Cinéma
Un désert ! Les films sur l'Indonésie se comptent sur les doigts de la main. Sur place, on passe des films américains.
- L'année de tous les dangers :
Australie, 1982. De Peter Weir, avec Mel Gibson , Linda Hunt ,
Sigourney Weaver . Sukarno dirige l’Indonésie depuis l’indépendance,
mais le pays meurt de faim. Celui-ci, comme son leader, est déchiré
entre musulmans et partisans du PKI, le parti communiste pro-chinois.
Un jeune journaliste australien débarque à Jakarta. Un photographe lui
offre un scoop : l’interview du chef du PKI. Un classique des fils de «
reporters ». Vous nous direz que c'est une vision occidentale du coup
d'État anti-communiste de 1965, mais il a le grand mérite d'exister.
- Toute la beauté du monde :
2006. De Marc Esposito. Nous voici à Bali et à Lombok pour suivre le
chemin de Tina partie se retrouver au milieu des sublimes rizières pour
oublier la mort de l’homme de sa vie. Voyage, découverte, échappée :
l’île de Bali se prête merveilleusement à se « ressouvenir ».
Danse
Sur cette terre sacrée, les dieux empruntent les corps des danseurs pour conter leurs aventures : notamment l'épopée hindoue du Ramayana.
Si quelques corps de ballet ont acquis, au fil des tournées, une
réputation internationale, l'immense majorité des 2 000 troupes
dispersées dans l'île - chaque village, ou presque, a la sienne - est
formée de quidams ordinaires, passés ou non par les écoles, et qui, au
jour de la fête, endossent masques, tiares et autres habits de lumière.
Invariablement rythmée par un ensemble de gamelans, la danse
peut filer durant des heures une communion parfaite avec le
spectateur... et les divinités qu'elle honore. Bien plus qu'à Java la
musulmane, les quelque cinquante danses de Bali font partie du sol -
tout particulièrement celles où interviennent des démons.
Les principales danses
- Le legong : une danse divine, puisqu'elle fut créée pour des nymphes par le dieu Indra. La plus courante est le legong kraton (legong du palais), jadis interprétée à la cour des rajas.
- Le kecak :
la plus impressionnante, avec son chœur de 150 chanteurs - souvent tous
du même village - chargé d'incarner l'armée des singes du Ramayana.
- Barong et Rangda :
ou le combat entre une énorme peluche à crocs (le Barong, censé
représenter le Bien), et Rangda, l'horrible reine-veuve des sorcières
qui hante les nuits de Bali.
- Le kebyar : sous sa
forme actuelle, ce duo entre un orchestre et un danseur a été mis au
point il y a un demi-siècle seulement, par le chorégraphe Mario. Le bon
danseur y exprime tous les états d'âme d'un adolescent, passant de la
crainte à la joie suivant les nuances de la musique.
Musique
Le xylophone est l'instrument fétiche de l'Indonésie. Et non pas un seul xylophone, mais tout un orchestre. Du nom gamelan,
les Javanais désignent à la fois la partie et le tout. Si cet
instrument de cour s'est raréfié sur la grande île, ses notes aiguës
retentissent à chaque instant dans la campagne balinaise.
Les ensembles de percussions associent différents groupes d'instruments. Les gangsus,
métallophones à lames de bronze amplifiés par des résonateurs en
bambou, peuvent jouer en graves (phrases longues) ou en aigus (phrases
courtes). En renfort, l'orchestre mobilise deux tambours, des cymbales ainsi qu'un petit gong - plus rarement la flûte en bambou (suling) et la vielle (rebab).
Bref, ces orchestres qui groupent jusqu'à cinquante musiciens offrent
un spectacle complet, dont les performances peuvent durer toute la nuit.
Peinture
La peinture balinaise tire ses racines des anciens panneaux de
sanctuaires et des calendriers astrologiques illustrés. Ceux-ci
partageaient l'esthétique du théâtre d'ombres wayang, qui
présentait les personnages des épopées traditionnelles de profil ou de
trois quarts, dans un décor schématique dépourvu de perspective. Le
bourg de Kalamasan continue de produire ces œuvres très décoratives,
réalisées avec des pigments naturels. Quant aux tableaux naïfs qui
achalandent en quasi-totalité les galeries de peinture, ils ont pris
leur essor dans les années 30, sous l'impulsion d'artistes occidentaux
venus s'installer dans l'île.
Médias
Les quotidiens en anglais publiés à Jakarta sont également disponibles à Bali : The Jakarta Post inclut des pages sur Bali (Surfing Bali). Le journal local s'appelle le Bali Post.
Côté
revues, une flopée de publications payantes ou gratuites (en anglais et
destinées à un public jeune) ont vu le jour depuis quelques années.
Vous les trouverez aisément dans les hôtels, bars et restos branchés.
Le plus répandu est le Bali Travel News, un hebdo riche en infos sur le tourisme. The Beat est
l'un des mensuels les plus complets affichant la liste des événements
et un répertoire de bars, restaurants et boîtes de nuit avec des plans
bien détaillés pour les trouver. Dans le même genre, citons aussi Bali Plus et Groove, avec une tendance clubbing pour le second. Hello Bali (payant) est tout aussi pratique avec quelques reportages à la clé. Poleng s'adresse aux expats de Bali avec une fringale de potins et les photos des dernières fêtes people.
Signalons enfin un gratuit en français, La Gazette de Bali (Internet : www.lagazettedebali.info), belle initiative d'un ex-collaborateur de Libération pour
vous aider à dénicher les repaires frenchies et branchés dans l'île.
Également de très bons articles sur la culture balinaise.
Visites
Il n'y a pas beaucoup de musées à Bali. Ce sont surtout les temples qu'on visite. Il faut porter un sarong pour y entrer. En fait, il suffit généralement que les jambes soient couvertes. Cela dit, le port du sarong est préférable. Dans certains temples, il vous faudra aussi mettre une petite ceinture de tissu (sash). Le plus simple est d'en acheter et dès votre arrivée.
Une donation est attendue. Il y a quelques années, elle était facultative. Veiller à ce qu'on ne vous fasse pas payer plus que le prix normal. Beaucoup de filous armés d'un grand sourire vous tendent un livre de visiteurs sur lequel il est marqué 20 000 ou 50 000 Rps (1,50 ou 3,80 €) à côté des noms des touristes qui vous ont précédé. En réalité, vous donnez ce que vous voulez, il n'y a pas de chiffre officiel. Vous ne perdez pas la face en faisant une contribution de 5 000 Rps (0,40 €) par exemple.
Si vous êtes véhiculé, et même si ça n'en a pas l'air, le parking est payant, surtout aux abords des temples, des marchés et des lieux touristiques. Demandez un ticket au caissier, car certains abusent et en profitent pour demander une somme souvent plus élevée.