Un jardin d’éden
Carine Keyvan

C’est un coin de paradis comme les routards les aiment. Une beauté sauvage si préservée qu’une des émissions Koh Lanta y a été tournée en 2008 !

Bordée par la mer de Sulu à l’est et par la mer de Chine méridionale à l’ouest, la province de Palawan s’étire sur 650 km, du détroit de Mindoro au large de Bornéo. Large de 40 km, l’île principale éponyme est longue de 425 km.

On l’aborde souvent par Puerto Princesa, au centre, capitale administrative et véritable carrefour routier. La plupart des visiteurs mettent ensuite le cap au nord, vers la partie la plus facile d’accès et la plus spectaculaire, avec ses falaises qui tombent à pic.

Pour s’y rendre, aucun bus moderne, mais des jeepneys (anciennes jeeps de l’armée américaine, agrandies et transformées en mini bus collectifs) colorées qui mènent au front de mer, en direction de Sabang, Port Barton ou El Nido.

Au Sud, les populations autochtones et musulmanes dominent le paysage : une authenticité qui ravira les voyageurs malgré les routes chaotiques.

Palawan est souvent considérée comme la dernière frontière. Son écosystème préservé offre des forêts vierges et des plages immaculées baignées d’eaux cristallines où prospère la faune marine. L’île est aussi le terrain de jeu de plusieurs espèces endémiques comme le blaireau, le pangolin, la toupaye, le grand chevrotain ou encore le dauphin de l’Irrawaddy.

Si on n’y prend garde, cette formidable biodiversité risque d’être mise à mal par le développement touristique, l’abattage de la forêt et la pollution.

Texte : Carine Keyvan

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