Vous connaissez les Mighty Camels, l’équipe de hockey de Dubaï
? Avec 4 ou 5 dromadaires au km², les Émirats
sont un des pays du monde les plus riches en camélidés ! Ce «
don de Dieu », comme l’appellent les Arabes, était jadis
essentiel à la dure vie des Bédouins.
Les tribus, semi-nomades, se déplaçaient de pâturage en
pâturage durant l’hiver, avant de regagner les oasis pour la récolte
des dattes. Unique moyen de transport, le dromadaire fournissait aussi
lait et cuir. Son poil, tissé, permettait de confectionner toiles de
tentes, tapis et vêtements.
Lors des grandes occasions, repas de fête ou visite d’un dignitaire,
un mâle était tué et partagé. Même les omoplates
étaient réutilisées pour servir d’ardoises aux enfants
! Les dromadaires modernes s’illustrent surtout lors des courses hivernales
(voir « Sports »). Les animaux les plus titrés s’échangent
pour des sommes de plusieurs millions de dollars.
Cette activité, jadis réservée aux cheikhs, est largement
promue par les familles régnantes d’Abu Dhabi et de Dubaï.
Inauguré en 2006, le National Falcon Center de Nad al Sheba (Dubaï)
abrite un musée et un véritable souk aux faucons, où l’on
peut acheter des oiseaux dressés et tout l’équipement nécessaire.
Traditionnellement capturés lors de leur migration d’automne,
les faucons (pèlerins et sacrés) sont désormais élevés
en captivité. Chacun est identifié par un « passeport »,
pour limiter les trafics.
À l’origine, les animaux étaient
rapidement dressés dans la perspective de l’arrivée des
houbaras, les outardes, proie favorite des fauconniers. Lièvres et gazelles
étaient aussi chassés. Les faucons étaient relâchés
au printemps pour leur permettre de reprendre leur migration.
Les Émirats se sont mis à la tête
d’un mouvement de lobbying pour faire adopter la fauconnerie au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco, ce qui fut fait en 2010.
Des compétitions internationales sont organisées à l’occasion
du Salon international de la chasse et des sports équestre d’Abu
Dhabi (ADIHEX). Le faucon figure même sur tous les billets
de banque !
Pratiquée depuis un millénaire au moins dans le golfe Persique,
la pêche aux perles atteignit son apogée dans les années
1900. On dénombrait alors quelque 1 200 bateaux consacrés à
cette seule activité dans les ports des actuels Émirats -
Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah et Ras al-Khaïma en particulier. C’est
même en partie grâce à cette activité que certaines
tribus bédouines abandonnèrent leur mode de vie semi-nomade pour
se fixer sur la côte, favorisant le développement des villes.
La pêche se pratiquait uniquement en été, entre le 5e et
le 9e mois lunaire, à raison d’une cinquantaine de plongées
en apnée quotidiennes. Inutile de préciser que beaucoup ne remontaient
pas.
Les accessoires : un pince-nez, des gants, un panier et un gros rocher
pour descendre plus vite...
Plusieurs des tribus originaires des oasis de Liwa
s’installèrent dans l’île de Sir Bani Yas, où
elles organisèrent des coopératives. Le capitaine recevait la
part du lion, suivi par les plongeurs, puis ceux qui les assistaient. Ce sont
toutefois les commerçants qui empochaient le plus de bénéfices.
Une partie de l’argent était mise de côté pour financer
l’expédition de l’année suivante. L’hiver, les
plongeurs regagnaient les oasis pour s’occuper de leurs palmeraies. L’activité
déclina à partir des années 1940.
Une ferme perlière a été implantée en 2005 face
à Ras el Khaïma à l’initiative d’un entrepreneur
japonais. Elle produit 40 000 perles par an, vendus pour la plupart dans les
pays du Golfe, où leur couleur jaune est appréciée.
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