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Traditions Grèce

Une journée à la grecque

Le rythme de la journée d'un Grec n'est pas vraiment le même que celui d'un Européen non méridional. Ça commence tôt, avec une longue matinée qui se termine par le messiméri (midi), notion assez vague (13h-15h) qui sert à prendre un en-cas ; puis c'est la sieste (facilement jusqu'à 17h-17h30, silence dans les rangs !) qui précède l'après-midi (apoghevma), période où l'activité reprend (en gros jusqu'à 20 h). Le « petit soir » (vradaki) est consacré à la volta, la promenade sur le port ou sur la place ; c'est l'heure des civilités et surtout pas l'heure de manger. Ensuite la soirée peut commencer, le repas ne débutant pas avant 22h le plus souvent. C’est pratique, car dans les lieux touristiques, c’est souvent à cette heure que les vacanciers non grecs quittent les restaurants…

Religion

Il est facile de s'en rendre compte, dès que l'on a mis le pied en Grèce : la religion orthodoxe est partout. Vous croisez un pope (pappas) en train de faire ses courses ou attablé à la terrasse d'un café, vous tombez, dans un petit village, sur une église flambant neuve, vous voyez les passagers d'un car se signer au franchissement d'un virage. Autant de signes de l’omniprésence de l’Eglise, dans les faits comme dans les mentalités.

L'idée d'une séparation de l'Église et de l'État est proprement impensable en Grèce : la constitution de 1975, révisée en 1986, a réaffirmé avec force la place de l'Église au sein de l'État. Les popes sont donc fonctionnaires de l'État, le mariage civil, tout de même institué par le PASOK en 1983, n'a pas grand succès et quand le gouvernement, au printemps 2000, a enfin décidé, sous la pression de la Communauté Européenne, de supprimer la mention de la religion sur les cartes d’identités, la levée de boucliers a été immédiate.

Le sentiment d'appartenance à une communauté orthodoxe qui dépasse les frontières a évidemment joué un rôle particulièrement fort dans la prise de position de la Grèce et dans la réaction collective des Grecs face à la crise yougoslave. On a été ouvertement pro-serbe en Grèce, au nom d'une solidarité orthodoxe et d'un fort sentiment anti-musulman (Bosniaques et musulmans étant rapidement assimilés aux Turcs qui tenteraient ainsi une manœuvre d'encerclement de la Grèce par l'ouest).

L'orthodoxie est parfois très agressive car, comme ailleurs, elle nourrit des extrémistes. Et les minorités religieuses (catholiques, protestants et musulmans) souffrent de cette agressivité.





 



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