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GuyaneSports et loisirsRandonnées en forêt Pas besoin d’être Indiana Jones pour s’aventurer en forêt, différents sentiers pédestres de difficulté variable ont été aménagés. Ils sont balisés et souvent agrémentés de panneaux explicatifs sur la faune et la flore locales. On peut, par exemple, se contenter d’une promenade d’à peu près deux heures dans les environs de Cayenne, s’enfoncer dans la forêt primaire au départ de Saül ou bien emprunter depuis Cacao le sentier Molokoï, dont les 18 km se parcourent en deux jours, avec une halte nocturne au carbet-refuge situé à mi-chemin. Location du carbet : 5 €, à régler à la sympathique auberge Quimbé Kio de Cacao (tél. : 05-94-27-01-22, Internet : www.quimbekio.com), ou à celle des Orpailleurs, à l’autre extrémité du sentier (tél. : 05-94-27-06-22). Quelques principes de précaution en forêt : si l’on s’engage sans guide, mieux vaut prévenir de son départ. Préférer des chaussures de marche couvertes aux sandales, pour éviter les piqûres douloureuses des petites fourmis-maniocs. Penser à s’hydrater, prévoir éventuellement des pastilles pour purifier l’eau. Prévoir aussi une petite laine, les nuits sont fraîches en forêt ! Ne pas prélever de plantes ou toucher d’animaux, ne pas s’amuser à tirer sur une liane (on ne sait jamais ce qui risque de nous tomber dessus)... Chasse, pêche... et nature ! Chasse En Guyane, le permis de chasse n’est pas obligatoire. Il faut cependant obtenir un permis de port d’arme à la préfecture, et ne pas oublier qu’un certain nombre d’espèces sont protégées. Liste disponible à la direction régionale de l’ONF à Cayenne : 1, route de Montabo, 97300 Cayenne. Tél. : 05-94-25-53-70. E-mail : dr.guyane@onf.fr. Pêche L’abondance du poisson attire en Guyane les pêcheurs de toutes catégories. En rivière, on pêche le gros et pas commode aïmara, le coumarou ou bien le piraye (piranha). Pour la pêche en mer, on peut choisir de rester sur la plage et de lancer ses filets, ou bien jouer les sportifs en pratiquant la pêche au gros, au large des Îles du Salut, pour ramener un tarpon, un requin ou un mérou... On trouvera des adresses pour la pêche au gros sur le site Internet du Comité du tourisme : www.tourisme-guyane.com. Nature Les animaux sont tout de même plus attrayants vivants, alors autant profiter
de la richesse de la faune guyanaise pour les observer le plus
pacifiquement du monde ! Mieux vaut être accompagné d’un guide expérimenté,
ça évitera de rentrer bredouille. Visite du centre spatial C’est de Kourou que décolle la fusée Ariane, fleuron de la technologie européenne.
Le Centre spatial guyanais s’est installé ici, en 1968, pour des
raisons pragmatiques : la proximité de l’équateur favorise la mise en orbite
des satellites, le site est suffisamment dégagé (les morceaux de fusée retombent
dans la mer) et les cyclones et autres tremblements de terre sont inexistants. Le bagne Petit rappel historique Une institution qui a valu à la Guyane une bien mauvaise réputation ;
aujourd’hui encore, l’image terrifiante du bagne lui est étroitement associée
dans l’imaginaire collectif. Les premiers à être expédiés en Guyane, sous le
Directoire en 1797, étaient des déportés politiques. La déportation en
Guyane fut ensuite systématisée sous la IIe République, après
la fermeture des bagnes métropolitains de Rouen, Brest et Toulon en 1852.
L’idée était d’autant plus pratique qu’elle permettait, tout en se débarrassant
d’éléments indésirables, de disposer d’une nouvelle main-d’œuvre bénévole, après
l’abolition de l’esclavage en 1848. Les vestiges du bagne Les Îles du Salut abritent probablement les vestiges du bagne les plus emblématiques.
C’est là que les premiers déportés furent débarqués ; c’est là également
que les plus « durs » purgeaient leur peine, sur ces îles
entourées de courants marins si forts qu’ils en rendaient les évasions quasi-impossibles. - Sur l’île Royale, on trouve notamment l’ancienne geôle de Seznec, des logements
de surveillants, un hôpital militaire, une chapelle et même... un hôtel-restaurant,
qui propose des chambres en auberge (chambre double à 183 €, repas pour
deux compris), ou dans les bungalows où logeaient autrefois les surveillants
mariés (60 à 70 €). Les moins fortunés peuvent dormir en dortoir (15 €)
ou accrocher leur hamac (10 €). Outre l’intérêt historique de la visite, celle-ci offre une journée agréable au bord de la mer qui, ici, est bleue. Pour s’y rendre, deux solutions au départ de Kourou : par la navette quotidienne (départ 8 h 30, retour 17 h, 35 €) ou en voilier, un peu moins rapide mais plus agréable (46 €). Prévoir des espèces pour payer le billet. Internet : www.ilesdusalut.com. |
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