverts et le rhum ne se vend pas si bien que ça, malgré l'effet positif de l'AOC.
Quant à l'ananas, c'est tragique : de 800 ha, il y a encore 10 ans, la production est passée aujourd'hui à 170 ha avec la fermeture récente de l'usine du Morne-Rouge.
Et c'est à nouveau la canne à sucre qui revient sur le devant de la scène, une entreprise brésilienne ayant fait miroiter la possibilité de faire du biocarburant sur place, en utilisant les récoltes. Un projet qui, sur 10-15 ans, pourrait changer la face des choses.
La banane est curieusement sortie ragaillardie du cyclone Dean en 2007. Les planteurs ont reçu de l'argent de la Communauté européenne. Mais, depuis 20 ans, le pays perd 1 000 ha de terres cultivables par an au profit de la construction.
Et puis, depuis le 1er janvier 2006, c'est la guerre commerciale entre l'Union européenne et les États-Unis, qui n'acceptaient plus les subventions en faveur d'une banane cultivée pratiquement sous leur nez, à l'intention du marché européen. Coup dur pour la banane antillaise, dont le coût de production est largement supérieur à celui de la « banane-dollar », commercialisée par les multinationales américaines, et même à celui de la banane dite « ACP » (Afrique-Caraïbes-Pacifique).
Bref, le nouveau tarif proposé en janvier 2006 était déjà trop bas pour empêcher la « banane-dollar », commercialisée par ces firmes, d'envahir l'Europe.
Les prix ont beaucoup augmenté dans la dernière décennie même si la tendance est repartie à la baisse face à la crise. Cette crise mondiale et les grèves de février 2009 ont encore mis à mal l'économie touristique de l'île. Fermetures et reventes d'hôtels ont entraîné les licenciements qui vont généralement avec...
Parmi les signes d'espoir, signalons la volonté de se tourner plus nettement vers le marché nord-américain.