Architecture
Voici un aperçu des bijoux archéologiques qu’offre
la Corée du Sud.
À Séoul
- Le sanctuaire de Jongmyo, de tradition confucianiste, est consacré
aux esprits des ancêtres royaux de la dynastie Choson ou Joseon (1392-1910).
Son aspect actuel date du XVIe siècle. Il abrite des tablettes
portant les enseignements des membres de l’ancienne famille royale. Des cérémonies
rituelles associant musique, chant et danse s’y déroulent encore.
- Le palais Changdeokgung : au début du XVe siècle,
l’empereur Taejong a ordonné la construction d’un nouveau palais dans un lieu
propice. Un office de construction du palais a été établi afin de créer cet
ensemble constitué d’un certain nombre de bâtiments officiels et résidentiels
édifiés dans un jardin adapté à la topographie irrégulière du site. L’ensemble
a été classé patrimoine mondial par l’Unesco.
- La citadelle-palais Gyeongbokgung fut établi comme palais principal
de la dynastie Choson ou Joseon par son fondateur Taejo. Dans l’enceinte de
la citadelle se trouve le Musée national
de Corée, ainsi que le Musée
folklorique national.
- Le palais Deoksugung est une structure imposante qui mélange
le style traditionnel et occidental. Il abrite le Musée royal et un musée d’Art
moderne. Entrée : 1 000 won. Pour y aller : métro lignes 1
ou 2, station City Hall (hôtel de ville).
- Le palais Changgyeongggung fut construit par le roi Sejong (1418-1450).
Il fut souvent utilisé comme résidence des reines et des concubines. Il fut
transformé en parc doté d’un zoo et d’un jardin botanique sous la domination
japonaise.
- Ne pas manquer le spectacle de danse du Korea
House Theatre. On assiste tour à tour à des danses avec des éventails,
la danse du chaman ou mudangchum, le pansori ou opéra coréen,
le tout accompagné d’un ensemble de musiciens jouant des instruments traditionnels
tels le hae-gum (sorte de violon), le kayagum et le ajaeng
(sorte de cithares), le taegum et le piri (flûte traversière et
hautbois respectivement) ainsi qu’une pléthore de percussions (superbe impro
à la fin du spectacle).
Si vous disposez d’un peu de temps, voici quelques
attractions en ville et dans les environs de la capitale :
Le musée de la Broderie (Embroidery Museum), où sont exposés de magnifiques
patchworks (bojagi) en soie servant à divers propos et notamment à emballer
des cadeaux.
Le Korean Folk Village (entrée 11 000 won) offre la reconstruction d’un village typique
avec la maison du noble, la demeure rurale, l’écluse, etc. Amusant, surtout
si vous êtes avec des enfants ; autrement plus parc d’attractions que véritable
reconstitution. Animations de 11 h à 16 h avec des acrobates sur corde
et balançoire, de la musique et même un mariage traditionnel. Boutiques d’artisanat.
À Suwon : la forteresse Hwaseong, déclarée patrimoine mondial de
l’Unesco, elle possède quelques vestiges de tours de guet et des palais reconstitués.
Détail drôle : à l’intérieur de la citadelle fonctionne un club de tir
à l’arc, sport dont les Coréens sont champions olympiques.
Dans les provinces du sud
Jeollanam-Do
Le musée du Bambou à Tamyang ou Damyang, près de Gwangju, capitale de
la province (entrée : 1 000 won). Une bonne idée que de consacrer
un espace à cette plante fortement diffusée en Asie. On y trouve des objets
modernes et insolites confectionnés avec les tiges et les feuilles des diverses
variétés de bambou dont la « bamboo wife », l’équivalent de nos poupées
gonflables, mais tellement plus nature !
À Gangjin, on trouve le musée du Céladon (entrée : 1 000 won).
La visite commence par une vidéo explicative du processus de fabrication de
70 jours pour obtenir la célèbre céramique aux couleurs vert-gris. À l’étage
se trouve une belle collection de pièces anciennes ornées des motifs traditionnels
comme la grue en vol, les nuages ou la fleur de lotus.
On peut poursuivre la visite de la province par une incursion dans les plantations
de thé de Boseong.
Gyeongsangnam-Do
- Le temple Haeinsa : le plus
célèbre de Corée et centre du bouddhisme. Dans un superbe environnement naturel.
Une fois n’est pas coutume, voici le seul temple ayant résisté aux assauts des
différents envahisseurs et donc non reconstitué. Il conserve un grand nombre
de trésors artistiques répartis dans plus de 90 bâtiments (sanctuaires,
ermitages) éparpillés dans un périmètre de 80 km. Il abrite la Tripitaka
Koreana, 80 000 planches de bois contenant l’ensemble de textes
bouddhiques le plus complet d’Extrême-Orient. Elles ont été achevées en 1251
pour écarter une invasion mongole. Fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco.
Entrée : 2 800 won.
Gyeongsangbuk-Do
Les zones historiques de Gyeongju contiennent une remarquable concentration
de pièces d’art bouddhiste coréen sous forme de sculptures, de reliefs, de pagodes
et de vestiges de temples et de palais. L’ancienne capitale du royaume Silla
abrite le Musée national avec 21 000 œuvres provenant des fouilles
effectuées dans la région ainsi que l’imposante cloche Emille, tout en bronze
et de 3 m de haut. Le musée le plus intéressant du pays.
La grotte Seokguram fut aménagée au VIIIe siècle sur
les pentes du mont Toham et renferme une statue monumentale de Bouddha regardant
la mer.
Le temple de Bulguksa ou Pulguksa témoigne de la ferveur religieuse des
bouddhistes à l’époque de Silla. La majorité des édifices en bois a été reconstruite.
En revanche, les ponts de pierre, les escaliers et les pagodes sont des chefs-d’œuvre
originaux. Construit en 535 après J.-C. il a été agrandi en 752.