Carte d'identité Thaïlande

Temple Ayutthaya © somchairakin - Adobe Stock - Temple à Ayutthaya

- Population : environ 69,230 millions d'habitants.
- Superficie : 513 120 km² (à peine plus petit que la France).
- Capitale : Bangkok (10 millions d’habitants, 19,5 millions dans le « grand Bangkok »).
- Langues : le thaï (langue tonale, comme le chinois et le vietnamien).
- Monnaie : le baht.
- Religions : bouddhisme (près de 94 %), islam (moins de 5 %), christianisme (environ 1 %).
- Nature du régime : monarchie constitutionnelle à tendance autoritaire.
- Chef de l'État : Maha Vajiralongkorn, proclamé roi sous le nom de Rama X en décembre 2016, couronné en mai 2019.
- Premier ministre : le général Prayuth Chan-ocha (depuis mai 2014).
- Indice de développement humain : 0,74 (96e rang mondial).

- Monuments classés au Patrimoine de l'Unesco : la ville historique de Sukhothai et les villes historiques associées ; la ville historique d'Ayutthaya ; le site archéologique de Ban Chiang ; le complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai.

Économie

Une situation incertaine

26e au classement mondial, la Thaïlande est la 2e économie d’Asie du Sud-Est derrière l’Indonésie et devant la Malaisie, et ce, malgré ses nombreuses crises politiques et économiques. Depuis le coup d’État de 2014 et la Constitution adoptée en août 2016, renforçant la mainmise des militaires et de leurs alliés sur l’économie du pays, la croissance promise se fait un peu attendre.

Plusieurs raisons expliquent cela. La sécheresse d’abord, qui frappe le pays depuis maintenant plus de 20 ans et limite les récoltes. Le ralentissement de l’économie chinoise, qui entraîne aussi la consommation vers le bas, tandis que l’instabilité de certaines régions freine les investissements et le commerce. Sans parler de l’incertitude liée à la capacité du nouveau roi à prendre en main les choses de l’État à la suite de son père.

Malgré tout, cette économie émergente, dont les exportations représentent plus de 2/3 du PIB, affichait un taux de croissance en 2018 de 4,5 %. De plus, la Thaïlande est un pays où la dette publique est assez peu élevée et qui peut s’enorgueillir de flirter avec le plein-emploi puisque le taux de chômage officiel est à peine supérieur à 1 %. Reste que les ménages sont, eux, surendettés (80 % du PIB) à cause de pratiques bancaires incontrôlées et que le salaire minimum légal, fixé à 300 Bts par jour depuis 2013, soit environ 200 € par mois, permet difficilement de joindre les 2 bouts.
Pire encore, d’après le Global Wealth Databook 2018, la Thaïlande est devenue le pays le plus inégalitaire au monde, devançant désormais l’Inde et la Russie, avec 1 % de la population contrôlant 67 % des richesses.

De la riziculture au tourisme en passant par l’industrie

Riziculture © Cyril PAPOT - Adobe Stock - Riziculture

Traditionnellement agricole, l’économie thaïlandaise s’est fortement industrialisée ces 60 dernières années. Aujourd’hui, quand bien même le Centre et le Nord restent d’importants producteurs maraîchers et fruitiers, l’agriculture et la pêche, qui occupent un tiers de la population active, ne représentent plus « que » 10 % du PIB.
Très dépendant de ses exportations, le pays expédie surtout du riz, bien sûr, mais aussi du caoutchouc, du maïs, du tabac, du coton et de la crevette d’élevage – activité liée à un véritable scandale écologique et humain –, qui hisse la Thaïlande au 2e rang des exportateurs juste derrière la Chine. 
L’Empire du Milieu est d’ailleurs le principal partenaire économique du pays, même si le Vietnam commence à lui faire de l’ombre en termes de concurrence.

Le secteur industriel représente lui 35 % du PIB, avec quelques secteurs de pointe tels que l’extraction minière, l’assemblage électronique et l’industrie mécanique, sans oublier le textile.
Jadis atelier de confection des grandes marques du globe, le pays est aujourd’hui déserté par ces mêmes groupes qui s’envolent vers d’autres pays aux salaires inférieurs, comme le... Vietnam. Vive la mondialisation…

Reste la grosse part du gâteau : le tertiaire, qui s’octroie plus de 55 % du PIB et emploie plus de la moitié de la population, dopé en partie par le tourisme, dont la Thaïlande continue de vouloir faire son cheval de bataille.

Côté énergie, malgré quelques gisements de gaz, le pays reste très dépendant ; l’État a d’ailleurs multiplié les investissements dans les énergies renouvelables comme, récemment, l’une des plus grandes fermes solaires au monde.

Droits de l'homme

En Muay-Thaï, tous les pratiquants savent qu’il n’est pas nécessaire de frapper fort pour affaiblir un adversaire. Le général Prayuth Chan-ocha, à la tête de la junte au pouvoir depuis mai 2014 en a encore donné une leçon lors des législatives de mars 2019. Même si formellement, c’est un parti d’opposition, celui des 2 anciens premiers ministres Thaksin Shinawatra et sa sœur Yingluck – aujourd’hui en exil –, qui est arrivé en avance en nombre de sièges, c’est bien le parti de la junte qui a pu former un gouvernement. Une victoire qui a conforté la légitimité de Prayuth Chan-ocha, qui se succède à lui-même. Depuis son accession au pouvoir en mai 2014, après un coup d’État destiné à mettre fin aux nombreux troubles politiques, le général a totalement cloisonné le pays.
Journalistes, blogueurs, opposants, militants associatifs font toujours les frais de la répression et les rassemblements « politiques » de plus de 5 personnes sont purement et simplement interdits. Le Conseil militaire national pour la paix et l’ordre (CNPO) continue de diriger le pays, et les pouvoirs de l’armée ont été élargis.

Sur le papier, Prayuth Chan-ocha a un allié de poids en la personne du roi Rāma X, qui a succédé à son père, décédé en 2016. La loi interdit en effet à quiconque de critiquer la monarchie – et par extension, le gouvernement et l’appareil militaire –, ce qui facilite grandement les condamnations pour « lèse-majesté » qui pleuvent sur la société civile. Internet est plus que jamais sous contrôle, et le gouvernement a exercé des pressions contre Google, Facebook et YouTube pour supprimer des publications critiques.

Mais en dépit de la répression, la contestation monte. Signe d’espoir pour de nombreux pro-démocrates, une toute nouvelle formation soutenue par la jeunesse a même créé la surprise lors des législatives. L’Anakot Maï (Parti du nouvel avenir) est arrivé en 3e position en nombre de voix.

Dans le sud du pays, où une rébellion musulmane séparatiste sévit depuis 2004, les négociations sont au point mort, et des attentats ciblés ont régulièrement lieu. Dans les 3 provinces à la frontière malaise, de nombreuses arrestations arbitraires ont lieu par les forces de sécurité, et des personnes emmenées dans des lieux de détention non officiels, hors de tout contrôle judiciaire.

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