Arts et lettres
Musique et danse
La musique et la danse font partie de la vie culturelle, comme en
témoigne le nombre de festivals à Séoul et dans les grandes villes.
Le pansori ou opéra traditionnel coréen est une forme d’art dramatique musical
exécuté par un chanteur accompagné d’un tambour. Avec son chant épique expressif, son
discours stylisé, son répertoire de récits et sa gestuelle mimétique, c’est
l’une des expressions les plus exceptionnelles de la riche tradition coréenne
des arts du spectacle. Cette discipline a été classée en 2003 au
patrimoine immatériel de l’Unesco.
Ne pas manquer le spectacle de danse du Korea House Theatre. On assiste tour à tour à des danses avec des éventails, la danse du chaman ou mudangchum, le pansori, le tout accompagné d'un ensemble de musiciens jouant des instruments traditionnels tels le hae-gum (sorte de violon), le kayagum et le ajaeng (sortes de cithares), le taegum et le piri (flûte traversière et hautbois respectivement) ainsi qu'une pléthore de percussions.
Quant à la pop coréenne, elle a la faveur des jeunes Asiatiques
au-delà des frontières du pays.
Littérature
La littérature est également très appréciée et de plus en plus
de romans sont traduits en français. Dans les années qui précédèrent et qui
suivirent l’annexion par le Japon en 1910, la nouvelle conscience nationale
commença à s’exprimer par une « nouvelle littérature » appelée shinmunhak,
écrite en hangul.
Parmi les œuvres traduites en français : Histoire
de la littérature coréenne de Cho Dong-Il (Fayard) ;
Le Chant de la fidèle Chuhyang, anonyme ; La Petite Ourse de
Hwang Sun-Won (éditions Le Serpent à Plumes) ; L’Invité, Les Terres
étrangères, L’Ombre des armes et Monsieur Han de Hwang Sok-Yong (éditions
Zulma).
Cinéma
Le cinéma coréen offre une excellente introduction à la culture locale, restée fidèle à l'héritage du confucianisme et attachée à l'enrichissement personnel.
Le cinéma coréen a fait une forte percée avec de très bonnes
réalisations comme le célèbre Ivre de femmes et de peinture de Im Kwon-Taek
(2002).
À voir aussi : Le Chant de la fidèle Chuhyang de Im Kwon-Taek
réalisé en 2000 et tiré du roman éponyme ; L'Histoire cruelle
des femmes, Muleya, Mulleya, de Lee Doo Yong ; Old Boy, de
Park Chan Wook, grand prix du jury au Festival de Cannes 2004 ; Printemps,
été, automne, hiver, ours d’argent à Berlin en février 2004) ;
Binjip (Maison vide) de Kim Ki-duk (Lion d'Argent, prix
spécial pour la mise en scène à la 61e Mostra de Venise en septembre 2004).
Le festival international du film de Busan s’inscrit comme l’événement cinématographique
le plus important d’Asie.
Fabrication du céladon
Elle est ancestrale et les techniques utilisées par les
céramistes coréens sont du plus haut niveau.