Transports nationaux
Avion
La Colombie compte 5 aéroports internationaux (Bogotá,
Medellín, Cali, Barranquilla et Carthagène). Son réseau est l'un des
plus développés d'Amérique latine. 75 % du trafic est géré par Alianza Suma, une association regroupant les 3 principales compagnies nationales : Avianca, Areo Republica et Intercontinental de Aviación.
Plus
qu'en fonction de la qualité ou les tarifs, c'est surtout selon la
région visitée que se fera le choix de telle ou telle compagnie. Les
vols ne sont pas très économiques, mais permettent de gagner un temps
considérable et sont le choix plus sûr pour les déplacements de ville à
ville. Avianca et Aero República proposent des pass
à ceux qui effectuent plusieurs vols intérieurs. Le mieux est de se
renseigner au guichet de chaque compagnie à l'aéroport de Bogotá.
Bus
C’est le principal moyen de locomotion des Colombiens, le réseau
s’étendant jusqu’aux plus petits villages. Le relief andin et les
nombreux arrêts expliquent la longueur des trajets (plus de 20 h pour
relier Bogotá à Carthagène !). Les lacets peuvent occasionner des
nausées si vous êtes sujet au mal des transports, et les routes de
campagne, souvent en (très) mauvais état, ne rendent pas le trajet très
confortable.
Les compagnies sont nombreuses et les destinations sont généralement desservies
plusieurs fois par jour.
À l’exception des périodes de Noël et de Pâques, on peut acheter son billet
le jour même au terminal central. Les prix restent
très raisonnables voire même économiques.
Il existe 3 types de bus :
- les bus ordinaires (corriente,
sensillo), anciens et surchargés, qui s’arrêtent régulièrement
pour prendre des passagers sur la route ;
- les bus 1e classe (pullman,
metropolitano, directo), plus modernes et plus confortables ;
- les bus
à air conditionné (climatizado, ejecutivo), les plus confortables,
qui circulent surtout de nuit sur les très longues distances.
Veillez à bien vous renseigner, avant le départ, à ce que le bus ne passe pas par des zones sensibles et déconseillées.
La compagnie Pullman est l'une des plus sûres.
Voiture
Les routes ne sont pas en très bon état, et le code de la route est souvent peu respecté.
On trouve les enseignes
internationales de location de voiture dans les aéroports et les
grandes villes, mais les tarifs sont élevés (mieux vaut alors réserver
depuis la France). Louer une voiture n’est pas raisonnable tant sur les
routes de campagne où peuvent sévir guérillas et paramilitaires, qu’en
ville où la conduite est difficile et chaotique. Si vous décidez quand
même de louer pour de longues distances, veillez à ne pas partir sans
roue de secours, réserve de carburant, téléphone portable et provisions.
En revanche, louer ponctuellement
un véhicule pour visiter les régions calmes peut être intéressant. Dans ce cas,
munissez-vous d’un permis de conduire international et choisissez de préférence un 4x4.
Il est déconseillé de rouler de nuit.
Auto-stop
Il est peu pratiqué et déconseillé.
Transports urbains
Bus
On les prend aux paradores dans les grosses agglomérations ou le long
des rues en hélant le chauffeur. Souvent bondés avec une musique tonitruante,
comme presque partout en Amérique du Sud, c’est un condensé de vie et de couleurs.
On trouve des bus longs, identiques aux bus français, des collecticos, busetas
(reliant 2 villes) ou minibus (taxis collectifs), et les chivas en bois, symbole national, schoolbus américains
multicolores affichant leurs bénédictions sur les pare-brise. Cependant, ceux-ci
semblent voués à disparaître.
À Bogotá, le nouveau système, le Transmilenio, bus de voies rapides, a gagné
le cœur des habitants. Finis les embouteillages monstrueux. Le Transmilenio
devrait bientôt faire son apparition dans d’autres villes.
Taxis
Ils sont jaune et noir, pratiques et pas très chers. Équipés de compteurs dans
les grandes villes (certains oublient de le faire tourner !).
Conseils de sécurité : ne
jamais héler de taxi dans la rue, et n'emprunter que des radio-taxis
préalablement contactés par téléphone. Ne pas monter dans un taxi où se
trouve déjà une personne à l’arrière, car les cas de vols sont
fréquents.
Il est
à noter que certains taxis acceptent de vous conduire d'une ville à
l'autre. Le trajet est alors plus confortable qu'en bus.
Métro de Medellín
Après des années d’études, Bogotá a finalement abandonné la construction de
son métro.
Medellín, dans le département d’Antioquia, est donc la seule ville
colombienne dotée du métro depuis 1995. Le métro de Medellín est ouvert du lundi au samedi de 4 h 30 à 23 h, et le dimanche de 5 h à 22 h. Le ticket coûte l'équivalent de 1,50 US$.