![]() Itinéraires conseillés AlbanieLes pressés font le tour du pays en une semaine, mais vu l’état des routes et les temps de trajet, cela ne semble guère raisonnable. Disons plutôt 10 jours pour un bon aperçu et deux semaines pour bien en profiter. Tirana et ses environsFondée en 1614, Tirana n’est la capitale de l’Albanie que depuis 1920. Le centre morose aux HLM déglingués s’est métamorphosé. Les façades grises ont été repeintes, de nombreux espaces verts ont été créés, la pollution et la pauvreté ont été réduits. Un palmarès qui a valu au maire Edi Rama d’être couronné « meilleur maire du monde » en 2004 ! Étant donné la cherté relative des hôtels et son intérêt assez moyen, on ne s’attardera pas à Tirana. Tout juste une mise en bouche ou une escale avec une balade autour de la grand place Skanderbeg, où les enfants batifolent sur la grand roue sans un regard pour l’héroïque statue de Skanderbeg. Le principal monument digne d’intérêt est la mosquée Ethem Bey (1789-1823). Ajoutons un coup d’œil sur la ville depuis le sommet de la Tour de l’Horloge (Kulla e Sahatit) et une visite du monumental Musée national d’histoire, à la façade couverte de mosaïques à la gloire des héros albanais. À 1 h de bus vers le nord, Krujë s’accroche au bas des montagnes dominant la plaine centrale. Skanderbeg fit du bourg son quartier général lors de la lutte contre les Ottomans. C’est cette raison qui poussa Enver Hoxha à y faire bâtir, en 1982, le musée Skanderbeg. Le joli Musée ethnographique occupe une très belle demeure en bois des années 1800 (Bektashi tekke). Le bazar aux souvenirs, traversé en chemin, est assez animé. La côte adriatiqueFondé au VIIe siècle avant J.-C. par les Grecs, Durrës abrite aujourd’hui le principal port de commerce du pays. Au centre, derrière les vestiges de murailles subsiste un amphithéâtre en bien mauvais état. À voir aussi : le Musée archéologique et le palais d’été du roi Zog (de loin). Sinon, Durrës vit le long de sa plage, semée encore de quelques bunkers. Au nord du pays, Shkodër est veillé par la citadelle de Rozafa, d’où se révèle un vaste panorama sur le lac de Skadar (excursions). De l’autre côté, l’éperon domine la vieille mosquée de Plomb (1773), en ruines. Cela mis à part, la ville n’est pas très belle. Mais quitte à être là, allez voir les superbes vieilles photos du musée d’Histoire. La Riviera albanaiseVoilà le but de votre voyage ! Fort prometteuse, la côte méridionale de l’Albanie s’étend sur une centaine de kilomètres entre Vlorë et la Grèce, à la hauteur de l’île de Corfou. Sur fond de maquis, le littoral voit alterner falaises, criques aux eaux calmes et plages de sable ou de galets le plus souvent désertes. De Fier, on accède aux ruines de la cité grecque d’Apollonia, la plus importante d’Albanie, fondée vers 588 avant J.-C.. Défendu par une double enceinte, le site, semé d’oliviers et bercé par les clochettes des moutons, révèle quelques superbes édifices. Au XIIe siècle, le magnifique monastère Sainte-Marie s’est implanté au cœur du site (musée). À 8 km de Fier, le monastère d’Ardenica (1474), où Skanderbeg épousa la princesse byzantine Donika Comnène, conserve de superbes fresques. Véritable porte d’accès à la Riviera, le port de Vlorë occupe le flanc d’une très vaste baie. Le cap qui la protège marque la limite entre l’Adriatique au nord et la mer Ionienne au sud. Capitale éphémère de l’Albanie en 1912, la ville, industrielle, attire surtout les visiteurs en quête de plages. Au sud de la baie, la route entame son ascension vers le col de Llogara (1027 m), offrant des points de vue stupéfiants sur la côte. Bâtie en amphithéâtre à l’orée du détroit de Corfou, Saranda est une ville moderne, sans charme particulier. Son climat très doux lui vaut toutefois d’être plébiscitée par les Albanais, nombreux à y passer leur lune de miel. La promenade du front de mer, bordée de palmiers et de petits cafés, est le lieu le plus agréable. Les sites anciens de la région ont rempli les vitrines du musée. Le cœur de l'Albanie
À 30 km de la frontière grecque, la « ville musée » de Gjirokastër, classée par l’Unesco, s’ancre au cœur des montagnes, au-dessus du lit de la rivière Drino. Médiévale, elle a conservé un bel ensemble de maisons à tourelles fortifiées, en bois et pierre et aux toits de lauzes, qui dévalent les pentes le long d’escaliers ou de ruelles pavées. Baptisées kule, elles sont typiques des XVIIe et XVIIIe siècles ottomans, période où les querelles entre familles obligeaient à se protéger... Dominant le vieux centre, la citadelle (XI-XIIIe) abrite d’anciennes geôles et un musée consacré aux armes. Superbe vue sur la vieille ville. En contrebas, le Musée ethnographique occupe la maison natale d’Enver Hoxha. Berat est une autre cité musée, souvent surnommée « la ville aux mille fenêtres ». Veillée elle aussi par une citadelle, elle offre une impression d’unité plutôt rare en Albanie : sur les pentes raides, les maisons blanches aux toits de tuiles rousses s’étagent parfaitement, leurs longues volées de fenêtres alignées. La citadelle préserve, derrière ses murs, un bel ensemble de maisons encore habitées et une douzaine d’églises byzantines en briques. Le Musée Onufri, consacré au plus célèbre peintre d’icônes albanais (XVIe), occupe l’ancienne cathédrale Sainte-Marie. Dans la ville basse (quartier musulman de Mangalem), le Musée ethnographique, la mosquée du Sultan (XVIe), et la tekke Helveti, ancien lieu de réunion des Bektashi, valent le détour. À l’est de l'AlbanieKorçë est établi sur un vaste plateau, au pied des monts Moravë, près de la frontière grecque. De 1916 à 1920, la ville fut le théâtre de la première « république albanaise », placée sous protectorat français. Elle possède un intéressant musée d’Art médiéval (icônes) et un musée d’art oriental et d’archéologie. À voir aussi : le bazar, le cimetière français, la cathédrale et la mosquée d’Ijaz Bej Mirahori (1494). Au nord de Korçë, le lac de Prespa est protégé par un parc national partagé avec la Grèce. La région, réputée pour sa riche avifaune (pélicans), conserve plusieurs églises rupestres byzantines, à l’image de celle de Sainte-Marie (XIVe), sur la petite île de Maligrad. Un peu plus au nord, le lac Ohrid appartient pour près des deux tiers à la Macédoine. Côté albanais, Pogradec est dominée par les vestiges d’une fortification illyrienne. En été, les plages voisines attirent nombre de touristes albanais. À environ 20 km au nord, le village riverain de Lin conserve les mosaïques du Ve siècle d’une basilique paléochrétienne. On en parle sur le forum Albanie> Tous les messages itinéraires conseillés Albanie
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