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![]() Cuisine et boissons EgypteCuisine La cuisine égyptienne est avant tout un mélange de nombreuses spécialités méditerranéennes (turques, grecques et surtout syro-libanaises). Les Égyptiens affectionnent particulièrement le principe du mezze (prononcer « mèdzé), à la maison comme au resto : tous les plats sont mis sur la table et les convives piochent à volonté. À base de sésame, ces trois petits plats garnissent à peu près toutes les tables de restaurants : la tahina (crème à base de sésame), le hommos (purée de pois chiches au sésame) et le babaghanouj (purée d’aubergines au sésame). On trouve aussi le foul (nourriture de base de la plus grande partie
de la population) : grosses fèves brunes longuement mijotées en ragoût et relevées
d’huile, de citron et de cumin ; le kochery, un mélange de riz, de lentilles
brunes, de macaronis, de quelques bouts de spaghettis, d'oignons frits, le tout
arrosé d’un peu de sauce tomate et relevé de quelques gouttes de sauce pimentée
ou de sauce à l’ail. Les feuilles de vigne farcies (wara’ einab) sont, comme dans toute la
Méditerranée orientale, délicieuses. En Égypte, elles se mangent chaudes et
sont fourrées d’un mélange de riz, d'herbes, d'épices et de viande. Les desserts se déclinent en mehallabeyya (crème à base de farine de riz, parfumée à l’eau de rose, et surmAontée de pistaches), riz au lait, en om’ Ali (de très fines feuilles de pâte cuites baignant dans un lait très sucré et mélangées à de la noix de coco et à des pistaches), et en bien d’autres plats…
Restaurants Parmi les fast-food qui fleurissent aujourd'hui en Egypte, citons Hardee's, une chaîne américaine qui sert des hamburgers copieux largement au-dessus de la moyenne. Mais notre préférence va plutôt vers les petits restos bien égyptiens. Les moins chers sont souvent les vendeurs de foul et de taameyya et ceux de kochery ; on peut se remplir le ventre pour 3 à 5 LE (0,40 à 0,70 €). Pour les budgets un peu plus aisés, pas mal de bonnes adresses. N’oubliez pas que, dans la plupart des restaurants, on doit ajouter à tous les prix deux taxes : 12 % de service, 5 % de TVA. Certains vous font payer un droit de couvert (2 à 4 LE par personne, soit 0,30 à 0,50 €), appelé cover charge, et parfois même le pain. Ces suppléments doivent être inscrits sur le menu. Si vous n'avez pas fini vos plats ou bouteilles, vous pouvez demander à les emporter (take-away), c'est d'un usage très courant et ça ne choquera personne. La plupart des restaurants n'ont pas de licence d'alcool. Dans les hôtels, beaucoup de bars et terrasses appliquent le système du minimum charge si vous ne résidez pas à l'hôtel. C'est le prix minimum par personne (même si vous ne consommez presque rien, il vous sera réclamé). Dans la majorité des restos, vérifiez systématiquement votre addition, car les erreurs, pas forcément volontaires d'ailleurs, sont très courantes. Boissons L’eau (maya), dans les grandes villes, au Caire et à Alexandrie,
est officiellement potable. Mais ici comme ailleurs, il est préférable de se
rabattre sur l’eau minérale. Pensez bien sûr à emporter de l’Hydroclonazone
ou, mieux, du Micropur DCCNa, si vous êtes au fin fond de la campagne égyptienne. N’oublions pas le meilleur : les jus de fruits et boissons à base de plantes sont excellents, en voici quelques exemples : assab (jus de canne à sucre pressée) et lamoun (jus de ces délicieux petits citrons), un de nos préférés. Côté tisanes, le choix ne manque pas : menthe (na’na’, c’est
très dur à prononcer en réalité), anis (yansoun), carvi (caraweyya),
cannelle (erfa), fenugrec (helba). Une recommandation à ne pas prendre à la légère : les alcools et vinsA frelatés sont courants, chaque année des personnes meurent ou perdent la vue. Dans les bars ou restaurants qui ont une licence, aucun problème ; en revanche, évitez de boire chez les habitants si vous n’êtes pas sûr à 100 % de la provenance des bouteilles. Si vous voulez de l’alcool, achetez-le dans les duty-free shops. Ils sont les seuls, autorisés à pouvoir vendre de l’alcool importé. |
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