Pays de Forcalquier : la Haute-Provence au naturel

Pays de Forcalquier : la Haute-Provence au naturel
Forcalquier © Olivia Le Sidaner

C’est le pays de Giono, la Provence rêvée, avec ses petits villages perchés coiffés de châteaux médiévaux, ses marchés colorés, ses champs de lavande, ses oliviers et ses collines baignées de soleil.

Pour le découvrir, on peut opter pour la thématique botanique, la Haute-Provence étant le premier producteur de plantes à parfum, aromatiques et médicinales de France.

Si on préfère la littérature, on marchera dans les pas de Jean Giono, de Manosque à la montagne de Lure, en passant par le village de Lurs. On pourra aussi aller de châteaux en abbayes, le patrimoine de la région étant particulièrement riche.

Enfin, on goûtera à la dolce vita provençale sur les petites places ombragées des villages, sans oublier de craquer pour tous les bons produits locaux.

Attention ! En raison de l'épidémie de Covid-19, certains sites et établissements peuvent être fermés et des activités peuvent être modifiées, voire suspendues.

Forcalquier, au cœur de la Provence

Forcalquier, au cœur de la Provence
Forcalquier © Olivia Le Sidaner

Forcalquier ? Une petite ville située à 20 km au nord de Manosque, au charme tout provençal, avec ses ruelles, son église, ses placettes et ses terrasses.

Pour monter en haut de la colline de la citadelle, c’est un peu raide, mais la vue à 360° vaut bien ce petit effort. De l’esplanade, le regard porte sur la vallée de la Durance, les premiers sommets des Alpes, la montagne de Lure et le Luberon.

Ici s’élevait autrefois le château des comtes de Forcalquier. À sa place, on a érigé au 19e s la chapelle Notre-Dame de Provence, octogonale et de style néo-byzantin.

En face, le carillon (2018), doté de 37 cloches, est unique en son genre. C’est le seul de la région à être exclusivement manuel, avec un jeu « à coups de poing », son autre originalité étant de ne pas se trouver au sommet d’un clocher ou d’un beffroi.

On peut l’entendre les dimanches et jours de fêtes religieuses, mais aussi le lundi matin, au moment du marché provençal (8 h-13 h), le plus grand du département. Le jeudi après-midi (15 h-19 h), se tient aussi un petit marché paysan, où agriculteurs et artisans locaux vendent leurs produits.

Couvent des Cordeliers © Olivia Le Sidaner

Au centre de Forcalquier, le musée Artemisia est une belle entrée en matière pour comprendre les paysages et l’identité du territoire.

Installé dans le couvent des Cordeliers, l’un des plus anciens monastères franciscains de Provence (1236), le musée propose, au fil des 8 espaces du parcours scénographique, une plongée dans l’histoire de l’exploitation des plantes à parfum, aromatiques et médicinales de la montagne de Lure depuis le 16e s (les chemins des colporteurs, la biodiversité locale, les distilleries de lavande et d’alcool…).

Une visite interactive et sensorielle, que l’on peut compléter, pourquoi pas, par un atelier de parfumerie ou de cosmétique (2 h).

Les rochers fantastiques des Mourres

Les rochers fantastiques des Mourres
Rochers des Mourres © Olivia Le Sidaner

Au nord de Forcalquier, sur le plateau des Mourres, on avance dans un paysage étonnant, au milieu de rochers aux formes étranges, qui font parfois penser à des têtes d’animaux ou d’hommes, d’où le nom de « mourres » qui signifie « figure », « museau », en provençal.

Ce caprice géologique est le résultat d’un lent travail d’érosion : il y a 25 millions d’années, les roches calcaires étaient enchâssées dans des marnes friables, qui, au fil du temps, ont disparu, dévoilant les rochers que l’on voit aujourd’hui. De là-haut, on a un joli panorama sur la région environnante.

On peut s’y rendre à pied depuis le centre de Forcalquier (la boucle fait 2 h 15, 6,6 km). Si vous êtes pressé ou n’avez pas envie de marcher, vous pouvez aussi y aller en voiture. Pensez à prendre chapeau et crème solaire : le soleil tape fort, dans ce milieu semi-désertique.

La montagne de Lure et son abbaye

La montagne de Lure et son abbaye
Montagne de Lure © Olivia Le Sidaner

Marquant la limite septentrionale du pays de Forcalquier, la montagne de Lure, que Giono surnommait la « montagne bleue », s’étire sur 48 km d’ouest en est, et culmine à 1 826 m.

Située à un carrefour bioclimatique, entre mondes méditerranéen et alpin, elle possède une biodiversité exceptionnelle (plus de 1 600 espèces végétales), qui lui ont valu d’être désignée Réserve de biosphère par l’Unesco et classée Natura 2000 et Espace naturel sensible.

Au 16e s, les villageois ont commencé à exploiter sa richesse botanique, cueillant des plantes sauvages à destination des herboristeries. Une activité qui a perduré jusqu’au début du 20e s. Puis, dans les années 1930, on y a ouvert une station de ski, dont il ne reste qu’un seul téléski.

Aujourd’hui, la montagne de Lure s’est tournée vers les activités de pleine nature. En été, on y pratique la rando, le trail, la trottinette sur herbe, le tubbing ou le VTT.

Abbaye Notre-Dame-de-Lure © Olivia Le Sidaner

Parmi les randonnées possibles, on peut emprunter le GR6, surnommé le « sentier des naturalistes », depuis Saint-Etienne-les-Orgues, où un circuit permet de voir plusieurs maisons de colporteurs droguistes.

Puis, à 1 236 m d’altitude, on fait halte à l’abbaye Notre-Dame-de-Lure, un endroit hors du temps, à l’atmosphère apaisante. Du monastère chalaisien édifié au 12e s, il ne subsiste aujourd’hui que l’église, qui sommeille à l’ombre d’arbres multicentenaires. Un ermite à la longue barbe blanche veille à ce que rien ne trouble l’harmonie des lieux.

Enfin, on arrive sur les crêtes de la montagne de Lure, où l’on profite d’un superbe panorama. En chemin, on collecte des infos sur les plantes (ancolie de Bertoli, panicaut blanche épine), les animaux (la vipère Orsini, endémique) et l’histoire des colporteurs droguistes, sur les panneaux et dans le petit livret « Les plantes aromatiques et médicinales » (vendu à l’office du tourisme et téléchargeable gratuitement). Il est aussi possible de suivre le Sentier des Crêtes de Lure au départ de la station (une boucle de 7 km).

Lurs, un village culturel

Lurs, un village culturel
Lurs © Marina - stock.adobe.com

Le joli village de Lurs est riche d’un patrimoine remarquable. Après être passé sous la tour de l’horloge, couronnée d’un campanile abritant la plus ancienne cloche du département (1499), on arpente ses ruelles caladées, découvrant l’ancien château épiscopal (12e s), qui fut la résidence des évêques de Sisteron, le Prieuré et le Séminaire (16e-17e s), l’église Invention de la Sainte-Croix, dotée d’un beau clocher-peigne à trois cloches.

À voir aussi : la chapelle des Pénitents blancs (17e s), aujourd’hui transformée en lieu d’exposition, et enfin la petite chapelle Notre-Dame-de-Vie (1552), située au bout de la promenade des Évêques, jalonnée de 15 oratoires.

Tour de l'horloge de Lurs © Olivia Le Sidaner

Pour aborder le village de manière originale, suivez donc le Chemin des écritures, qui invite le promeneur à découvrir de manière ludique toutes les formes d’écriture depuis l’aube de l’humanité.

Ce parcours a été inauguré en 2010 par l’association des Rencontres internationales de Lure, créée par Jean Giono et Maximilien Vox en 1952, et qui rassemble chaque été la fine fleur des graphistes et des typographes.

Le théâtre Marius, à l’allure faussement antique, fut, lui, bâti dans les années 1960.

Le village compte aussi une galerie d’art contemporain (Pigments), un petit magasin de producteurs (Chez Justine) qui vend, entre autres produits locaux, l’huile d’olive fabriquée à l’ancienne au Moulin de la cascade, tout proche ; mais aussi un bistrot de pays et un café où l’on se pose en terrasse à l’ombre des arbres, en admirant la vue sur la vallée de la Durance et la « mer d’oliviers », comme l’écrivait si bien Giono.

Le plateau de Ganagobie, un lieu spirituel

Le plateau de Ganagobie, un lieu spirituel
Abbaye du plateau de Ganagobie © Olivia Le Sidaner

C’est par une route en lacets serpentant au cœur d’une pinède que l’on accède au plateau de Ganagobie. Sitôt arrivé, on est envahi par l’atmosphère apaisante des lieux, habités depuis l’époque néolithique.

L’abbaye date, elle, de l’époque romane. Après avoir restauré et agrandi le monastère, des moines venus de l’abbaye de Hautecombe se sont établis ici en 1992. Fidèles à la tradition bénédictine, ils accueillent dans l'hôtellerie ceux qui souhaitent y faire une retraite.

Les autres visiteurs peuvent entrer dans l’église (ouverte en dehors des offices), qui recèle un trésor : la plus grande mosaïque religieuse de France (72 m2), datant du 12e s et représentant un bestiaire fabuleux en lutte contre les forces du Mal. Impressionnant !

Puis, en empruntant l’allée des Moines jusqu’à une grande croix, on découvre un panorama superbe sur la vallée de la Durance. Enfin, en empruntant les petits chemins de traverse, au milieu des chênes verts côtoyant des rochers moussus aux formes fantastiques, on tombe sur un site d’extraction de meules, autrefois utilisées dans les moulins à grains, pour fabriquer la farine.

Autour de Mane, entre château, prieuré et jardins

Autour de Mane, entre château, prieuré et jardins
Prieuré de Salagon © Olivia Le Sidaner

À moins de 5 km au sud de Forcalquier, le village de Mane se blottit autour de sa colline, chapeautée par sa citadelle du 12e s, la seule fortification féodale de Haute-Provence à être restée intacte.

À la sortie sud du village, on découvre le prieuré bénédictin de Salagon, aujourd’hui classé Monument historique. L’église date du 12e s, mais ses vitraux sont signés d’une artiste contemporaine, Aurélie Nemours. Les autres bâtiments, eux, ont été construits entre le 15e s et le 19e s. Sous la cour, on peut aussi voir les vestiges d’une villa gallo-romaine.

Autour de l’édifice historique, on se promène dans les six jardins à thèmes, où près de 2 000 espèces et variétés de plantes indigènes et exotiques ont été plantées.

Château de Sauvan © Olivia Le Sidaner

À 3 km plus au sud, on change d’atmosphère au château de Sauvan, surnommé le « Petit Trianon provençal ». Dans le pur style classique du 18e s, son architecture est unique en Provence, et les façades en pierre de taille et le perron à colonnes ne sont pas sans rappeler le palais de l’Élysée.

Dans les jardins, se pavanent une vingtaine de paons, tandis que des cygnes noirs glissent sur le miroir d’eau du bassin. C’est en 1981 que les deux frères Allibert ont acheté le château, qui tombait en ruine, et ont entrepris de le restaurer et de le remeubler avec des meubles d’époque. Il recèle aujourd’hui de nombreux objets rares et précieux, dont une chaise à porteur du 18e s, des lustres de Murano et de Baccarat, un encrier à l’effigie de Voltaire, un crucifix en argent massif ou encore l’éventail de Marie-Antoinette !

Belles découvertes à Simiane-la Rotonde

Belles découvertes à Simiane-la Rotonde
Simiane-la-Rotonde © Olivia Le Sidaner

Stratégiquement perché au sommet du village, le château de Simiane-la-Rotonde a certes subi les assauts du temps, mais il a de beaux restes ! Il fut construit au 11e s par les Agoult-Simiane, de puissants vassaux des comtes de Provence et de Forcalquier, puis remanié au fil des siècles, avant d’être abandonné pendant près de trois siècles.

Dans la salle du 14e s est présentée l’histoire des seigneurs d’Agoult, du village et du château, tandis que les appartements Renaissance accueillent des expos temporaires.

Mais le trésor est sans conteste la rotonde, au premier étage du donjon. Restaurée en 1875, cette vaste salle d’apparat est spectaculaire, avec sa voûte hélicoïdale et ses chapiteaux surmontés de masques expressifs. L’été, on y donne des concerts classiques pendant le festival « Les riches heures musicales de la Rotonde ».

Donjon du château de Simiane-la-Rotonde © Olivia Le Sidaner

À 5 km, on rejoint le jardin de l’abbaye de Valsaintes, un lieu à part. De l’ancienne abbaye cistercienne, habitée par les moines jusqu’à la Révolution, reste l’église du 17e s, dont le portail roman est classé.

Au solstice d’hiver, un disque de lumière solaire vient éclairer le centre de l’autel. Les propriétaires des lieux célèbrent l’événement avec des concerts et des chants grégoriens.

Dehors, au fil des restanques, on déambule dans le jardin sec (sans arrosage), sur la « voie des roses » (550 variétés) et dans le potager agroécologique. Ici, tout est naturel, et les plantes sont uniquement soignées par l’homéopathie et les huiles essentielles. Une philosophie qui s’applique également dans le restaurant.

Manosque, la cité de Jean Giono

Manosque, la cité de Jean Giono
Centre Jean Giono © Olivia Le Sidaner

Nichée entre cinq collines plantées d’oliviers, dans la vallée de le Durance, Manosque séduit avec les ruelles piétonnes de sa vieille ville, ses jolies églises et ses places agrémentées de terrasses.

Elle était autrefois entourée de remparts, percés de quatre portes monumentales, dont certaines sont toujours visibles, comme la porte de la Saunerie (14e s), au sud, et la porte de Soubeyran (13e s), au nord, qui a été surmontée d’une tour avec horloge et d’un campanile en fer forgé au 19e s.

C’est ici que naquit Jean Giono en 1895. Il ne quittera jamais sa ville natale, où son ombre plane encore. En 1992, le Centre Jean Giono a pris ses quartiers dans l’hôtel Raffin, une belle bâtisse provençale du 18e s. On y découvre l’exposition permanente consacrée à l’écrivain, sa vie, ses inspirations livresques, ses rencontres, la manière dont son œuvre a traversé le temps et a été adaptée au cinéma.

Maison de Jean Giono © Olivia Le Sidaner

On peut aussi visiter sa maison, le Paraïs, située sur les flancs du Mont-d’Or, où Giono vécut et travailla pendant 40 ans, entouré des siens. On y découvre notamment la Remington Junior sur laquelle son épouse tapait ses manuscrits, sa riche bibliothèque, des lettres, des photos et son bureau de travail, qui semble attendre son retour imminent.

Pour aller plus loin, on peut participer à l’une des sorties organisées par le Centre Jean Giono (promenade littéraire dans Manosque ou rando littéraire autour de la ville). Ou alors se lancer en solo sur les traces de l’écrivain en suivant la Route Jean Giono, inaugurée l’année dernière, autour de la montagne de Lure.*

* L’ADT des Alpes-de-Haute-Provence et l’association « Route Jean Giono » ont publié un guide pratique et littéraire : « La Route Jean Giono » (10 €).

Fiche pratique

Retrouvez tous les bons plans, adresses et infos pratiques dans le guide du Routard Provence en librairie.

Pour préparer votre séjour, consultez notre guide en ligne Provence

Office du tourisme des Alpes-de-Haute-Provence

Office du tourisme de Forcalquier Montagne de Lure

Comment y aller ?

Il n’existe pas de train direct de Paris à Forcalquier. Plusieurs solutions :

- TGV jusqu’à Aix-en-Provence, puis location de voiture (env. 1 h de route jusqu’à Forcalquier).

- TGV jusqu’à Marseille, puis 1 h 20 de voiture.

- TGV jusqu’à Avignon (env. 3 h 40), puis 1 h 45 de voiture.

De Marseille, Aix-en-Provence et Avignon, il est possible de rallier Forcalquier en bus, avec le réseau Zou !

Comment se déplacer ?

Sur place, le plus simple est d’être motorisé, ou alors de louer un vélo (électrique si vous n’êtes pas particulièrement sportif : il y a du dénivelé).

Retrouvez ici toutes les infos pour faire du vélo dans les Alpes-de-Haute-Provence

Un site et une appli pour randonner

Le département des Alpes-de-Haute-Provence a créé un site sur la randonnée et une appli mobile gratuite sur iPhone et Android recensant une centaine d’itinéraires de randonnée, à télécharger avant de partir en balade.

À faire

Survoler le pays de Forcalquier en montgolfière

Alors que l’aube point, on assiste à la préparation des ballons. Une fois le gonflage terminé, on est invité à s’installer dans la nacelle. Et c’est parti pour un voyage aérien exceptionnel, à la découverte du pays de Forcalquier, vu du ciel. On survole des champs, des forêts, la cité de Forcalquier. Après un atterrissage en douceur, on célèbre le vol avec un verre de l’amitié et l’on reçoit son diplôme d’aérostier. Avec France Montgolfières, vol à partir de 199 € (billet duo : 409 €). Certes, c’est un budget, mais l’expérience est hors du commun.

Acheter des livres à Banon

La librairie Le Bleuet, au centre du joli village provençal de Banon, est incontournable pour les amoureux des livres. Un lieu où on ne voit pas le temps passer. Bien sûr, on y retrouve toutes les œuvres de Jean Giono.

Visiter l’usine de L’Occitane

Une idée pour les passionnés de cosmétique : visiter l’usine de L’Occitane en Provence. On découvre l’histoire de l’entreprise, ses actions solidaires, et toutes les étapes de fabrication des produits, des labos au conditionnement. Un petit cadeau est offert à la fin de la visite, qui se conclut par la boutique-musée.

Bonnes adresses

L’Esperluette : 28, boulevard Latourette à Forcalquier. Une super adresse, où l’on déguste une cuisine bistrot à base de produits locaux, ultrafrais. Le midi, est proposé un menu unique à prix doux (entrée-plat-dessert : 17 €, verre de vin proposé en accord : 2,50 €, menu soir : 28 €). Accueil très sympa. De la terrasse, la vue est vraiment jolie.

Bistrot L’Amandier : place de la Mairie à Sigonce, tél. : 04 92 79 77 81. Une adresse chaleureuse, comme on les aime. Le midi, dans ce bistrot de pays du charmant village de Sigonce, on mange, en terrasse, de généreuses salades composées (à partir de 14 €), ou alors un plat chaud. On recommande chaudement.

Auberge de l’Abbaye à Cruis. L’été, on profite de l’agréable terrasse, avec vue sur l’église paroissiale. Dans l’assiette, on apprécie les plats élaborés à partir de produits frais et du terroir. Menus à partir de 19,50 € (entrée-plat ou plat-dessert).

Auberge les Galets : route de Forcalquier à Peyruis. Au bord de la piscine, on goûte à une très bonne cuisine traditionnelle, concoctée par le chef Laurent Urbano. Menus à partir de 34 €.

La Reine des Prés à Mane. Une courte carte, gage de fraîcheur, pour une cuisine délicate, dans une ancienne ferme du 18e s, rénovée avec goût. Terrasse. Menu midi (entrée-plat-dessert) à partir de 15,50 €.

Trouvez votre hôtel dans les Alpes de Haute-Provence

Où déguster de bons produits locaux ?

Plusieurs entreprises fabriquent des produits locaux de manière traditionnelle et artisanale, et proposent des dégustations.

La biscuiterie de Forcalquier : 28, avenue St Promasse à Forcalquier.  Dans une ancienne forge du 19e s, on fabrique ici avec passion toutes sortes de produits gourmands : navettes de Provence (la grande spécialité), sablés à la rose ou à la lavande, macarons et croquants aux amandes. L’approvisionnement est le plus souvent local et bio, comme les farines (de blé, de riz, de petit épeautre, de châtaigne et de sarrasin). Si vous venez le matin, vous apercevrez la production par la verrière.

Distilleries et Domaines de Provence : Z.A. les Chalus à Forcalquier. La distillerie, fondée en 1898, utilise de nombreux ingrédients locaux, perpétuant la tradition de l’usage des plantes médicinales. Dans la boutique du centre-ville, on trouve toute la gamme d’alcools qu’elle fabrique, dont le fameux pastis Henri Bardouin (composé de 65 plantes et épices), l’absinthe Absente, le RinQuinQuin (un apéritif à la pêche), la Farigoule (au thym) ou encore la Gentiane de Lure. La dégustation est gratuite et on peut aussi avoir des infos sur l’histoire de la distillerie.

Confiserie Leblanc : Z.A. Le Puy à Banon. Installée au pied du village depuis fin 2018, la confiserie propose mille et une gourmandises, composées de matières premières naturelles et locales, autant que faire se peut. On a l’embarras du choix entre les différents fruits secs enrobés (noisettes, amandes, noix, avec une gamme salée pour l’apéritif), les pâtes à tartiner (bio, sans huile de palme) et les chocolats. Et on peut observer l’atelier de fabrication. Visite libre et dégustation gratuite.

Texte : Olivia Le Sidaner

Mise en ligne :

Provence Les articles à lire

Voyage Provence

Bons Plans Voyage

Services voyage