







|
![]() Culture EgypteCinéma Le cinéma égyptien débute en 1917 ; le plus célèbre comédien à l’époque est Naguib-al-Rihani qui incarne le personnage de Kish Kish Bey. En 1935, Talaat Harb inaugure les studios Misr d’où sortiront les premiers films mettant en scène des acteurs tels que Yusuf Wahbi, Fatma Rushdi, Faten Hamama et les chanteurs Mohamed Abdel Wahab, Farid el-Atrache, Laila Mourad... Rapidement, les firmes égyptiennes vont détenir le monopole du marché arabe. Sous Nasser, une génération de grands cinéastes apparaît avec Salah Abou Seif dont l’œuvre explore le réalisme avec un talent de conteur : Le Costaud (1957), La Seconde Épouse (1967), Le Commencement et la Fin (1960), Le Porteur d’eau est mort (1977) ; Youssef Chahine ; Tewfiq Salah qui met en scène l’œuvre de Tewfiq El-Hakim : Journal d’un substitut de campagne (1968) ; Henry Barakat, Le Péché (1964), s’intéresse aux questions politiques et à la condition de la femme. Youssef Chahine est le plus célèbre d’entre eux. Il impose un ton différent, une vision éclatée du réel. Un de ses derniers films, Le destin (1997), est un hymne courageux à la tolérance, à travers l’histoire du philosophe arabe Averroès. Dans les années 1980, un nouveau style cinématographique apparaît avec Mohammed Khan et son Oiseau sur la route (1981), Atef el-Tayyeb, L’innocent (1986), et le film de la réalisatrice Inas el-Dighidi, Ô loi, excusez-moi (1985). Malgré une crise du cinéma, les investissements ont été relancés. Bon nombre de salles ont été modernisées. Malheureusement pour le public francophone, les films égyptiens sont très rarement sous-titrés. En France, hormis à l’Institut du Monde Arabe et éventuellement dans quelques cinémas d’art et d’essai du Quartier latin, peu de chance de voir un film égyptien (qui ne soit pas signé Youssef Chahine).
Musique Omniprésente dans la rue, les maisons, les magasins, on ne peut pas y échapper. Les sons se mélangent dans un joyeux brouhaha, des grands noms de la musique arabe (Oum Kalsoum, Abdel Halim Hafez, Abdel Wahab...) à la variété dont tous les jeunes raffolent. Oum Kalsoum, la grande dame égyptienne de la chanson arabe, reste chère au cœur de tous les Égyptiens. Parmi ses plus grands succès : Enta Omri (Toi, ma vie), Alf Leila wa Leila (Mille et Une Nuits), Sirat el-Hob (L’Histoire de l’amour). Ses chansons et musiques s’alanguissent et durent facilement un quart d’heure. Le brun rossignol de l’Égypte, Abdel Halim Hafez, fut comparé à Frank Sinatra. Il est incontestablement le préféré de tous les chanteurs, les ventes de ses cassettes le prouvent aujourd’hui encore. Autre grand nom : Mohamed Abdel Wahab, le chanteur de toutes les générations, avec notamment son dernier grand succès Men gher leh (Pas de pourquoi). Farid el-Atrache, d’origine druze, a souvent été comparé à Tino Rossi. Aujourd’hui, la nouvelle génération prend la relève. Celui que tout le monde préfère, pour son style et ses musiques novatrices, est Amr Diab (qui a reçu un prix au festival de Monaco en 1998). Ses derniers grands succès, Nour el ain et Awédouni, pulvérisent les ventes... Enfin (rarement disponible en cassette) la musique traditionnelle.. Musique nubienne aux accents africains, musique des bords du Nil, percussions dans les oasis... Elle s’apprécie sur place, au fil de vos périples. Les hiéroglyphes À la base du concept
réside l'idée qu'il est possible d'écrire le nom d'un objet, d'un être,
à l'aide de l'image même le représentant. On dessine donc le plan d'une
maison pour signifier « maison », une tête humaine pour écrire « tête
». Pour représenter une action comme « marcher », on représente un
homme qui marche ou des jambes en mouvement. |
|