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Culture Bali

Danses

Sur cette terre sacrée, les dieux empruntent les corps des danseurs pour conter leurs aventures : notamment l'épopée hindoue du Ramayana. Si quelques corps de ballet ont acquis, au fil des tournées, une réputation internationale, l'immense majorité des 2 000 troupes dispersées dans l'île - chaque village, ou presque, a la sienne – est formée de quidams ordinaires, passés ou non par les écoles, et qui, au jour de la fête, endossent masques, tiares et autres habits de lumière.

Invariablement rythmée par un ensemble de gamelans, la danse peut filer durant des heures une communion parfaite avec le spectateur... et les divinités qu'elle honore. Bien plus qu'à Java la musulmane, les quelque cinquante danses de Bali font partie du sol – tout particulièrement celles où interviennent des démons.

Les principales danses

- Le legong : une danse divine, puisqu'elle fut créée pour des nymphes par le dieu Indra. La plus courante est le legong kraton (legong du palais), jadis interprétée à la cour des rajas.
- Le kecak : la plus impressionnante, avec son chœur de 150 chanteurs – souvent tous du même village – chargé d'incarner l'armée des singes du Ramayana.
- Barong et Rangda : ou le combat entre une énorme peluche à crocs (le Barong, censé représenter le Bien), et Rangda, l'horrible reine-veuve des sorcières qui hante les nuits de Bali.
- Le kebyar : sous sa forme actuelle, ce duo entre un orchestre et un danseur a été mis au point il y a un demi-siècle seulement, par le chorégraphe Mario. Le bon danseur y exprime tous les états d'âme d'un adolescent, passant de la crainte à la joie suivant les nuances de la musique.

Musique

Le xylophone est l'instrument fétiche de l'Indonésie. Et non pas un seul xylophone, mais tout un orchestre. Du nom gamelan, les Javanais désignent à la fois la partie et le tout. Si cet instrument de Cour s'est raréfié sur la grande île, ses notes aiguës retentissent à chaque instant dans la campagne balinaise. Ces ensembles de percussions associent différents groupes d'instruments. Les gangsus, métallophones à lames de bronze amplifiés par des résonateurs en bambou, peuvent jouer en graves (phrases longues) ou en aigus (phrases courtes). En renfort, l'orchestre mobilise deux tambours, des cymbales ainsi qu'un petit gong – plus rarement la flûte en bambou (suling) et la vielle (rebab). Bref, ces orchestres qui groupent jusqu'à cinquante musiciens offrent un spectacle complet, dont les performances peuvent durer toute la nuit.

Peinture

La peinture balinaise tire ses racines des anciens panneaux de sanctuaires et des calendriers astrologiques illustrés. Ceux-ci partageaient l'esthétique du théâtre d'ombres wayang, qui présentait les personnages des épopées traditionnelles de profil ou de trois quarts, dans un décor schématique dépourvu de perspective. Le bourg de Kalamasan continue de produire ces œuvres très décoratives, réalisées avec des pigments naturels. Quant aux tableaux naïfs qui achalandent en quasi-totalité les galeries de peinture, ils ont pris leur essor dans les années 30, sous l'impulsion d'artistes occidentaux venus s'installer dans l'île.





 



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