Culture, arts et visites Bali

Danses balinaises

Sur cette terre sacrée, les dieux empruntent les corps des danseurs pour conter leurs aventures : notamment l'épopée hindoue du Rāmāyana. Chaque jour, le bouche à oreille indique quelque part dans l'île un ou deux temples où une cérémonie devient prétexte à ces représentations de théâtre dansé. Votre obole à l'entrée finance les offrandes et les costumes chamarrés.

Si quelques corps de ballet ont acquis, au fil des tournées, une réputation internationale, l'immense majorité des 2 000 troupes dispersées dans l'île est formée de quidams ordinaires, passés ou non par les écoles, et qui, au jour de la fête, endossent masques, tiares et autres habits de lumière.

Rythmée par un ensemble de gamelans, la danse peut filer durant des heures une communion parfaite avec le spectateur... et les divinités qu'elle honore. Comme montés sur roulements à billes, les danseurs font valser leurs yeux écarquillés, tordent gracieusement les poignets, agitent les doigts... La beauté des couleurs, la profondeur des chœurs, la tension joviale de la foule et l'ambiance à la fois champêtre et sacrée tissent un envoûtement qui ne vous lâche pas.

Certaines danses, comme le legong, furent élaborées dans les palais de la grande île. D’autres paraissent issues du fond des âges.
La plupart des danses qui réjouissent les villageois sont nées entre 1850 et 1900, pendant le dernier âge d’or des rajas de Bali. Le kecak, morceau de bravoure où le touriste pressent la révélation des plus profonds mystères de l’âme balinaise, fut créé par Walter Spies. Ce musicien et chef d’orchestre allemand s’installa à Bali dans les années 1920. Malgré cet enrichissement permanent, force est de constater que les Balinais d’aujourd’hui, encouragés par leurs touristes mécènes, privilégient l’éclectique, et parfois le spectaculaire.

Jeux à Bali

La règle du collectif s'applique aussi aux jeux. Les Balinais se retrouvent par dizaines lors des combats de coqs, de criquets ou autres courses de buffles, plutôt qu'à deux pour faire une partie d'échecs. Les jeux de hasard, les concours de chants d'oiseaux ou de cerfs-volants réunissent généralement un grand nombre de participants. Et même si les paris sont officiellement interdits, ça peut jouer gros...

Le goût des Balinais pour la compagnie et le collectif est extraordinaire. S'ils apprennent à jouer d'un instrument de musique, c'est pour entrer dans un gamelan. Une danse, pour appartenir à une troupe, etc. 

Musique balinaise

L'Irlande a la harpe, l'Afrique a le tambour, l'Indonésie le xylophone. Non pas un seul xylophone, mais tout un orchestre. Du nom gamelan, les Javanais désignent à la fois la partie et le tout. Si cet instrument de Cour s'est raréfié sur la grande île, ses notes aiguës retentissent à chaque instant dans la campagne balinaise, trahissant le voisinage d'une fête ou d'une crémation. Ses mélodies de pluie s'inscrivent à merveille dans le paysage de rizières, tout en respectant nos fragiles esgourdes d'Occidentaux - sauf envolées hystériques dans les aigus, ce qui n'est pas rare. Parfois hypnotiques, ces serpentins de sons métalliques surprennent par leurs rythmes binaires et syncopés.

Comme tout orchestre, ces ensembles de percussions associent différents groupes d'instruments. Ces orchestres qui rassemblent jusqu'à 50 musiciens offrent un spectacle complet, dont les performances peuvent durer toute la nuit.

Peinture balinaise

La peinture balinaise tire ses racines des anciens panneaux de sanctuaires et des calendriers astrologiques illustrés. Ceux-ci partageaient l'esthétique du théâtre d'ombres wayang, qui présentait les personnages des épopées traditionnelles de profil ou de trois quarts, dans un décor schématique dépourvu de perspective.
Le bourg de Kalamasan continue de produire ces œuvres très décoratives, réalisées avec des pigments naturels, et peu chères.
Quant aux tableaux naïfs qui fournissent la quasi-totalité des galeries de peinture, ils ont pris leur essor dans les années 1930, sous l'impulsion d'artistes occidentaux venus s'installer dans l'île. Cette peinture de chevalet abandonna les motifs de toujours pour décrire les scènes de la vie quotidienne : combats de coqs, offrandes, circulation routière...

Visites à Bali

Peu de musées à Bali, ce sont surtout les temples qu’on visite. Il faut porter un sarong pour y entrer. Dans certains temples, il vous faudra aussi mettre une petite ceinture de tissu (sash). Si vous n’en avez pas, il y a toujours un loueur de sarongs et de ceintures à l’entrée. Le plus simple est d’acheter un sarong dès votre arrivée et de l’avoir toujours à portée de main. Pour les ceintures, certains temples doivent être visités avec une ceinture de couleur précise.

Pour accéder aux temples, une donation est demandée. Elle s’assimile de fait à un droit d’entrée. Quand il n’y a pas de somme officielle, on donne ce qu’on veut. Même si quelques filous armés d’un grand sourire vous tendent un livre de visiteurs sur lequel il est marqué 20 000 ou 50 000 Rps à côté des noms des touristes, vous ne perdez pas la face en faisant une contribution de 5 000 Rps, par exemple.

Si vous êtes véhiculé, et même si ça n’en a pas l’air, le parking est toujours payant, surtout aux abords des temples, des marchés et des lieux touristiques. C’est ainsi. Au moment de partir, un gardien viendra vous demander de régler une petite somme (entre 2 000 et 10 000 Rps). Demandez un ticket, car certains abusent un chouia. Mais bon, ça ne va jamais bien loin.

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