Géographie et paysages Châteaux de la Loire

Régions naturelles, historiques et culturelles

Au commencement était le Sancerrois que domine, du haut de sa colline inspirée, le bourg de Sancerre. En fait, c'est le Berry, un plateau bas et bosselé, une terre pingre où les petites routes se perdent entre les haies. Plus à l'ouest, le pays Fort assure la transition avec la Sologne. Encore un bout de Berry, enclavé cette fois, distribuant sur ses ondulations forêts et pacages à moutons.
Si l'on suit le cours de la Loire, par sa rive gauche on pénètre donc dans la région des châteaux par la Sologne, la région des taillis et des étangs que prolonge, de l'autre côté, la forêt d'Orléans. Ici, pas de bourg, seulement quelques villages, sur les routes droites bordées de barbelés.

Et la rive droite ? Juste avant Orléans, c'est le Gâtinais, un plateau humide et bien arrosé tourné vers Paris. Plus à l'ouest ce sont les vastes étendues céréalières de Beauce, piquées d'éoliennes, et qui viennent embrasser les méandres des verdoyantes vallées du Loir et de l'Eure. Encore plus loin, aux confins de la Normandie et de l'Anjou, ce sont les collines bocagères du Perche eurélien et du Vendômois.
D'Orléans à Blois, revoici la Loire en sa vallée : les sols riches de l'Orléanais, mieux ouverts aux influences océaniques, ne sont qu'un tapis de vignes, de potagers et de jardins. De Blois à Amboise, le plateau fait place à des coteaux calcaires.
Enfin, Tours ouvre grand les portes de la Touraine, ce « jardin de la France », pays béni de l'harmonie : l'air est tiède, la lumière diffuse, les gens candides et bienveillants.

La Loire, un fleuve lunatique

Tributaire des climats du Massif central, la Loire des débits ordinaires accuse des amplitudes de 1 à 6. Un hiver, elle déverse dans l'océan 50 m3 par seconde, un printemps, elle pousse à 9 000.

À force de voir l'Orléanais et la Touraine dévastés par les crues tous les 10 ans, on rêva d'apprivoiser le monstre. Mais le danger demeure. C'est pourquoi les élus locaux ont soumis au gouvernement un projet de régulation du fleuve au moyen de quatre nouveaux barrages.
Mais voilà, les écolos de tous les pays s'unissent pour crier au scandale. Regroupés dans l'association SOS Loire vivante, ces croisés de la nature dénoncent le génocide d'une faune ultra riche (où le saumon a fait son grand retour parmi d'autres poissons migrateurs, comme les anguilles et les lamproies), l'outrage fait à la flore des berges, nourrie par un microclimat amazonien unique en Europe, les dommages indicibles infligés à la faune aquatique, hérons, sarcelles et poules d'eau...
Pour eux, la solution idéale consisterait à détecter les crues à temps pour évacuer les populations. Jusqu'ici, le barrage des Verts s'est montré efficace, puisqu’il a été prolongé par le plan Loire grandeur nature.

Architecture et habitat

Le tuffeau de la Loire et de ses affluents est un calcaire bien pratique. On en fait des pierres à bâtir, toutes blanches. Et quand la carrière s'épuise, on vient y creuser son trou. Humide et sombre, mais pas cher... Été comme hiver, il y fait 14 °C, et s'il manque un meuble, on le taille dans le rocher : four, pétrin, pressoir, chapelle, pigeonnier, éventuellement le luxe d'une façade.

Ni bois ni pierres, ni tuiles ni ardoises... : le troglodyte (celui qui habite un « troglo ») enlève sans arrêt de la matière. Jusqu'au XVIe siècle, on s'entasse dans la même paroi, toutes classes confondues, sur plusieurs niveaux reliés par des ruelles ou des escaliers. Ces villages abondent en Vendômois (Trôo, Gué-du-Loir, Les Roches-l'Évêque) et en Touraine (Chinon, Rochecorbon, Villaines-les-Rochers, qui reste habité, et bien d'autres).
Mais le XVIIe siècle a changé les normes du confort : on laisse ces « caves demeurantes » (ces « antres », disait Ronsard) aux pauvres. Les villageois du XIXe siècle ne s'en serviront plus que comme ateliers, chais ou appentis.

En Sologne, les maisons, très modestes, étaient petites et basses, construites en torchis et en bois, avec un toit de chaume pentu. En ville, elles étaient toutes bâties sur le même modèle (seul signe distinctif : la manière de fabriquer les corniches). L'apparition de la brique industrielle (milieu du XIXe siècle) bouleversa cet équilibre.

Dans le Perche eurélien, les maisons sont souvent construites en torchis, en brique, ou soulignées de brique, en moellons de silex jointés, ou crépis, avec un mélange à base d'argile. C'est l'oxyde de fer contenu dans l'argile local qui donne aux façades cette couleur rosée. Dans la campagne, les fermes sont de type allongé, d'où leur nom de « longère ».

Deux architectures cohabitent dans le Berry, celle des châteaux et celle des maisons traditionnelles. Les châteaux, ainsi que les belles demeures berrichonnes, étaient construits en grès rose, en calcaire et en granit extraits de diverses carrières de la Champagne berrichonne ou de la région de Crevant. La maison traditionnelle est, quant à elle, surtout construite à partir de brique rouge, de torchis et de pisé (terre crue).
Partout, on peut également remarquer les toits de petites tuiles de pays, très caractéristiques de la région.

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