Géographie et paysages Ardèche, Drôme

Géologie : le karst et les grottes de l'Ardèche

Les spéléologues disent que le sous-sol du sud de l'Ardèche tient davantage du gruyère que de l'emmental et le considèrent comme le paradis perdu.
Ce monde souterrain est le résultat d'une lente érosion provoquée par l'action conjuguée du gel et de l'eau. Les eaux de pluies, se chargeant en gaz carbonique au contact d'éléments en décomposition (humus, cadavres), deviennent acides et corrosives pour le carbonate de calcium (calcaire). La conséquence de ces attaques va être l'érosion du sol et l'élargissement des fissures de surface. On en trouve plusieurs exemples sur les berges de l'Ardèche (au niveau du rapide de Gournier).

Dans un deuxième temps, l'eau acidifiée va pénétrer en profondeur et verticalement par les failles ainsi élargies, jusqu'à former de véritables puits ou avens. La dissolution pourra alors se poursuivre horizontalement au contact d’éventuelles couches de matériaux plus durs. Ces conduits pourront servir de collecteur aux eaux abondantes de surface, pour les restituer quelquefois à des kilomètres de distance sous forme de résurgences.
Des réseaux parfois importants, jusqu’à 35 km, peuvent alors voir « le jour », grottes de Saint-Marcel, Orgnac (classé « Grand Site de France »), Cocalière... On ne peut évoquer ces cavités sans aborder leur peuplement par l’homme à l’aube de l’humanité.

Environnement

Les gorges de l'Ardèche en sursis ?

Le Pont-d'Arc, le massif de la Dent-de-Rez, réserve naturelle, site classé : les belles regorgent de trésors naturels, historiques et préhistoriques, qu'elles exposent à des aventuriers avides de découvertes, d'évasion, d'activités de pleine nature, mais aussi à des visiteurs peu scrupuleux.
Certains aménageurs, promoteurs et autres spéculateurs seraient tentés de faire main basse sur sa zone périphérique, dite « zone sensible », sans laquelle la réserve naturelle des gorges de l'Ardèche ne peut vivre.
La préservation de cet ensemble naturel fait aujourd'hui partie des enjeux majeurs que les décideurs ont à résoudre (et que certains ont bien compris, d'ailleurs), sachant qu'il en va de la sauvegarde du patrimoine naturel et culturel comme de l'avenir touristique de la région.
C'est dans ce souci de préservation d'un site exceptionnel que le Syndicat de gestion des gorges de l'Ardèche (SGGA) a été créé en 1996.
La réplique de la grotte Chauvet, inaugurée en avril 2015, illustre parfaitement cette problématique. Les bâtiments, sobres et paysagés, permettent d’accueillir le plus grand nombre tout en s’intégrant bien dans le paysage.

Le mont Gerbier-de-Jonc

Le deuxième site le plus visité de l'Ardèche, le mont Gerbier-de-Jonc, a eu bien du mal à faire entendre « sa voix écologique ».
Finalement, le département a classé le site comme site prioritaire dans le cadre de la politique des espaces naturels sensibles, avec le triple objectif de concilier fréquentation touristique, économie locale et préservation du patrimoine naturel. Des panneaux d'information, un sentier d'accès à la colline et même des w-c publics décents ont vu le jour. Plus encore, le minisac poubelle Bini est né.

Gaz de schiste : une pollution irréversible

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la France serait - avec la Pologne - le pays européen aux ressources de gaz de schiste les plus importantes. Les régions concernées sont le nord-est et le sud-est de la France, avec notamment l’Ardèche (Alba-la-Romaine) et le Gard (Barjac).
Depuis 2010, de nombreux Ardéchois se sont mobilisés pour affirmer leur opposition aux projets d’extraction de gaz de schiste. Dans les techniques de forage, on provoque des fractures souterraines dans la roche contenant le gaz (cette méthode est appelée la fracturation hydraulique). On utilise énormément d’eau et des centaines de produits chimiques, pour la plupart toxiques, voire cancérigènes, pour permettre la circulation et l’aspiration du gaz.

Outre le déni démocratique que représente la façon dont les permis d’extraction ont été délivrés sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la pollution qui résultera de ces forages présente un caractère irréversible et gravissime : pollution des nappes phréatiques, assèchement des réserves d’eau, pollution de l’air, destruction d’une région agricole et touristique de grande qualité.

Pourtant, depuis le 30 juin 2011, la France est devenue le premier pays à refuser la fracturation hydraulique, une méthode jugée hautement polluante. Officiellement, depuis le 20 juillet 2012, à la demande du président Hollande, la ministre de l’Écologie a confirmé clairement l’interdiction de l’exploitation des gaz de schiste en France.
Malgré ces décisions, tous les permis d’exploration n’ont pas été annulés, et la pression des lobbies gaziers (tel Total) reste très forte. Néanmoins, la population ardéchoise ne se résigne pas. De tout le département surgissent des initiatives citoyennes visant à développer les techniques d’économie d’énergie et d'exploitation d’énergies renouvelables.

En juillet 2013, rebondissement et séquence frisson : un géant américain de l’extraction (le Texan Schuepbach) saisit le Conseil constitutionnel pour tenter d’obtenir que la loi de juin 2011 soit annulée. En octobre, les sages rejettent cette requête et confirment l’interdiction de la fracturation hydraulique en France.

Faune et flore

L'Ardèche et la Drôme sont deux des départements français à offrir le plus de variétés de plantes et d'animaux. C'est l'effervescence d'arbres, d'herbes et d'arbustes sur 12 000 km². Et mille espèces peuplent la terre, la rivière et le ciel.

- Il y a en Ardèche comme en Drôme une flore sauvage et une flore de culture. Et une faune libre et une faune domestique. Le tout dans un équilibre étonnant. Quoique l'Ardèche soit plus libre et la Drôme plus cultivée.

- Il y a en Ardèche comme en Drôme une flore et une faune de montagne et de septentrion où règne l'alpin, et une flore et une faune des plaines et du Midi où prospère le méditerranéen. Le paradoxe du bouquetin et de la cigale, de l'edelweiss et de la lavande.

Le Rhône

Comme un taureau furieux

C'est par le Rhône que sont remontées les civilisations et les barbaries. C'est par le Rhône qu'est passée la philosophie grecque, c'est par le Rhône que sont passés César et l'ordre romain. C'est par le Rhône que pénètre le christianisme au IIe siècle. Aujourd'hui son énergie donne du courant électrique.

Le Rhône était un taureau furieux, un dieu panthéiste parmi les dieux, un dieu parfois allié, parfois ennemi du Dieu des chrétiens. Un dieu qui portait la fortune ou la désolation. Ses rives instables de puissance se jouaient des cadastres et redessinaient au gré d'une lubie le fief de l'un ou le comté de l'autre, quand ses contournements ne les faisaient pas changer de province. Fleuve frontalier qui traçait les frontières à son goût, il nourrissait les uns par l'abondance de ses limons, quand il affamait les autres par les surprises de ses inondations. Les mariniers d'alors, le long de l'Ardèche et de la Drôme, le priaient et lui obéissaient.

Le Rhône civilisé

L'ingénieur Giraudon qui, à coups de digues, de tenons, de dérivations, d'épis et de travaux, mata la bête en l'aménageant quoiqu'en la ménageant quand même. La force sauvage du Rhône devint énergie hydraulique.

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