- Population : environ 407 000 habitants.
- Superficie : 246 km² pour l'île de Malte et 67 km² pour Gozo, soit 313 km² pour l'ensemble de l'archipel, ce qui en fait le plus petit État de l'Union européenne.
- Densité de
population : 1 272 hab./km², l'une des plus fortes d'Europe.
- Capitale : La Valette (7 000 habitants ; 100 000 habitants si l'on compte la proche banlieue : Hamrun, Qormi, Birkirkara...).
- Régime : Malte a obtenu son indépendance en 1964 ; la République a été proclamée en 1974. Le régime est parlementaire.
- Chef de l'État : le pouvoir exécutif est détenu par le Premier ministre, Lawrence Gonzi.
Le président de la République est élu par le Parlement. George Abela occupe ce poste depuis avril 2009.
- Religions : 97 % de chrétiens catholiques ; minorités protestante, musulmane et juive.
- Langues officielles : le maltais et l'anglais.
- Monnaie : l'euro depuis le 1er janvier 2008.
- Sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco : La Valette, l'hypogée de Hal Saflieni, ainsi que les temples mégalithiques, regroupant ceux de Ġgantija (île de Gozo), Haġar Qim, Mnajdra, Tarxien, Ta'Hagrat et Skorba (île de Malte).
Économie
Les uniques ressources de Malte sont des ressources naturelles à faible valeur ajoutée (la pierre et le sel), mais surtout le sens commercial des Maltais.
De par sa taille, ses volumes d'importations et d'exportations, l'économie maltaise se révèle extrêmement sensible à la géopolitique. Sa balance commerciale est structurellement déficitaire, puisque l'archipel dépend presque en totalité de ses importations. Les répercussions de la crise financière mondiale se font aussi largement sentir ici...
L'île ne peut miser sur une « terre nourricière ». L'agriculture, en déclin, ne représente qu'à peine 1,5 % du PIB.
En revanche, l'industrie, et, plus encore, le tourisme, constituent les deux piliers de l'économie maltaise.
La diversification est primordiale, mais la construction navale et le textile sont des secteurs en pleine incertitude. La fin des subventions européennes en 2008 laisse planer un doute sur leur pérennité. Reste l'industrie pharmaceutique, qui continue à se développer.
C'est toutefois essentiellement grâce au développement du tertiaire et des services que l'économie de Malte a décollé depuis les années 1990. Les services financiers jouent un rôle important, mais ils placent Malte dans l'une des « zones grises » de la finance mondiale.
Le tourisme s'est imposé comme une ressource essentielle dès les lendemains de l'Indépendance. C'est la première source d'emplois.
La question de l'entrée dans l'Union européenne était essentiellement un choix économique. L'Europe est aujourd'hui le principal partenaire commercial.