Transports et déplacements Éthiopie

Longues distances

Bus

C’est le moyen le plus commun de se déplacer dans le pays, mais aussi le plus économique. Les bus, qui permettent une immersion totale, sont un bon moyen de transport pour admirer les paysages. Les nombreuses lignes desservent la quasi-totalité du pays et la sécurité est plutôt bonne malgré un confort parfois sommaire.

- Le problème majeur reste ici le temps. Dans un pays étendu et montagneux, dont la qualité des routes est très variable (surtout pendant la saison des pluies), voyager en bus peut prendre des jours. Les pistes endommagées, les arrêts constants et l’interdiction de rouler après 18 h ne font que rallonger le temps de parcours. Sans compter le temps d’attente au départ (le bus ne part que s’il est rempli).
Pour la route historique, on devra parcourir près de 3 000 km à une allure ne dépassant pas les 50 km/h (le plus souvent 30 km/h), ce qui équivaut à au moins 10 jours de bus. On vous laisse imaginer…

- Pour les plus patients donc, il faudra se rendre à la gare routière ou à l’arrêt de bus de la ville. Les bus partent à heures fixes, souvent très tôt le matin (5h30 ou 6h). Selon les compagnies, les tickets s’achètent la veille, avant le départ, ou à l’intérieur du bus. Comptez entre 20 et 35 birrs pour 100 km.
Renseignez-vous le jour précédent sur les horaires et l’achat du billet. Et n’oubliez pas que les heures sont indiquées selon l’horloge locale ! (plus d'infos sur l'heure en Éthiopie)

- Le confort des bus éthiopiens est plutôt sommaire, mais l’interdiction de se tenir debout dans l’allée centrale les rend relativement sûrs. Le chauffeur fait une pause de 20 minutes au moment du repas et s’arrête pour la nuit dans le cas de très longues distances (généralement près d’un hôtel où il a ses habitudes).
Bon à savoir : par peur des maladies, les Éthiopiens refusent toute fenêtre ouverte. Les voyages s’effectueront donc toujours fenêtres fermées. Seul le conducteur peut être susceptible de l’ouvrir : il peut donc être judicieux de s’asseoir derrière lui.

- On compte une dizaine de compagnies (dont une publique) desservant des régions différentes, de confort et prix à peu près égaux. Les bus privés sont légèrement plus confortables. Ils sont aussi un peu plus rapides, car les billets s’achètent généralement à bord, et non au guichet comme pour les bus gouvernementaux ; ces derniers sont toutefois  plus rapides sur les longues distances.

- Il existe également quelques compagnies plus « luxueuses » (préférées par les touristes) avec toilettes, air conditionné et siège inclinable. Celles-ci ne partent qu’en provenance ou à destination de la capitale. Les plus importantes sont Selam Bus et Sky Bus. Au départ d’Addis-Abeba, comptez autour de 400 birrs pour aller jusqu’à Gondar, 350 birrs pour Bahar Dar et 300 birrs pour Harar avec Sky Bus, un peu moins avec Selam Bus.

La voiture

La voiture (le 4x4 en particulier) est le meilleur moyen pour découvrir l’Éthiopie. Rapide, confortable, et adaptée aux routes montagneuses comme aux pistes du sud du pays, elle fait gagner un temps et une énergie précieux. Le 4x4 est parfois même obligatoire pour entrer dans certains parcs naturels. Quelques remarques s’imposent tout de même :

Permis de conduire : l’Éthiopie ne reconnaît pas le permis international, tout touriste souhaitant conduire un véhicule doit faire une demande de permis auprès du ministère des affaires étrangères (tél. : 01 15 50 65 61). Cela prend du temps et de l’argent, c’est pourquoi la plupart des touristes ne le font pas et prennent le risque de se faire contrôler sur la route (ce qui est plutôt rare).

Conduire en Éthiopie : pour ceux qui choisissent la conduite, les routes éthiopiennes réservent souvent des surprises. Entre des pistes en plus ou moins bon état, endommagées à la saison des pluies, et la nonchalance des piétons, enfants et troupeaux dispersés sur les routes, la sécurité n’est pas vraiment au rendez-vous.

Pour éviter l’accident, roulez lentement, signalez-vous à coups de klaxon et ralentissez au moindre obstacle (les chèvres ne se bougeront pas pour vous, même si vous arrivez à toute vitesse !). Roulez le moins possible de nuit et gardez portes et fenêtres verrouillées.

Les stations essence, comme les garages, ne sont pas difficiles à trouver, sauf dans les zones isolées du sud-ouest. Partez quand même d’Addis-Abeba avec le nécessaire en cas de panne (au moins une roue de secours, outils, voire quelques pièces détachées). L’essence coûte bien moins cher en Éthiopie, mais vous consommerez jusqu’à 25 % de fois plus en altitude.

Location de voiture : presque tous les services de location de voitures sont basés à Addis-Abeba. La plupart du temps, ce sont les agences de voyage qui vous le proposeront. Leurs prix oscillent autour de 150 € par jour et ne descendent jamais en dessous de 90 €/jour (100 $). Compris dans ce prix : un kilométrage illimité, l’essence, l’assurance et… le chauffeur ! Sa présence est rendue obligatoire par les agences mais elle est franchement bienvenue.

En plus de vous épargner les aléas de la conduite, le chauffeur vous permettra de communiquer avec les habitants et de vous sortir du pétrin (panne, accident, mauvaise adresse, etc.). S’il est rémunéré par l’agence, il est toujours apprécié de lui laisser quelque chose à la fin du voyage ou de lui faire partager votre table.

L’avion

Encore un bon gain de temps pour les voyageurs pressés ! Le réseau d’Ethiopian Airlines relie les principales villes du pays en 1 à 2 h pour des sommes plutôt abordables (de 50 à 200 €).

Le problème principal est la location de voiture à l’arrivée. Certaines agences envoient des voitures d’Addis-Abeba pour prendre les touristes à la sortie de l’avion. D’autres laissent la voiture en route, ce qui oblige à payer le retour de la voiture à vide jusqu’à la capitale. Tous ces détails sont à arranger avec les tour-opérateurs, qui facilitent les combinaisons avion-voiture de location. On peut aussi s’en sortir avec les transports locaux (taxis, minibus, tuk-tuks) si l’on se contente de visiter les principaux sites du Nord (Axoum, Gondar, Lalibela, Bahar Dar).

Si vous êtes arrivés en Éthiopie avec Ethiopian Airlines, le prix des vols intérieurs sera divisé par 2 ou par 3. Pour bénéficier de cette réduction, le plus simple est encore de réserver par téléphone : +251 82 582 6135 24 ou +33 1 53 77 13 05.

Le train

Il existe une ligne de train reliant Addis-Abeba à Djibouti mais elle n’est pas de grand intérêt pour les touristes. Peu sûre et actuellement fermée, elle ne dessert de toute façon aucun lieu touristique majeur. La ligne a été restaurée par une société chinoise et devrait rouvrir en 2016.

Le stop

Peu utilisé et peu utilisable, étant donné que les rares voitures qu’on croise sur les routes de campagne sont le plus souvent des voitures de touristes.

Se déplacer en ville

Taxis et minibus

Repérables à leur peinture en blanc et bleu, on en trouve dans la plupart des villes pour des prix variables. La course de taxi ne doit pas se négocier à plus de 100 birrs (200 à Addis), ce qui est le prix appliqué aux étrangers. Le minibus, lui, vous coûtera entre 1 et 5 birrs.

Tuk-tuk et gari-gari

Les tuk-tuks, ou bajaj (du nom de la marque indienne qui les fabrique), sont présents dans toutes les villes du pays. Importés d’Inde, de Chine ou de Thaïlande, ces petits véhicules bleus à trois roues foncent à toute vitesse dans les centres-villes et livrent un spectacle amusant. Ils vous seront bien utiles pour vous déplacer dans et autour des agglomérations. La course coûte 2 birrs par personne, plus si vous avez des bagages, 10 pour le véhicule entier.

Pour une somme encore plus modique, vous pouvez prendre le gari, une carriole attelée qui vous emmènera où vous devez aller au rythme des chevaux et des creux de la route.

Quel que soit le mode de transport que vous choisissez, surtout, négociez ! On insistera systématiquement pour vous faire payer plus parce que vous êtes un farenji (étranger). Vous pouvez vous assurer des prix auprès de locaux (personnel de l’hôtel, guide ou même passant).

Tramway à Addis-Abeba

Étonnante vue que ce tramway qui traverse Addis-Abeba en long et bientôt en large ! Construit par une société chinoise, fini en 2015, le premier métro d’Afrique subsaharienne fait la fierté des habitants. Il s’emprunte pour 2 birrs et entend bien remplacer les ancestraux minibus de la capitale.

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