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![]() Culture ChiliMédias La presse Elle se caractérise par une forte concentration. Avec 185 000 exemplaires, El Mercurio, fondé en 1827, est le journal le plus lu. Conservateur, il a soutenu le coup d'État de Pinochet. Aujourd'hui, ses pages économiques et financières sont appréciées. Les deux autres grands journaux sont La Tercera, lu par les classes populaires, et La Nacion, également conservateur. Le bimensuel de gauche Punto Final contient des articles de bonne qualité. La radio, la télévision Canal 7 est la télévision nationale chilienne. Généraliste, elle fait preuve d'indépendance éditoriale. Les autres grandes châines hertziennes sont Canal 13 (catholique), Megavision (Canal 9) et Chilevision (Canal 11). La radio la plus populaire est Radio Cooperativa (93.3), suivie de Radio Chilena (100.9), radio d'information continue qui appartient à l'Église catholique.
Musique Avant l'arrivée des Espagnols, il existait surtout deux pôles de culture musicale
bien différents : les Atacameños du Nord, avec une musique cousine de celle
des Incas et des Aymaras, et les Mapuches du centre et du Sud, dont la tradition
fut moins diffusée. La musique “ andine ” du Nord est représentée actuellement
par des groupes tels que Illapu, Inti Illimani, Quilapayun. La zamacueca
apparaît au XIXe siècle, dérivée du fandango espagnol. Elle
se transformera ensuite en cueca, aujourd'hui danse folklorique nationale. Les années 1960 amènent la « Nueva Canción Chilena », avec, entre autres, Victor Jara, Patricio Manns, Rolando Alarcon et la famille Parra. Violeta Parra parcourt le Chili pendant des années, compilant et sélectionnant les thèmes folkloriques de toutes les régions du pays. Peu de temps avant de se suicider (1967), elle écrit Gracias a la vida, qui sera repris par des dizaines de chanteurs, dont Mercedes Sosa et Joan Baez. Les peñas, sorte de cafés-concerts, sont les grands endroits de rendez-vous. Pendant la dictature, la seule musique folklorique autorisée fut celle dépouillée
de toute critique sociale. Les instruments de musique tels que la quena
et le charango furent même interdits, car considérés comme révolutionnaires
. Instruments de musique La zampoña est la flûte de pan et la quena une flûte andine : on dit qu'elle symbolise le souffle du vent sur l'altiplano... Le charango est une espèce de petite guitare, qui était autrefois faite d'une carapace de tatou. Les Mapuches ont leurs propres instruments : la trutruca (trompe de 1,5 à 4 m de long), la pifilca (sifflet en bois) et le kultrún (tambour). Cinéma Le cinéma parlant apparaît dans les années 1930 et se répand très vite. Films étrangers sur le Chili - Missing de Costa Gavras (1982), d'après un livre de Thomas
Huser. Le coup d'État militaire au travers du récit véridique de l'enlèvement
et de l'assassinat d'un jeune étudiant américain qui vivait à Santiago. Artisanat Dans le Nord - Région d'Arica : étoffes tissées à la main, pulls et ponchos
en laine d'alpaga et de lama, instruments de musique andins. Santiago et environs - Bijoux et objets en lapis-lazuli (on le trouve seulement dans deux
endroits au monde : le Chili et l'Afghanistan). La pierre ayant le plus de valeur
est bleu foncé, parsemée de petites pointes dorées (pyrite). Dans le Sud - Objets utilitaires en bois, soit en pin, soit en bois de « rauli »
(superbe bois rouge). |
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