Musique, danse
En raison peut-être de leur expérience touristique, les principales villes grecques, et tout particulièrement Athènes, disposent d'une infrastructure très complète pour ce qui est de la vie nocturne.
- Les discothèques connaissent les ambiances les plus cool qui soient. Les orchestres de danse traditionnelle font vivre intensément les tavernes jusqu'à l'aube, et les fêtes et festivals en tout genre prolifèrent. Dans les discothèques, les consommations sont servies à des tarifs un rien moins élevés que chez nous. Ne vous étonnez pas que, parfois, on interdise l'entrée des boîtes de nuit aux garçons « non accompagnés ».
- Certaines tavernes, qu'on appelle bouzoukia, sont des lieux où l'on danse, chante, boit, et casse des assiettes (« coutume » grecque qui, malheureusement, coûte de plus en plus cher). Mais la plupart n'ont plus grand-chose d'authentique. Souvent, on vous imposera de commander une assiette de fruits pour avoir droit à quelques gouttes d'ouzo. L'idéal est, bien sûr, de vous faire accompagner par un ami grec qui vous mènera dans les vieilles tavernes fréquentées par les Grecs.
- Le rébétiko est le blues grec. Ces chansons de mauvais garçons des faubourgs, à la voix rauque, sont devenues à la mode dans les années 1950-1960.
Religions et croyances
Le pays est orthodoxe à 98 %. Les 50 000 catholiques sont
disséminés dans les Cyclades et dans les îles Ioniennes, et sont bien
souvent des descendants d'Italiens (Venise a eu pendant longtemps la
mainmise sur de nombreuses îles). Les protestants sont encore moins nombreux (20 000). Quant aux 100 000 à 150 000 musulmans habitant
dans le Nord du pays, en Thrace, ils sont en butte à l'hostilité de
l'administration et de l'Église orthodoxe. On
dénombre aussi 35 000 Pomaks, des Slaves islamisés, qui vivent à la frontière avec la Bulgarie.
La religion orthodoxe
est partout. L'idée d'une séparation de l'Église et de l'État est
impensable en Grèce : la Constitution de 1975, révisée en 1986, a réaffirmé avec force la place de l'Église au sein de l'État. Les popes sont donc fonctionnaires. Le mariage civil, tout de même institué par le PASOK en 1983, n'a pas grand succès et, quand le gouvernement, au printemps 2000, a enfin décidé, sous la pression de l'Union européenne, de supprimer la mention de la religion sur les cartes d'identité, la levée de boucliers a été immédiate.
En 2008, celui-ci a aussi implicitement supprimé l'obligation des cours de religion orthodoxe, en accordant la possibilité, aux parents qui en feraient la demande, d'obtenir une dispense sans avoir à fournir de motif. Là encore, la décision n'était pas sans rapport avec une décision de la Cour européenne des Droits de l'homme...
Le sentiment d'appartenance à une communauté orthodoxe qui dépasse les frontières a joué un rôle particulièrement fort lors de la crise yougoslave. On a été ouvertement pro-serbe en Grèce, au nom d'une solidarité orthodoxe et d'un fort sentiment anti-musulman (les Bosniaques étant assimilés aux Turcs). L'orthodoxie, parfois très agressive, nourrit d'ailleurs ses propres extrémismes et les minorités religieuses nationales - catholiques, protestants et musulmans - en font les frais.
Savoir-vivre et coutumes
Pour toute visite de lieux
religieux (monastères, églises), il est évidemment recommandé de se
vêtir décemment. À l'entrée de la plupart des monastères se
trouvent à disposition des vêtements permettant de couvrir les parties
de votre corps dont l'exposition pourrait déplaire. On a
déjà vu, aussi, déjà des touristes se faire chapitrer parce qu'ils étaient torse nu
dans un bus.
Enfin, n'oubliez pas que, dans le sud de l'Europe,
pour dire non de la tête, on lève légèrement celle-ci en faisant une
sorte de moue alors que pour signifier oui, on l'incline tout aussi
légèrement sur le côté.
Une journée à la grecque
Le rythme de la journée d'un Grec n'est pas vraiment le même que celui d'un Européen non méridional. Ça commence vers 7h, avec une longue matinée qui se termine par le messiméri (midi), notion assez vague (13h-15h) qui sert à prendre un repas assez léger ; puis c'est la sieste (facilement jusqu'à 17h-17h30) qui précède l'après-midi (apoghevma), période où l'activité reprend (en gros jusqu'à 20h).
Le « petit soir » (vradaki) est consacré à la volta, la promenade sur le port ou sur la place ; c'est l'heure des civilités, et surtout pas l'heure de manger.
Ensuite, la soirée peut commencer, le repas ne débutant pas avant 22h le plus souvent.