Tokyo insolite

Olivier Page
par Olivier Page

01 juillet 2013

Tokyo
Olivier Page

Alors que l’année 2011 (tsunami et Fukushima) a été mauvaise pour le tourisme au Japon, 2013 s’annonce meilleure. Les tarifs aériens baissent, de nombreux hôtels de Tokyo offrent des prix raisonnables, les Japonais sont toujours aussi inventifs, organisés et courtois.

Pour connaître le Japon traditionnel et millénaire, il faut aller à Kyoto, mais pour savoir à quoi ressemble une mégapole mondiale et futuriste, il faut avoir vu Tokyo, cette immensité urbaine dont on n'aperçoit jamais le bout...

Resto robot (photo), cosplay, bars à chats et hôtels pas chers… Voici quelques sites insolites qui font de Tokyo une capitale vraiment à part.

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Tokyo Skytree Tower, à la conquête du ciel nippon

Tokyo Sky Tree
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Audace, inventivité et génie, les Japonais ont ces trois qualités. Inaugurée en 2012, un an après le tsunami et la catastrophe de Fukushima, la Tokyo Skytree Tower en est la vivante preuve.

Avec ses 634 m de haut, ce gratte-ciel figure dans le Guinness des Records comme la plus haute tour de télécommunications au monde. Construite pour résister aux tremblements de terre, elle renferme dans sa structure triangulaire d’acier une énorme colonne de béton (des centaines de tonnes) suspendue comme un pendule d’horloge. Elle oscille en cas de séisme et "absorbe" toutes les ondes et vibrations négatives.

Cette invention géniale s’inspire d’un très ancien savoir-faire. Déjà dans les tours des pagodes, les moines suspendaient des colonnes oscillantes (en bois et fer), contre les secousses sismiques.

En forme d’aiguille élancée, la tour a été construite en 2012, par la Cie Tobu (transports urbains). Pas de bureaux ni d’habitations à l’intérieur, mais des visiteurs par milliers. Une merveille de haute technologie et d’architecture futuriste.

Au plus haut niveau, la Tembo Galleria (niveaux 445 et 450 m) offre une vue panoramique époustouflante. On passe du niveau 445 au 450 en marchant sur une rampe spéciale de forme spiralée, bordée de grandes baies vitrées. Vertigineux !

Le sommet de la tour ne se visite pas, car il est occupé par l’antenne des télécoms. Celle-ci n’a pas été facile à fixer, car le jour où les ouvriers devaient la poser, la terre s’est mise à trembler (séisme du 11 mars 2011). On ne sait comment, ils ont quand même réussi à accomplir leur mission impossible. Rien n’arrête les Japonais…

Une soirée au Robot Restaurant

Tokyo robots
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Le Robot Restaurant est le dernier spectacle à la mode à Tokyo. Sans réservation, on n’y entre pas ! Au cœur du Kabuki-cho, le quartier chaud de la capitale, un milliard de lumières multicolores accueillent le visiteur.

On range d’abord ses affaires dans un casier métallique avant de descendre au 2e sous-sol par un escalier au design futuriste. La soirée se divise en 4 scènes : la parade des guerrières aux tambours, le combat entre les petits robots, les dinosaures et les amazones, la farandole des immenses et pulpeuses femmes-robots (3 m de haut) télécommandées, et, enfin, la danse finale des robots géants, dernière scène hallucinante et fantastique !

On se croirait sur le tournage d’une super-production adaptée d’un manga délirant avec des personnages comme le robot guerrier Gundam ou Evangelion… Incroyable et prodigieuse chorégraphie, opposant des guerrières très sexy à des robots gigantesques et high tech made in Japan. S’il y a un spectacle à ne pas manquer, c’est celui-ci. Il n’y a pas d’équivalent en Europe !

La scène ressemble à un ring rectangulaire entouré de murs d’images, illuminés par des rayons flashy et des lasers fluorescents. La musique endiablée, les jeux de lumières vertigineux, le rythme frénétique des combats, la beauté des robots, le charme glamour des amazones, la remarquable technologie mise en œuvre… autant de raisons pour en faire notre coup de cœur 2013 !

Un étage au 3e (Pre show waiting room lounge) a ouvert depuis. Musique classique, jazz et harpe joués par des musiciens dans un décor rempli de lumières de toutes les couleurs ainsi que les murs décorés à notre façon. Les clients peuvent ou non commander à manger et des boissons dans de grandes tables animées par un mini-robot (Pléo).

Tokyo pas cher

Tokyo
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Trop loin, trop cher, inaccessible, voilà ce que pensent encore beaucoup de voyageurs tentés par le Japon. C’est faux ! Le Japon n’est plus une destination chère. Par exemple, au printemps 2013, Air France, comme d’autres compagnies, a baissé les tarifs de ses vols Paris-Tokyo.

Côté restaurant, on mange pour moins cher à Tokyo (repas moyen de 5 à 10 €  à midi) qu’à Paris, à moins de n’aimer que la grande cuisine sophistiquée (et néanmoins exquise).

Pour dormir, les routards ont maintenant l’embarras du choix. Tokyo est devenue une destination jeune et économique. K’s House, Khaosan, Sakura sont des chaînes d’auberges de jeunesse (hostels) dirigées par des Japonais dynamiques ayant sillonné le monde sac au dos. Ils connaissent parfaitement les besoins et les attentes des voyageurs à petit budget. Pas de limite d’âge dans ces hôtels économiques.

Fauché ou aisé, un voyageur y trouve confort, propreté, accueil attentionné et l’exceptionnel sens du service nippon. Ces hostels sont plutôt concentrés à Asakusa et Ryogoku, quartiers très agréables du nord-est.

Modestes, à taille humaine, bien aménagés et décorés avec soin, ils abritent tous des dortoirs climatisés (lits superposés) et souvent des chambres privées, de style japonais, avec tatami et futons. Tous proposent les services de base : cafeteria, distributeur de boissons, Internet, WIFI, cuisinette, laverie, coin salon, informations sur les transports, location de vélos, sorties et visites de Tokyo.

Moins cher : les hôtels-capsule. Un peu plus cher et plus familial : les ryokan.

 

Cosplay : jouer avec son image et son identité

Tokyo Cosplay
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Harajuku, rue Takeshita-dori. C’est une des rues préférées des adeptes du cosplay. Le mot vient de "costume" et du verbe "to play", jouer : un incroyable phénomène propre à la jeune culture nippone.

Le week-end, les ados changent d’identité pour quelques heures de parade. Pour le plaisir, on s’habille en angélique fillette rose, en soubrette avec tabliers en dentelle, en servante de l’époque victorienne, en lolita style "gothique" ou "romantique", au choix.

D’autres portent les panoplies de leurs personnages préférés de mangas, comme Hatsune Miku, l’amazone aux longs cheveux turquoise, Naruto le sauveur, ou la sexy Rei Ayanami aux cheveux bleus, tous adorés par des millions de fans.

Ces nymphettes nippones devenues nippones friponnes, le temps d’une sortie, refusent souvent de passer à l’âge adulte. Cela s’appelle un transfert momentané d’identité. Un jeu illusoire, peut-être futile mais utile… L’important, c’est d’être kawaï (mignon) !

Direction Shinjuku, pour visiter Marui One Shinjuku (0101), grand magasin consacré essentiellement à la mode japonaise jeune et branchée. Collections de costumes, vêtements et tenues punk, rock et lolita.

Les jeunes Japonais adorent ces marques célèbres comme Moi-même Moitié, fondée par la pop-star Manna, créateur de tenues au design aristo-chic. Les jeunes couturiers nippons s’inspirent souvent des romans d’aventures du XIXe s. et des contes de fée, ou des albums à l’eau de rose pour petites filles sages…

Nous voici à Akihabara ! Tout brille, tout étincelle dans ce quartier enfiévré qui ne dort jamais. Les amateurs de manga, de comics, de cosplay et de J-Pop (musique nippone jeune), les fanatiques (on les appelle les otaku) se retrouvent de jour comme de nuit, dans ce quartier surnommé la "ville électrique" !  

Des bars à chats pour déstresser

Tokyo Bar à chats
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Une légende raconte que seul monsieur chat n’a pas pleuré à la mort du Bouddha… Du coup, les bouddhistes ne l’aiment pas trop. Pourtant, au Japon, il a un statut différent. À la cour des Heian (Kyoto), les chats (neko en japonais) n’occupaient-ils pas le cinquième rang de la noblesse ?

Certains aujourd’hui les considèrent comme un peu sorciers, mais ne les maltraitent jamais. Les maneki-neko sont les "chats qui appellent". Ils sont popularisés sous le nom commercial Hello Kitty. Avec leur patte levée, ces figurines accueillent les clients dans de nombreux magasins, pour apporter la chance et la fortune.

Au Calico Neko Cafe, dans le quartier de Shinjuku, les chats sont vivants. L’hôtesse anglophone et attentionnée explique aux visiteurs les règles à suivre dans ce bar qui héberge 70 chats.  Enlever les chaussures, ranger les sacs dans un casier, ne pas faire de bruit, respecter le calme, la propreté du lieu et les animaux, ne pas prendre les chats en photo avec flash.

Après s’être nettoyé les mains avec un produit désinfectant, le client a le droit de caresser les chats gardés dans de petites boîtes confortables, tout en sirotant sa boisson (à commander en plus du droit d’entrée), mais on ne peut pas sortir les animaux, ni les prendre dans les bras.

Créé en 2007, ce café-chat a fait des petits, car on en compte aujourd’hui une cinquantaine à Tokyo. La raison est pratique : les locataires tokyoïtes n’ont pas le droit d’avoir de chats chez eux dans leurs studios. Alors ils compensent cette frustration en venant dans les Neko Café !

Un sumo aux fourneaux

Tokyo
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Le quartier de Kagurazaka ressemble à une petite province au centre de la trépidante mégapole : immeubles bas, maisons discrètes, ruelles bordées de cerisiers, jardinets avec pruniers, massifs de fleurs, chats et ambiance paisible.

Derrière le temple Bishamonten, le restaurant Kuroshio est spécialisé dans la "cuisine de sumo". La maison est tenue par un ancien combattant de sumo devenu chef cuisinier. Il propose notamment le changko nabe, une savoureuse fondue de poisson et légumes. En entrée, un sashimi ultra-frais.

Cet homme jovial et modeste précise qu’il pratiquait les combats de sumo pour le plaisir et qu’il n’a jamais été un grand champion. Aux murs, les photos de lui et de ses idoles. Comme tous les sumotori, il a été plus gros qu’il ne l’est aujourd’hui, le poids et la corpulence étant essentiels dans cette lutte traditionnelle qui consiste à déséquilibrer l’adversaire.

Les quarante plus grands champions japonais de sumo ne sont-ils pas des colosses mesurant en moyenne 1,84 m pour un poids de 154 kilos ? Le record de corpulence a été atteint par Konishiki Yasokichi  (né en 1963 à Hawaï) : 287 kilos ! Pour grossir, les adeptes suivent un régime spécial. Pourtant, le grand poids ne fait pas obligatoirement le grand champion !

À propos de sumo, tous ne parviennent pas à grossir, même s’ils le souhaitent. Ceci a inspiré à Éric-Emmanuel Schmitt son roman "Le Sumo qui ne pouvait pas grossir". Le livre sera porté à l’écran en 2014 par le jeune réalisateur français Nicolas Bary, que nous avons rencontré au bar La Jetée, tenu par la sympathique Tomoyo, une japonaise cinéphile et francophone. Hasards heureux du voyage !

Le vieux Tokyo à Yanaka

Tokyo
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Le grand incendie d’Edo (ancien nom de Tokyo) en 1657, le terrible séisme de 1923 et les bombardements de 1945 ont épargné le quartier de Yanaka, situé au nord de Tokyo, au-delà d’Asakusa. Mirage ou miracle ?

Ribambelle de petites maisons, adorables petits temples, cimetières nichés dans des bosquets de pins et de cerisiers, venelles et ruelles campagnardes, beaucoup de vélos, peu de voitures, et des habitants vivant à un rythme moins effréné qu’ailleurs. On est loin du luxe de Ginza et des tours de verre de Shinjuku.

La petite rue piétonne Yanaka-Ginza est bordée de nombreuses boutiques proposant le traditionnel tofu, des friandises, des thés, des geta (les galoches de bois qui claquent), et des ningyo (poupées en bois).

La boutique Isetatsu vend depuis 1864 des chiyogami, ces merveilleux papiers de couleur, ornés d’un décor traditionnel à partir d’une gravure sur bois. Van Gogh lui-même les utilisait pour son travail.

Ici, d’anciens bains-douches sont devenus l’une des plus prestigieuses galeries d’art de Tokyo, la SCAI The Bathhouse. Plus loin, le Shitamachi Museum, ancienne maison en bois d’un marchand de saké.

Arrêt à la galerie-atelier d’Allan West (Edokoro Studio). Allan West est un artiste américain japonisé. Tombé amoureux de l’art asiatique (et d’une Japonaise), il vit depuis les années 80 à Tokyo, travaille à l’ancienne, réalise des objets d’arts, des paravents, des peintures et des calligraphies. 

Yanaka est vraiment un quartier hors du temps où l’horloge retarde un peu, c’est là tout son charme, comme le montre bien d’ailleurs le Daimyo Clock Museum, abritant une belle collection de pendules de l’ancien temps. 

Fiche pratique

Tokyo
Olivier Page

Remerciements à Noriko Koizumi, représentante à Paris de la ville de Tokyo, à Masatoshi Yasuda, du Tokyo Metropolitan Government, à Harunobu Saitou, directeur du Tokyo Convention & Visitors Bureau, ainsi qu’à Soko Shimizu pour son efficacité et son accueil, sans oublier Yumiko Nakamura, ma guide, sans laquelle je n’aurais pas fait toutes ses trouvailles… Arigato !
Olivier Page, rédacteur au Routard

Préparez votre voyage avec notre guide en ligne Japon

yes-tokyo.fr : site en français, très bien organisé et complet, sur la mégapole de Tokyo. Fait par le bureau français de l’office de tourisme de Tokyo à Paris.

gotokyo.org : le site officiel du Tokyo Convention & Visitors Bureau, qui est l’office de tourisme de Tokyo.

lejapon.fr et japon365.com : sites créés et animés par le photographe David Michaud, installé au Japon depuis longtemps. David a publié aussi 6 beaux livres sur le Japon, notamment aux éditions du Chêne (Hachette), Japon 365 us et coutumes, Traditionnel Japon

Tokyo Skytree Tower

- Tokyo Skytree Tower : 1-1-2 Oshiage, Sumida-ku. Ouv tlj 8h-20h. Billets d’entrée à la tour : 2 000 Y (env 15 ) pour le Tembo Deck (niveaux 340-345 et 350), ajoutez 1 000 Y (8 ) en plus pour l’accès à la Tembo galleria (niveaux 445 et 450). Réduc pour les étudiants de moins de 18 ans et les enfants.
On peut réserver son billet à l’avance sur le site Internet. Dans ce cas, un surplus de 500 Y est ajouté au montant du billet. Depuis le niveau 4F, des ascenseurs ultra rapides et silencieux montent jusqu’au Tembo Deck (niveaux 340-345-350). De cet observatoire, on jouit d’une vue époustouflante sur la mégapole. On y trouve le Skytree Café, le Sky restaurant et quelques boutiques. Les visiteurs peuvent marcher sur une très épaisse vitre (Glass Floor) fixée dans le sol à travers laquelle on aperçoit la ville à 340 m plus bas… Attention au vertige pour ceux qui y sont sujets.

Robot Restaurant

- Robot Restaurant : 1-7-1 Kabukicho, Shinjuku-ku. Passer devant le magasin Don Quijote, puis tourner à gauche dans la ruelle Sakura-dori, passer le premier bloc, le resto se trouve dans le second bloc sur la droite. On le remarque à ses lumières et ses néons étincelants, son dinosaure et son grand robot exposés sur le devant. Horaires : 16: 00 - 17: 55 - 19: 50 - 21: 45 (venir entre une heure et trente minutes à l'avance pour visiter ). La durée du show : 90 minutes plus séances photos avec danseurs danseuses et Robots

Dormir pas cher : quartier d’Asakusa

- Khaosan Tokyo Kabuki : 1-17-2 Asakusa. Lit en dortoir de 3 ou 4 pers : 3 000 Y/nuit (env 23 ), et aussi des chambres doubles. M. : Asakusa, ligne Toei Asakusa (sortie A2b), ligne Ginza (sortie 1). ORDI. WIFI.
Emplacement idéal, non loin du métro et du temple Senso-ji, cet hôtel économique pour jeunes voyageurs est un exemple réussi de la nouvelle génération de ce type d’hébergement à Tokyo. Tout est bien arrangé : dortoirs (lits superposés), chambres privées de style japonais ou occidental, TV câblée, cuisine à disposition. Khaosan possède aussi le Khaosan Tokyo Samurai Hostel, le Khaosan Tokyo Smile et le bar Khaosan, bref, tout ce qu’il faut pour des routards. 

- K’s House Tokyo Oasis : 14-10, Asakusa 2-chome, Taito-ku. M. : Asakusa, ligne Tsukuba Express, 10 min de marche. Ginza Line, sortie 4. Lit en dortoir 2 900 Y (env 22 ). Chambres doubles 4 400 Y/ pers (34 ). ORDI. WIFI. Près du parc d’attraction Hanayashiki. Une auberge de jeunesse très bien située et tenue avec soin.

- Backpackers Hostel K’s House ケイズハウス) : 20-10 Kuramae 3-chome, Taito-ku. M. : Kuramae, lignes Oedo (sortie A6) et Asakusa (sortie A2 et prendre à droite). Bus no 42 de la gare de Tokyo (sortie Yaesu-chuo), direction Minamisenju et arrêt à Kuramae-ekimae. Résa jusqu’à 3 mois à l’avance. Dortoirs (4-8 pers) 2 800-3 000 Y/pers (25-27 ) ; double et chambres familiales "en suite" avec sdb, sanitaires communs pour les autres. Internet, WIFI. Nouvel hostel bénéficiant des ultimes conforts.  

- Sakura Hostel サクラホステル : 2-24-2 Asakusa, Taito-ku. M. : Asakusa 浅草, lignes Ginza (sortie 3) et Asakusa (sortie A4). En dortoir, 2 940 Y/pers (28 ). ORDI. WIFI. Chambres doubles et quadruples, petit déj en plus. Une belle bâtisse en béton, toute rose, dans un quartier bien calme (et à deux pas du temple Senso-Ji). Une des bonnes adresses appréciée des routards du monde entier.

Dormir pas cher : entre Shinjuku et Shibuya

- Sakura Hotel Hatagaya : 1-32-3 Hatagaya, Shibuya-ku. M. : Hatagaya (lignes JR, Keikyu et Keio), sortie sud, puis 2 min de marche.     Chambre simple à partir de 6 930 Y (env 54 ), compter le double pour 2 pers. WIFI. Situé à 3 min de métro de Shinjuku. Cet hôtel économique fait partie d’une petite chaîne de qualité qui compte 4 auberges dans Tokyo. L’ensemble est très bien tenu et accueillant. Toutes les chambres sont climatisées, avec toilettes intérieures. 

Trouver d'autres adresses d'hôtels au Japon.

Cosplay : adresses

- La rue Takeshita-dori 竹下通り se trouve dans le quartier d’Harajuku. Sortie Takeshita, depuis la ligne JR Yamanote.

- Gee Store Akiba (Japanese Animation Costume Store) : 3-15-5 Sotokanda. Ouv lun-sam 11h-20h. Dim 11h-19h. Près du grand Pachinko Slot Aion, et 2 immeubles après le bâtiment rouge. Dans Akiba Cospatio, au niveau 5F. Une boutique consacrée au cosplay, et en particulier aux uniformes, panoplies, tenues vestimentaires et costumes inspirés des personnages (characters) de manga les plus populaires…

- Rayon Cosplay du magasin Don Quijote : 4-3-3 Soto-Kanda. À 3 min à pied de la station de métro Akihabara. Ouv tlj 10h-5h du mat. Niveau 5F. La devise de cette chaîne de magasins (150 au Japon) est quelque chose comme : Service+discount+plaisir. Le rayon Cosplay propose une large gamme d’uniformes et tenues : soubrettes, OL (Office Lady), écolières naïves, lolitas gothiques ou romantiques, personnages de manga et de bandes dessinées…

- Marui One Shinjuku (0101) : 3-21-1 Shinjuku, Shinjuku-ku. Angle de Shinjuku-dori et de Meiji-dori. M : Shinjuku Sanchome (sortie A1, B2 ou B3). Ouv 11h-21h. Attention, il y a 3 immeubles Marui à Shinjuku. Celui dédié à la mode Lolita et à la J-Pop est le Marui Young/Marui One, en face du grand magasin Isetan, de l’autre côté du carrefour. Le niveau 5F rassemble plusieurs marques de couturiers spécialisés dans les vêtements et les accessoires inspirés de la J-Pop, et de la culture manga chic et choc. Attention, photos interdites !

À Shibuya

- Mandarake Shop Shibuya : Shibuya Beam, 31-2 Udagawacho, Shibuya-ku. Tél. : 3228-0007. Situé dans le Shibuya Beam Building, au sous-sol (B2F). L’entrée côté rue se distingue à son système de tuyaux et de tubulures couleur rouille : style post moderne nippon. La boutique fait partie d’une chaîne bien connue des jeunes japonais. Mandarake est spécialisé dans les mangas, les uniformes cosplay, les poupées, les figurines, les jeux et les DVD liés à la J-pop et à la culture manga.

À Harajuku

- Les amateurs de manga iront au magasin Evangelion (Evangelion Store) ; dans la rue Takeshita-dori. Ouv tlj 10h-19h. Un des rendez-vous des fans (otaku). On y vend accessoires, figurines en PVC représentant les héroïnes du film Evangelion comme la sexy Rei Ayanami aux cheveux bleus, Asuka avec sa tignasse rousse, Misato Katsuragi, ainsi que des vêtements, des tenues cosplay (Evangelion encore), des DVD consacrés à la série Evangelion. Il y a même du champagne (ou mousseux) de luxe, spécial Evangelion !

Un sumo aux fourneaux 

Kuroshio 黒潮 : 3-6-3 Kagurazaka, Shinjuku-ku. Tél. : 3267-1816. M. : Iidabashi, lignes Oedo, JR Sobu (sortie B3), Tozai, Yurakucho et Namboku (sortie B2b). Tlj sf dim 17h-23h. CB refusées.

Bar à chats

- Calico Neko Cafe : 1-16-2 Kabukicho, Shinjuku-ku. Fuji Building, 6F. Situé entre Arabian Rocks et Pasela Resorts. Enseigne sur le trottoir avec une photo de chat. 6e étage, ascenseur. Compter 1 000 Y (env 8 €) pour une heure, 1 300 Y (10 € ) pour 90 min.

Quartier de Yanaka (vieux Tokyo)

- La petite rue Yanaka-Ginza 谷中銀座. Si vous descendez à la station de métro Nippori (la plus proche), prendre la  sortie nord (North Gate), puis tourner à gauche vers l’ouest (West exit). Aller tout droit. Vous arrivez tout de suite dans cette rue.

- Boutique Isetatsu いせ辰 :  2-18-9 Yanaka. Ouv 10h-18h. À côté du coffee shop Rampo, à l’angle de la rue principale et d’une ruelle, c’est un petit bâtiment d’un étage (tôles ondulées et façade jaune orangé).

- Le Shitamachi Museum Annex下町博物館 : 2-10-6 Uneo-sakuragi, Yanaka, Taito-ku. Tél. : 3823-4408. Ouv tlj sf lun, 9h30-16h30. Entrée libre. On y vendait de l’alcool jusqu’en 1986. Demeure très typique de l’ère Meiji, même si les archives disent que l’endroit était une maison de saké depuis l’ère Edo. Boutique au rez-de-chaussée, habitation au 1er étage.

- La SCAI The Bathhouse : 6-1-23 Yanaka, Kashiwayu-Ato. Tél. : 3821-1144. Ouv mar-sam 12h-19h.  

- La galerie-atelier d’Allan West (Edokoro Studio) : 4-4-10 Yanaka.

- Le temple Tenno-ji 天王寺 : 7-14-8 Yanaka, Taito-ku. Au sud de la gare de Nippori (3 min de marche).

- Le temple de Jyomyoin 浄名院 : 2-6-4 Ueno-Sakuragi, Taito-ku. À 5 min à pied de Taito City Loopline (East-West Route).

- Le musée de la Calligraphie 書道博物館: 2-10-4 Negishi, Taito-ku. Tél. : 3872-2645. M. : Uguisudani, ligne JR Yamanote. Tlj sf lun 9h30-16h30. Entrée : 500 Y (4 €).

- Daimyo Clock Museum 大名時計博物館 (musée des Horloges)  : 2-1-27 Yanaka, Taito-ku. Tél. : 3821-6913. M. : Nezu, ligne Chiyoda. Tlj sf lun 10h-16h. Fermé fin déc-début janv et juil-sept. Entrée : 300 Y (env 2 €).

- Asakura Choso Museum : 7-18-10 Yanaka, Taito-ku. Tél. : 3821-4549. À 5 min à pied de la station Nippori. Ouv tlj sf lun,  9h30-16h30. Billet : 400 Y (env 3 €).

 

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