Argent, banques, change
Monnaie
La monnaie est le dinar jordanien (JD). Il est divisé en 100 piastres (et en 1 000 fils, mais cette dernière unité n'est plus vraiment en service).
À côté du chiffre en arabe, on peut lire en lettres la traduction en anglais. Il est préférable de toujours vérifier l'addition au resto, et de demander les prix avant de commander (ils ne sont pas toujours affichés).
Évitez les billets de 20 dinars (à plus forte raison ceux de 50) : dans certains coins paumés, on aura du mal à vous rendre la monnaie.
Change
Début 2009, 1 JD valait environ 0,90 € et 1 € équivalait à 1,10 JD. Le dinar jordanien étant à parité fixe avec le dollar américain, son taux fluctue légèrement.
On ne peut pas acheter de dinars en dehors de la Jordanie. Mais toutes les banques sur place acceptent les euros, de préférence des grosses coupures (commission sur les petites coupures).
Changez votre argent dès votre arrivée, car aucune monnaie étrangère n'est acceptée dans les commerces.
Le taux de change (pour le cash) est en général meilleur dans les banques que dans les bureaux de change.
En revanche, toutes les banques n'acceptent pas les chèques de voyage, et quand elles le font, elles prennent une très forte commission. On déconseille donc d'en prendre.
Cartes de paiement
De plus en plus d'hôtels (sauf les plus modestes), de restos (chic) et
de commerces (pour touristes) acceptent les cartes Visa et MasterCard, mais attention au taux de change. Il semble que la carte American Express soit très peu acceptée.
Aucun problème pour trouver un distributeur de billets dans les grandes villes et les villes moyennes, mais chaque retrait est commissionné.
- Attention : sur les fiches, sous le premier total, une petite case indique le tip (pourboire), suivie d'une autre case où doit être inscrit le total général. Si vous ne remplissez pas ces deux dernières cases, vous prenez le risque de laisser le restaurateur inscrire ce qu'il veut après que vous avez signé !
Budget
La Jordanie n'est pas un pays bon marché pour les routards. On peut toutefois s'en sortir en optant pour des hôtels au confort minimal et pour des restos populaires qui restent très bon marché. Dans les hôtels, il ne faut pas hésiter à négocier, surtout dans les établissements les plus chic. Les transports locaux (bus) sont encore bon marché.
- Attention, la hausse des produits pétroliers (dont celle très forte de 2008) et l'augmentation des taxes gouvernementales ont alourdi toutes les notes. Tout a été touché. Exception faite pour les établissements qui facturaient les taxes à part ; dans ce cas, le client y trouvera son compte.
Hébergement
Certains établissements affichent des tarifs taxes comprises, mais parfois il faut les ajouter ; bien se le faire préciser (8 % de taxes + 10 % pour le service), car cela peut influer significativement sur le total.
Les prix s'entendent sur la base d’une chambre double.
- Bon marché : 12 à 25 JD.
- Prix modérés : 25 à 35 JD.
- Prix moyens : 35 à 50 JD.
- Chic : de 50 à 90 JD.
- Très chic : plus de 90 JD.
Restauration
Là encore, il faut parfois ajouter 10 % pour le service et 8 % de taxes aux prix mentionnés sur les cartes.
Nous indiquons ici un prix par personne pour un repas complet sans boissons, service non compris.
- Très bon marché : moins de 4 JD.
- Bon marché : de 4 à 8 JD.
- Prix moyens : de 8 à 12 JD.
- Plus chic : plus de 12 JD.
Musées et sites
À partir de 1 JD par adulte, 2 à 6 JD pour les réserves naturelles, 8 JD pour Jerash et 21 JD pour 1 journée à Pétra (26 JD pour 2 jours, 31 JD pour 3 jours ou plus).
La plupart des sites sont désormais payants, et les tarifs ont fortement grimpé, de manière parfois exagérée, comme dans le wadi Rum par exemple, où les 4x4 de location doivent s'acquitter de 25 JD par nuit !
Ce poste budgétaire n'est donc pas à négliger. En comptant les guides pour certaines visites (Pétra éventuellement), on atteint vite plus de 100 JD par personne pour un voyage de 15 jours.
Le bakchich
À l'origine du mot, qui se perd un peu dans la nuit des temps, le bakchich était le cadeau de bienvenue, en signe d'hospitalité et d'amitié ; c'était la façon la plus simple et la plus commode de prouver à son invité que l'on n'était pas insensible à sa venue.
Aujourd'hui, le terme « bakchich » est employé à tort et à travers. C'est un pourboire, une rétribution en échange d'un service rendu, mais en aucun cas une aumône. Il ne s'agit pas non plus de distribuer n'importe quoi à n'importe qui.
Il est d'usage de laisser un pourboire au restaurant, au chauffeur de taxi.
Munissez-vous de menue monnaie et n'oubliez pas que vous représentez l'étranger, avec ce que la richesse peut avoir de provocant. Lorsque vous refusez, faites-le avec le sourire.
Pourboires pour les guides et chauffeurs
Le pourboire est d'usage lorsque l'on voyage par le biais d'une agence locale. Il est remis dans deux enveloppes séparées.
En Jordanie, vous pouvez tabler sur 3 JD par journée de voyage et par personne pour le guide, et même chose pour le chauffeur. La somme sera de 5 JD pour un guide-chauffeur.
Achats
La plupart des objets traditionnels viennent de Syrie, où ils
sont moins chers, et des territoires occupés, côté israélien. Malgré cela, on
peut avoir quelques surprises sur les marchés d'Amman (Downtown), où
les prix sont autrement plus raisonnables que sur les sites touristiques.
- Cafetières et théières : à notre avis l'artisanat le plus intéressant
du pays. Certaines, en argent, en cuivre ou en laiton, sont vraiment superbes. Mais la durée d'utilisation est loin d'être garantie. Bien vérifier la solidité des soudures et l'hermétisme des couvercles.
- Narguilé : préférez ceux de fabrication égyptienne aux syriens : ils sont plus solides et mieux ouvragés. Lors de l'achat, demandez à composer vous-même le narguilé avec les éléments de votre goût : ils sont vendus en kit ! Faites attention à la qualité du tuyau, veillez à ce qu'il ne manque rien (fourneau, coupelle, pinces, joints), et faites-vous offrir le tabac aromatisé et le charbon. Compter de 10 JD pour les médiocres à plus de 50 JD pour les très bons. Après négociation, bien entendu.
- Keffieh : el hatta waigal, à carreaux rouges et blancs,
est la coiffe traditionnelle des hommes chez les Bédouins. On l'ajuste sur le crâne à l'aide d'une cordelette noire nommée aqal. Les carreaux noirs et blancs sont portés par les Palestiniens, tandis que les keffiehs blancs sont plutôt l'apanage des peuples de la péninsule arabique.
- Tapis : tissés à la main par les Bédouines.
- Vaisselle : verres d'Hébron, plateaux de cuivre, services en
céramique, etc.
- Mosaïques : une spécialité de Madaba, dorénavant vendue dans les boutiques de souvenirs sous forme de petits tableaux ou de dessous-de-plats.
- Vêtements typiques : le jallabieh (longue robe, genre
djellabah) et les cafetans brodés à la main avec des fils d'or et d'argent.
- Bouteilles de sable : vous trouverez partout ces petites fioles
colorées aux motifs exotiques (chameaux, palmiers, etc.). C'est un véritable
artisanat local : des gamins remplissent leurs bouteilles avec une cuillère
et dessinent à l'intérieur avec une longue aiguille. Résultat souvent surprenant.
- Petits cadeaux rigolos : les sels de la mer Morte, les bouteilles
d'eau « sainte » du Jourdain, les sachets de pistaches, les photos du roi, les
cailloux colorés de Pétra et les petits poignards à lame recourbée.
- Rappelons qu'il est interdit d'exporter des coraux de la mer Rouge.