Canton, le dragon de la Chine du Sud

Olivier Page
par Olivier Page

11 avril 2016

Chine Canton
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Pékin et Shanghai forment le duo de tête des villes les plus peuplées et les plus visitées de Chine populaire. Plus discrète, mais elle aussi immense par ses dimensions, Canton est la grande mégapole industrieuse et commerciale du Sud.

Étendu au bord de la rivière des Perles, moins connu, authentiquement chinois et méridional, ce « monstre à visage urbain » mérite d’être exploré. Au cœur d’une province (le Guangdong) qui à elle seule est aussi riche que le Vietnam voisin, Canton fut le premier point de contact, il y a 4 siècles, entre la Chine impériale et les nations occidentales.

Aujourd’hui, la ville est réputée pour sa gastronomie (la plus savoureuse de Chine), sa gigantesque foire internationale biannuelle, sa flamboyante tour des télécommunications, son insolite marché Qingping des médecines traditionnelles, quelques musées et bien d’autres lieux historiques remarquables.

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Canton, la grande rebelle du Sud

Chine Canton
© Olivier Page

Capitale de la province du Guangdong peuplée de 104 millions d’habitants, reliée à Macao et Hong Kong en moins de 2 h de train, Canton (14 millions d’habitants) est aujourd’hui la 3e ville de Chine après Pékin et Shanghai. Une ville ? Non, plutôt une incroyable mégapole comme seule la Chine populaire peut en produire au 21e siècle.

Canton se trouve à la tête d’un immense triangle de prospérité, formé par Shenzhen, Foshan, Dongguan, Zhongshan et Jiangmen. Qui n’a pas vu la foire de Canton ne sait pas ce qu’est le commerce international ! Frémissante marmite du grand Sud, reine rebelle et industrieuse,  fébrile hypermarché de la Chine, voici bel et bien l’atelier du monde !

Canton fabrique tout ce qui peut exister, elle vend ses produits partout et à bas prix. À voir son dynamisme économique (malgré la récession de 2015), sa concentration humaine et urbaine, sa façon de foncer vers l’avenir avec optimisme, on peut dire que cette mégapole est « l’œil du dragon du Sud ».

Une ville chargée d’histoire

Il y a plus de 2 000 ans, Canton fut la capitale du Nanyue, royaume des Yue du Sud gouverné par Zhao Mo. Ce roi se considérait comme l’égal, et non le vassal, de l’empereur Han (basé à Xian au nord de la Chine). Il rêva d’immortalité et se fit inhumer dans une armure de jade !

Ville rebelle à la Chine impériale, foyer nationaliste agité, c’est à Canton aussi que le Dr Sun Yat Sen proclama en 1911 la première République de Chine. La Chine fermée comme une huître (elle a bien changé !), Canton fut le seul et unique point d’échange avec le monde extérieur.

Premier port de Chine à avoir commercé avec les Européens dès le 17e siècle, c’est à Canton il y a plus de 350 ans que s’est naturellement dessinée la première ligne de frottement et d’affrontement entre l’Empire du Milieu et l’Occident.  

Le système de Canton : la rencontre de la Chine et de l’Europe

Chine Canton
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En 1514, les Portugais sont les premiers navigateurs européens à découvrir la rivière des Perles et le port de Canton. Venus d’un petit pays, mais à la tête de la flotte la plus audacieuse de l’époque, ils donnent au Guangdong le nom de Cantão.

Le commerce avec les Chinois commence. Les galions jettent l’ancre dans la rivière des Perles où se font les échanges. Arrivent ensuite les marins et les marchands espagnols, hollandais, anglais, et français.

En décembre 1698, l’Amphitrite est le premier bateau français à atteindre Canton après une interminable traversée de 9 mois. Au retour à Lorient, le 3 août 1700, il livre ses trésors : une cargaison de 167 caisses de porcelaines chinoises. Du jamais vu ! La vente de celles-ci rapporte des sommes mirobolantes. Les porcelaines que l’on trouve encore aujourd’hui dans les salons des malouinières du pays de Saint-Malo viennent de Canton et de ce commerce qui n’était pas… équitable.

Inquiet, l’empereur de Chine établit alors le « système de Canton » pour contrôler sévèrement les échanges commerciaux. Les étrangers n’étaient autorisés à ancrer leurs bateaux qu’en dehors de la ville (à Panyu, à Whampoa). Ils devaient traiter avec les marchands et fonctionnaires cantonais que par l’intermédiaire du Co-Hong, organisme de courtiers maritimes représentant leurs intérêts.

En 1757, Canton devint le seul port de Chine à commercer avec les Européens. Tel était le système exclusif et contrôlé de Canton. Grâce à lui, la mode des chinoiseries a conquis l’Europe galante du 18e siècle…

L’île de Shamian, à l’ombre des canneliers et des camphriers

Chine Île de Shamian
© Olivier Page

Dès 1787, on autorise les nations européennes à établir des comptoirs, les « factoreries » (abritant bureaux, entrepôts et logements) sur l’île de Shamian, au bord de la rivière des Perles. 1 km de longueur sur 400 m de large, c’était un monde clos réservé aux étrangers et interdit aux Chinois.

Le commerce international rapportait plus à la Chine qu’à l’Europe car les marchandises européennes avaient peu de succès en Chine. On payait très cher la soie, le thé, les porcelaines, l’or, les épices (la cannelle surtout), les drogues médicinales…

L’opium, nerf de la guerre

Excédés que le commerce du thé leur coûte plus cher qu’il ne leur rapportait, les Anglais vendirent alors en Chine leur opium des Indes pour compenser le manque à gagner. Malgré l’interdiction de cette « boue des barbares », on ferma les yeux sur ce commerce clandestin. L’opium se répandit illégalement en Chine. Jusqu’à ce jour de 1839 où un mandarin impérial  du nom de Lin Zexu ordonna la destruction de 20 000 caisses d’opium sur les quais de Canton.

Ce geste du fonctionnaire zélé provoqua la première Guerre de l’Opium. La Chine en sortit vaincue et l’empereur humilié. En 1861, après la seconde guerre de l’Opium, l’empereur finit par céder Shamian aux puissances européennes qui purent y jouir d’un statut d’extra-territorialité.

Shamian aujourd’hui

Shamian devint une île administrative (consulats), et financière (banques), partagée entre Anglais et Français. Des immeubles imposants de style colonial y furent érigés, dans des rues ombragées par des canneliers, des camphriers, des fromagers, arbres aujourd’hui plus que centenaires.

Rien n’a été détruit, tout a été soigneusement conservé, et des familles de la classe moyenne y vivent encore, Shamian n’est pas devenu un musée. On y voit encore l’église Notre-Dame-de-Lourdes, le vieux consulat de France et l’ancienne poste française…

Que voir à Canton ?

Chine Canton Temple Hua Lin Statue Marco Polo
Statue de Marco Polo au Temple Hua Lin © Olivier Page

Dans cette mégapole en pleine expansion, on peut retrouver le parfum du passé en allant dans des quartiers à taille humaine, comme aux abords du Lac Liwan, ou bien dans les ruelles autour du marché Qingping ou encore vers la rue piétonne Dishifu Xiajiu Lu.

Le développement économique transforme le visage de la ville d'année en année. Néanmoins, « une meilleure ville pour une meilleure vie » reste le slogan des planificateurs de Canton. La métropole, malgré son gigantisme, est peu polluée, avec des quartiers très agréables et verdoyants, où il fait bon vivre.

Idées de visites

Ne manquez pas de vous balader dans le secteur piétonnier de Shangxiajiu, axe commerçant tracé dans un vieux quartier populaire, composé de petits immeubles anciens. La nuit, ils sont illuminés par des centaines d’enseignes électriques multicolores.

Autour du temple Hua Lin (où l’on peut admirer une insolite statue de Marco Polo divinisé comme un bon Bouddha), le marché du jade aligne une ribambelle de boutiques vendant cette pierre précieuse que les Chinois chérissent.

Demeure prestigieuse du 19e siècle, le temple des Ancêtres du Clan Chen est une émouvante illustration de la fidélité que portent les Chinois à leurs aïeux. Ce sanctuaire renferme 19 pavillons qui servaient autrefois de lieu de culte et de réunion aux membres de la riche famille Chen.

Le temple des Six Banians est célèbre pour sa pagode à 8 étages (chiffre sacré en Chine), le mémorial de Sun Yat-sen rend hommage au père de la République chinoise (1911), tandis que le remarquable musée du roi des Yue du Sud conserve un trésor archéologique : l’étonnant linceul de jade du roi Zhao Mo, empereur du sud de la Chine de 137 à 122 av. J.-C. Le jade étant réputé rendre imputrescible la chair des morts, ce roi se fit enterrer enveloppé dans une armure de jade, aux pièces reliées par des fils de soie rouge…

Qing Ping, le marché de la médecine chinoise traditionnelle

Chine Canton Marché de Qing Ping
Marché de Qing Ping © Olivier Page

Marché de Qing Ping ! Voici sans doute la plus grande pharmacie chinoise du monde, qui abrite des dizaines de boutiques et d’échoppes dans un immeuble moderne de 9 étages.

Depuis l’épidémie de SRAS en 2003,  les grossistes en médecine traditionnelle chinoise se sont regroupés dans cet édifice mis aux normes sanitaires internationales. On se croirait dans un centre commercial moderne et propre, desservi par des escaliers mécaniques. Il y règne une odeur à la fois végétale et animale, étrange combinaison de plantes, d’épices et d’animaux.

Hippocampes, bile d’ours et pénis de cerf

On y trouve du ginseng sous toutes les formes, un fortifiant de l’organisme, des hippocampes desséchés recommandés contre les goitres, des lézards aplatis comme des crêpes, des mille-pattes, des scorpions vivants ou séchés, conseillés contre la laryngite du fumeur. Ici, des tas d’ailerons de requins, des étoiles de mer et les traditionnels serpents, bons dit-on aussi pour la santé. Certains champignons médicinaux du Yunnan sont aussi larges que des roues de bicyclette !

Ce vendeur propose des nids d’hirondelle (yen wo), confectionnés à partir de la bave des martinets. Ce produit fortifiant se prend en soupe. Il serait utile contre la fièvre, la grippe, l’asthénie, faciliterait la cicatrisation, et freinerait la prolifération des cellules cancéreuses.

Les écologistes n’aiment pas toujours ce marché de Qing Ping en raison de certains produits issus d’espèces en voie d’extinction comme la bile d’ours ou les pattes de tigre du Tibet, qui sont d’ailleurs officiellement interdits à la vente.

On vend toujours légalement des bois, des pattes et des pénis séchés de cerf. Réputé pour être un aphrodisiaque efficace, le haut du bois du cerf est la meilleure partie et la plus chère : compter environ 30 000 Yuans le kg (soit environ 4 200 €).

Attention, certains produits sont interdits dans les pays d’Europe et confisqués par les douanes de l’Union européenne.  

La tour de Canton, cybernétique et futuriste

Chine Tour de Canton
© Cozyta - Fotolia

Étincelante, multicolore, dressée vers le ciel telle une fusée torsadée, la tour de Canton (Guangzhou Tower) illumine la nuit. Sur le bateau chargé de touristes ébahis, nous remontons un bras de la rivière des Perles vers le quartier neuf de Tianhe (Guangzhou New Town).

Rives bordées d’immeubles de verre et d’acier, gratte-ciel jaillis de terre, le Canton du 21e  siècle se veut riche, ambitieux et conquérant. On est aussitôt frappé par le dessin futuriste de la tour (signée Mark Hemel et Barbara Kuit, deux Hollandais). Certains y voient une silhouette féminine stylisée, d’autres un gigantesque vase design ou encore une plante cosmique... N’est-elle pas la dernière et la plus haute tour chinoise de télécommunications ?

Avec ses 600 m de hauteur (tour Eiffel : 324 m), elle a été inaugurée en 2010 après 5 ans de travaux. Pas d’habitant à l’intérieur, aucun bureau, mais des observatoires touristiques (aux 32e, 67e et 107e étages) et, coiffant le tout, une antenne pointue comme une gigantesque aiguille.

 À 455 m, le Bubble Tram est une attraction faite de cabines fermées et vitrées qui évoluent autour de la tour sur des rails (vue vertigineuse la nuit). Il y a aussi le 488 Look Out, un observatoire perché à 488 m d’altitude, probablement l’endroit le plus haut d’une tour chinoise auquel les visiteurs peuvent accéder.

Le nouveau symbole de cette bourdonnante mégapole commerciale a coûté des millions de yuans…  On a calculé que son investissement sera amorti en 2025 !

Kaiping, patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco

Chine Kaiping
© Ivan Giovanelli

À 140 km au sud-ouest de Canton, la région de Kaiping est entrée dans l’histoire grâce au classement au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco de milliers de tours-forteresses à l’architecture exceptionnelle.

Sur les 3 000 tours recensées à la grande époque, il en reste encore 1 833 en bon état, réparties dans plusieurs villages. Les plus belles se visitent.

Pourquoi ces tours défensives (diaolou) dans cette campagne éloignée ? Dans les années 1920, des bandes armées attaquaient parfois les villages pour piller les habitants. C’était l’époque des seigneurs de la guerre ! Pour remédier à cette insécurité, les Chinois de la diaspora entreprirent la construction de ces étranges demeures, à la fois maisons d’habitation, forteresses et emblèmes de leur réussite sociale.

Les plus belles tours du Kaiping

Le style de certaines évoque le Rajasthan ou la Perse : échauguettes médiévales, pavillons maures, arcades à l’italienne, véranda à colonnes et terrasses sur le toit... Le spectacle est captivant du haut de ces donjons altiers, dominant le paysage verdoyant des rizières de Kaiping.

La tour du clan Fang est la plus belle du village de Zili (Zilicun). Les membres du clan Fang ont émigré aux États-Unis (San Francisco, Chicago…) et en Australie. Quand leurs descendants reviennent à Zili, l’émotion est forte, ils joignent souvent le chèque au sentiment, pour l’entretien des maisons ancestrales.

La tour Ruishi Lou à Jinjiangli  est une des plus étonnantes tours-forteresses de la région, avec ses 9 étages et sa toiture de style byzantin. Au village de Ma Jianlong, d’autres mystérieuses tours hérissent la vallée au crépuscule comme dans un paysage légendaire d’estampes chinoises  ou de conte des Mille et Une Nuits.

La cuisine cantonaise va droit… au cœur !

Chine Canton gastronomie
© Olivier Page

Selon un dicton, « les Cantonais mangent tout ce qui vole sauf les avions, tout ce qui a quatre pattes sauf les tables et les chaises et tout ce qui est dans l’eau sauf les bateaux » !

Le plat le plus réputé reste le riz cantonais, frit avec des petits légumes. Un mets simple, savoureux et économique. À Canton, on mange beaucoup, à toutes les heures du jour et de la nuit. Les cartes des restaurants affichent des kyrielles de plats, souvent accompagnés de photos pour mieux faire son choix.

Le royaume du dim sum

Au quotidien, crêpes de riz, boulettes de viande, légumes sautés, poissons, fruits de mer à la sauce aigre-douce, et surtout des plats cuisinés à la vapeur. Parmi ceux-ci, les célèbres dim sum.

« Dim sum » est un mot cantonais signifiant « qui va droit au cœur », preuve de l’affection des locaux pour ces exquises petites bouchées (de gros raviolis en fait) cuites à la vapeur. Elles sont préparées de cent façons différentes, fourrées de porc ou de crevettes, ou sous forme de pâtés salés ou sucrés.

Les dim sum sont servis dans de charmants coffrets de bambou tressé, disposés sur des chariots roulants. Les Cantonais les dégustent de préférence au petit déjeuner, mais on peut aussi les commander en fin de journée.

Hirondelles et autres volatiles

Parmi les plats cantonais plus rares et curieux : les soupes aux nids d’hirondelle. On ne mange pas le nid mais une sorte de sécrétion gélatineuse provenant de la bave des martinets marins (appelés aussi salanganes). Ce produit est beaucoup apprécié pour ses vertus médicinales.

Rares aussi sont les petits pigeons laqués (ru ge hong shao), et les « oiseaux de fleur de riz », sortes de colibris confits dans du miel aromatisé.

La cuisine cantonaise s’est bien exportée à Hong Kong, ville voisine peuplée en majorité par des Chinois émigrés de Canton depuis 1949. La cuisine hongkongaise n’est qu’une variante de la cuisine cantonaise dont elle s’inspire.

Merci à Ivan Giovanelli pour son aide

Fiche pratique

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Comment y aller ?

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Où dormir à Canton ?

- Guangzhou Riverside Youth Hostel : 15, Changdi Lu, Luju Rd. Lits en dortoir 55-65 yuans (8-9 €) selon période ; chambres doubles privatives 165-185 yuan (24-27 €). Dans un quartier tranquille, en retrait de l’agitation urbaine, sur la rive opposée à l’île de Shamian. Notre auberge de jeunesse préférée à Canton en raison de son emplacement au bord de la rivière, de son grand salon clair et confortable à la réception, de ses  dortoirs propres et bien équipés. 

 - Yue Hai Hotel (ex-Customs Hotel) : 35, Shamian Dajie, sur l’île de Shamian, à côté de l’église N.-D.-de-Lourdes. Métro : Huangsha.  Doubles 420-480 yuans (60-70 €) selon confort. Au bord d’une délicieuse allée ombragée, sur l’île de Shamian.   Derrière cette façade austère se cache un hôtel 4 étoiles à prix sages pour l’emplacement. 

- Aiqun Hotel : 113, Yanjiang Xilu. C’est un des plus vieux hôtels de Canton, au bord de la rivière des Perles. Le bâtiment historique date de 1937 et fut même à son époque le plus haut de la ville. Du temps de Mao, il s’appelait déjà comme cela, ce qui signifie : l’Amour des Masses !

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Où manger ?

- Lan Kwai Fong : 7, Shamian Nanjie. M. :  Huangsha. Face aux courts de tennis. Ouv tlj jusqu’à 2 h 30 du mat. Dim sum le mat jusqu’à 11 h. Repas 7-18 €. En face de l’ancienne Poste Française de l’île de Shamian. Très agréable terrasse sous les arbres du jardin au bord de la rivière des Perles. La spécialité ce sont les fruits de mer (grands viviers) et les huîtres. Prix raisonnables. 

- Tao Tao Ju  : 20, Dishipu Lu. M. :  Huangsha. Repas 8-20 €. C’est un des restos les plus fréquentés de cette rue piétonne toujours animée. Au rez-de-chaussée, grandes tablées ; au 2e, buffet d’un côté et salle à dim sum de l’autre. Le soir, la carte est en anglais avec des photos de plats.

Les tours-forteresses de la région de Kaiping

Conseils : on peut faire l’excursion à Kaiping dans la journée en voiture, aller-retour au départ de Canton mais c’est un peu rapide.

En bus c’est impossible (on passe 4 h au moins sur la route).

L’idéal consiste à passer une nuit sur place, par exemple au village de Chikan où il y a quelques hôtels. Ce qui fait une excursion de 2 jours/1nuit.

Où dormir ? Où manger à Chikan (région de Kaiping) ?

- H-Hotel : Di Zhen West Road, n°1 et 2, sur le quai longeant la rivière, à Chikan. Tél. : (0750) 217-18-33. WIFI. Doubles à partir de 158 yuans (23 €).  Bâtiment moderne et bien tenu, chambres petites et propres avec AC. Vue sur la rivière. Fait aussi café-resto avec terrasse. Menu en anglais : snacks, pastas, western food, plats chinois…

 - Hostel DMBL Inn : 126, Henan Lu, Chikan, sur le quai en face du H-Hotel. Lit en dortoir 50 yuans (7 €). Doubles 140-300 yuans (20-43 €). Situé le long de la rivière, cet hôtel économique est tenu par une équipe de jeunes dynamiques. Chambres et dortoirs avec AC, toilettes classiques, mais certains WC sont à la turque. Possibilité de boire un verre et de manger des petits plats.  

À voir dans la région de Kaiping

- Jinjiangli : à 20 km au sud de Chikan, après les villages de Baihe et de Xian Gang. Entrée du village : 50 yuans (7 €). Ouv sam et dim, 9 h-17 h. 

- Ma Jianlong : à 9 km du jardin Li Yuan et 5 km est de Xian Gang. Autre beau village avec plusieurs belles maisons-tour. Entrée : 60 yuan (8 €).

- Le jardin Liyuan : à 4 km au sud du village de Zili (Zilicun), et 4 km nord de Chikan. Ouv tlj 9 h-18 h. Entrée du parc et des villas : 100 yuans (14 €). En 1936, M. Xie, un riche négociant chinois de Chicago, fit construire un ensemble de villas avec tout le confort de l’époque. Pour marquer son ascension sociale, il a conçu la villa comme un manoir chinois influencé par l’Occident (les États-Unis). Il fit aménager un magnifique jardin avec un canal, des plans d’eau, des bassins, et des petits ponts arrondis.

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