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Barcelone

Activités

Fêtes, festivals et manifestations

Tous les prétextes sont bons à Barcelone pour organiser une fête : les saints bien sûr, mais aussi les taureaux, les ânes, les récoltes, les escargots... L'origine de ces fêtes est avant tout religieuse, mais elles ont considérablement dévié.

- Épiphanie : 6 janvier. C’est à cette occasion que les enfants reçoivent leurs cadeaux. Traditionnellement, des figurants représentant les Rois mages arpentent les rues et lancent des bonbons à la foule.
- Carnaval du Mardi gras : fin février. On défile derrière Carnestoltes, le Monsieur Carnaval de carton-pâte. C'est aussi la fête de Santa Eulàlia, la patronne de la ville. Le défilé en son honneur est devancé par d'énormes dragons crachant le feu.
- Semaine sainte et Pâques : mars-avril, ces fêtes sont l'occasion de grandes processions autour de la cathédrale et dans les petites rues étroites de la vieille ville.
- Fête de Sant Jordi : le 23 avril. Saint Jordi est le saint patron de la Catalogne. C'est l'équivalent catalan de la Saint-Valentin : les garçons offrent une rose aux filles, qui leur répondent en leur offrant un livre, car ce jour-là, on commémore aussi l'anniversaire de la mort de Cervantes. LaRambla est noire de monde et l'on trouve des étalages de fleurs et de livres à tous les coins de rues.
- Pasqua grana : 12 mai 2008. Lundi de Pentecôte.

- Sonar : mi-juin. C’est l'événement de l'année pour toute l'Espagne électronique : cette grande fête techno barcelonaise, étalée sur 3 jours, rameute les meilleurs DJs et les raveurs du monde entier.
- Fête de la Saint-Jean : 24 juin, tous les quartiers sont animés de concerts, de danses et de feux d'artifice. Ce jour-là, on mange une pâtisserie typique, la coca de Sant Joan.
- Le GREC : de fin juin au 15 août. C’est le grand festival d'été de Barcelone. Nombreux spectacles de théâtre, de musique et de danse dans les salles, les rues et les jardins de la ville. Internet : www.barcelonafestival.com
- Fête de l'Assomption : le 15 août. La plus belle fête est celle du quartier de Gràcia.
- Diada : le 11 septembre. C’est la Fête nationale de la Catalogne. Beaucoup de restos et de musées sont fermés à cette occasion.
- Fête de la Mercè : le 24 septembre. Mercè est la sainte patronne de Barcelone. Son image se trouve dans l'église Nostra Senyora de la Mercè, dans la Ribera. Elle doit son titre de sainte patronne à son courage lors d'une invasion de sauterelles qu'elle a repoussée toute seule en l'an 1637.
- Fête de la Vierge du Pilar : le 12 octobre. C’est également le jour de l'Hispanidad, la fête nationale espagnole.
- Journée de la constitution : 6 décembre.
- Immaculée Conception : 8 décembre.
- La kermesse de Santa Llucia : la semaine précédant Noël. Tout autour de la cathédrale, on trouve des stands avec des figurines représentant des scènes de la Nativité.

Vie nocturne

À Barcelone, on ne dort pas. Pour ceux qui sont venus chercher le soleil, une surprise les attend : ce qui existe, c'est surtout la nuit. On finit même par dormir éveillé, car la vie nocturne barcelonaise est certainement l'une des plus développées du monde. La nuit, la rue appartient aux noctambules qui fourmillent dans les quartiers les plus animés.

Bars à tapas

Depuis quelques années, d'immenses bars à tapas poussent comme des champignons aux quatre coins de la ville. Vous pouvez opter pour des rations et demi-rations (raciónes ou media-raciónes) de plats mitonnés, salades, charcuteries ou fromages. Mais les plus branchés se laissent emporter par la mode des pintxos de San Sebastián avec un chato (verre) de txacolí (petit vin pétillant basque). Le jeu consiste à commander aux serveurs très cool un chato de cidre ou de txacolí, puis à piocher dans les immenses plateaux disséminés sur le comptoir.

Bars

Barcelone fonctionne au coup de cœur. Quand un type d'établissement plaît, aussitôt il y a multiplication. Après les cafés d'inspiration new-yorkaise (pierres et tuyaux d'aération apparents, carte des cafés affichée sur l'ardoise, etc.) et les cafés-bars minimalistes (tout blancs, murs nus et musique électronique), bien malin qui pourrait dire quel nouveau style va faire chavirer une jeunesse barcelonaise amoureuse des comptoirs.

Boîtes

Depuis quelques années, la capitale catalane s'éclate comme une folle. Les 20-25 ans sont les fêtards les plus frénétiques. S'éclater et s'amuser sans trop penser au lendemain, vivre au jour le jour en profitant au maximum de l'extraordinaire vie sociale de la ville, voilà leur credo. Des dizaines de lieux hyper branchés sont nés depuis quelques années, et c'est maintenant à un rythme effréné que s'ouvrent et se referment les bars postmodernes, les pubs « néofroids » où la musique industriello-funky bat son plein. Trois mouvances en vogue : la zone B.C.B.G. (pijo) au-dessus de Diagonal et le long de Muntaner, où se rendent aussi étrangers et touristes ; les scènes technos et groove, et les endroits gays. Enfin, le Port olympique, sûrement moins tendance mais incontournable. Pour la plupart, les discothèques sont payantes, mais on peut trouver des invitations (ou flyers) sur les comptoirs de certains bars, boutiques de fringues ou de disques. Plus d'infos: www.bcn-nightlife.com

Scène techno et groove

Barcelone est une scène de réputation internationale des musiques d'avant-garde. On ne compte plus les DJs du monde entier qui viennent se produire dans les nombreux bars et boîtes underground de la ville ; pour choisir, prenez les flyers dans les magasins de vêtements de la carrer Portaferrissa ou les journaux gratuits genre AB. Généralement le Moog et le Nitsa Club présentent les meilleurs musiciens. En juin, le festival Sonar est l'événement de l'année pour toute l'Espagne électronique.

Le Port olympique

Un des passages obligés de la nuit barcelonaise. On n'est pas forcé d'aimer, mais il faut le voir rien que pour le spectacle : une vingtaine de bars alignés sur le mol del Mestral. Chacun de ces bars est une boîte de nuit à lui seul, où l'on entre et sort comme dans un moulin, et il y en a pour tous les goûts : rock, rap, techno, salsa... Chacun de ces bars possède une terrasse où l'on peut prendre un verre plus tranquillement, tout en continuant d'observer le flot continu des fêtards de tout poil, qui ne s'arrête qu'au petit jour.

Vie gay

Depuis 2005, l'Espagne a légalisé le mariage pour les homos, offrant aux couples de même sexe les mêmes droits qu'aux autres (succession, retraite, nationalité, adoption...). On ne peut qu'admirer le chemin parcouru depuis 1978, quand l'homosexualité était encore un délit passible de prison. La loi votée par le gouvernement Zapatero ringardise du même coup notre Pacs qui apparaît désormais bien timide et discriminatoire en matière de droits.
Barcelone (et sa voisine Sitges) compte parmi les principales destinations gays d'Europe, car on y trouve de nombreux bars et discothèques, notamment dans l'Eixample (baptisé "Gay-xample") à l'angle des carreres Consell de Cent et Casanova. Pour plus d'infos, consulter le Barcelona Gay publié par l'office de tourisme ou encore les revues Gaycelona et Nois.

Shopping

Deux souvenirs originaux à acheter à Barcelone : les fameuses espadrilles lacées (noir et blanc, ou rouge et blanc), portées par les danseurs et danseuses de sardane, et les petits ramequins en terre cuite ainsi que le fer à brûler utilisé pour caraméliser le dessus de la crème. Du côté des produits du terroir, rapportez du fromage, notamment des manchegos entiers, de la charcuterie, du turrón, une sucrerie typique, et de l'huile d'olive. Profitez bien des soldes en janvier-février et de fin juin à fin août : il y a des rabais de 10 à 25 %, ce qui, sur des prix déjà moins élevés qu'en France, peut devenir extrêmement intéressant.
Au niveau des achats, vous devez savoir que chaque quartier à sa spécialité. Le Barri Xino est le quartier des friperies et des collectionneurs de vinyles. Les téméraires feront un tour sur la carrer Portal del Ángel et la carrer Portaferrissa, dans le Barri Gòtic : ce sont les artères les plus commerciales de la ville, et l’on est pris dans un vrai bain de foule le samedi. Le quartier El Born, appelé aussi La Ribera, est un quartier peu touristique mais plein de charme, où il fait bon se promener pour découvrir au hasard les derniers ateliers, galeries d'art, brocanteurs installés dans le secret d'une de ses ruelles.

Les plages

Barcelone est réputée pour ses plages. Après le Port olympique, elles s'étendent sur plusieurs kilomètres, le long d'un large trottoir de bois. Les plus proches ne sont qu'à 20 mn à pied du Barri Gòtic : plages de la Nova Icaria, de Bogatell, de la Mar Bella et de la Nova Mar Bella. Toutes surveillées et bien équipées en douches et sanitaires. Même s'il y a beaucoup de monde, on ne se marche pas trop dessus. Tout le long, on trouve d'honnêtes petits restos servant paellas et tapas à toute heure, à des prix abordables. Des trains desservent chaque jour, au départ de la plaça de Catalunya, les plages du Sud et du Nord, notamment les deux plus belles, Castelldefels et Sitges. Bus de la plaça d'Espanya. Au nord, le meilleur rapport distance-qualité est la longue et large plage de Badalona, à 25 mn, direction Mataró.

Itinéraire moderniste

Acheter le pass "La ruta del modernismo" à l'office de tourisme (voir infos pratiques) pour partir à la découverte de l'architecture moderniste qui fait l'image de marque de la ville. Sagrada Familia, Pedrera et Park Güell comptent parmi les joyaux de ce mouvement qui s'est épanoui à Barcelone entre la fin du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale. Un festival d'audace et d'innovations qui éblouit aujourd'hui encore.
Notez que Barcelone est toujours aussi entreprenante et audacieuse aujourd'hui avec des édifices d'architecture contemporaine remarquables, dont le plus connu est la Torre Agbar conçue par l'architecte Jean Nouvel, haute de 142 m, que les Barcelonais ont surnommée... le "suppositoire" !

Les musées

Plusieurs sites classés patrimoine de l'Unesco à Barcelone : le Parc Güell, Palau Güell, Casa Milà (la Pedrera), Palau de la Música, Hospital de Sant Pau...

Musée Picasso

Installé dans un superbe ensemble de 5 palais, ce musée rassemble des œuvres de toute la vie de Picasso. La collection est particulièrement riche sur les débuts de l'artiste, ses premiers dessins et sa période bleue (1901-1904). Les œuvres sont merveilleusement mises en valeur et disposent d'un cadre idéal. On y trouve notamment la Corrida, son premier dessin exécuté à l'âge de 9 ans, des croquis, esquisses, sanguines, lavis et carnets de voyage. Une surprenante Première Communion, d'un classicisme à la limite du style pompier, Science et Charité d'un grand réalisme, des menus exécutés pour des restaurants, des chefs-d'œuvre de la période bleue, le célèbre Portrait de Jaime Sabartes déguisé en grand d'Espagne, le splendide Portrait de la Senyora Canals et puis surtout les extraordinaires variations sur Les Ménines de Velázquez. Sans oublier également sa très riche production de céramiques.

Museu nacional d'Art de Catalunya

C’est le plus beau musée d'art roman du monde, et l'un des tout premiers pour le gothique. De nombreuses fresques romanes d'églises en ruine y sont déposées. Présentation claire et intelligente, dans un cadre à chaque fois approprié : reconstitutions d'absides, de voûtes et même de chapelles complètes pour mettre en valeur les fresques. Chaque peinture est accompagnée de la photo de l'église, de son plan et de sa localisation. Notez particulièrement le Pantocrator (Christ en Majesté) provenant de l'église Saint-Clément-de-Taüll. Fantastique statuaire en bois : christs, vierges polychromes, devants d'autels. Collection de bénitiers en céramique, chemins de croix, etc. Une petite partie de cette section est consacrée aux sculptures monumentales. Remarquez le travail des drapés sur les statues en marbre blanc. La visite de la section romane se termine par un chef-d'œuvre, Las Pinturas de la sala capitular de Sigena. Dans la section gothique, tout est présenté de façon extrêmement didactique. Des salles sont consacrées à différents artistes incontournables de l'époque. Admirez notamment les œuvres merveilleuses de Jaume Huguet, le plus grand peintre catalan du Moyen Âge, celles de Bernat Martorell et le retable Els Consellers de Lluís Dalmau. On note aussi l'orfèvrerie religieuse et l'art funéraire avec trois sépultures remarquablement ouvragées. Visitez la salle très intéressante sur la représentation de la Vierge dans la sculpture européenne des XIVe et XVe siècles. Finissez par l'art flamand et hispano-flamand. Une section au sous-sol est réservée aux expositions temporaires et à la collection Cambó, qui compte des œuvres de la Renaissance et du baroque avec des tableaux de Titien, Rubens, Zurbarán, Le Tintoret, Quentin de la Tour et Fragonard.

Fondació Miró

Cette blanche et lumineuse architecture moderne, au milieu de beaux jardins, abrite de nombreuses œuvres du peintre et sculpteur surréaliste Joan Miro. En fonction des expositions tournantes, on peut y voir la série de trois tableaux L'Espoir du condamné à mort, quelques sculptures intéressantes, quelques tapis, une série de dessins d'inspiration enfantine destinés à illustrer l'œuvre d'Alfred Jarry, Ubu roi. Les œuvres réalisées entre 1915 et 1930 sont particulièrement fortes. On y trouve aussi une collection permanente d'art contemporain (Tanguy, Léger, Ernst...), en hommage à Miró, et une intéressante série de dessins préparatoires et cahiers d'études. Sur la terrasse, on trouve des sculptures colorées pleines d'humour comme la Caresse d'un oiseau ou Jeune Fille s'évadant. En sortant de l'immeuble, ne pas manquer le petit Jardin de Sculptures, décoré de sculptures et de mobiles originaux dus à de jeunes créateurs.

Fondació Antoni Tàpies

Né à Barcelone en 1923, admirateur de Picasso et Van Gogh, Antoni Tàpies devint l'ami de Joan Miró, créa une revue d'art, exposa dans le monde entier et reçut une vingtaine de prix. Encensé par les connaisseurs, Tàpies n'a pourtant pas encore trouvé l'adhésion du grand public. Avec cette fondation, ce nationaliste catalan, chef de file incontesté de la peinture espagnole des trente dernières années, peut s’enorgueillir d’être l’un des rares artistes à avoir eut droit de son vivant à son propre musée. Installée dans un splendide immeuble moderniste, la fondation se distingue de prime abord par son étonnant toit, orné d'un inextricable assemblage de câbles d'aluminium tordus sur lequel repose une chaise, symbole clé de l'œuvre de Tàpies. L'intérieur est en marbre, froid et dépouillé, pour mieux mettre en valeur la chaleur des couleurs et la richesse des matériaux utilisés dans les toiles du peintre catalan. Maître de l'arte pobre, l'art pauvre, Tàpies réinvente la vie quotidienne avec des morceaux de bois, une toile épaisse, une poignée de sable, beaucoup de peinture et, bien sûr, quelques chaises tachées. Une quinzaine d'œuvres du peintre sont exposées, mais la fondation expose aussi le travail d'autres artistes contemporains, organise des conférences et abrite une superbe bibliothèque d'art spécialisée dans les civilisations orientales.

Casa Milà (La Pedrera)

La Casa Mila, communément appelée La Pedrera, est la maison de Gaudí la plus célèbre. Elle abrite dans ses combles l'Espai Gaudí, une exposition retraçant la vie de l'artiste et expliquant l'évolution de son œuvre. L’exposition est très didactique, avec une brochure, des écrans, des plans et des photos des différentes réalisations de l'architecte, maquettes et explications techniques très précises à l’appui. L’éclairage et la muséographie sont à saluer. On peut voir un diaporama qui, de 1852 à 1926 (dates de naissance et de mort de Gaudí), présente année par année des événements majeurs, souvent liés à l'architecture. Construite entre 1906 et 1912, La Pedrera est qualifiée par certains d'œuvre abstraite, de folie structurelle, car Gaudí y a poussé au maximum la rupture du plan de façade et les possibilités plastiques des volumes. Noter l'extraordinaire travail en fer forgé des balcons. Sur la terrasse, on découvre les cheminées, les cages d'escalier et les tours d'aération aux formes audacieuses, revêtues de trencadis (fragments de céramique). On visite également les appartements du dernier étage, où sont exposés de nombreux meubles modernistes savoureux. Tout le premier étage du bâtiment est occupé par des expos temporaires remarquables.

Museu marítim

Ce sont les anciens chantiers navals de Barcelone, les plus anciens d’Europe puisqu’ils remontent au XIIIe siècle. Ces merveilles d'architecture abritent depuis 1941 le musée de la marine, l’un des plus intéressants au monde dans ce domaine. Abondants souvenirs de la mer, maquettes, documents, cartes marines, figures de proue, peintures, instruments de navigation, etc. Llibre del Consolat de Mar, le plus ancien traité des lois de droit maritime. Magnifique reproduction grandeur nature de la galère royale à la bataille de Lépante. Le circuit de « la Grande Aventure de la Mer » vous permet de suivre un parcours ponctué de reconstitutions, de la vie sur les galères au XVIe siècle à l'exploration sous-marine, en passant par la navigation catalane au XIXe siècle, le bateau à vapeur et le transport de voyageurs transatlantique.





 



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