Sienne, l’autre perle de la Toscane

Sienne, l’autre perle de la Toscane
Sienne © sborisov - stock.adobe.com

Joyau de la Toscane, Sienne poursuit désormais sa rivalité historique avec Florence, sur le terrain touristique cette fois, en attirant à juste titre des visiteurs tout au long de l’année. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la ville au tracé médiéval et aux édifices gothiques pourrait figurer au livre Guinness des records pour sa densité au mètre carré de retables, fresques, madones… Visite intra-muros, culturelle et gourmande, de cette cité au bord du ciel et au cœur de la Toscane.

Sienne, entre mythe et histoire

Sienne, entre mythe et histoire
Louve siennoise © Dmytro Surkov - stock.adobe.com

Si la louve de Sienne, symbole de la ville, a des airs de famille avec celle de Rome, c’est qu’il s’agit de la même, celle qui a allaité les jumeaux Romulus et Remus. Après le meurtre de leur père Remus, Senius et Aschius, galopant sur un cheval blanc et l’autre noir, ont emmené avec eux la louve jusqu’à la vallée de Tressa où ils ont fondé Sienne. Cette aventure mythologique donnera deux symboles à la cité : son animal emblématique et son blason, la Balsana, les bandes noires et blanches.

L’histoire, la vraie, remonte aux Étrusques puis à l’époque romaine. La modeste colonie romaine (70 après J.-C.) ne prend son essor qu’à partir du 8e s, et devient un évêché. Située à la croisée de la via Francigena et de la via Emilia, elle attire les pèlerins en route pour Rome. C’est au 12e siècle qu’elle parvient à obtenir son indépendance et se constitue en commune.

Commence alors pour elle son âge d’or : près de trois siècles d’expansion, de rayonnement culturel, mais aussi de tensions et de batailles avec sa voisine, l’entreprenante Florence. À ces conflits territoriaux s’ajoute une dimension politique. La guerre entre gibelins, les partisans du Saint-Empire, cause à laquelle se rallie Sienne, et les guelfes, les soutiens de la Papauté, fait rage dans la Péninsule. Édifiées entre les 13e et 14e s, les murailles témoignent de ce contexte belliqueux qui n’empêche pas Sienne d’être à l’apogée de sa puissance.

Palazzo Salimbeni © robertdering - stock.adobe.com

Véritable mégapole médiévale (avec 52 000 habitants), financée par la manne de l’activité bancaire, elle adopte un gouvernement collégial exemplaire : entre 1287 et 1355, la ville est gérée par le Conseil des Neuf, des représentants élus à cette charge pour seulement deux mois. Le Palazzo Salimbeni, la plus ancienne banque au monde encore en activité, témoigne de cette époque faste, tout comme le Palazzo Tolomei, cité par Dante dans le Purgatoire.

Après la grande peste de 1348, la ville va progressivement décliner et devra finalement capituler définitivement en 1555 face à la suprématie florentine. Sa richesse éblouissante reposant sur ses grandes familles banquières s’étiole, son foisonnement artistique s’assèche, son activité devient essentiellement agricole.

En 1995, Sienne fait son entrée dans la liste ultra sélecte des sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le centre historique (170 ha) est considéré comme l’incarnation parfaite de l’idéal urbain du Moyen Âge, un « rêve gothique » réalisé entre les 12e et 15e siècles. À admirer lors d’une balade dans le centre entièrement piétonnisé.

Terzi et contrade : les quartiers en version siennoise

Terzi et contrade : les quartiers en version siennoise
© f11photo - stock.adobe.com

Alors que Florence se développe le long de l’Arno, Sienne a choisi la hauteur (322 m) en s’agrippant aux flancs de trois collines surplombant les vallons de l’Arbia, de la Merse et de l’Elsa. De cette localisation est née la division urbaine en terzi (tiers) : le Terzo di Città, le plus ancien, le Terzo di Camollia au nord, et le Terzo di San Martino à l’est.

Historiquement, les terzi di Camollia et di San Martino sont alliés contre le terzo di Città. Aujourd’hui encore, juste à l’arrière du Campo, la Croce del Travaglio, où se croisent les trois rues principales, marque le cœur de la ville.

Pour compliquer et pimenter l’histoire, chaque terzo comprend plusieurs contrade, correspondant aux anciens régiments de l’armée siennoise. De militaires, les contrade deviennent civiles après la défaite de 1555.

Les 17 qui subsistent représentent de vraies communautés à l’identité affirmée avec chansons et hymnes, couleurs, blasons, musées, club social, chapelle… Les nouveau-nés ont même droit à un baptême dans la fontaine de la contrada. Les rivalités entre elles passent de génération en génération. Si vous appartenez à la contrada de la Chiocciola, difficile de vous marier avec un membre de la Tartuca.

Sienne, une ville gothique intacte

Sienne, une ville gothique intacte
Campo et Torre del Mangia © Simone - stock.adobe.com

Sienne est donc un chassé-croisé urbain, un véritable puzzle où tous les édifices s’imbriquent, où les strates se télescopent, comme si, déjà au Moyen Âge, il fallait concentrer intra-muros le plus d’habitants possible. Quelques places et parvis rompent le maillage inextricable et créent des perspectives sur une succession de palais, une église ou une basilique.

De sa situation dominante, la ville offre ici et là des échappées sur la campagne, parfois toute proche, comme l’orto de Pecci dans la vallée de Porta Giustizia, au pied de la piazza del Mercato. Dans ce labyrinthe de briques, vous aurez parfois l’impression de vous perdre ! Pour vous repérer, vous n’aurez qu’à lever les yeux : la Torre del Mangia et le clocher de la cathédrale deviendront d’utiles amers.

Quelle que soit la rue ou venelle suivie, votre flânerie pourra s’agrémenter de lèche-vitrine, de pause café, debout au comptoir au coude-à-coude avec la gent locale, de recueillement au détour d’une église…

basilique Santa Maria dei Servi © lite - stock.adobe.com

Chaque terzo compte des monuments emblématiques permettant de s’éloigner des circuits touristiques les plus fréquentés. Dans le Terzo di San Martino, la basilique Santa Maria dei Servi (13e-14e s) en haut de la colline Vladimonte offre une des vues les plus romantiques sur la cité et ses jardins en contrebas. Ne manquez pas de faire un saut à l’intérieur, où vous découvrirez des toiles de maître (Le Massacre des Innocents de Matteo di Giovanni, Le Banquet d’Hérode et L’Ascension de saint Jean l’Évangéliste de Piero Lorenzetti) dans une solitude quasi totale !

Exactement à l’opposé, la Fortezza Santa Barbara, également baptisée Medicea, a été construite, non pour protéger Sienne des attaques… mais pour prévenir Florence des éventuelles rébellions siennoises contre son autorité après sa victoire en 1555. Ce formidable ouvrage d’art dans le Terzo di Camollia, entre ville et campagne, est devenu un lieu de promenade paisible ou sportive. C’est à ses pieds que se déroule le pittoresque marché hebdomadaire, chaque mercredi matin.

Fontaine Fontebranda © GoneWithTheWind - stock.adobe.com

Profitez d’être de ce côté-là de la ville pour vous rendre à la basilique Saint-Dominique (13e s), juchée sur un promontoire faisant face au Duomo. En contrebas, la fontaine gothique Fontebranda fut la première de la ville, tandis qu’au-dessus la maison natale de sainte Catherine de Sienne (1347-1380), devenue patronne de Sienne, puis d’Italie et de l’Europe, est devenue un sanctuaire.

Donnant vers l’est, la basilique Saint-François, très endommagée par un incendie en 1655, se dresse devant un vaste parvis où se trouve l’oratoire de la Compagnie de Saint Bernardin (15e s) transformé en Musée diocésain d’Art Sacré.

Le Duomo de Sienne, une cathédrale unique

Le Duomo de Sienne, une cathédrale unique
Duomo de Sienne © robertdering - stock.adobe.com

Bâtie au sommet de la colline dans le Terzo di Città, il Duomo, la cathédrale siennoise, est unique. Ses murs zébrés de marbre blanc et de serpentine vert foncé lui donnent une physionomie très reconnaissable. Édifiée au 13e siècle, Notre-Dame-de-l’Assomption est un pur chef-d’œuvre du gothique transalpin bâti sur une base romane.

Au-dessus d’un escalier monumental, la façade polychrome aux teintes délicates blanche, rose et verte accroche tous les regards tant elle est finement ouvragée, couverte de statues de Giovanni Pisano (fin 13e s) plus grandes que nature représentant des animaux, des prophètes et des patriarches, mais aussi des philosophes !

Au-dessus des trois portails de sa façade (1284-1317), la partie supérieure allie les ornementations en style gothique fleuri à des mosaïques du 19e siècle sur les frontons. Signe distinctif cher aux cathédrales italiennes, – d’où leur surnom de Dôme –, la haute coupole, érigée aux 13e et 14e s (48 m), a été rehaussée d’une lanterne du Bernin en 1666. Plus en retrait, le campanile roman (1313) reprend les rayures bicolores.

Intérieur du Duomo © Delphotostock - stock.adobe.com

L’intérieur subjugue non seulement par ses proportions (89 m de long sur 54 m de large au transept et 24 m dans la nef) mais aussi par l’harmonie incroyable que dégage l’abondance des décors sur le même fond de lignes claires et sombres… Chaque mètre carré du sol est couvert d’un pavement historié aux dessins aussi fins qu’une gravure, réalisés selon la technique du graffiti soulignant les incrustations des 25 marbres différents d’un trait fin en stuc noir ou bitume ! Au total, ce sont 56 marqueteries réalisées entre le 14e et 15e s dont, pour des raisons de conservation, une partie seulement est visible. Les 3 000 m2 marmoréens sont dévoilés uniquement d’août à octobre.

 Parmi toutes les pures merveilles que recèle la cathédrale, la chaire réalisée par Nicola Pisani, aidé de son fils Giovanni et d’Arnolfo di Cambio (1265-1268) fait référence. Autre référence dans l’histoire de l’art, la Libreria Piccolimini (1502-1507) présente dix fresques de Pinterricchio relatant la vie du pape siennois, Enea Silvio Piccolimini (1405-1464), soit Pie II.

La coupole (fin 15e s) est ornée d’étoiles dorées insérées dans de faux caissons sous la garde rapprochée des grands saints siennois. Sur le pourtour de la nef, un trombinoscope 3D présente 171 papes ! Quant à la visite de la Porta del Cielo, elle permet de monter en haut du Dôme, de contempler la voûte étoilée de la nef et d’admirer un pan du ciel terrestre d’une pure beauté !

Enfin, redécouvertes en 1999, de superbes fresques du 13e s représentant des scènes du Nouveau Testament parent les murs de la crypte, en fait l’ancienne église romane. De somptueuses fresques du 15e décorent également le baptistère en bas du grand escalier.

Museo dell’Opera, pinacothèque et Santa Maria della Scala : pour tutoyer les œuvres

Museo dell’Opera, pinacothèque et Santa Maria della Scala : pour tutoyer les œuvres
Museo dell’Opera del Duomo © John Cartwright - Shutterstock

Juste après la visite, il ne faut pas manquer le Museo dell’Opera del Duomo, logé dans la nef droite de ce qui aurait dû être la nouvelle cathédrale, qui présente de nombreuses pièces originales provenant de la cathédrale (retables, crucifix, sculptures, vitraux…). Cette mise à l’abri offre le double avantage d’un meilleur éclairage et d’une proximité immédiate.

Ainsi, vous observerez de près les statues de la façade, descendues de leur console, ainsi que le grand vitrail de l’abside de Duccio di Buoninsegna (13e s), et sa magnifique Maestà (Vierge en majesté)…

Le clou de la visite est néanmoins ailleurs, en haut de la Facciatone, la grande façade, souvenir du projet abandonné de la grande cathédrale (1339-1357). La loggia supérieure surplombe la Piazza Duomo, mais aussi la ville et la campagne alentour, ce qui en fait un spot photos idéal.

Pinacothèque nationale © Kumpel - Shutterstock

Autre superbe musée du Terzo di Città, la Pinacothèque nationale abrite, pour sa part, une magnifique collection retraçant les siècles d’or de Sienne. Le plus ? La tranquillité des salles, les touristes étant déjà largement saturés côté peintures pieuses et la possibilité de contempler chaque toile à loisir. Sur la seule Pala del Carmine, polyptique sur bois réalisé entre 1327 et 1329 par Petro Lorenzetti, on pourrait rester des heures à admirer la finesse des traits, la délicatesse des vêtements…

Construit également sur la colline du Terzo di Città entre le 12e et 15e s, l’ancien hôpital de Santa Maria della Scala est un millefeuille ou presque, une sorte de ville à moitié souterraine, traversée d’une rue entièrement voûtée et ponctuée de cours et patios intérieurs.

Ici étaient accueillis les pèlerins en route pour Rome, puis surtout les malades, les nécessiteux, les orphelins. Immense bande dessinée, le hall des Pèlerins retrace le chantier et la vie de l’hôpital.

Le Campo de Sienne, une place modèle

Le Campo de Sienne, une place modèle
Campo de Sienne © ekaterina_belova - stock.adobe.com

Passons dans le quartier voisin de Terzo di San Martino où se trouve le site le plus emblématique de Sienne : Il Campo, incurvé en forme de coquille, fait partie des places les plus célèbres au monde, et sans doute, des plus anciennes dans son intégrité. Nulle construction ne défigure aujourd’hui la piazza aménagée dès le 13e s. Il aura fallu une cinquantaine d’années pour créer cette vaste esplanade au cœur même de la ville à l’intersection des terzi.

Traversant les siècles sans outrage, la place au pavage en chevrons de briques n’est qu’une litanie de monuments : des palais privés, dont le superbe palais Sansedoni presque au centre, l’élégant Palazzo pubblico qui abritait les instances politiques et judiciaires de la République siennoise, et sa Torre del Mangia, gratte-ciel gothique symbole de sa puissance (102 m de haut, soit la deuxième plus haute en Italie). Mais aussi la Capella di Piazza, une loggia en marbre élevée à la Vierge  après la fin de la peste entre 1352 et 1382, la fontaine marmoréenne dite Fonte Gaia du sculpteur Jacopo della Quercia, première fontaine publique de la ville inaugurée en 1419.

Beaucoup choisissent de s’asseoir au sol pour profiter du site, même si cette habitude n’est pas forcément au goût des Siennois. Bien sûr, les terrasses des cafés et restaurants ont investi les lieux et vous pourrez siroter un café ou un verre de chianti sagement attablé.

Museo Civico de Sienne, l’histoire en grand

Museo Civico de Sienne, l’histoire en grand
Palazzo Pubblico © ronnybas - stock.adobe.com

Pour approfondir votre culture siennoise, vous devrez faire un tour au Musée municipal situé dans les étages du Palazzo pubblico (1284-1310). Au passage, admirez le Cortile del Podestà, le patio intérieur.

Dans la succession de salles, vous retrouverez nombre de fresques, peintures et retables de l’âge d’or siennois montrant les liens étroits entre le gouvernement et l’église (il y a même une chapelle somptueuse et un cycle dédié au Pape siennois Alessandro III, vainqueur de Barberousse).

À ne pas manquer, dans la Salle des Neuf, les fresques d’Ambrogi Lorenzetti Allégorie et effets du Bon et du Mauvais Gouvernement (1338-1339) sont une belle leçon de propagande mettant en avant les vertus incomparables du gouvernement des Neuf !

Dans la salle de la Mappemonde, d’autres peintures évoquent des épisodes glorieux : le portrait équestre de Guidoriccio da Fogliano lors du siège de Montemassi (1328) et les fresques monochromes La Battaglia della Val di Chiana de Lippo Vanni et La Battaglia del Poggio Imperiale de Giovanni di Cristofano Ghini et Francesco d’Andrea.

La Torre del Mangia (surnom lié au premier sonneur de cloches, très gourmand et dispendieux), adossée à l’hôtel de ville au milieu 14e siècle, culmine à 87 m au-dessus du Campo (102 m au niveau du paratonnerre). Il faut gravir 400 marches pour atteindre son sommet crénelé et jouir du panorama tous azimuts.

Le Palio de Sienne, des siècles de cavalcades

Le Palio de Sienne, des siècles de cavalcades
Parade du Palio © Fab38 - Shutterstock

Impossible de parler de Sienne sans mentionner la course hippique du Palio qui se déroule depuis le début du 17e s sur le pourtour du seul Campo. Elle met en lice les différentes contrade de la cité et déclenche la même ferveur qu’une équipe de foot au Championnat du monde. Lors du Palio, Sienne et ses habitants ne vibrent que pour cet événement : cérémonies, banquets et fêtes se succèdent pendant plusieurs jours ! Les gradins qui entourent le Campo sont réservés au moins 6 mois à l'avance.

Deux fois par an, elle met toute la ville en liesse les 2 juillet en l’honneur de la Madone de Provenzano et le 16 août pour l’Assomption. Le rituel, peaufiné par des siècles de pratique, est immuable, même si des matelas de protection utilisés en Formule 1 ont fait leur apparition.  

Palio de Sienne © M. Rohana - Shutterstock

10 chevaux représentant les 10 contrade (sur les 17 existantes) et leur place sur la grille de départ sont tirés au sort. Chaque contrada tente alors d’engager le meilleur jockey professionnel, le « fantino ». Les cachets ne sont pas négligeables !  La participation se calcule en dizaine de milliers d’euros, mais la victoire assure une récompense décuplée.

Après la bénédiction des chevaux et cavaliers dans les églises des contrade, la Passagieta Storica est une procession rythmée au son des tambours et trompettes avec force lancers de drapeaux. Le Caroccio, un char tracté par quatre bœufs blancs, porte la toile peinte du Palio, le trophée de la victoire, sur la place. La course, trois tours du Campo à cru, peut enfin débuter et se conclure presque aussi vite !

Le vainqueur reçoit le trophée dans la collégiale Santa Maria in Provenzano (le 2 juillet) ou la cathédrale le 16 août. Toute l’année, ce triomphe est célébré par la contrada qui doit défiler autant de fois dans l’année que son nombre total de victoires !

Fiche pratique

Retrouvez toutes les infos pratiques, les bons plans et les adresses dans le Routard Toscane en librairie.

Pour préparer votre voyage, consultez nos guides en ligne Toscane et Italie

Office national du tourisme italien

www.enjoysiena.it : le site très bien fait et traduit en français de l’office de tourisme de Sienne. Une mine d’informations avant et pendant votre séjour.

Dans la ville, soyez attentifs aux QR codes siena.qrtravel.org qui renseignent presque tous les monuments et transforme chaque balade en jeu de piste.

Comment y aller et se déplacer ?

En avion. Vols directs Paris-Florence (environ 1 h 45) avec Air France, Vueling ou Alitalia. Puis location de voiture. Comptez 1 h pour rejoindre Sienne. La ville historique est entièrement piétonne. Il faut laisser le véhicule dans les parkings.

Sienne est également reliée à Florence par train et par bus.

Où dormir ?

Certaines demeures historiques ont été converties en hébergements touristiques de charme. Ils présentent l’avantage d’être au cœur de la cité. Vous en trouverez une sélection intéressante sur le site www.enjoysiena.it

Bon à savoir : les prix varient beaucoup entre la haute (mai-juin et sept.-oct.) et la basse saison (nov-mars). Il existe également une moyenne saison (fin d’année, avril, juil.-août sauf autour du Palio).

- B&B San Francesco : vicolo degli Orbachi 2. 6 chambres à proximité de la porte Ovile et de la basilique Saint-François. Un excellent pied-à-terre d’où rayonner. Les chambres sont simples, d’un style rétro. L’accueil est gentil et les prix amicaux. Chambre double à partir de 65 €, petit déjeuner compris

- Albergo Bernini : via della Sapienza 15. Dans le quartier de la basilique Saint-Dominique, une jolie pension de famille avec 10 chambres, dont six équipées d’une salle de bains privatives. La terrasse en rooftop offre une des plus belles vues sur la ville. Chambres doubles à partir de 45 € (en offre spéciale).

- Hotel Italia : viale Camillo Benso Conte di Cavour, 67. À 300 m de la porte Camollia, au nord des murailles, l’hôtel est un excellent compromis alliant prix, confort et accès rapide. Certaines des 65 chambres et suites sont prolongées d’un balcon. Chambre double standard 60 à 90 €, petit déjeuner inclus, parking 10 €. Possibilité à la belle saison d’accéder à la piscine privée de l’hôtel Garden (à 600 m).  

- Camporegio Relais : via della Sapienza 25. Dans cette résidence d’époque, tout est fait avec goût et invite à la rêverie. Les chambres ont un style d’autrefois qui prolonge l’illusion du retour vers nos racines. L’atout principal tient à sa terrasse sur les toits et à sa vue spectaculaire sur le Duomo. Chambre double à partir de 150 €.

Trouvez votre hôtel à Sienne

Où manger ?

L’Italie est réputée pour ses produits, recettes, tables… À Sienne, la règle ne fait pas exception. Même si la cité est très touristique, la plupart des établissements font honneur à cette réputation… ce qui n’empêche pas d’avoir ses préférés !

La via Pantaneoto est la rue de la street food, très fréquentée des étudiants. Pour grignoter ou boire un verre en soirée.

- Prosciutteria Crudi a Bollicine : via Pantaneoto 89. Tlj 12 h-23 h. Avec ses petits salons baroques en enfilade, La Prosciutteria fait partie de ces lieux à apprécier à n’importe quelle heure. On y sert des planches gourmandes, bio et locales (taglieri misti) : 5 € en apéritif, 10 € en soirée, 15 € en dégustation. À agrémenter d’un verre de chianti ou de prosecco (4,50 €) par exemple.

- Antica Pizzicheria : al Palazzo della Chigiana, via di Città 93/95. Sa devanture est si pittoresque qu’un panneau stipule que les photos sont interdites. Pourtant cette mise en garde n’empêche pas le patron d’être avenant, prêt à se plier en quatre pour les clients. Sous sa toque colorée, Antonio de Miccoli connaît ses saucisses, jambons, prosciutto di Siena, mortadelle, et autres joyeuses charcuteries locales sur le bout de ses doigts. Même chose côté fromages. Autant dire que si vous voulez bien casser la dalle, vous êtes à la bonne adresse. Panini : 5 €.

- Pizzeria Il Pomodorino : via Camporegio, 13. L’adresse jouit d’une des plus belles vues sur la ville et rien que pour ça, on irait. Mais, comme en plus, c’est une des meilleures pizzerias siennoises, on y fonce les yeux fermés… euh, non, ouverts !

- Osteria Il Gratta Cielo : via dei Pontani, 8. Tlj midi et soir sauf dim soir. Une antre à deux pas du Campo sous un passage voûté. Des nappes en toile cirée, des chaises et tables dépareillées, une terrasse en pleine rue, l’endroit est tout simple… et bas de plafond ! Le duo de patrons est adorable et des antipasti de fromages et cochonnailles aux pâtes en sauce, tout est bon comme dans le cochon !

Texte : Gabrielle Fossat

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