80 000 km sur les traces d’Albert Londres

Julie Crenn
par Julie Crenn

26 octobre 2012

Nolwenn Leboyer
Albert Londres. Un nom qui évoque le prix remis chaque année, couronnant les meilleurs reportages de presse écrite et télévisée. Ce qu’on sait moins, c’est que ce journaliste génial fut aussi un voyageur infatigable, un routard avant l’heure.

Julie Crenn et Nolwenn Leboyer, journalistes, sont parties dix mois sur les pas du grand reporter. Sac au dos et chaussures bien attachées, elles sont retournées dans les pays qu’il a traversés pour comprendre ce qu’il reste de ses écrits et de son passage, 80 ans après sa disparition à bord du George Philippar, qui coula en mer Rouge.

Gabon, Guyane, Japon, Vietnam et Inde (Vanarasi, photo), le duo a suivi la piste de trois écrits du journaliste : Terre d’ébène (1929), Au bagne (1923) et Indochine (1922). En empruntant le bus, la pirogue ou l'avion, les jeunes femmes ont parcouru plus de 80 000 kilomètres et passé 310 nuits, de juin 2011 à avril 2012, entre chambres d’hôtels, canapés, hamacs et halls d’aéroports.

Pour routard.com, Julie et Nolwenn reviennent sur quelques lieux de leur voyage à travers l’espace et le temps.
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Dans la forêt équatoriale du Gabon (juin 2011)

Nolwenn Leboyer

Lors de son passage en Afrique en 1929, Albert Londres s'intéresse à l'exploitation forestière et aux conditions de travail des « coupeurs de bois ». En allant du Sénégal au Congo, le journaliste s’arrête au Gabon. Ce sera la première étape de notre voyage.

Grand comme la moitié de la France, le territoire gabonais est recouvert à 85 % de forêt. Aujourd'hui, l'économie du bois est le second secteur d'emplois du pays. Dans son ouvrage Terre d'ébène, le journaliste décrit une forêt effrayante : « La forêt ne vous donne pas le vertige, ou celui qu'elle procure est le contraire de l'autre : loin de vous attirer, elle vous repousse. On n'avance pas d'un air dégagé et consentant. Si l'on n'écoutait que son instinct, on ferait marche arrière ».

Pour avoir un avant-goût de cette forêt équatoriale, il faut rejoindre le cœur du pays : le parc de la Lopé, dans la province de l'Ogooué-Ivindo. Au départ de Libreville, la capitale, vous empruntez le Transgabonais. À 60 km/h de moyenne, la patience est de mise ! Après quatre heures de train, vous avez le choix entre plusieurs hôtels, dont le Lopé Lodge. Quelques bungalows, un espace pour planter votre tente, face à vous, le Mont Brazza, qui culmine à 500 m d'altitude, et, derrière, le Massif du Chaillu qui s'étend à perte de vue.

Ici, pas d'exploitation forestière, pas de bûcherons abattant les arbres comme a pu le décrire Albert Londres. À la Lopé, vous découvrez la faune et la flore. Votre regard croise celui des éléphants ou des buffles venus s'abreuver dans les cours d'eau en fin de journée. En voiture ou à pied, vous sillonnez les sentiers forestiers et ressentez les battements de ce monde luxuriant où la lumière peine à percer l'épaisse canopée.

Guyane : les îles du Salut, paradis et enfer (août 2011)

Nolwenn Leboyer

La Guyane, sa flore, sa faune, son bagne. Pour se rendre sur les îles du Salut, il faut emprunter la Nationale 1 au départ de Cayenne, longtemps unique route traversant le département français. Il existe aujourd’hui deux nationales et deux départementales. Au port de Kourou, plusieurs compagnies proposent le trajet à bord d'un catamaran pour rejoindre les îles du Salut.

« Terreur des forçats », elles sont aujourd’hui des lieux prisés pour la baignade, unique endroit en Guyane où l’on trouve une eau turquoise. Pas de véritable plage, mais des coins où faire trempette, entre les rochers volcaniques. Les cocotiers ont pris possession des lieux, tout comme les agoutis (petits rongeurs) et les singes saïmiris.

Pourtant, cette destination idyllique cache une page sombre de l’Histoire de France. « Le bagne du bagne » comme le racontait Albert Londres en 1923. Sur l’île Royale, un musée retrace l'historique des lieux, et Serge Colin propose des visites guidées. Cellules, église, hôpital des bagnards, maisons de l’administration, l’île Royale compte de nombreux monuments.

Sur l'île Saint-Joseph, les cachots se dressent en hauteur, rongés par la végétation, et l'accès du site est interdit. À vos risques et périls ! En face, l’île au Diable, celle des condamnés politiques où séjourna Dreyfus, est fermée à toute visite.

Vous pouvez dormir sur l’île Royale : l’Auberge des Isles du Salut propose des chambres (dans les anciennes chambres des gardiens) et fait restaurant. Il reste aussi l'option carbet. Une pièce où accrocher son hamac est mise à disposition par l’Auberge dans une ancienne salle de réclusion. Les plus téméraires installeront leur carbet-bâche : à l’aide d’une bâche et de cordes, installez votre toit entre les cocotiers pour dormir à la belle étoile (environ quatre heures de galère pour les novices) !

L'univers carcéral de Saint-Laurent-du-Maroni (août 2011)

Nolwenn Leboyer
Après les îles du Salut, au large de Kourou, Albert Londres découvrait Saint-Laurent-du-Maroni (photo), à l'ouest de la Guyane. Dans cette cité construite par et pour les bagnards, le reporter n'a eu de cesse de dénoncer les conditions d'enfermement et de traitement des prisonniers.

« La capitale du crime », comme l'a nommé le journaliste, revêt un tout autre visage aujourd'hui. Nombre de bâtiments (l'hôpital, l'hôtel de la Tentiaire) ont été rénovés grâce à l'impulsion d'architectes passionnés et à la mise en place de politiques locales.

Comme Albert Londres, vous pourrez voir le camp de la Transportation, situé sur les bords du Maroni, fleuve frontière avec le Surinam. En découvrant ces lieux historiques, vous retrouvez les cachots et les inscriptions laissées sur les murs par les bagnards. Ici, la vie quotidienne de ces détenus exilés de force par le gouvernement français peut très facilement s'imaginer...

Mais aujourd'hui, le visage du camp de la Transportation ne se résume pas au simple « héritage historique » fait de pierres et de cellules. Une compagnie de théâtre, une bibliothèque et d'autres associations ont réinvesti les lieux. Tous les deux ans, le festival les Transamazoniennes envahit le camp et fait résonner des sons de musique du monde dans un lieu auparavant dédié à la violence, l'enfermement et le dénigrement humain.

À une quinzaine de kilomètres, le camp de la relégation de Saint-Jean-du-Maroni, un quartier de Saint-Laurent. Aujourd'hui, cet espace est occupé par le 9e RIMa, qui entretient les lieux. L'association Meki Wi Libi Na Wan s'occupe des visites commentées du site, moins médiatisé que Saint-Laurent, mais historiquement tout aussi intéressant.

Tokyo, déstabilisante mégalopole (décembre 2011)

Julie Crenn

Arrivée à l'aéroport de Tokyo-Narita : décalage horaire, caractères étranges sur les panneaux, toilettes futuristes, personnel poli et discipliné. Pas de doute, nous voici sur le sol nippon ! Déjà en 1922, le Japon désarçonnait Albert Londres qui y est resté près de six mois, au lieu des deux prévus.

Tokyo compte 23 ku (arrondissements) qui sont tout autant de villes dans la ville. Ici pas de nom de rues : les arrondissements sont divisés en quartiers qui sont scindés en districts puis en blocs. D’où des adresses avec trois numéros. Par exemple, 1 (premier district), 15 (le bloc) et 5 (numéro du bâtiment) donnera 1-15-5 Chuo, Nakano-Ku. Il faut intégrer le système mais surtout se procurer un bon atlas de la ville avec le détail de la moindre petite ruelle.

Albert Londres s’y perdait déjà, dans celle qu’il appelait « l’étrange capitale », où « vingt, trente, quarante villages composent cette métropole de l’enchevêtrement ». Les quartiers de Shinjuku ou Shibuya ont bien changé depuis son passage, mais l’hôtel où il a logé est toujours là : le Tokyo Station Hotel.

Au cœur du quartier des affaires, entouré de building, l’hôtel, assez luxueux, se trouve au-dessus d’une des plus grosses stations de métro de la ville. La bâtisse, qui a été reconstruite à l’identique après la Seconde Guerre mondiale, vient de rouvrir ses portes, entièrement rénovée, le 3 octobre 2012.

Dès que l’on s’écarte des artères principales de Tokyo, on se retrouve dans des quartiers résidentiels charmants où l’on tombe sur un jardin ou un temple… si reposants ! Partir sur les traces d’Albert Londres à Tokyo, c'est en effet ne pas oublier les espaces verts dont il disait : « Ces jardins japonais, pénétrants comme une musique et qui semble unir mystérieusement l’homme aux arbres, aux fleurs et aux petits ponts ». Foncez !

Dans les rues de Hanoï (janvier 2012)

Nolwenn Leboyer
En 1922, Albert Londres écrivait sur Hanoï : « Elle est un bouquet. Voici enfin une ville neuve d'Extrême-Orient. Un lac oblong, que ses arbres abritent comme des ombrelles, chante, au centre de la cité, la chanson silencieuse de l'eau immobile, et, comme un bijou dans son écrin, juste en son milieu, la pagode du Lettré scintille ».

Le journaliste faisait référence au lac Hoan Kiem, au cœur de la ville. Aujourd'hui, la chanson silencieuse de l'eau a été remplacée par des hordes d'Hanoïens venus faire leur sport en musique. La brume dissipée laisse la place au flux des deux-roues, un véritable raz-de-marée ininterrompu jusqu'au soir. Outre les boulevards bordés de platanes, hérités de l'urbanisation à la française, on peut également voir certains bâtiments rénovés comme l'opéra, construit en 1911 sur le modèle de celui de Paris.

Mais Hanoï n'est plus une cité calme. Bouillonnante, elle ne cesse de croître même si elle conserve des proportions « humaines » au contraire de sa « jumelle du sud » Ho Chi Minh-Ville (Saïgon), véritable mégapole économique. Vous ne quitterez pas Hanoï sans visiter le mausolée Ho Chi Minh, père fondateur de la nation, mort en 1969. Sa tombe, imposant bloc de marbre, est accessible sous conditions : pas d'appareil photo, les bras le long du corps, ni parole ni sourire, sous peine d'être expulsé manu militari.

Hanoï sera aussi l'occasion de découvrir le temple de la Littérature, ancienne université renommée, écrin de verdure au cœur de la ville. Sans oublier de déambuler dans le quartier des 36 rues et corporations, l'un des plus anciens de la cité, qu'Albert Londres a dû lui aussi arpenter. Aujourd'hui, les enseignes lumineuses des agences de tourisme ont remplacé les pancartes des artisans du XVIIIe siècle, mais ce labyrinthe fascine toujours.

L'hyperactive Ho Chi Minh-Ville (janvier 2012)

Nolwenn Leboyer
« Il n’y a que Saïgon au fond », soulignait Albert Londres. Bienvenue à Ho Chi Minh-Ville, l’ex-Saïgon. Une mégapole grouillante, où traverser un boulevard demande du sang-froid, une pointe de folie mais surtout de faire confiance aux motocyclistes qui circulent par milliers dans les rues de la ville.

Ho Chi Minh, la sudiste, la capitaliste, petite sœur d’Hanoï, vit au rythme de la mondialisation et de la consommation de masse. De nombreux vestiges de la colonisation française sont passés à la trappe au profit de constructions d'immeubles qui surgissent de terre de manière exponentielle. Difficile en effet de concilier conservation du patrimoine architectural français et développement économique.

Aujourd’hui, l’ancienne Saïgon affiche fièrement un taux de croissance de 9 % et six lignes de métros devraient sillonner la ville d’ici 2020. Malgré tout, les grands boulevards à la française sont restés, l’Hôtel de ville, l’opéra, la cathédrale Notre-Dame de brique rouge et la gare centrale aussi.

La rue Catinat, où les femmes de colons venaient faire leurs emplettes, est devenue la rue des magasins de luxe, les « Champs-Élysées vietnamiens ». En 1922, Albert Londres se moquait justement de ces familles de colons qui reproduisaient leur vie à l'occidentale, qualifiant l’Indochine de « colonie en bigoudis ».

Mais la ville d'Ho Chi Minh offre de multiples visages. N’oubliez pas de vous rendre au marché de Cholon, l’ancien quartier chinois de Saïgon, situé au sud-ouest du centre-ville. Toujours aussi actif, bruyant et bouillonnant qu'à l'époque d’Albert Londres. Vous trouverez de tout dans les échoppes de cette fourmilière installée au sein d’une magnifique bâtisse jaune.

Bénarès mystique (mars 2012)

Nolwenn Leboyer
« Halte, cette fois, à Bénarès, dans l’oasis sacrée par tous les plus saints sacrements. Ici est la prière, la plus vieille prière des âmes sur la terre. » Comme Albert Londres, nous posons nos valises à Varanasi, alias Bénarès.

Cité mystique du bord du Gange, elle offre ses ghâts (escaliers descendant jusqu’au fleuve) aux touristes et pèlerins. Chaque matin, des milliers de fidèles viennent y faire leur toilette. Certains sautent dans le fleuve tandis que d’autres s’y plongent trois fois de suite. Peu importe la température de l’eau et les tas de détritus qui y flottent. On s’immerge dans ce temple à ciel ouvert pour se purifier.

Le spectacle est identique à celui observé par Albert Londres, 90 ans après son passage. Outre les bains rituels, Varanasi est connu pour les crémations. Mourir ici, c’est l’assurance d’échapper au samsara, le cycle sans fin des réincarnations. Sur les 86 ghâts, seuls deux sont utilisés à cet effet, le Manikarnika ghât (le plus important) et le Harishchandra ghât, plus au sud, où se trouve un crématorium électrique pour les plus pauvres.

Autre aspect frappant de la cité : ses ruelles labyrinthiques, innombrables et infinies. C’est un plaisir de s'y perdre, déambulant entre les étals des marchands, les deux-roues, les vaches, les processions de femmes en sari et les enfants jouant au criquet. En 1922, Albert Londres racontait déjà : « ...les bazars [où] Bénarès prend de vieux airs de Jérusalem. Les rues se resserrent, se voûtent ».

Le soir, ne ratez pas la puja, cérémonie sacrée au Dasashwamedh ghât. Vers 19 h, de jeunes brahmanes (prêtres) effectuent le rituel de l’offrande du feu au fleuve sacré : musique et clochettes rythment cette danse. L’encens embaume l’air, les pèlerins chantent par milliers. Tout simplement hypnotisant.

Fiche pratique

Nolwenn Leboyer

Lire le blog de Julie et Nolwenn retraçant leur voyage : Albert et nous

Gabon

Comment y aller ?
Vols directs quotidiens entre Paris-CDG et Libreville avec Air France et, avec escales, avec Royal Air Maroc ou Lufthansa.

Relier Libreville au parc de la Lopé Le Transgabonais, gare d'Owendo, sud de Libreville. Plusieurs trains de jour comme de nuit : Ntsa express ; l'Équateur ou l'Équateur plus. Réservations à la gare ou au bureau de la compagnie ferroviaire au centre-ville de Libreville.

Hébergements et activités au parc de la Lopé
Le Lopé Lodge : à dix minutes à pied de la gare de la Lopé. Six chambres avec douche ou espace pour planter sa tente (à partir de 3 300 francs CFA, soit 5 euros). Restauration sur place. Le directeur de l'hôtel organise des tours pour la visite du parc et des alentours. S'adresser à Saturnin, guide, qui vous emmènera faire l'ascension du Mont Brazza et vous guidera dans le parc sur la piste des éléphants, des buffles et des singes. Tél. : +241 04 28 88 54.
Des tours-opérateurs organisent également des séjours tout compris au départ de Libreville. Se renseigner sur place dans une agence de voyage.

Guyane française

Comment y aller ?
Vols directs au départ de Paris-Orly pour Cayenne : Air France ou Air Caraïbes, A/R à partir de 840 euros.

Comment aller sur les îles du Salut ?
Plusieurs compagnies proposent la traversée. Rendez-vous vers 8 h, ponton des pêcheurs à Kourou, environ une heure de traversée pour rejoindre l'île Royale.
Une journée sur les deux îles : visite de l'île Royale, puis direction l'île Saint-Joseph pour une après-midi détente, et retour à Kourou en fin de journée. Possibilité de rester deux jours sur place.
- Compagnie La Hulotte : 05-94-32-08-20. (une journée : 48 euros adulte, 34 euros enfant).
- Compagnie Tropic alizés : 05-94-25-10-10. (une journée 48 euros adulte, 24 euros enfant).
- Compagnie L'Albatros : 06-94-26-39-54.

Hébergement sur les îles du Salut (île Royale)
- Auberge des Isles du Salut, située sur l'île Royale. 05-94-32-11-00.
Complexe de 51 chambres dont 10 climatisées. Tarifs : chambre de 1 à 3 personnes : 57 euros // dortoir : 15 euros // hamac : 10 euros. Pension complète possible. Possibilité de déjeuner, plat du jour et menu enfant.
- Carbet : poser son hamac entre deux cocotiers, sur l'aire mise à disposition, en face de l'ancienne piscine des bagnards, vue sur l'île du Diable.

Se rendre à Saint-Laurent-du-Maroni ?
Air Guyane : Cayenne / Saint-Laurent-du-Maroni : AR à partir de 120 euros.
Location de voitures à l'aéroport Félix Eboué
Office de tourisme de Saint-Laurent-du-Maroni, 1 esplanade Laurent Baudin : 05-94-34-23-98.

Hébergement à Saint-Laurent-du-Maroni
- Hôtel La Tentiaire. À partir de 50 euros la nuit, parking surveillé, piscine, petit déjeuner à 8 euros.
- Possibilité de dormir en gîte ou en carbet. Avec son hamac ou hamac en location à partir de 8 euros la nuit : Gîte Amazonie Accueil (05 94 34 36 12).

Visite du camp de la Transportation à Saint-Laurent-du-Maroni
Tous les jours. Durée : 1 h 15 environ. Tarifs : 5 euros adulte, 1 euro enfant. Tarif groupe possible : 8 personnes minimum.

Visite du camp de la relégation à Saint-Jean-du-Maroni
L'association Meki Wi Li Bi Na Wan. Visites commentées, de 2 h environ, organisées par les membres de l'association. Visites du mardi au dimanche.
Tarifs : 5 euros adulte, 2 euros enfant.
Ne pas oublier une pièce d'identité pour entrer sur le camp militaire. Informations au 06-94-40-94-90 ou par mail : mekiwilibinawan@hotmail.com

Japon

Comment se rendre à Tokyo ?
Vols directs quotidiens au départ de Paris avec Air France, ANA ou Japan Airlines, à partir de 950 euros AR. Vols moins chers avec correspondances (Lufthansa, Austrian Air, Alitalia, etc.), à partir de 750 euros AR.

Hébergement à Tokyo
Hôtels ou ryokan (auberges) à partir de 4 000-4 500 yens (soit 40-45 euros) pour une personne pour une nuit. S’y prendre à l’avance et réserver de préférence. Pour les plus aventuriers, une nuit en « capsule hôtel » coûte environ 4 500 yens.

Lieux à ne pas manquer
Les boutiques de Shibuya (quartiers des cosplayeurs), Shinjuku (quartier des affaires) et la vue du haut du building de l’Hôtel de ville, faire son geek au quartier électronique d’Akihabara, se promener au parc d’Ueno, participer à un karaoké et ne pas oublier la balade matinale au marché à poissons de Tsukiji.

Vietnam

Comment se rendre à Hanoï ?
- Vols A/R direct, Paris CDG-Hanoï avec Vietnam Airlines à partir de 879 euros.

Comment se rendre à Ho Chi Minh ?
Vols AR directs, Paris-Ho Chi Minh avec Vietnam Airlines et Air France à partir de785 euros. Vols moins chers avec des correspondances.

Hébergement à Hanoï
De nombreux hôtels, pour petits budgets, proposent des chambres en centre-ville. En moyenne, 10 euros pour deux personnes la nuit (à partir de 250 000 dongs). Les chambres sont équipées avec eau chaude et TV.

Hébergement à Ho Chi Minh Le quartier routard, en plein centre-ville, propose de nombreux hôtels pour les petits budgets, mais n’hésitez pas à tester d’autres districts plus calmes. Tous standings et tous tarifs possibles.

Les lieux à ne pas manquer
- Hanoï : Le quartier des 36 ruelles, les bords du lac Hoan Kiem, balade dans les avenues hanoïennes, le temple de la Littérature, l’ancienne prison Hoa Lo, dite le « Hilton de Hanoï » pendant la guerre.
- Ho Chi Minh : le marché Cholon, le musée de la guerre, les anciens bâtiments hérités de la colonisation française (église, opéra, poste centrale, hôtel de ville…)

Inde

Comment se rendre à Bénarès ?
Pas de vols directs mais via Delhi à partir de 880 euros A/R avec Air France ou Air India. Avec deux escales, possibilité de trouver autour de 770 euros AR (via Munich ou Milan avec Alitalia ou la Lufthansa).

Hébergement
Nombreuses guesthouses au bord des ghâts, de 300 à 800 roupies (4 à 8 euros) la nuit. Pas de climatisation à ce prix-là (ventilateur) et chambres de petite taille au confort minimal. Comptez 1 200 roupies pour la gamme au-dessus. Certaines guesthouses de Bénarès ont des terrasses qui valent vraiment le coup, à vous de trouver celle qui vous convient.

Lieux à ne pas manquer
Bénarès est une ville où la visite est permanente. Se poser sur les ghâts et observer leur vie suffit. Pour voir plus, ne pas hésiter à faire un tour de barque sur le Gange au coucher ou au lever du soleil, visiter les différents temples au détour des ruelles et errer dans le chowk (bazar).

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